Voila la suite de mon hiqtoire. Mais j ai pas eu le tps de faire bcp dsl
Il fait beau aujourd’hui, je sens la chaleur du soleil effleurer ma peau, mais elle ne m’importune plus. Elle qui autrefois m’éblouissait, il ne m’en reste plus que le souvenir. La vue, un sens que j’ai longtemps pensé l’inséparable de l’homme, une sorte de constante sans laquelle on ne peut vivre ou même « survivre »… Mais je m’en suis quand même sorti, et sans son aide. Je suis maintenant fixé, l’instinct animal de l’homme, la haine de son bourreau, rend l’homme invincible. Quand la vue m’a si douloureusement abandonnée, j’ai vaincu.
C’était il y a 2moi. J’étais chez moi, Mary dormait profondément à mes cotés. La nuit noire comme de la suie me cachait les yeux. La fenêtre entrouverte laissait la brise glisser sur mon visage, les grésillements houleux des grillons me perturbaient les tympans… J’était bien. Quand soudain, tel une planche cédant au surpoids, le silence fit place à une stridente sonnerie. Elle ne cessait pas, semblait m’appeler, je savait que c’était pour moi, que j’allait devoir encore quitter Mary, et peut être ne jamais revenir… Foutue guerre…
Je décrochai, Mary tourna la tête, une voix me parlait, elle avait l’air si triste, et la voix continuait… Il le fallait. Elle ne dit rien, ne savait plus quoi dire en fait. Combien de fois ce cas se produisaient? Des dizaines, des centaines… Je n’y pensait plus. C’est ce regard vide de Mary, la dernière image d’elle de ma vie, que je voyait. Je ne savait pas que ce qui m’attendait allait être différent des « autres » fois…
Je pris mon casque et mon uniforme, enfilai mes chères rangers, fis un adieu blasé à ma douce. Déjà un warthog m’attendait devant chez moi, le général Bill Master au volant et le soldat ourt à ses cotés. L’aube déchirait délicatement les derniers lambeau de nuits quand mon regard perdit définitivement ma ville si paisible…
La route défila pendant une bonne partie de la matinée, nous ne parlions pas, ourt semblait connaître notre mission. Il avait un regard différent. Il n’était plus aussi excité qu’avant. Il semblait tanguer maladroitement entre assurance et hésitation. Et moi, je subissait cette insoutenable attente de ne pas savoir ce pourquoi c’était différent cette fois… Et il arriva un moment ou je n’en puis plus, ou la pression du silence et de l’incompréhension me poussa à réagir. Mes neurones s’électrifièrent tous ensemble, le message circula à la vitesse de l’éclair jusqu’à mon cerveau et d’ici, un autre message encore plus concret parcourut ma tête, stimula les muscles de ma bouche laissant un son clair s’échapper à l’air libre, un mot de trop, et j’allait vite le comprendre…
« Eh les gars, qu’est ce que vous avez? »
Là, le silence se vida entièrement, pour être encore plus profond, plus déstabilisant qu’avant. Bill semblait refuser son corps à me répondre. Il marmonna:
« C’est la merde soldat… »
Un vaste frisson me parcourut, ourt ne dit rien, se contenta de me regarder avec un regard mi-méprisant mi-compatissant. En fait un regard ne voulant absolument rien expliquer, simplement traduisant la merde dans laquelle nous étions d ‘après Bill. Il ajouta:
« D’habitude soldat… On es pas mobilisé pour de grosses missions, mais la, je crois que ça va pas être de la tarte… Les troupes covenants ont pris le contrôle de l’Europe de l’est. Nous aurions pu empêcher ça, car les services de renseignements russes nous avaient prévenu… Mais les généraux n’ont rien fait. Résultat: ils ont le contrôle! »
La voix de bill semblait être engorgée d’une haine envers ses supérieurs, il ne la cachait pas, il savait qu’on ne le trahirait pas. A ce moment, une grande peur m’envahit, je devinait ce qu’allait entreprendre Bill, un truc de fou, inconsidéré…
« Vous êtes mes deux meilleurs soldats. J’ai foi en vous. Je vous le dit clairement, notre mission n’a rien d’officielle, je vous demande de me suivre. Au nom de notre alliance passée sur le halo. »
Un blanc se casa entre moi, ourt, et Bill. Un blanc presque physique, que je devait briser, il n’y avait rien d’autre à faire, c’était plus fort que moi. Bravant les interdits, j’annonçai d’un ton sec:
« Je te suis Bill »
Ourt acquiesça, Bill sourit: « bien soldats, l’heure et grave! »
« le cas de l’Europe de l’est semble se reproduire. Selon mes renseignements, des patrouille ennemis se sont implantées dans le Nevada… Et bien sur, le
gouvernement de la résistance n’a pas encore réagit. Donc, nous devons agir. J’ai à ma disposition deux pélicans sur Seattle, nous embarquons demain à 8h00. Nous sommes 7, il sont bien plus, mais nous avons l’avantage d’être une mission clandestine pour les humains. Donc même s’il y a des espions covenants… Nous aurons l’effet de surprise. »
L’aura que dégageait Bill nous rassura, il semblait comme toujours si sûr de lui, si calme et réfléchit. Pas une fois sur le halo il n’a paniqué. Avec lui on ne risquait rien…
Il prit la sortie n°8 direction Seattle, mon estomac broyait du vide, et il le fit rapidement savoir à mes deux acolytes, lorsqu’un gémissement digne du dernier souffle d’un élite face à le mort s’extirpa péniblement de mes tripes… Ourt esquissa un sourire, tandis que Bill prit la route pour le fast food le plus proche. Je ne savait pas pourquoi, mais même si on risquait la cour, j’étais bien… On était là, tous les trois, compagnons de combat et de beuveries. Avec eux, je croix qu’on a subit le pire…Et puis ce fut le classique mac drive: le big Mac. Mon grand père m’en parlait déjà quand j’étais gosse, une sorte de routine alimentaire. Mine de rien ça calait bien. Une fois nos œsophages perturbés et nos cellules grises rassasiées, Bill repris indifféremment la route, paumée au milieu du désert, bien le dernier coin non pollué de la planète… Quand nous arrivâmes à Seattle, le soleil pleurait ses derniers rayons. Bill s’enfonçait de plus en plus dans le vague, vers l’ancienne ville… Là bas, il ne restait pas grand chose sinon rien, à vrai dire, les covenants pendant le premier assaut avaient lapidé de bombes plasma notre chère Gaïa. Le vacarme du moteur cessa, pied à terre, je faisais face à un énorme hangar. Bill, toujours aussi sobre: « Voilà soldats. On est planqué ici! ». Il nous présenta ceux avec qui Ourt et moi allions coopérer, des durs qu’il disait. Il y avait un mec assez étrange, le visage parcouru de cernes serpentant autour de ses orbites. Des M6D scotchés un peu partout, même un, je crois, sous le bras… Ce mec, c’est Daddy cool. Perché sur des caisses au fond, un soldat très froid, qui prend souvent la pause. Pk2343, le meilleur sniper du coin selon Bill. Il y avait aussi un autre gars, complètement barjot, se droguant au TNT et au C4. Mad fire, un type qui à visité plusieurs centre spécialisés quand une bombe plasma à fait imploser sa maison. Étrangement le seul survivant trois bornes à la ronde… Enfin, le seul qui paraissait « normal » s’appelait Unagi, un peu trop normal d’ailleurs, car Bill m’a dit clairement de pas trop le fréquenter. Lui, c’était celui qui avait descendu le plus de covenants parmi nous. Entendre ça de mon chef provoqua une sorte de peur mais aussi de curiosité envers lui…
Bill nous expliqua scrupuleusement l’assaut du lendemain, sa stratégie, les postes de chacun. Il parlait clair, concis, mais quelque chose me gênait. Je regardais les autres autour de moi. Ils avaient eux aussi ce doute, cette peur d’échouer, même de mourir… 7. 7 petits humains contre une armée de fanatiques. Bill stoppa net de parler, nous fixant un par un jusqu’aux abysses de nos rétines. Il murmura: « Vous avez peur? Je le sens. Mais on PEUT le faire. Si vous n’êtes pas à fond dedans, vous allez y passer! …L’instinct de survie rend l’homme invincible… Ces quelques mots résonnèrent en moi, un écho permanent dans ma tête. Sans savoir pourquoi, mes craintes disparurent, je fixai mon chef et annonçai sans hésitations: « on va les faire bouffer. Comme sur le Halo… »
Départ demain 8h00.
SUITE
Une voix forte et claire toujours aussi caractéristique de Bill nous réveilla tous. C’était le jour j, il le fallait. Les deux pélican décollèrent peu de temps après notre réveil. Il faisait frai, une quiétude profonde régnait autour de nous. Pas une seule once de stress n’était perceptible sinon les rictus redondant de mad fire, vérifiant toutes les 5 minutes son matos… Il avait de quoi faire péter N.Y II. Nous voyageâmes ainsi pendant 3 bonnes heures survolant les rocheuses, puis la toundra canadienne. Mais cette tranquillité fut rapidement perturbée quand des banchies covennant nous ont fondus dessus, une attaque éclaire. On avait rien vu venir…
Bill monta au tourelles avec mad fire. Moi je me contentait de tirer a vue. Je n’entendait plus rien, les bruits fuyants des balles se mélangeaient avec les voix des autres. J’hurlait, pour rien, sinon pour surmonter le peur de mourir, je vit l’autre pélican piquer du nez, des énormes flammes s’échappant derrière lui. Quelle merde.
Les blocs violets tombaient un à un, un ballet de mort s’écrasant au sol avec fracas. Puis brusquement plus rien. J’étais toujours là indemne, le chargeur vide, des gouttelettes sur tout le visage. ouf. Mais les autre?