remarque tu n´as pas tout à fait tort : Si Ek très élevé il peut y avoir mort du pilote, non pas à cause de l´énergie cinétique , mais par la dislocation de la structure provoquée par la force de l´air.
Maintenant, il y a bien décrochage dynamique car l´angle d´attaque de l´avion est suppérieur à environ 35° (cas du SU-27). Le flux de l´extrados est diminué et donc il y a création d´une traînée très importante qui entraine le décrochage. Avec l´inertie de l´appareil en tangage engendrée par le surpassement manuel du domaine de vol et la brusque mise en butée du manche, l´avion prend un angle d´attaque de plus ou moins 120°. là, il y a freinage car, toujours avec l´inertie de l´appareil sur le plan horizontal, le flux d´air vient se casser sur les ailes qui offrent une surface de prise à l´air phénoménale. De plus, l´angle d´attaque de l´appareil étant de 120° + ou -, la poussée des lyulka entraîne un travail négatif qui contre l´inertie horizontale. Il y a donc décélération rapide. Il est vrai que le pilote se prend des G´s, notamment pendant la phase d´ascension du cockpit (le pilote n´est pas au point d´inertie de l´appareil), puis pendant la décélération. De toute manière, un cobra ne peut être effectué qu´à basse vitesse "entre guillemets" car la structure de l´avion (des ailes particulièrement) serait mise en péril par le choc (la trainée induite est immense).
L´avion revient ensuite en position de reprise de vitesse (tous les avions sont conçus pour piquer du nez à la recherche de vitesse et donc de portance (ils effectuent une abatée) (pour entrer dans la zone de leur polaire des vitesses)).
Je n´ai pas lock on sous la main pour me lancer dans des calculs mécaniques mais je le ferai (sauf si quelqu´un s´en charge)