Inutile d'invoquer Sun Tzu ou de relire Clausewitz pour rappeler cette évidence : en l'absence d'objectifs clairs, il est impossible de « gagner » une guerre. Et si la dite guerre repose sur une coalition hétérogène aux motivations elles-mêmes contradictoires, alors cette fragilité structurelle fait directement le jeu de l'adversaire. Surtout si cet adversaire a en revanche une stratégie claire, de long terme, qu'il déploie sur deux théâtres pour lui unifiés (à la différence de la coalition supposée le combattre).
En résumé, affirmer comme le fait Barack Obama que l'on va « détruire » Daech par des frappes aériennes est une ineptie. D'ailleurs les prétendus stratèges chargés de la mise en œuvre de cette « destruction » se donnent généreusement dix années pour atteindre leur but. Comment peut-on feindre de croire que Daech attendra sagement une décennie de campagne internationale sans frapper à son tour le territoire des membres européens ou arabes de la coalition ?
http://www.huffingtonpost.fr/jeanpierre-filiu/guerre-daech-syrie_b_5952132.html
Eh oui, les occidentaux sont dans l'impasse. Daech recréera la grande syrie et les arabes auront un Etat-nation.