Palestine inch’Allah
La majorité des Etats membres de l’ONU vont reconnaître la Palestine. Les USA ont avertis qu’ils utiliseront le droit de veto pour bloquer le processus. Analyse.
D’ici le 23 septembre, 112 pays s’apprêtent à reconnaître la Palestine dans ses frontières de 1967. Les Etats Unis feront probablement recours au droit de veto pour bloquer le processus. L’usage de ce privilège en dehors des cas de déclaration de guerre, est-il légitime dans un monde multilatéral qui tend à l’égalité des pays en droits et en votes au sein de ses grandes instances (ONU, FMI, Banque mondiale) ? Ce droit de veto pouvait s’envisager en 1945, au lendemain de la deuxième mondiale, quand il fallait construire des relations internationales stables.
Aujourd’hui, il y a évolution et, moralement, l’Ile Maurice et les USA sont sur le même pied d’égalité à la tribune de l’ONU. S’il doit avoir révolution au sein de cette instance, l’usage du veto doit être encadré et restreint dans des cas précis comme la déclaration de guerre. Si aujourd’hui tel était le cas, l’Etat de Palestine existerait dés la présentation de la demande par le président de l’autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, à la fin de ce mois.
Dans les textes, ce n’est que traditionnellement que la déclaration de souveraineté est astreinte à la reconnaissance de l’ONU. En réalité, déclarer son indépendance c’est déjà un acte de souveraineté. «Je suis donc j’existe », selon la célèbre formule de Descartes.
La position des USA
Le printemps arabe ne semble pas donner une leçon à Israël et aux Etats-Unis. Une fois de plus, le cynisme est de rigueur. Le probable veto étasunien illustre le sentiment répandu dans le monde arabe d’une politique étrangère américaine inféodée au désidérata de Tel Aviv.
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