«Chassée» du canton de Vaud, une trentaine de caravanes de familles de gens du voyage a débarqué dans la commune fribourgeoise sans crier gare, samedi.
Week-end sous haute tension, dans le chef-lieu du district de la Veveyse. Samedi, un impressionnant groupe d'une trentaine de caravanes s'est installé sur un terrain appartenant à la commune, près de la bretelle d’autoroute.
«Les gitans doivent bien vivre.
Mais certains profitent aussi de la crédulité et de la gentillesse des gens»
Christian Brugger, de la police cantonale fribourgeoise.
Leurs propriétaires expliquent être venus faire du travail d'aiguisage et vendre des tapis dans la région durant dix jours. Le chef du camp déplore l'absence de place officielle pour les gitans dans le canton. Il jure être en règle et avoir payé 10 francs par caravane et par jour.
La venue des nomades n'est pas du goût de tout le monde dans la localité. Arrivés de Nyon sans avertir, les gens du voyage se sont installés sur un terrain qui devait servir, hier, de parking pour une manifestation «avec des chevaux», comme l'explique le commissaire principal Christian Brugger, de la police fribourgeoise.
«Il y a eu des tensions à propos du terrain, note le policier. Il a fallu demander aux gitans de se regrouper pour que les gens puissent parquer et certains se sont énervés.» Il annonce cependant que la police fribourgeoise n'imitera pas sa consœur valaisanne en diffusant un communiqué pour mettre en garde la population contre des risques d’arnaques ou de cambriolages. Qu'à cela ne tienne: à Châtel-Saint-Denis, certains habitants sont déjà sur les dents: une affiche, sur un immeuble proche du camp, résume bien l'atmosphère: «Veuillez maintenir toutes les portes (...) fermées, afin de prévenir tous vols par effraction. Parasites indésirables à proximité! A bon entendeur. Merci! Votre voisin.»