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La meilleure des religions

Sofea
Sofea
Niveau 68
11 juin 2007 à 12:46:51

Un progrès se définit dans un système fermé ?
J´ai beau relire la définition dans mon dictionnaire, la fermeture du système n´est pas imposée (définition première de progrès : Mouvement en avant).
Ou alors justifies moi pourquoi un progrès ne peut se définir sans une limite (auquel cas faudra que tu envoies une lettre à tous les professeurs de mathématiques, physique et autre pour qu´ils enlèvent de leurs cours de termes du genre "progression linéaire" ).

Enfin l´absence de mesure objective implique-t-il l´absence de progression ?
Est-ce que quelque chose ne peut pas évoluer s´il n´y a personne pour quantifier cette évolution.

Ensuite tu nies qu´on puisse utiliser la technique comme révélateur de la science. Je nie donc par le même principe que le langage puissent être révélateurs des idées. Même principe, même absurdité.

Ensuite c´et osé que de dire qu´on ne peut représenter l´infini. Si tu es incapable ce n´est pas de ma faute, mais ton cas n´est nullement généralisable. Tout mathématicien travaille dans l´abstrait et de ce fait sait se représenter l´infini. Concretement l´infini ne serait pas représentable, j´en conviens, mais le tout est de savoir penser différemment.
Et travailler dans l´abstrait ne signifie pas travailler avec l´idée de l´infini, c´est bel et bien l´infini qu´on manipule, pas une simple idée.
Sort de ton monde, il y a des choses de l´autre côté du miroir froid de la science qui valent la peine d´être vues.

Enfin tu sembles arrêter ta pensée à Popper, ne t´es-tu jamais demandé s´il s´était trompé, s´il avait oublié quelque chose ou si la science avait évolué depuis de façon à ce que sa vision ne soit plus exacte ?
Tu ne peux nier certaines choses, comme l´aptitude logique et abstraite des scientifiques, mathématiciens en tête, leur aptitude à se représenter des choses qui n´ont aucune représentation concrete et à les manipuler, de même que tu ne peux nier que la science avance et de ce fait progresse.

En se comparant à l´absolu existe-t-il la moindre progression ? Ou plus exactement existe-t-il la moindre perfection devant laquelle on puisse se comparer objectivement ?

basketeur12
basketeur12
Niveau 10
11 juin 2007 à 13:32:18

Je vais faire court et répondre au problème initial:

Je suis catholique, mais je considère chacune des religions monothéistes comme un chemin valables pour atteindre le haut de la montagne, Dieu. Je ne vois pas en quoi une religion peut être considéré de meilleurs, ça change uniquement la manière de voir les choses, des les interpréter. Mais au bout du compte c´est toujours la même divinité :ok:

gijoe080288
gijoe080288
Niveau 10
11 juin 2007 à 13:32:53

C´est moi qui impose la fermeture du système. On peut mesurer une progression rétrospectivement - encore que ce cas de figure ne marche ps tout à fait si l´on part du principe que la science est parsemée de révolutions. Mais on ne mesure pas un progrès par rapport à un chemin parcourus. Regarde ce qu´il se passe quant à la littérature, ou l´ethique : on a parcouru de nombreux domaines en de nombreux siècles. Dostoïevsky ou Kafka explorèrent une dimension toute neuve. Le Nouveau Roman -alors que je deteste ça- est aussi nouveau par rapport au reste. La littérature a parcouru de nombreux chemin, parfois même jusqu´à épuisement, comme l´ont montré certains courants de la poétique du langage, où l´on ne se basait que sur la musicalité (ça atteint vite les limites des sonorités...)
Peut-on dire qu´on a progressé ? Non, parce que d´un côté chaque oeuvre est incommensurable à une autre (Dostoïevsky n´enterre pas Homère) et de l´autre, il n´y a pas de fin.
Voilà pourquoi la science ne progresse pas, ne peut pas progresser au sens de progression avec progrès. Cela reste une illustration, qui vaut ce qu´elle vaut...

Il n´y a pas besoin d´être très fort en sciences pour voir que la réduction du couple science-technique à idée-langage est illégitime. Les idées et le langage sont exactement la même chose : on ne pense pas sans langage. Mieux, on pense certaines choses grace au langage; les limites du langages sont celles de la pensée : ce qui explique certains problèmes de catégories défavorisées dans l´éducation; car leur réserve de syntagme est très limitée. Leur pensée s´en ressent donc. Le langage exprime la pensée, précisémment parce qu´il est lui même structure de la pensée. La technique n´a rien à voir avec le langage. Non seulement elle n´exprime pas la science, mais elle l´intègre en elle.
L´union technique-Science comme union incontournable, est historiquement datée. On en revient à Descartes. Il n´y a que les occidentaux, à partir du siècle cartésien, en gros, pour penser ainsi. Les grecs, pour ne prendre qu´un exemple, ne considèrent pas technique et science comme indissolublement liées.

Si l´infini est pensable, alors il ne s´agit pas du véritable infini. C´est un peu comme ceux qui pensent la Métaphysique, mais n´y voient pas une différence absolue entre le Même et l´Autre. A la limite, ils voient une ontologie, mais pas une Métaphysique. Cette dernière suposant transcendance.
L´infini est métaphysique. La version mathématique en est une idée. Je n´ai pas nié qu´on puisse s´en servir. Je l´ai dit, on manipule son idée, non son ideatum. L´infini mathématique, c´est soit l´illimité, soit il est bourrés d´axiomes, le dénaturant nécessairement. Mais si tu veux en savoir plus, il suffit de lire Totalité et Infini de Lévinas.

Je ne m´arrête pas à Popper, je l´utilise comme "argument d´autorité", de même que tu utilise "tous les professeurs de mathématiques, physique et autre" ^^

Sofea
Sofea
Niveau 68
11 juin 2007 à 18:22:12

C´est toi qui impose ?
Le problème est réglé, tu as le droit de considérer qu´il n´y a pas de progression sans fermeture mais tu n´as donc pas le droit d´imposer cette vision aux autres.

Enfin la littérature est de l´art, et l´art ne progresse pas (les techniques de l´art si par contre mais ça c´est autre chose). Comparer la science à la littérature est une hérésie monumentale.
En effet la science tente de traiter avec l´absolu et de relier tout le monde, l´art se contente de traiter avec la sensibilité de chacun.
La science n´est pas un art, et donc le parallèle est impossible à faire.
On ne traite pas des fourmis comme des navettes spatiales.

On ne pense pas sans langage certes, mais on ne fait pas de science expérimentale sans technique (laissons les mathématiques de côté) et les limites de la technique sont les limites de la vérification et donc de la modélisation. Ensuite on part dans les théories, comme on peut partir dans les idées que l´on transmet gestuellement ou par d´autres moyens non oraux pour la communication. Car oui, de même qu´on peut raisonner sans technique, on peut communiquer sans mots (meilleur preuve, la communication animale) l´union langage-communication est donc tout autant artificielle.

Enfin pour l´infini il s´agit du vrai infini. Mais traité dans son abstraction. C´est juste une façon différente de penser que tout le monde n´a pas (et ce n´est pas un tort ni un défaut, du moment qu´on ne se met pas à croire que tout le monde réfléchit de la même façon que soi).
Et l´infini mathématiques est peut-être bourré d´axiomes, mais l´infini tel que tu le conçois (enfin l´imagine) l´est encore plus. N´était-ce pas déjà un prédicat que de dire qu´il n´était pas concevable ? Aussi ne me renvoie pas à la littérature quand je te parle de science, c´est énervant de voir une confusion dans ce genre de domaine. La littérature, et même la philosophie, ne traitent pas du domaine d´application des mathématiques, cela ne sert donc à rien de prendre des références extérieures pour tenter de prouver que les mathématiques ne peuvent pas en interne concevoir et manipuler aisément quelque chose d´inconcevable concrètement.

Pour ce qui est des arguments d´autorité je te renvoies à la justification ci-dessus.

Ze_Destrokiller
Ze_Destrokiller
Niveau 9
11 juin 2007 à 18:32:19

"Juste une chose : à quelle hauteur est définie la circonférence de la terre, à l´altitude 0, maximale, minimale ?
Est-ce la longueur de la corde qui ferait le tour du monde, mais alors elle serait posée au fond des océans ou sur l´eau, sous les couches de neige ou à même le sol ?
Une trop grande précision n´aurait aucun sens."

Il suffit de le définir. Si tu changes d´altitude, il suffit d´ajouter la différence. Et pour la circonférence, on peut la mesurer en théorique, ou en l´air là où il n´y a pas d´obstacle et la ramener à une altitude 0 théorique (considérant que l´on peut passer à travers des reliefs).

La précision a un sens. Tous nos résultats deviennent de + en + précis, seulement il faut distinguer le cas théorique et le cas pratique.

"Ils sont similaires mais ne traitent pas la même chose, car là c´est toi qui te trompes dans le vocabulaire en confondant similaire et identique."

Toi aussi relis. J´ai jamais parlé du sujet d´étude (enfin si, ironiquement, en réponse à gijoe), mais seulement du raisonnement.

Moi j´ai une vision illusoire de la science ? Peut-être... Seulement, quand on me dit que la science est assez imprécise, et que quelques paragraphes + loin on me dit que une grande précision ne sert à rien...

"Si l´infini est pensable, alors il ne s´agit pas du véritable infini."

Et comment tu fais à savoir que ça n´est pas le véritable, si justement le véritable est impensable ? L´infini c´est quoi exactement ? C´est bien beau de dire que c´est métaphysique, etc, mais ça correspond à quoi ?

gijoe080288
gijoe080288
Niveau 10
11 juin 2007 à 18:56:15

La pensée de l´infini, c´est la pensée qui dépasse la pensée. Voilà pourquoi le véritable infini ne saurait être pensé. Celà dit, je n´ai aucunement dénigré les applications mathématiques, ni non plus l´idée de l´infini. Le philosophe non plus ne saurait dire ce que c´est.

Quant à l´idée de progrès, si j´impose la fermeture, c´est pour pouvoir concevoir un progrès "vrai", mesurable par rapport à une fin. Car, à mon sens, c´est la fin qui détermine le chemin parcouru : la "taille" du progrès, c´est le chemin parcouru par rapport à la fin. L´idée de fin revient toujours, dès que l´on mesure le progrès. Du moins, c´est là ce que je pense être la vérité.

Je ne suis justement pas rentré dans la dimension de l´art. Je me suis cantonné à ce qui a été fait en art : c´est-à-dire l´exploration de nouveaux domaines, qui parfois niaient tout ce qui avait été fait précédemment (un peu comme chaque nouvelle théorie doit se présenter comme LA vérité). Ainsi, le manifeste du suprématisme. L´illustration avait pour but de montrer qu´il s´agit là d´une extension des domaines artistiques, sans fin, sans toutefois que l´on puisse parler de progrès.
Or, tu me soutiens que la science progresse avec progrès mais de façon infinie; ou plutôt de façon illimitée tout en tendant à l´infini. Infini qui est ici l´absolument autre, qui n´est pas de ce monde.
En te montrant que d´autres domaines, où le progrès est une notion universellement refusée, procèdent de la même manière que celle que tu décrit à propos de la science (schématiquement extension des conaissances vers l´infini) et donc que la notion de progrès ne saurait être définie.
Et je ne rentrerais pas dans le débat sur l´universalité de l´art :rire: qui est une autre question -au bac du reste. Simplement, assèner que l´art ne traite que du choses particulières est assez osé :p)

Concernant le Langage/Pensée; et Technique/Science. Il ne s´agit pas de la même chose : ce n´est pas un rapport de subordination, c´est un rapport d´identité. La Pensée c´est le langage. Raison pour laquelle les deux sont structurés et structurants. Au contraire, technique et science peuvent être séparés, comme le prouve la distinction : recherche fondamentale, recherche expérimentale. Celà ne veut pas dire qu´ils ne peuvent pas se répondre l´un à l´autre, celà veut dire qu´il n´y a pas un rapport d´identité. Technique et science sont deux choses, qui n´ont pas nécessairement vocation à être liés.
Tu pars ensuite sur la "communication", c´est un déplacement de sens ennorme par rapport à l´idée initiale, qui concernait la pensée... Si tu observe les problèmes psychomoteurs des "enfants loups" tu verra que sans le langage, la pensée ne s´est pas développée, et ne pourra jamais se développer.

Sofea
Sofea
Niveau 68
11 juin 2007 à 19:12:37

gijoe imagine un chemin, ta progression sur ce chemin est la distance que tu as parcourue ou celle qu´il te reste à parcourir ? (indépendamment de l´idée de début et de fin).

La pensée n´est en rien le langage, je peux exprimer ma pensée de mécontentement juste en fronçant des sourcils, ma pensée heureuse en souriant, et autre. La pensée s´appuie sur le langage parce qu´on trouve cela plus pratique, de même qu´on appuie la science sur la technique parce qu´elle est plus précise.
Enfin dois-je te rappeler qu´on ne peut pas ne pas communiquer ?
A partir du moment où tu penses dans un corps que tu contrôles tu communiques. Tu peux communiquer ton désir de ne pas avoir de contact avec autrui en empêchant toute discussion.
De ce fait Penser implique Communiquer, c´est juste un pas en avant mettant plus en lumière la réalité des choses.

Car oui penser implique forcément des choses, et il faut que tu traites toutes les implications, sous peine de te tromper.
La somme de données est importantes je l´avoue, c´est d´ailleurs pour cela qu´il ne faut pas s´avancer sans réfléchir.
Pour ce qui est des enfants loups, ils pensent mais pas d´une manière fortement développée (quasi-incapacité d´abstraction). Il n´y a donc nulle contradiction.

Ze, en théorie on peut avoir une précision infinie ça je ne le nie pas, par contre en pratique non. C´est d´ailleurs pour cela qu´il est vain de chercher à être trop précis dans certains domaines. D´ailleurs si tu avances dans le cursus scientifique il faudra que tu fasses gaffe aux chiffres significatifs et te rappelle de l´imprécision des outils que tu utilises.

Une plus grande précision sert, mais pas partout et surtout ne pas oublier qu´on ne peut atteindre l´exactitude.

Pour ce qui est de la circonférence de la Terre, à l´altitude 0 c´est idiot : la mer n´est pas toujours au même niveau, pour la corde, l´altitude maximale et minimale, il faut se rappeler que la Terre n´est pas figée et que donc ces méthodes aboutiraient à des résultats variants au cours du temps.
Une valeur précise au micromètre serait donc très pratique, non ?

gijoe080288
gijoe080288
Niveau 10
11 juin 2007 à 19:30:34

La progression sera le chemin parcouru suivant celui qu´il me reste à parcourir. C´est ce que je dis depuis le début. Et dans ton exemple, on ne peut pas raisonner sans idée de début ni de fin ^^mais c´est un détail.
Ne fais tu pas une différence entre la pensée et les sentiments/affects ? Quand je me fais mal, une série de mécanismes s´enclenche, entrainant diverses réactions : je n´aurais pas mis de pensée, ni de langage sur ma réaction. Et encore, le cri de ma voix est un mot déterminé : Aïë en France, Ouch ailleurs etc... Dans ce cas, la communication n´implique pas la pensée : il s´agit d´une réaction à un stimulus (réaction, du reste, largement déterminé par l´environnement culturel). Pour prendre un autre exemple, la reproduction des animaux n´implique pas non plus de "pensée" (car la reproduction est innée) alors qu´il y´a bien une communication. Les abeilles pensent-elles ? :rire:
D´autre part (on parlait d´argument d´autorité ^^) c´est nier les avancées de la psychologie, et des sciences traitant du cerveau.

Précisémment, les enfants loups ont étés "éduqués". Enfin on a tenté. Ce n´est qu´à l´issue d´années d´apprentissage qu´ils ont acquis quelques rudiment de langage, et de pensée abstraite (différencier Tout et Parties). Sans cette éducation, ils n´étaient ni des animaux, ni des hommes.

La communication, c´est un système de signes, le langage, c´est du domaine des significations. Ne mélangeons pas tout, on n´est pas du tout sur le même plan. Je ne suis pas sur qu´Austin ait jamais dit que les abeilles étaient capable de pensées...
Je dois aller manger. Malheureusement, la question mérite de plus longs développements...

Sofea
Sofea
Niveau 68
11 juin 2007 à 19:40:39

gijoe, je comprends maintenant l´origine de nos désaccords. Tu es incapable de raisonner dans l´abstrait et nécessite toujours un ancrage concret, tandis que je raisonne presque exclusivement dans l´abstraction des notions qu´elles soient mathématiques ou philosophiques.
De ce fait je me vois dans l´obligation de te dire que tu ne peux pas traiter de la science qui est par nature abstraite.

De ce fait ma vision est nécessairement incompatible à la tienne.

Sinon les abelles pensent en effet, même si c´est de façon extrêmement rudimentaire (probablement correspondant un vocabulaire de quelques mots si on devait le traduire) et ce de façon plus automatique que véritablement volontaire. Mais d´un autre côté, si on ne pense pas comment peut-on communiquer (en ce sens que transmettre et comment) ?
Et au contraire de ce que tu dis c´est prendre en compte la progressions des connaissances faites sur l´encéphale.

Enfin tu dis que les enfants sauvages n´étaient sans l´éducation ni animaux ni hommes. Ils étaient quoi au juste ?

gijoe080288
gijoe080288
Niveau 10
11 juin 2007 à 20:21:28

Eh ben justement, on ne sait pas ce qu´il sont... le débat terminologique a occupé les deux siècles précédents.

Non, je raisonne suivant ce que tu me donne . Ou alors tu n´es pas capable non plus de concevoir dans l´abstrait : "ta progression sur ce chemin est la distance que tu as parcourue ou celle qu´il te reste à parcourir ?"
Parcourue suppose un début, reste à parcourir suppose une fin.
Maintenant, la progression sans fin n´a aucun autre sens que celui de l´anvancée, non pas du progrès.
Et au contraire, rassure toi, je préfère les textes entièrement abstraits, les "beaux systèmes" tels que la Monadologie présentant les "vrais atomes métaphysiques" sans aucun lien avec le réel.

Science par nature abstraite ? Rien du tout : les expériences scientifiques sont, elles, très concrètes. La technique, que tu assimilait à la science tut à l´heure, est très concrète... Il faut savoir.

Je me suis trompé : je ne voulais pas parler d´Austin, mais de Von Frisch. Ses expériences ont montré l´existence d´un système de communication rudimentaire, ce qu´il appelle "langage" avec des guillements, conformément à la manie anglaise de ne pas prendre la responsabilité des termes employés.
Il n´y a pas de mots chez les abeilles pour dire loin ou près. Il y´a des signes, et des signaux; déterminés d´ailleurs aussi par la lumière.
Ce n´est pas ça "penser" au sens conceptuel du terme (sens qui me paraissait entendu..). Mais tu le dit toi même.
D´autre part, le langage n´a pas uniquement une fonction de communication. C´est d´ailleurs une des principales critiques que l´on peut faire au langage des signes (la seconde est plus politique, ou polémique si l´on veut). Je ne pense pas avoir à revenir là dessus.

Sofea
Sofea
Niveau 68
11 juin 2007 à 20:33:23

Non cela ne nécessite dans l´absolu ni début ni fin.

]-infini;2] ne possède aucun début, [3;+infini[ aucune fin.

Soit x et y dans ]-infini;+infini[ si x tend vers y on peut dire qu´il progresse vers y quel qu´ait été sa position initiale. Chaque phase ne se voyant qu´à partir de la précédente et donc seulement à partir d´un taux de variation, même si l´absolu ne possède pas de début ni de fin pour comparer...

Les expériences sont concrètes, mais les théories qu´il y a derrière le sont-elles ?
La validation passe par la concrétisation, ais l´abstraction précède cette concrétisation, et si tu ne peux concevoir cette phase première tu te retrouves bloqué à l´étude de la face émergée de l´iceberg scientifique.
Et je n´ai jamais assimilé science et technique, ce ne sont que deux domaines liés, en aucun cas le même.

Pour ce qui est du langage si les abeilles ne "pensent" pas, communiquent-elles ou agissent-elles par réflexe ? (auquel cas il n´y aurait pas de communication puisque le mouvement serait du à un réflexe, et sa réception en engendrerait un autre).

gijoe080288
gijoe080288
Niveau 10
11 juin 2007 à 20:55:47

Non mais j´ai compris ta définition du progrès, relatif à un état précédent. Mais je n´ai pas cessé de l´infirmer pour plusieurs raisons : ce progrès serait linéaire, il serait relatif à la fois à sa position antérieure, mais aussi de y (car y prend ici la place de l´aboutissement du "chemin qu´il reste à faire) tandis que l´infini que je décris procède d´un saut qualitatif. Pour le dire autrement, et de manière plus philosophique : toute transcendance est transascendance; elle institue le tout autre dont on ne peut s´approcher parce qu´il se dérobe sans cesse alors qu´on essaie pourtant. Ce n´est pas pour rien d´ailleurs, qu´il faut passer dans "l´autre monde", dans les monothéismes, pour toucher à la transcendance; qu´il faut mourir.
Ca pose d´ailleurs un problème auquel j´ai pensé brièvement l´autre jours, et dont je suis surpris que personne ne l´ait énoncé clairement : que dire si la "fin" est attribuée, comme on attribue un y à un x. Finalement, même s´il n´y a pas de fin réelle, on peut mesurer les progrès par rapport à des objectifs, par rapport à une fin attribuée. J´avoue que je ne saurais trop répondre, sinon qu´une telle fin serait illusoire, subjective et non absolue.
Tu ne me contredis aucunement, puisque j´ai répété à maintes reprises que je concevais tout à fait que la science avançait, qu´elle se déplaçait. Mais encore une fois : qu´est-ce que ce progrès là ? Progrès qui n´est pas linéaire, et qui se mesurerais uniquement par rapport au chemin parcouru ? L´écart entre la position 1 et la position 2....

"La validation passe par la concrétisation,"
Et quid de l´induction ? Je n´ai jamais nié que la science passe par une phase d´abstraction, ou de mathématisation. Cependant, tu alléguait que la science était abstraite. Or, elle ne l´est pas entièrement.
Je ne résiste pas à citer la quatrième de couverture de ce Point Seuil "Science" : "Les grandes expériences scientifiques" : "Impénétrable la science ? Bardée en tout cas, de formules mathématiques, de lois inflexibles et de concepts intimidants qui n´en facilitent pas l´accès. Mais cette armure théorique se fissure peu à peu et dévoile ce que l´enseignement et l´histoire des sciences traditionnelles ont longtemps feint d´ignorer : les sciences physiques et biologiques sont d´abord empiriques, expérimentales, et aussi éloignées que possible des grandes synthèses théoriques".
:rire: ça a le mérite d´être claire, quand bien même tu y verrais de la vulgarisation. Car enfin, tout n´est pas de l´arithmétique...

Concernant les Abeilles, je ne saurais vraiment te répondre. Leur "langage" est déterminé par deux facteurs : distance, direction; eux même décidés suivant la position du soleil, par la polarisation de la lumière. Mais je ne suis pas spécialiste

Ze_Destrokiller
Ze_Destrokiller
Niveau 9
11 juin 2007 à 22:54:31

"La pensée de l´infini, c´est la pensée qui dépasse la pensée. Voilà pourquoi le véritable infini ne saurait être pensé."

Ca c´est la sortie de secours, on dit "on peut pas le définir parce que ça dépasse notre pensée" et le tour est joué ^^

"Ze, en théorie on peut avoir une précision infinie ça je ne le nie pas, par contre en pratique non. C´est d´ailleurs pour cela qu´il est vain de chercher à être trop précis dans certains domaines."

D´où ce que je dis depuis le début : la science étant capable de juger de la précision nécessaire et adaptée pour chaque cas, la science prouve, vu que la marge d´erreur est définie comme étant négligeable.

De toute façon il me semble que tu as été d´accord pour dire que la science avait prouvé des "faits vagues", alors que certains ne le pensent même pas.

Sofea
Sofea
Niveau 68
11 juin 2007 à 23:17:29

Ah, la fonction f(x)=x² est linéaire ?
Pourtant f´(x)=2x montre une progression de 2 fois la position actuelle sur l´axe des x...

Et là on est que dans les fonctions à une variable unidimensionnelle.
Imagine f(x1,x2,x3,...,xN)=... avec x1 jusqu´à xN des ensembles finis de variables.
On peut créer des fonctions dérivables (donc progressistes) extrêmement complexes, et donc non linéaires.

Ce progrès n´est donc que la variation entre la science d´hier et la science d´aujourd´hui, ce qu´on y a apporté, ce qu´on y a enlevé et surtout pourquoi on l´a fait.
Et enfin une question pourquoi cherches-tu à ce qu´il y ait nécessairement un absolu pour comparer, aller vers le néant de l´inconnu te semble-t-il si étrange ? Toute notion d´exploration serait alors étrange et non progressiste.
On ne pourrait progresser dans la moindre exploration et connaissance de nouveaux domaines puisqu´on ne pourrait définir d´absolu.

Enfin oui la science est abstraite, je n´ai pas dit qu´elle était exclusivement abstraite, surtout après avoir soutenu l´existence des liens avec la technicité concrète...

Ze, la science n´est pas toujours capable de juger la précision nécessaire, elle est bien souvent réduite à une certaine précision bien qu´elle aimerait être plus précise. Et la marge d´erreur, même si elle est négligeable, prouve le caractère non absolu des "preuves" scientifiques.

Enfin je n´aime pas utiliser le terme de prouver quand on parle de conjectures de modèles. Je préfère dire que les résultats expérimentaux corroborent le modèle en question, car justement précis sur une marge donnée et non de façon absolue. Mais ça c´est une question de vocabulaire que j´avais déjà mis en évidence il y a un moment.

Ze_Destrokiller
Ze_Destrokiller
Niveau 9
12 juin 2007 à 09:10:24

La science est en revanche relativement apte à connaître ses limites. Quand elle sait pas, elle est la première à l´avouer.

Car, même si il existe parfois (souvent même) une minuscule inconnu, on est sûr du déroulement global d´un phénomène, et la précision tend à s´améliorer.

Je veux dire, dire que la science prouve rien de super ultra précis, oui, mais dire que la science ne prouve rien du tout, c´est faux. On connaît pas le diamètre de la terre au nanomètre près, mais on est sûr de sa mesure à 1km près (peut-être mieux) à un endroit donné.

On n´est pas sûr de quelque chose de super précis, mais il ne faut pas non plus dire qu´on est sûr de rien, bon nombre de choses sont expliquées avec la précision qui va avec.

Sofea
Sofea
Niveau 68
12 juin 2007 à 12:11:03

En effet, la science est fortement auto-critique, et ce sentiment s´amplifie avec le temps (il est de plus en plus dur d´imposer une théorie, même corroborée par les résultats).

Enfin il ne faut pas négliger un minuscule inconnu.
Exemple simple : dans le vide intersidéral, par accélération constante nous pourrions atteindre la vitesse de la lumière sans problème, en rajoutant une force de frottement totalement négligeable l´atteindre devient rigoureusement impossible.

Enfin m´est avis (donc personnel) que le kilomètre est peut-être encore trop précis pour cela, et la dizaine de kilomètre plus adaptée.

Enfin une assurance avec une fourchette aussi large, c´est comme assurer que les être humains vivants ont tous un âge compris entre -100 et 200 ans ...

Donc d´un point de vue exact nous ne sommes sur de rien, mais d´une façon approché nous avons à notre disposition de nombreuses conjectures.

Ze_Destrokiller
Ze_Destrokiller
Niveau 9
12 juin 2007 à 21:13:35

Ui enfin on est sûr de rien d´ultra précis, mais on est par contre sûr de nos conjectures, souvent relativement précises.

Par contre question idiote, pour atteindre la vitesse de la lumière sans aucun frottement, il faudrait pas avoir une masse nulle ou une énergie infinie (ou une masse infinie) ?

darksamhain
darksamhain
Niveau 7
13 juin 2007 à 04:22:01

la seule et unique religion en laquelle tous humains devrait croire c´est celle de l´arbre qui pousse...

tahan
tahan
Niveau 7
08 juillet 2007 à 03:06:57

En ouvrant une paranthese beante? je vous met en garde sur le fait que lorsqu´ on engage un debat il ne faut jamais croire qu´ on a totalement raison çar ce serait manquer de respect envers notre recepteur. Seul l´homme faible persiste dans ses erreurs aJors qu´ il a la verite ss ses yeux.

sw1ng
sw1ng
Niveau 10
08 juillet 2007 à 21:03:19

"darksamhain : la seule et unique religion en laquelle tous humains devrait croire c´est celle de l´arbre qui pousse..."

L´homme a ce qu´on appel un cerveau qui lui permet de se poser des questions un peu plus poussées tel que : qui donc a la force de créer ce qui fait pousser l´arbre ?

Sujet fermé pour la raison suivante : Topic verrouillé.
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