bon, on va faire simple, Leibniz c´est la plus grande puissance intellectuelle qui ait jamais servi la philosophie (et les mathématiques puisque c´est lui l´inventeur de la fonction)
c´est un penseur systèmatique moderne allemand qui a beaucoup été influencé par Descartes et qui a tenté d´expliquer l´ensemble du monde par les monades ou substances simples, qui sont des atomes métaphysiques (c´est à dire qu´ils ne sont pas inscrits dans l´espace) qui sont pour Leibniz les véritables atomes de la nature (atomos, c´est à dire indivisible, or l´espace est toujours divisible, il suffit de remarquer que ce que nous appelons communément atome est encore divisible en plus petites parties et ainsi de suite) et qui, en quelque sorte, codent l´ensemble des phénomènes du monde sensible.
il n´essaie donc pas d´expliquer le monde par des moyens purement mécaniques (car la tache serait infinie pour en revenir à la cause première) mais s´intéresse aux causes finales du monde (quand bien même elle n´existeraient pas en fait, il s´agit simplement de comprendre le monde dans sa globalité, pas de s´intéresser ici au détail de la manière)
les monades, étant indivisibles, ne peuvent périr par décomposition (la décomposition de l´indivisible semble difficile... ^^) ni naitre par composition, elles ne peuvent non plus communiquer entres elles, car la communication se fait toujours par contact, et dans la mesure où les monades ne sont pas inscrites dans l´espace, le contact est impossible.
Ce qui signifie que les monades sont présentes dès le commencement de l´Univers et qu´elles ne peuvent finir qu´avec lui.
Mais ce qui veut dire surtout que chaque monade contient en elle même l´ensemble du programme de ce qu´elle va coder d´ici à la fin de l´univers.
ce qui veut dire que tout ce qui s´est passé, même s´il n´y a pas de contradiction logique apparente à ce que cela ce soit passé autrement, était déjà contenu à l´intérieur des monades et ce dès le commencement.
(d´où une conception de la liberté tout à fait singulière et que je suis complétement tant elle parait logique mais que je ne développerais pas dans ce message)
d´où l´idée de Leibniz que nous vivons dans le meilleur des mondes possibles puisque nous vivons dans le seul monde possible.
c´est là l´idée qui a été critiquée dans le Candide de Voltaire mais la critique est si mauvaise qu´elle ne tend qu´à montrer que Voltaire était un très mauvais lecteur de Leibniz (et au passage de Rousseau également, cf l´Ingénu).
je te conseille TRES fortement la lecture de la Monadologie, du Discours de métaphysique et, si tu est motivé, des Essais de théodicée.
mais surtout, surtout, je te conseille le commentaire que fait Jacques Rivelaygue de la Monadologie dans les 100 premières pages de ses Cours de métaphysique allemande (tome 1).