Expeditions: Samurai veut révolutionner le RPG tactique avec une aventure entièrement jouable en coop
En me balladant sur les forums aujourd´hui, je suis tombé sur cette question que je vous propose:
Quand devient-on infidèle ?
(Dans le cadre d´une vie de couple).
On devient infidèle lorsque nos fantasmes deviennent nos réels désirs ? exemple mater les zolies filles dans la rue, un groupe de nanas, et avoir le temps d´une battement de cil une pulsion psycho-érotico-paranoïdo fantasmatique transcendantale où l´on se retrouverait au milieu de ce petit groupe qui n´aurait d´yeux que pour nous et je vous passe la suite.
Avoir une pensée incontrôlée (soi disant) ou contrôlée de cette sorte peut il être considéré comme de l´infidélité ?
Pourtant je n´ai pas l´impression de tromper ma doudou lorsque ce genre de pensées me vient, je me résigne à croire que c´est naturel, et que quoiqu´il en soit j´aime ma doudou à la folie.
Bref, en somme, quand commence l´infidélité ?
Merci à l´avance pour vos réponses.
Quand ta femme te juge infidèle, alors que tu as été entièrement honnête avec elle.
Si tu as des désirs qu´elles n´acceptent pas, et que tu le lui caches, tu es infidèle.
Car la fidélité, c´est une partage selon des conditions imposé par les deux, si une condition imposé par l´un n´est pas remplis alors il n´y a plus de fidélité.
L´infidélité, c´est quand ton amant ou amante, te juge infidèle, pour tes pensées ou actes.
C´est très intéressant comme réponse.
Continuez, car c´est une question à laquelle je n´ai pas encore toutes les réponses, donc vous m´aiderez beaucoup en participant.
"Est-ce que sucer,c´est tromper?"
Thierry Ardisson avait posé la bonne question à l´époque de l´Affaire Monica Lewisky
.
Pour la citation d´Ardisson, tu es has been mon gars ![]()
Celle à la mode en ce moment d´Ardisson, c´est "simuler c´est tromper ?" ![]()
Ce type est de + en + philosophe.
Selon le dictionnaire la fidélité est l´action de manifester un amour constant.
Ma conclusion est sans appel. Tu deviens donc infidèle lorsque tu n´aimes plus ta compagne.
Le débat est clos.
Affaire suivante!
Et quand est-ce que tu n´aimes plus ta compagne ?
Je peux aimer l’Autrui d’aujourd’hui, sans toutefois aimer l’Autrui de demain. Personne ne peut dire qu’il ne change jamais ; je suis certain de ne plus être le même qu’il y a un an, comme je suis sûr de devenir une autre personne dans deux ans.
Dans ses "Pensées", Pascal explique cela par le fait que « on n’aime jamais personne, mais seulement ses qualités ». Si on m’aime pour mon jugement, pour ma mémoire, m’aime-t-on "Moi" ? Non, car je peux perdre ses qualités et par la même occasion, l’amour d’Autrui.
Cette thèse est certainement la meilleure qui soit : je désire être aimé par Autrui (comme lui désire être aimé par moi) dans le but de profiter pleinement de ses qualités que j’apprécie. Ainsi, lorsque le temps efface certaines des qualités d’Autrui qui me sont chères, je peux ne plus trouver d’avantages et donc renoncer à son amour. Il en va de même lorsque de nouveaux défauts apparaissent chez Autrui, à tel point qu’ils recouvrent tous les avantages que nous procuraient ses qualités.
Mais ce n’est pas toujours la faute d’Autrui. Comme je l’ai dit plus haut, nous-même nous changeons. Des qualités qui nous apparaissaient comme telles peuvent par la suite se transformer en défauts, parce que nous ne les apprécions plus.
C’est l’amour des qualités d’Autrui qui nous rapproche, c’est le temps qui nous éloigne de lui.
En clair et pour résumer : Il n´y a pas de réponse exacte. Tout est relatif ! et dépend des jugements personnels de chacun, on ne doit pas être en esure de nous forcer à accepter telle ou telle définition. Libre arbitre guys, libre arbitre...
Db4ever> Bel exposé traditionnel sur l´amour selon Pascal. Mais rattache le à la question posée.
Nesego> Le relativisme est une solution de facilité. Si aucune définition ne peut être universelle, aucune universalisation des comportements n´est possible, et dans ce sens, chacun peut faire ce qu´il veut comme il l´entend sans qu´on lui reproche ou ne lui demande rien. Il y a des réponses exactes. Il y a des définitions. L´important, c´est de partir des définitions courantes, de les examiner, d´en trouver les (éventuelles) limites, et soit de les corriger soit de les approfondir.
Si on dit l´amour = le plaisir = le désir = l´attirance, on ne dit rien. On associe sans définir, on mélange tout, et on ne s´enrichit pas personnellement (pour ensuite enrichir autrui).
je nempêche pas le débat et je comprends ce que tu veux dire. Je me contente e faire remarquer que justement, le but est de s´enrichir et de cébattre sans pour autant s´arrêter à une définition qui paraît être exacte. Je vois pas trop comment l´expliquer, désolé.
Je rejoins joannabanks , on est infidèle au moment ou son amour pour sa compagne devient plsu faible que le reste de tes pensées , et que tu envisages serieusement de la tromper , tout en sachant que ça lui fera du mal.
Pas besoin de faire 43 pages là dessus , d´ autant plus que ça dépend de chacun. Je n´ai jamais compris la philosophie qui souhaite mettre des mots vagues sur une chose des plus simples.
Il y une contradiction entre ces deux phrases : "Tu n´es infidèle que si tu juges tes actes comme traîtres vis-à-vis de l´être aimé."
"Rassure-toi, tu n´es infidèle que si tu lui en fais part, donc seulement si elle découvre que ton désir intérieurement te porte vers d´autres femmes, d´autres corps."
Et entre ces deux phrases :
"Rassure-toi, tu n´es infidèle que si tu lui en fais part"
"Maintenant, il faut que cette infidélité soit la plus exceptionnelle possible."
La vérité n´est jamais ridicule, ni le fait d´assumer les conséquences et la responsabilité de ses actes, aussi lourdes qu´elles fussent.
Si le respect de la fidelité est l´une des règles fondamentales du couple, tout manquement doit être puni...
Il n´y a pas à regretter la faute que l´on a commise sciemment : si l´on voulait éviter les conséquences, il fallait ne pas commettre cette faute.^^
Je conteste l´absolu de ce "sciemment".
Quant aux conséquences, si on peut les éviter en ne révélant pas le fait de la faute, il serait ridicule de les subir pour rien, surtout si l´on sait que la faute n´était qu´une incartade accidentelle à côté de l´amour essentiel.
Je n´ai pas dit que la vérité était en soi ridicule. C´est l´honnêteté qui peut l´être.
Pour qui, une faiblesse ? pour celui qui jugerait la faute ainsi. Si celui qui commet la faute est le seul au courant de sa faute, il est libre de ne pas juger son acte comme une faiblesse mais comme un accident ou un fait à part entière qui ne mérite pas considération. Seul un tiers extérieur pourrait y juger moralement ce qu´il veut. Son avis importe guère.
En conséquence, on n´est pas faible dans la faute, on agit. Le mensonge par omission est une expression fallacieuse et paradoxale. On ne dit pas les mots dont on sait que le jugement porté dessus pourrait affecter et le destinataire et soi-même. En ce sens, c´est une force rationnelle.
Avouer tendrait à une certaine lâcheté (en même temps qu´un courage inutile) puisqu´il reviendrait à faire partager à l´autre un jugement négatif sur un acte personnel.
Oui, je sais que je suis tenté par certaines extrapolations, mais étant en période de préparation du concours de la magistrature, il y a des termes que je manipule toute la journée en ce moment. Cela rejaillit sur mon équilibre mental.^^
Bien évidemment, je comprend également l´intérêt personnel que l´on peut trouver à faire preuve de fourberie et à ne rien dire...
"La première agit sur le réel et peut avoir des conséquences dramatiques, la seconde n´agit en rien sur le réel et se contente de taire celui-ci, aucune conséquence donc."
La conclusion me semble un peu facile ("aucune conséquence").
Car il est de nombreux domaines où l´inaction peut se révéler au moins égale en conséquences que l´action ("ne pas aider quelqu´un qui se noit", "laisser pourrir les choses", etc...).
L´inaction est une forme de choix qui, en tant que tel, produit des conséquences sur le réel.
Pour le reste, je crois qu´il faut établir des distinctions dès le départ.
Je ne critique pas l´infidélité en tant que telle. Mais je me base sur la valeur de la règle de fidelité que chacun attribue au sein du couple.
Tu affirmes toi-même qu´il s´agit d´un contrat mineur, mais ce n´est pas nécessairement exact.
Dans le contrat moral de départ entre les deux, la fidelité peut :
- ne pas être prise en compte (= personne n´est attaché à la fidelité).
Chacun fait ce qu´il veut, sans gêne.
Dans cette hypothèse, pourquoi cacher ? Vu que c´est indifférent (on pourrait aussi dire "pourquoi révéler ?" -> peu importe)...
- avoir une valeur accessoire.
C´est l´hypothèse que tu développes. Effectivement, les effets d´une révélation peuvent ne pas être appropriés.
- avoir une valeur essentielle aux yeux de l´un ou l´autre.
Et, dans cette hypothèse (la seule où la question de la révélation prend un enjeu réel), ne rien dire, c´est doubler la trahison originelle d´un manque de respect à l´égard du partenaire.
L´essence même de l´amour que l´on porte à l´autre est remise en cause dans une telle hypothèse, vu que l´on porte atteinte aux valeurs essentielles auxquelles croit le partenaire.
C´est pour moi faire preuve de faiblesse que de tenter de masquer les coups de poignard dans le dos faits au partenaire...
tout a fait d ´accord mais sucer est -ce tromper?
Sucer quoi ?
"Car il est de nombreux domaines où l´inaction peut se révéler au moins égale en conséquences que l´action ("ne pas aider quelqu´un qui se noit", "laisser pourrir les choses", etc...).
L´inaction est une forme de choix qui, en tant que tel, produit des conséquences sur le réel."
==> Attention, extrapolation, encore ^^ ! L´omission de la vérité comme préconisation n´était valable encore une fois que dans le cadre du sujet qui nous intéresse : aveu ou pas.
"Dans cette hypothèse, pourquoi cacher ? Vu que c´est indifférent (on pourrait aussi dire "pourquoi révéler ?" -> peu importe)... "
Oui mais par contrat mineur je n´entendais pas de moindre importance en terme de valeur morale mais plutôt en terme de hiérarchie des systèmes de valeurs sociétaux. Il n´y a pas de loi du couple. La fidélité est un principe moral mineur car dicté par aucun écrit ni morale absolue. Du moins, dans la société occidentale laïque.
==> Dans l´hypothèse où la fidélité est accessoire, il n´y a pas de couple. C´est une blague de couple et là, au contraire, on peut révéler ou non, on s´en fiche, si d´un commun accord les deux parties du couple sont parfaitement indifférentes aux sentiments éprouvés par l´autre, pourvu que la dimension sexuelle demeure. Cette hypothèse de la fidélité accessoire n´est pas et n´a jamais été celle qui m´intéresse. Pas plus qu´elle ne t´intéresse.
Bon
.
==> C´est précisément dans la fidélité comme principe essentiel à la constance d´un couple qu´il faut éviter l´aveu de l´accident. Tu parles de valeurs : mais nous sommes bien là dans l´essentiel. Pour expliquer ce que je veux dire, je vais reprendre une idée de Shopenhauer sur le bonheur. Les gens qui sont dans la misère mais qui se disent heureux, ne peuvent pas être accusés par d´autres, mieux munis, d´être malheureux, à supposer que ces démunis n´aient pas connaissance de ce que les mieux munis ont en plus. Dans l´ignorance de ce qui est, il n´y a rien de trahi en soi. C´est une fois découvert que l´acte est jugé comme une trahison des valeurs. Le mal devient double : 1. douleur psychologique 2. sentiment profond de tromperie des valeurs. Il est là le mal, dans l´aveu. Si l´acte considéré comme faute est purement accidentel, est reconnu par l´auteur comme un acte à ne jamais répéter, parce qu´il sait que celle qu´il aime est celle qu´il lui faut, qu´il est le stupide, le criminel, le faux d´un soir qui s´est souillé avec de la marchandise bon marché, qui a oublié sous l´effet du désir ce qui était vraiment sa raison d´aimer, qui a oublié d´être lui-même, un homme digne de lui-même en somme, alors l´aveu doit d´abord et seulement être fait à soi-même. Voilà ce qui est assumer ses actes. Les intérioriser comme faute. Te repentir, te modifier, apprendre de ta responsabilité, et poursuivre, enrichi, renforcé, l´idylle qui te lie à celle à qui tu seras toujours lié, parce que tu l´aimes, qu´elle t´aime, et qu´elle fait confiance en ta confiance, celle que tu lui portes et celles que tu te portes à toi-même.