Pas "spiritualisme" mais "idéalisme".
La réponse bateau c´est de dire qu´il faut considérer l´homme comme un compromis entre matière et esprit.
Problème : l´esprit peut-il exister sans la matière ?
Cela revient à se demander si l´âme existe.
Conviction personnelle plutôt matérialiste : j´ai bien peur que la mort signifie l´arrêt de tous les organes vitaux, tout comme le cerveau, qui est l´organe le plus développé de l´univers. Dans sa nature, le cerveau a le même statut que la rate, le foie, le poumon, l´estomac, le coeur... Tous ces organes ont des fonctions différentes mais participent à la continuité d´une activité vitale. Le cerveau également. L´impasse que l´homme se crée est, je pense, qu´il a tendance à vouloir abstraire ce que son cerveau lui permet de concevoir. Mais c´est orgueil que de croire son esprit immuable et immortel. Car si même après la mort, l´esprit continuait d´être, cela signifierait qu´il a une valeur d´infini et qu´il était déjà présent avant la naissance de l´enfant car est infini ce qui n´a ni début ni fin et réciproquement tout ce qui commence nécessairement finit. Or, à la naissance, l´esprit de l´enfant est vierge, nouveau. Il faut le former. Il n´est pas déjà au maximum de ses possibilités, loin de là même. En conséquence, le cerveau, comme tout autre organe, se forme, à sa manière certes, mais se forme et, quand le temps est venu, cesse de fonctionner comme le coeur.
En d´autres termes, nous sommes des tas de viande pensants qui sont dépendants de leur viande pour penser. Lorsque la viande est cuite, la pensée, effet secondaire permis grâce à la nature de la viande appelée "cerveau", la pensée donc est également cuite, et disparaît.
Tragiquement.