Doute = état intermédiaire entre la croyance et le savoir qui implique la recherche d´une certitude empêchée par une hésitation face à la nécessité de faire un choix entre plusieurs solutions, paraissant toutes plus ou moins possibles / probables / vraisemblables.
Douter n´est pas un échec de la raison mais un exercice de la raison. Il faut savoir douter - comme le fait Descartes sur tout ce qui semble s´admettre pour vrai directement - pour mieux éclaircir ce qui est obscur, remettre en question ce que l´on croit "savoir" mais qui n´était que "croyance".
Il faut éviter un doute excessif, c´est-à-dire radical, celui des sceptiques, qui ne veulent trouver de certitude en rien, et qui restent toujours coincés entre deux feux.
Il faut, à un moment ou un autre, savoir trancher sur une question, ou adopter au moins la moins mauvaise des solutions qui s´offre à nous.
Le doute n´est donc pas un échec de la raison. C´est se réfugier dans l´opinion, l´opinion des autres, ou refuser de comprendre les choses, qui est un échec de la raison.
Il faut aussi s´interroger sur les aptitudes qu´on prête volontiers à la raison, comme si elle pouvait ne jamais être tenue en échec, pour peu qu´elle soit exercée. La raison est-elle surpuissante?
Dans quels cas peut-on dire que l´homme fait plus appel à sa sensibilité qu´à sa raison ? Son jugement ?