Je place ici un texte publié par moi-même sur un autre topic:
"Ce délire sur l'Etat est purement idéologique.L'Etat n'est pas une méchante entité autonome en opposition avec la société.L'Etat c'est l'ensemble des institutions électives et administratives.Un maire peut se dire "en conflit avec l'Etat", mais il appartient lui-même à l'Etat. L'Etat est l'instrument de dialogue et d'expression à travers la société.Alors oui, une classe d'oligarque peut se créer à travers l'Etat, et réduire les décisions collectives à des profits privés, mais ce n'est pas une fatalité: tu as ton bulletin de vote, tu ne peux t'en prendre qu'à toi si on te vole la démocratie.
Chaque individu appartient à une société, qui te donne des contraintes.Et oui, la vie est faite de contrainte, on ne fait pas toujours ce qu'on veut.Il y' a des lois.Ces lois, si tu les trouve injuste, tu peux tout à fait le faire savoir: fait de la politique.
Quand à l'idée qui voudrait qu'on cherche de plus en plus de libertés, c'est pour moi plein d'hypocrisie.
On donne aux gens des libertés abstraites (ben oui, t'es libre regarde: c'est écrit sur ce papier) afin de justifier le fait qu'ils puissent être privés de libertés réelles: regarde une prostituée, qui est obligée de se taper des vieux: on lui donne la liberté de se prostituer, et toute volonté de lutter contre la prostitution serait un horrible projet réactionnaire et liberticide, mais elle est privée de liberté réelle.En effet, elle n'a pas:
-liberté du choix dan ses relations
-liberté du choix dans ses activités diverses et ses achats, car elle n'a pas l'argent pour ça.
Bien sur, c'est un exemple, il y'a de prostituées qui ont totalement choisi leur métier, choix tout à fait respectable.Mais elle constituent mon humble avis une minorité.
Pareil pour le travailleur pauvre: du point de vue des libertés abstraites, il est totalement libre: il peut quitter son patron, il a choisi de travailler.Mais il a peu de libertés réelles: il ne peut pas quitter son travail, car il est tenu par ses besoins matériels, de plus, sa pauvreté le prive de libertés réelles comme la liberté de déplacement, de choix...
Si on dérégulait en plus le marché du travail, il aurait la "liberté" de travailler encore plus,poussé par sa condition matérielle.Mais cela réduirait son temps libre, et donc sa liberté réelle."