Expeditions: Samurai veut révolutionner le RPG tactique avec une aventure entièrement jouable en coop
Salut, on serait tenté de répondre "évidemment" à ce genre de question, c'est pourquoi je vais développer un peu.
Il existe trois "temps" différents tels que le passé, le présent, le futur. Intéressons nous à chacun des trois.
Le passé correspond au temps qui est passé, qui ne reviendra plus, il n'existe qu'à travers nos pensées, notre langage, notre culture.
Le futur, quant à lui, correspond au temps qui n'est pas encore passé. C'est l'instant qui suit immédiatement le présent. Par exemple, la lecture du dernier mot de cette phrase appartient pour le moment au futur.
Sur ces points, le passé étant fini, le futur n'existant pas encore ; on peut penser que seul le présent règne en maître.
Cependant, qu'est-ce que le présent ? A peine arrivé, déjà du passé. Le présent est sans cesse tiré en arrière par le passé et aplatit par le futur. De plus, il est si fugace qu'on ne saurait dire exactement à quoi il correspond. Le présent c'est le milliardième de milliardième de milliardième de seconde (soit un temps quasi-nulle? donc imperceptible) en ce moment, ou alors c'est un ensemble de laps de temps qui donne un temps plus important qui est égal au présent. On peut citer la photographie qui immortalise le présent mais qui à peine prise devient du passé.
On peut penser que le présent n'existe pas, mais dans ce cas, ni le passé, ni le futur et par conséquent ni le temps n'existerait, non ? A moins qu'à chaque instant nous vivions et le passé et le présent et le futur ![]()
Saint Augustin part des mêmes apories dans sa réflexion sur le temps.
Une ébauche de réponse a été lancée ici :
https://www.jeuxvideo.com/forums/1-68-152566-1-0-1-0-perception-du-temps.htm
A savoir que passé, présent et futur n'existent que dans la mesure où ils nous sont présents à l'esprit.
Selon certains physiciens et/ou mathématiciens, le temps n'existe pas. "Le temps est un effet de notre ignorance du détail" dixit Carlo Rovelli.
Si tu veux consulter des liens :
http://deanradin.blogspot.com/2011/08/symphony-of-time-2011-science-and.html
http://www.grahameb.com/realitycheck/?p=425
Le temps n'est qu'un mouvement, tout ces questions revienne à dire l'existence existe t elle ?
Passé et futur ne sont qu'illusion. Seul le présent existe. Mais on a tant de mal à l'appréhender car notre mental ne vit que par le passé et le futur. Si on se concentre intensément sur l'instant présent (ce qui est difficile car notre esprit nous en empêche), les pensées cessent. C'est d'ailleurs de là que découle une certaine paix; on est libre du mental.
Rien d'autre n'existe à part le flux continu du moment présent. C'est nous qui séparons ce flux dans notre esprit en différents moments. Si on était concentré réellement et toujours sur l'instant présent, tous nos problèmes disparaitraient, car ceux-ci appartiennent au mental, aux pensées et n'existent que dans notre tête. Dans le moment présent, il n'y a aucun problème. Si vous dîtes le contraire, c'est que votre mental (ou votre ego) est encore en action et que vous n'êtes pas assez concentré sur l'unique labs de temps qui permet d'appréhender la réalité telle qu'elle est : le moment présent.
On peut mener une analyse de la conscience du temps en dehors d'une perspective de sortie du temps et/ou d'expérience de l’éternité au coeur de l'instant de type bouddhiste ou chrétienne mystique.
Ton discours est tout à fait recevable Mvpack mais d'autres types d'approches sont possibles.
Et même en ce qui concerne le Salut, puisque c'est là ton approche. Par exemple l’inquiétude, qui est proprement une des souffrances liées à notre existence temporelle peut même être comprise dans une dimension positive comme ce qui nous indique que nous ne sommes pas faits pour la vie ici-bas mais pour un horizon plus lointain (c'est d'ailleurs la position d'Augustin, je ne détaille ici).
en ce qui me concerne rien ne me laisse penser qu'il existe un temps "à part entière". Pour mesurer le temps on ne fait que mesurer des phénomènes physiques très réguliers comme la longueur d'onde de certaines ondes électromagnétique comme la lumière émise par des atomes après avoir été excités. Il n'ya qu'interaction matière-matière et le temps n'est qu'une codification humaine qui permet de rendre compte de cela de façon stable et intuitivement.
On peut voir la chose de la manière suivante, pourquoi n'existerait-il pas qu'un seul temps ?
Le présent. Passé étant un présent accomplit, futur un présent en attente, ainsi tout n'as été que présent et ne sera toujours qu'un présent achevé ou en bonne voie pour le devenir.
Ainsi Futur et passé ne sont que le présent, après le temps est surtout une unité de mesure pour savoir la durée d'accomplissement de quelque chose. C'est plutôt fonctionnel mais ça soulève d'autre problème.
Qu'il soit mesuré ou pas il existe une durée à chaque chose, le temps est l'unité qui la mesure comme un mètre mesurerait une distance.
Mais qu'est-ce que la durée, wombhap ? C'est ce qui mesure la distance qu'on parcourt entre un point donné chronologiquement et un autre point. En clair, on parcourt 24h entre notre réveil le matin et un autre fixé à la même heure. La durée qu'on aperçoit sur nos montres, ce n'est rien d'autre que de l'espace, comme le critiquait Henri Bergson. Si on considère le temps comme la durée, hé bien, on ne sait toujours pas ce que c'est que le temps.
<=> : équivaut à.
temps (= en fait, la durée) = vitesse / distance.
Or qu'est-ce que la vitesse ?
vitesse = temps x distance
<=> vitesse = (vitesse/distance) x distance
<=> [réduction de la distance] vitesse = vitesse.
En clair, on ne définit pas grand chose.
Le temps n'est pas la durée, autre chose est le temps. La science qui ne considère que la durée calcule le temps en fonction de la vitesse qui est du mouvement. Or le temps n'est peut-être pas que mouvement. Quand nous ne faisons rien, nous savons intimement que le temps passe en nous et que nous changeons en tout instant.
Cela, c'était pour la durée.
À présent, tentons d'analyser le temps pris subjectivement, qu'on nomme temporalité.
Il y a un problème dans ce que tu dis, Mvpack. Ce que tu considères comme l'instant présent est en fait une représentation du présent, c'est-à-dire n'est plus présent mais déjà reprise, une reconstitution de tes données sensorielles passées rendues intelligibles par le fonctionnement de ton cerveau. C'est bien le problème de la conscience qui se pose là. Il n'y a de conscience que par représentation. C'est parce que je me représente quelque chose que je suis porté à sa connaissance (quelque chose est là). Mais du même coup, toute prise de conscience ne peut être que représentation. Dans de telles conditions, la conscience n'a pas accès au temps en tant que tel, qui n'est que présent, mais à une représentation de présent. C'est la différence entre la temporalité, qui est la représentation du temps en passé, présent et futur et le temps conçu comme pur présent continu mais qu'on ne peut vivre de par notre conscience (de plus, on conçoit le temps comme pur présent que par déduction de notre condition d'être pourvu de conscience, peut-être le temps est encore autre chose que cette conception du pur présent).
Personnellement je pense que le passé existe autant que le futur, qui existe autant que le présent. Le présent a simplement de particulier qu'il est "maintenant", mais quelqu'un du temps passé devrait mériter autant de considération que quelqu'un du présent ou du futur.
Ceci pour l'idée que, si on inventait une machine à voyager dans le temps, je pense qu'une personne morte dans le passé, tuée par quelqu'un, mérite autant de vivre que quelqu'un dont on pourrait éviter la mort de nos jours, ou loin dans le futur.
Catsoldier, il me semble que Bergson dit au contraire que toute mesure faite sur ce qu'on appelle le temps ne porte jamais sur la durée en tant que durée.
Dans son vocabulaire, la durée désigne justement la façon dont la conscience se rapporte au temps et qui est irréductible à une ligne ou à un ensemble de points sur une ligne.
Effectivement, je traité du "temps spatialisé" de la science - pour reprendre sa terminologie - comparé à la durée vraie qui est continuité.
ltmeeu
Sauf que le passé et le futur sont le présent. Le passé était le présent et le futur sera notre présent, qu'importe que tu retournes dans le passé, ce sera le présent que tu vivras. Y a pas un moment qu'on ne vit pas dans le présent. Le reste n'est que visualisation de notre esprit.
Catsoldier
Le temps existe, car dans ce monde tout à une fin ,tel était-il fait meme pour les choses les plus abstraites.
Un homme àune durée, une idée à une durée, la mode à une durée; de vie ou d'existence.
Le temps est tout simplement la matérialisation de l'homme de la durée qui à été observé. C'est tout.
Donc le temps est pour moi une notion qui n'est pas introduite par l'homme puisque, regarde l'homme, tout est soumis à un temps d’existence délimité.
Cela vaut pour les phénomènes internes et externes, comme un sentiment ou meme la vie.
Les fonctions théorique, physique relative au temps ne sont que des illusion thérique.
Je m'explique, la définition de certain phénomene physique en théorie sont impossible, ou on défini le probleme de tel maniere qu'il ne pourrait etre, or il est.
Donc je me méfie des explication physiques.
Exemple: si on divise la distance par deux systématiquement, entre le bout d'une fleche et la cible, il n'y jamais 0 représentant le point d'impact.
Ainsi la flèche n'attendrai jamais ça cible ? Elle l'attendra, c'est sûr seulement la théorie se trompe pour ça... En ce qui est du temps il y a bien des incohérence mais la notion de temps est inné à l'homme qui la traduit en durée, soit le lapse de temps qu'il faut pour éxécuter une tache ou définir celui qu'elle va prendre.
Holà... Je n'ai pas dit que le temps n'existait pas. Je démontrai seulement que le temps conçu par la science en fait que de l'espace et que le temps perçu par notre conscience est une représentation (au premier sens du terme : reprise de ce qui se présente). Autre chose est le temps.
"Sauf que le passé et le futur sont le présent. Le passé était le présent et le futur sera notre présent, qu'importe que tu retournes dans le passé, ce sera le présent que tu vivras. Y a pas un moment qu'on ne vit pas dans le présent. Le reste n'est que visualisation de notre esprit. "
Disons que ce sont juste des mots pour situer les choses, moi si je vais dans le passé, c'est peut-être alors mon présent puisque je ne peux plus modifier les choses que dans le temps où je serai, mais ça restera le passé par rapport à l'époque d'où je viens.
Puis c'est tellement classe de voyager dans le temps et de dire qu'on est dans le passé et tout. ![]()
"Or qu'est-ce que la vitesse ?
vitesse = temps x distance
<=> vitesse = (vitesse/distance) x distance
<=> [réduction de la distance] vitesse = vitesse. "
Ouais, mais là déjà c'est faux, vitesse = distance / temps, et deuxièmement, la première équivalence est fausse. Tiens, la seconde aussi d'ailleurs.
La philo c'est comme les math, faut vraiment de la logique. Là, ça ressemble à un raisonnement, mais s'en n'est pas un.
Enfin, pour une "réduction de la distance", on utilise un petit delta en physique, pour exprimer ici un déplacement élémentaire (= tout mini-micro-minuscule), et ça se calcule par la dérivée, ce qui te donne la vitesse instantanée.
Et pas la vitesse moyenne (qui, elle, est égale à vitesse = distance / temps).
(*) et ça se calcule par la dérivée, ce qui te donne l'accélération instantanée. Et tu réintègre sur un minuscule intervalle pour avoir ta vitesse instantanée.
Why tout ça ? v(t_i) = (dx/dxt)|(t_i), et c'est tout.
Avec (dx/dt)|(t_i) = lim (x(t)-x(t_i))/(t -t_i) , t -> t_i
Mais bon, ça ne définit pas l'existence du temps pour autant, tous ces trucs... Ça montre juste que c'est un paramètre passe-partout en physique.
Arf, c'est de ma faute, je me suis trompé et j'ai mal noté les équations. Il n'en reste pas moins que le raisonnement de Bergson reste bon. Le temps conçu par la science (qui est un trajet, c'est-à-dire le parcours d'un point à un autre) est un rapport de la distance parcouru à la vitesse. En cela, il découpe entre un point donné chronologiquement et un autre la succession des évènements en les juxtaposant, c'est-à-dire en positionnant mentalement l'ordre des évènements l'un à côté de l'autre (ce qui est déjà un spatialisation, une projection dans l'espace), tandis que dans le temps de l'expérience consciente, les choses se présentent moins distinctement.
Ce que je voulais montrer, c'était que cette équation ne définit pas profondément le temps, elle détermine seulement (mais c'est déjà bien, je le conviens) une relation du temps avec d'autres paramètres. Cette conception du temps fonctionne, et c'est pour cela qu'elle a un aspect pratique. Heureusement encore qu'on puisse fixer et anticiper des évènements à venir tels que la cuisson d'un œuf ou un rendez-vous.
La philosophie ne définit pas plus le temps que la science. Il n'y a d'éminence au le sujet du temps. Si la science a la pratique de son côté, la philo a la critique et explore une autre expérience du temps, plus subjective.