Il semble que depuis quelques dizaines d'années, certains scientifiques proches de la doctrine transhumaniste envisagent d'améliorer la condition physique et mentale de l'Homme grâce aux progrès technologiques fulgurants.
Ainsi, la discipline de la biotechnologie s'est fortement développée depuis les années 80 et grâce aux recherches poussées, il est opportun de dire que dans un futur proche, il sera possible de lutter contre le handicap, la souffrance, la maladie, le vieillissement ou même la mort.
Cependant, des questions d'ordre éthico-morale se soulèvent : si l'Homme peut modifier sa nature et ainsi contrôler sa propre évolution, est-il juste de parler de "post-humanité", ou bien le fait que l'Homme sera en mesure de combattre sa propre nature fait-il parti de sa propre évolution ? Les conséquences seraient-elles si néfastes ? Préfèreriez-vous jouir d'une condition existentielle améliorée ou bien vous complaire dans ce que la Nature vous a donné ?
Pour ma part, je suis pour une maîtrise et un encadrement étroit des biotechnologies, mais la perspective d'une amélioration de la condition humaine me ravie.
L'Histoire est faite de souffrances, annihiler cette dernière serait un bond gigantesque pour nous.
Je me demande s'il est si évolué que ça de vouloir annuler la violence (et donc la souffrance) par d'autres procédés que la philosophie, que l'abstrait. Je me dis que le plus évolué que nous puissions humainement faire serait de traiter les maux humains par la réflexion, le bon sens, la raison.
Se servir de la science comme la biotechnologie n'est pas, ç mes yeux, une bonne idée. C'est contre nature et rien à voir avec la morale, je dis que ce n'est pas le plus évolué.
C'est tricher avec notre évolution.
De plus, laisses-tu les enfants, les nouveaux nés, dans leur état naturel ou bidouilles-tu déjà leur cerveau pour leur apporter, contre leur volonté, cet état de conscience si paradisiaque qu'est "le transhumanisme" ?
Je trouve que l'exemple des enfants est bon pour te faire comprendre qu'ils évoluent violemment, ils apprennent naturellement, en passant par leurs pulsions violentes pour tenter ensuite d'intégrer des notions de morales, de civilité, et qu'ils comprennent que la violence = la souffrance.
Il faut maitriser nos violences pour ne plus en souffrir.
Enfin, mon avis peut toujours changer.
Le truc est qu'il existe des délits et des crimes. Tout le monde n'intègre pas une totale civilité.
Bien que l'humanité soit capable de piger son évolution naturelle tout comme toi arrive à l'idée de trans-humanisme en acceptant cette réalité que la vie est une souffrance.
= la philo ![]()
Le transhumanisme considère la souffrance moral et physique comme inutile, je comprends que ça puisse choquer les "naturalistes".
ça ne me dérange pas de vivre dans un monde où une part des humains se sentent heureux en annihilant leur 'nature', la violence, la souffrance; tant que cette part de l'humanité laisse les 'humanistes' tenter de ne faire qu'un avec la nature sauvage.
En somme,
qu'aucun des deux clans ne se sentent supérieur à l'autre, et donc qu'ils coexistent.
Oui, il y aura le choix laissé aux personnes normalement, surtout en ce qui concerne le processus de vieillesse et la mort ![]()
Etrange que mon topic n'aie pas plus de succès, la bioéthique est pourtant un sujet pas si récent et loin d'être inintéressant ![]()
Se pose une question : qu'est ce que l'évolution de l'humanité ?
L'évolution au travers de la technologie est-elle plus ou moins noble que l'évolution au travers de mutations aléatoires dans le génome ?
Il s'agit bien de psot-humanité car que l'évolution provienne des conditions aléatoires ou d'améliorations technologiques, il s'agit d'évolution.
Ensuite que l'évolution soit encadrée ou non peu importe (du point de vue évolutif amoral) car l'évolution naturelle n'est elle de toute façon pas encadrée.
Parallèlement il serait naïf d'attendre une destruction de la souffrance, violence ou autre.
La nature EST souffrance, violence et tout le toutim, les supprimer reviendrait à renier la nature et notre capacité évolutive.
Car oui l'évolution est portée par une lutte permanente contre les conditions naturelles, et donc est un produit direct de la violence, la souffrance, et autre.
Or une espèce ayant atteint l'appogée de son évolution est vouée à la mort car n'aynt plus aucun avenir, de là cette suppression reviendrait à éliminer l'humanité en quelques générations.
"Or une espèce ayant atteint l'appogée de son évolution est vouée à la mort car n'aynt plus aucun avenir, de là cette suppression reviendrait à éliminer l'humanité en quelques générations."
Etaye s'il te plaît, car il m'apparaît ici que tu parles plus avec tes sentiments personnels (affirmations non justifiées) ![]()
La vie est mouvement.
Prenons une espèce ayant terminé son évolution, qu'a-t-elle devant elle ?
Elle ne peut évoluer sur le plan physique (violence/souffrance vis-à-vis de l'environnement) et est donc sensible mortellement à tous les dangers restant à leur corps.
Elle ne peut évoluer sur le plan mental (violence/souffrance vis-à-vis par exemple d'un manque) et ne peut donc chercher à se développer mentalement puisque ne possédant aucun manque à combler.
De plus sans manque, pas de désir et sans désir pas de procréation et donc de génération future.
De là l'espèce disparait en quelques génération, le temps d'appliquer efficacement l'absence de souffrance.
Déjà une espèce "parfaite" serait assez intelligente pour se reproduire sans avoir à en sentir le désir, donc il est un peu rapide ton lien "sans désir pas de procréation".
De toutes façons il est vain de vouloir tenter d'imaginer ce que ferait une espèce encore plus mentalement évoluée que nous, on ne peut pas savoir.
Déjà qu'on n'arrive même pas à comprendre les génies de notre propre race.
De plus pour moi la conscience est quelque chose qui est venu se "greffer" sur l'être vivant, preuve en est que pas tous n'en ont, donc même si l'être vivant atteindait son but de la perfection, rien ne dit que l'esprit ne trouverait pas de lui-même une autre occupation. De la même manière que nous accomplissons nos désirs primaires et créons artificiellement des désirs secondaires ou tertiaires comme l'art, je vois pas ce qui nous empêche de continuer là où notre "coté animal" se termine.
L'espèce peut être évolué à 100%, il reste encore des civilisations à bâtir.
L'accumulation du savoir. C'est une autre forme d'évolution.
En quoi se reproduire ferait partie de la "perfection".
Ensuite la création de désirs secondaires montre une chose, plus nous "évoluons" plus nous créons de la souffrance, le manque généré par la non satisfaction de ces désirs artificiels.
Et s'il reste à bâtir, c'est qu'il y a encore une évolution possible : bâtir ce qui n'est pas encore bâti. Donc que l'évolution n'est pas terminée. Tu le dis toi même c'est aussi une forme d'évolution.
La perfection est impossible. Quand bien même la science permettrait de supprimer la souffrance, la mortalité de l'homme, ce dernier trouverait toujours d'autres "occupations" et s'accomplirait dans l'art par exemple. Une fois les défauts physiques annihilés, la place pour la réflexion physique n'en sera que plus grande : la philosophie pourrait en ressortir grandie...
J'approuve assez les propos de forza_pirlo.
Aussi, dans cette post-humanité fantasmée par les transhumanistes, le but en plus du bonheur virtuelle (cyber-voyages) et réel serait la conquête de l'espace, trouvez d'autres formes de vie, manipulez les plus primaires, étudier et communiquez avec les plus évoluées et plus généralement faire d'immenses progrès dans la compréhension de l'univers.
Oups, désolé pour les fautes (on mettra ça sur le compte du repas arrosé) ![]()
Que penser de l'immortalité ?
Elle serait rendu possible avec le futur uploading d'esprit dans un support informatique et le downloading dans un nouveau corps.
Le corps n'est qu'une machine biologique.
Si le download d'un être est possible, l'upload est alors facultatif.
"Le corps n'est qu'une machine biologique"
-> Pétition de principe.
On pourra peut-être "imprimer" la mémoire d'un individu sur un support vierge.