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Qu'est ce que le Temps ?

Conjonction
Conjonction
Niveau 14
17 août 2008 à 02:26:44

Ce qu'est le temps? C'est extremement simple. Ce n'est absolument rien. Le temps n'existe pas ce n'est qu'une invention de l'homme.

Le fait que les choses changent à une certaine vitesse oui, c'est ça le temps la mesure de ce que les chosent prennent en durée. Ce n'est rien de plus qu'une mesure créée par l'homme.
Le fait de se demander ce qu'est le temps, si c'est se demander s'il peut être modifié, non cela n'est pas possible. On ne peut pas revenir en arrière car il existe un nombre imaginable incalculable de comment cela pourrait se produire.
Aller en arrière pour changer le présent?? mais comment. On changerait le présent donc nous-mêmes. On pourrait donc finalement de pas pouvoir retourner en arrière puis ne plus exister? Tout cela n'a aucun sens.

En revanche se poste la question sur l'existence de dimensions temporelles. C'est ce qu'il se produirait si on revenait dans le passé en voyant un double de soi. Dans ce cas nous ne ferions qu'aller dans un endroit ou tout est exactement comme cela l'était dans le passé, mais qu'alors c'est un endroit différent. Dans ce cas nous aurions modifié l'espace, mais pas le temps.

En ce qui concerne l'accélération ou le ralentissement, je ne pense pas que le temps puissent etre modifié, mais plutôt tout simplement les molécules se modifier plus rapidement que la normale.

Voilà tout ce que je pense sur le temps.
Après un avis ne reste toujours qu'un avis.

Davaroi
Davaroi
Niveau 9
17 août 2008 à 11:14:33

"Le fait que les choses changent à une certaine vitesse oui"
C'est au niveau conscient, ça.

"Aller en arrière pour changer le présent??"
Hors-mis au niveau conscient, qu'est-ce que l'arrière, l'avant?

"Dans ce cas nous aurions modifié l'espace, mais pas le temps."
Exat.

"En ce qui concerne l'accélération ou le ralentissement, je ne pense pas que le temps puissent etre modifié, mais plutôt tout simplement les molécules se modifier plus rapidement que la normale."
Dans cette théorie, à chaque lien de causalité serait donc attribué une variable "durée" pour bien orienter le preocessus?

Conjonction
Conjonction
Niveau 14
17 août 2008 à 22:46:56

["Le fait que les choses changent à une certaine vitesse oui"
C'est au niveau conscient, ça.]
Justement si j'ai dit ça c'est bien parce que le temps n'existe pas vraiment dans le sens où l'on ne peut le modifier. Il ira toujours dans le même sens à la même vitesse.

["Aller en arrière pour changer le présent??"
Hors-mis au niveau conscient, qu'est-ce que l'arrière, l'avant?]
Tu n'a pas bien compris ma reflexion. Justement j'ai parlé d'avant et d'arrière en emetant des hypothèse sans queue ni tête pour démontrer qui'il serait impossible de voyager dans le temps puisque l'expression elle-même n'a aucun sens.

["En ce qui concerne l'accélération ou le ralentissement, je ne pense pas que le temps puissent etre modifié, mais plutôt tout simplement les molécules se modifier plus rapidement que la normale."
Dans cette théorie, à chaque lien de causalité serait donc attribué une variable "durée" pour bien orienter le preocessus?]
Là j'avouerai que je ne suis pas sûr de bien avoir compris ta réponse.
Si j'ai bien compris je crois que tu voulais dire qu'alors chaque personne ou objet le temps serait perçu différemment.
En tout cas c'est à peu près ce que je voulais dire.

Conjonction
Conjonction
Niveau 14
17 août 2008 à 23:55:31

mais alors j'y pense. Une grande question réouvrant le débat. Une question que l'on ne peut nier malgré tout ce qui a été dit précédemment.

Qu'est-ce que les rêves prémonitoires?
La plupart des gens ont en déjà fait au moins un dans leur vie.

Peut-être simplement le subconscient qui calcule ce qui se produira dans l'avenir. peut-être un hasard, une coincidence obstinément répétée?

vraiment grande question, qui cependant ne touche pas au fait qu'il n'existe pas de passé.

Davaroi
Davaroi
Niveau 9
18 août 2008 à 12:14:41

"Peut-être simplement le subconscient qui calcule ce qui se produira dans l'avenir."
S'il a suffisamment de données, on peut l'associer à un calcul approximatif, surtout s'il ne marche pas à tout les coups.

En parallèle, si l'on se base sur les faits, il est probable que le phénomène de la télépathie existe. Si tu rêves de quelque chose qui va se produire sur quelqu'un d'autre, peut-être s'agit-il de ce phénomène. Si tu vois fréquemment un avenir plus ou moins lointain avec précision, ben, soit tu es TRES chanceux, soit tu a reçu une révélation divine, extraterrestre...

Mais bon, parmis tous les rêves rationnels de la planête, il est normal que certains correspondent à l'avenir. De même, il est normal que certains individus aient plus de rêves qui correspondent et d'autre moins (les écarts-types). Est-ce un phénomène bien réel? N'ayant pas les statistiques, je ne peux pas te répondre. Vous avez des témoignages?

Conjonction
Conjonction
Niveau 14
18 août 2008 à 14:59:16

eh bien j'ai entendu un jour que rares sont les personnes n'en ayant pas fait un dans leur vie.
sinon j'ai quelques témoignages comme un ami qui m'avait dit qu'il avait rêvé partir en classe verte en avion à un endroit précis et 3 semaines plus tard il partait en avion et au bon endroit, dans ce cas cela peut être un phénomène de télépathie ou même une conversation qu'il aurait entendu mais que seul son subsonscient aurait retenu.
Moi par contre une fois j'ai rêvé que l'ascenseur de mon ami allait avoir un petit problème, qu'il allait avoir un écart entre l'ascenseur et le sol, d'environ une dixaine de centimètres, ce qui n'était jamais arrivé, et le lendemin l'ascenseur a eu ce problème.

Après il peut avoir une explication, ou non, c'est difficile à dire. Toutefois s'il fallait admetre qu'on pourrait voir un petit passage de l'avenir, il me paraitrait impossible de voir l'avenir précisément et très loin, puisque cela voudrait dire que le temps existe, ce que je ne crois pas. Il n'y a pas d'avenir dans le fait que c'est nous qui le construisont en ce moment et tout le temps. En tout cas ce qui est sûr, c'est que les rêves prémonitoires, comme beaoucoup de choses, resteront longtemps des mystères pour nous pauvres humains.

frodark
frodark
Niveau 6
19 août 2008 à 00:50:37

Peut-être que l'esprit humain à la faculté de se projeter légérement dans l'avenir !! Qui sait?

the_scream26
the_scream26
Niveau 4
19 août 2008 à 22:08:24

"Peut-être que l'esprit humain à la faculté de se projeter légérement dans l'avenir"

Complètement absurde... Selon moi. Je crois que ce que dis Conjonction sur le fait d'entendre inconsciemment une conversation parait le plus plossible.
Et puis il reste la coïncidence aussi...

scre'Z'am

Keldorn1
Keldorn1
Niveau 10
21 août 2008 à 21:44:53

"# raloufo Voir le profil de raloufo

  1. Posté le 21 juin 2008 à 23:31:13 Avertir un modérateur

#

sofea tu admet toi même qu'au sens absolu la granularité du temps ne permet pas une fonction continu du temps mais peut s'en approcher avec ton exemple de "l'escalier", car une fonction continue réelle a une infinité de variable sur nimporte quel intervalle, or la granularité suppose un réel minimal et insécable G, où G est quand même plus grand qu'une infinité d'autres réels moins grand, même en prenant la valeur absolu. De fait qu'un interval de temps contiendrait alors un nombre fini d'instants, bien que ce nombre pourrait être tellement grand qu'il s'approcherait de l'infini. 0 est alors le réel minimal, mais il ne permet pas le changement car il est rien donc une granularité du temps est supérieur à 0 unités de temps au sens absolu. Mais une granularité semble nécessaire pour une variation. Peut être que cette granularité du temps est le réel le plus proche de 0, mais on ne peut pas connaitre ce réel car il existe des réels avec une infinité de "0 après la virgule".

Logiquement on peut admettre que le temps est "éternel", il n'a pas de début ni de fin. Par exemple la matière est soumise à plusieurs forces comme la gravitation universelle. Tant qu'il y a de la matière, elle est soumise à la gravité de telle sorte que cette force entraine toujours un mouvement de matière, même négligeable, donc une variation dans l'espace, donc du temps. Tant qu'il y a de l'énergie, si elle se déplace dans l'espace, alors il y a du temps. Si tout est immobil c'est qu'il n'y a pas de chaleur pour faire augmenter la température, or chaque forme énergie peut être transformer en chaleur, donc le zéro absolu ne peut donc pas être atteint tant qu'il y a de l'énergie, le temps figé dans un instant éternelle ne peut pas être atteint. Même si c'était le cas, ce serait alors un instant fixe du temps, donc également du temps. Donc tant qu'il y a de la matière ou de l'énergie, étendu dans l'espace, il y a du temps.

Le temps infini peut rendre le déterminisme paradoxal. Chaque chose à un instant t2 est l'effet d'une cause de l'instant précédent t1 par le lien de causalité. Une chose A à t1 devient A' à t2. A et A' sont nécessaire, s'il n'y a pas A', il n'y a pas A.
En effet une chose est défini par elle même, mais aussi par rapport aux autres. A est la chose à t1 qui est A à t1 et devient A' à t2, sinon ce n'est pas A. Par exemple la planète Terre est ainsi car il y a le soleil, s'il n'y avait pas le soleil, la Terre serait autrement, donc pas la même Terre. Il en va de même pour chaque particules élémentaires. Deux particules élémentaires peuvent être identique mais elles ne sont pas exactement la même chose, elles ont une position différente dans l'espace et ne sont donc pas soumise exactement aux même forces. On peut comparer chaque chose par sa masse, son énergie (potentielle), sa dimension ect...
De même une partie d'un tout est différent du tout.

A cause du temps, les choses évolues, ce qui complique la définition d'une chose et donc sa détermination.
Par extension, une chose B existe à plusieurs instants, B est le tout de A et A' qui sont deux parties de B, B existe à l'instant t1 et t2, B a une durée dans le temps. En fait lorsqu'on dit qu'une chose dure dans le temps, c'est qu'on définit cette chose sur une durée, un intervalle de temps. Par exemple une chose X de l'instant t0(an) à l'instant t50(ans), X est l'ensemble des choses à chaque instants de son existence. X est donc un tout, composées de parties, la chose n'est jamais exactement la même à 2 instants différents.

L'esprit complique encore plus la définition d'une chose, on peut additionner infiniment des parties pour former un tout qui peut être additonné pour former un autre tout, on peut faire une infinités de recombinaisons entre les choses ou chque nouvelle combinaison peut denouveau servir à une autre combinaison ect... d'où une infinité de choses spirituelles.

Ainsi toutes les choses sont liées dans l'espace et le temps, chaque choses est définie et déterminé par rapports aux autres. Une chose qui se passera dans le futur devait nécessairement se passer, car les choses sont liées dans le temps par le lien de causalité, mais ausi par le fait qu'une chose est défini par rapports aux autres choses.
Mais l'infini rend paradoxal la définition d'une chose, car s'il y a une infinité d'instants, il y aura toujours des instants en plus, donc des choses en plus, et donc qui modifient la définition des choses du passé."

--> Si je ne m'abuse, tu fais référence au paradoxe de la flèche de Zénon. J'ai eu le temps d'en discuter avec un ami professeur de mathématiques.

D'après lui, cette conception granulométrique du temps peut être dépassé : l'analyse mathématiques nous permet de comprendre l'évolution d'un système comme un continuum d'état espacé d'un intervalle temporelle dt infiniment petit.
En ça réside la puissance de cette approche, une fusion entre Héraclite et Parménide, c-a-d continuer à considérer un système comme une suite d'état (plus aisé à décrire conceptuellement) mais ne plus faire de frontière entre chaque état puisque la transformation d'état en état est un continuum d'intervalle infiniment petit.
Le paradoxe de Zénon n'a plus de sens dans ce nouvel espace conceptuel.

Keldorn1
Keldorn1
Niveau 10
21 août 2008 à 21:56:28

" S'il y a une granularité du temps, c'est qu'il y a donc un réel x qui tend vers 0 noté G qui sépare deux instants successifs tel que G=x s (secondes).
Mais alors le temps ne serait pas une grandeur continue et ne pourrait pas être représenter par la fonction continue réelle f(x)=t
Ce qui pourrait remettre en cause la relation v=d/t où l'espace ne serait aussi peut être pas continu ainsi que l'étude de systèmes en fonction du temps puisque G est indivisible.
Un objet à l'instant t1 serait alors «téléporté» à l'instant t2. Une seconde ne serait alors qu'un multiple de G.
Le temps pourrait alors être représenté sous la forme d'une suite telle que : u(n)=nG "

--> Mise à part Leibniz tu es l'un des rares à remettre en question Spinoza en ce qui concerne l'emploi de l'espace.

Pour ce qui est de la téléportation, je ne te suis pas. Autant dire qu'il y a une face intérieure et supérieure d'un phénomène ou inventer d'autres dimensions (c'est une blague enfin faut voir en matière de blague carambar les physiciens et les matheux sont les premiers à en rire, pourquoi ne pas changer de résolution si l'écran n'affiche pas la continuité ou la discontinuité de manière uniforme à toute observation ? ).

Keldorn1
Keldorn1
Niveau 10
25 août 2008 à 15:32:00

Je te remercie infiniment, Raloufo. Je me suis éclairci seul.

Une fonction continue n'est rien d'autre qu'une infinité de points, alors que la suite représente un objet mathématique ou il existe un intervalle unsécable. Mais si je définis la suite avec un intervalle entre chaque élément de celle-ci tendant vers l'infiniment petit, alors c'est une fonction continue.
Ainsi, avec le concept de variation infinitésimale, la variation est continue ; considérons la définition d'une dérivée : c'est clairement explicite.
lim(h tend vers 0) = (f(x+h) - f(x))/f(x) donc je m'intéresse à la variation d'un état statique à un autre, mais infiniment proche.

Ce concept nous permet de décrire un système comme une chose caractérisable (donc fixable, sans mouvement) mais évoluant dans un continuum. Et si ces concepts ont été développés, c'est justement pour s'affranchir de cette dichotomie d'esprit. Toutes les grandes avancés en physique découlent de cet artifice, de Newton à Planck.

Il n'est pas certainement pas sot de s'intéresser à cette suite logistique qui est intéressante à défaut d'être une solution en l'état ; "Il n'y a rien de paradoxal".

Rassurez-vous, ma pensée est d'une simplicité ahurissante : elle vise simplement à expliquer que l'opposition entre une vision parménidienne du temps et une vision héraclidienne du temps est dépassé depuis l'avénement du calcul infinitésimal.
Le concept de granulométrie du temps qui donne de la substance au paradoxe de Zénon est lié à une représentation du temps parménidienne où celui-ci aurait une identité discrète. Je pense que le calcul infinitésimal a permis une fusion de deux conceptions opposées (Parménide-Héraclite).

Keldorn1
Keldorn1
Niveau 10
25 août 2008 à 15:49:58

Gasp.

Non, Sofea, je ne te laisserai pas ce plaisir appâtant.

"lim(h tend vers 0) = (f(x+h) - f(x))/f(x) donc je m'intéresse à la variation d'un état statique à un autre, mais infiniment proche."

--> Veuillez m'absoudre pour l'énormité outrageuse que j'ai publié par inadvertance. C'est bien entendu h au dénominateur et non pas f(x).

Keldorn1
Keldorn1
Niveau 10
25 août 2008 à 20:41:50

Finalement, je me demande si l'analyse infinitésimale et les dérivées résolvent vraiment le paradoxe de la flèche de Zénon, puisque la dérivation (par rapport au temps) présuppose que le temps est continu alors que le paradoxe présuppose un temps granuleux (i.e. composé d'instants indivisibles).

J'attends une réponse de Flying, Raloufo ou Sofea.

Davaroi
Davaroi
Niveau 9
25 août 2008 à 20:43:38

https://www.jeuxvideo.com/forums/1-68-110646-8-0-1-0-0.htm#message_114128
"Logiquement on peut admettre que le temps est "éternel", il n'a pas de début ni de fin."
Lo-gi-que-ment? Bigre. Dire que j'ai zappé ce sophisme. :malade:

"Pour ce qui est de la téléportation, je ne te suis pas."
Principe de non-localité, monnaie courante en physique quantique. je pense que ce qu'il veut dire, c'est que si le temps est graduel et que l'on conserve le principe de la position et celui de l'objet, tout déplacement d'un intervalle de temps à un autre est semblable à une téléportation dans l'espace.

"Je te remercie infiniment, Raloufo. Je me suis éclairci seul."
Quatre jours plus tard... Bon, tant pis, je laisse ma deuxième réaction de ce post. Je réponds au fur et à mesure.

"lim(h tend vers 0) = (f(x+h) - f(x))/f(x) donc je m'intéresse à la variation d'un état statique à un autre, mais infiniment proche."
Mais... pourquoi tu divises par f(x)? f '(x) = lim(h tend vers 0) (f(x+h) - f(x))/h
Le "=" au milieu de ton expression ne veut rien dire. Qu'est-ce que tu calcules?

Au fait, tu rentres en terminale?

Keldorn1
Keldorn1
Niveau 10
26 août 2008 à 11:25:37

Dit-moi qu'il s'agit d'une galéjade.

Major_T
Major_T
Niveau 10
26 août 2008 à 13:39:03

Peuchère !

Keldorn1
Keldorn1
Niveau 10
26 août 2008 à 14:19:10

Sur la formule "Le temps existe" :

1/ Le problème philosophique classique contenu dans cette formule est le statut de la réalité du temps. S'il existe, il ne semble pas être une chose comme les autres choses (tables, hommes, etc ...). En effet, il semble envelopper toute chose, comme un universel ; mais les universaux sont, pour certains médiévaux, des attributs réels des choses (bonum, verum, etc...). La "réalité" du temps peut-elle être pensée comme celle d'un universel ?

Sur ce point, Kant produit un contre-argument en distinguant "réalité absolue" et "réalité empirique" :

« Contre cette théorie qui attribue au temps une réalité empirique, mais qui en combat la réalité absolue et transcendantale, j'ai rencontré de la part d'hommes perspicaces une objection si unanime que j'en conclus qu'elle doit se rpésenter naturellement à l'esprit de tout lecteur qui n'est pas habitué à ces considérations. Elle se formule ainsi. Il y a des changements réels (c'est ce que prouve la succession de nos propres représentations, quand même on voudrait nier les phénomènes extérieurs ainsi que leurs changements). Or, des changements ne sont possibles que dans le temps, le temps est donc quelque chose de réel. La réponse n'offre aucune difficulté. J'accorde l'argument tout entier. Le temps est, sans doute, quelque chose de réel, à savoir, la forme réelle de l'intuition intérieure. Il a donc une réalité subjective par rapport à l'expérience interne, c'est-à-dire que j'ai réellement la représentation du temps et de mes déterminations en lui. Il faut donc le considérer réllement non pas comme objet, mais comme un mode de représentation de moi-même en tant qu'objet. Mais si je pouvais m'intuitionner moi-même ou si un autre être pouvait m'intuitionner, sans cette condition de la sensibilité, ces mêmes déterminations que nous nous représentons comme des changements, nous donneraient une connaissance dans laquelle on ne trouverait plus la représentation du temps, ni, par suite, celle de changement. La réalité empirique du temps demeure donc comme condition de toutes nos exprériences. Seule, la réalité absolue ne peut lui être attibuée, d'après ce qu'on a avancé plus haut. Il n'est que la forme de notre intuition intérieure. Si on lui enlève la condition particulière de notre sensibilité, alors le concept de temps s'évanouit : il n'est pas inhérent aux objets eux-mêmes, mais simplement au sujet qui les intuitionne. » (CRP, esthétique transcendantale, §7)

D'où la conception kantienne du temps comme forme pure de la sensibilité transcendantale, qui en fait une condition de la réalité objective de tout ce qui apparaît au sujet. A proprement parler, chez Kant, le temps est une condition, une forme. Il n'est pas un être en soi. En langage kantien, la réalité du temps est empirique (comme forme de l'intuition intérieure) et non absolue ou transcendantale.

2/ Etymologiquement (ex-sistere : se tenir hors de soi), la formule "Le temps existe" est vrai : le temps est ce qui constamment sort de soi, et cette progression "aliénante" à soi-même produit son identité. Cf : le mythe de Chronos, Dieu du temps, qui ne cesse de dévorer sa propre progéniture. Image magnifique de l'auto-destruction du temps qui produit son maintien (ou sa perduration). Difficulté de concevoir une essence contradictoire, difficulté de l'envisager sous la catégorie de sub-stance, car traditionnellement (jusqu'à Hegel), la substance gît, est le principe de la permanence.

3/ Au final, la formule "Le temps existe" (ou sa négative) fait partie de ces formules trop rapides, lapidaires, qui engagent une conception globale de l'être et de la connaissance. Pour débattre de manière constructive, il faut décortiquer le sens de "réalité", "être", exister", et caetera.

_______________________________________

Laissez-moi entamer une dialectique qui mettra tout le monde d'accord en expliquant avec minutie l'existence du temps en soi par réfutation d'une thèse (beaucoup trop) commune suivie d'une justification claire et définitive.

I / Explicitation de la thèse commune axée sur la conscience :

Partons tout premièrement du fait que l'homme peut ne pas être conscient du temps qui passe, c'est à dire qu'il ne sent pas le temps en permanence en lui, il ne connaît pas le temps naturellement, mais plutôt il doit focaliser sa conscience sur celui-ci afin de le savoir "passer". Le temps est une notion « presque innée à l'homme » puisque il vit avec, or il y a des moments où l'homme ne se rend pas compte du temps, cela peut passer par tout ces petits instants de la vie quotidienne où le temps passe trop vite ou trop lentement ou bien justement quand on a l'impression d'une pause dans le temps (si cela n'arrive qu'à moi, je dois être fou..) .
Donc le temps n'est pas une notion constante, elle peux varier selon la situation de l'homme voir s'absenter le véritable temps que l'on connaît est celui de nos horloges, penser au temps le fait s'écouler véritablement sans variables.

Et donc, si l'homme peut à certains moments ne plus être conscient du temps qui passe, c'est que ce temps justement n'est pas constant, du moins "en" l'homme, et qu'il peut partir puisque si on en a plus conscience, on ne le ressent plus comme existant durant ce laps de temps ( sans complication aucune...)

Donc si il peut partir en quelque sorte, c'est qu'il a du arriver en l'homme et que donc ce n'est plus un phénomène extérieur puisque seul l'homme interprète le temps comme existant, sachant que les animaux ne voient que les effets et que la notion de temps change chez chaque animaux si on la ramène à celle de l'humain.
Chaque animal a une notion différente du temps, un chat par exemple ne fera pas la distinction physique entre un week-end et une soirée, c'est à dire que biologiquement, son mécanisme physique subira certes les conséquences dues au temps tel que nous l'interprétons mais en lui, l'animal n'aura pas la même appréciation des choses.
Avoir conscience du temps demande une conscience tout court, ce qui n'est pas le cas des animaux. On en conclue alors que le temps se limite à l'interprétation humaine dans le sens où on entend un temps actif avec un agent.

On peut donc dire sans trop se fourvoyer que le temps est une "spécialité" de l'homme.
A partir de là, pourquoi ne pas douter du temps puisque cela pourrait être une notion typiquement humaine, imposée à nous par la raison puisque c'est en la raison que nous tenons notre distinction des animaux.
Cela signifierait que c'est la raison qui détermine le temps et que c'est l'homme qui crée le temps.
On en déduit que la raison est réellement en totale équité chez tous les hommes puisque chaque homme a la même notion du temps. Chaque homme a la même notion du temps conventionnelle et naturelle, puisque chacun se retrouve sur les bases temporelles communes et sur l'unité temporelle.
Le temps tel que l'Homme le perçoit est réellement identique en chaque homme et il se peut alors que le temps soit quelque chose qui dépende d'un point commun entre chaque homme d'où l'arrivée de la raison qui est elle aussi ce qui fait la distinction avec les animaux ainsi que la notion similaire en chacun de nous et répartie uniformément.

II / Réfutation de cette thèse par mise à contribution de la physique (oui, ce titre prête à l'éruption buccale mais je n'y ai pas mis du mien, étant déjà suffisamment harassé par la masturbation cervicale à laquelle je me suis attelé) :

Rien n'interdit ces "philosophes" qui entretiennent une pensée s'accordant avec la thèse ci-dessus d'admettre en contre-hypothèse que seule la raison permet de découvrir le temps, de l'interpréter et de lui donner signification, ce qui induit une existence du temps extérieure à l'homme. Et ils ont d'ailleurs tout intérêt s'ils se veulent réalistes, puisque leur thèse est incompatible avec la physique.

Si le temps était une projection humaine sur la nature (thèse idéaliste et kantienne), alors tous les objets sembleraient soumis à un seul et unique temps : le nôtre. Cette thèse était plausible à l'époque de Kant, sous l'influence du temps absolu de Newton, mais depuis plus d'un siècle nous savons que c'est faux : les objets ne sont pas tous soumis au "même" temps. Au contraire, le temps semble être une propriété "accrochée" aux objets et dépendant de leur comportement à eux, sans intervention de l'homme.

Ces « philosophes » comprendront sans avoir à se surmener excessivement un postulat de base étant relativement aisé à comprendre et assimiler : la vitesse de la lumière est la même pour tout observateur (inertiel). Intuitivement : si un rayon lumineux s'éloigne d’une personne A à une vitesse c (célérité, vitesse de la lumière, incluse dans la formule la plus fameuse qui n’ait jamais vue le jour E=Mc²), il continuera à s'éloigner de A à la même vitesse même si A lui court après.

De ce postulat, il en découle notamment une chose :

Le temps ne peut pas être dissocié de l'espace. On sait classiquement que le mouvement d'un objet influe sur sa position spatiale. La relativité nous apprend que le mouvement influe aussi sur :
. . . 1) Ses dimensions spatiale,
. . . 2) La façon dont le temps s'écoule pour l'objet. Cela signifie que les aiguilles de 2 mêmes horloges en mouvement l'une par rapport à l'autre tournent à des vitesses différentes.

Le temps cesse donc d'être un cadre universel dans lequel l'homme observe tous les mouvements. Le temps d'un objet doit tenir compte du comportement de l'objet lui-même, c'est en ce sens que le temps ne peut pas être entièrement une projection humaine.

Keldorn1
Keldorn1
Niveau 10
26 août 2008 à 14:25:31

"# Major_T Voir le profil de Major_T

  1. Posté le 26 août 2008 à 13:39:03 Avertir un modérateur
  2. Peuchère !"

--> Major, dis-toi bien que mon post précédent te concerne particulièrement ; toi qui a tant de mal à te retrouver dans des notions que tu confonds systématiquement et dont manifestement tu es loin de jouir de la maîtrise. Si tu le veux bien, je vais reprendre symboliquement ton expression fondamentalement laide avant d'être provençale et languedocienne : peuchère !

Keldorn1
Keldorn1
Niveau 10
26 août 2008 à 15:17:50

« Quatre jours plus tard... Bon, tant pis, je laisse ma deuxième réaction de ce post. Je réponds au fur et à mesure. »

--> L’allocutaire concerné m’a effectivement « répondu » dans un de ces pavés qui mélangent un foisonnement de données dans un ouragan de logique et d’informations stériles pour finalement aboutir à une conclusion qui n’en valait guère la peine.

« "Je te remercie infiniment, Raloufo. Je me suis éclairci seul."
Quatre jours plus tard... Bon, tant pis, je laisse ma deuxième réaction de ce post. Je réponds au fur et à mesure. »

--> Tu as tout à fait raison quand tu juges que ton quote inclut un message sérieux illustrant l’existence d’un grief et d’une certaine exaspération, tout comme tu aurais eu raison de croire en la sincérité value dans l’essence de l’expression de « petit cerveau d’oiseau » reprise de Kanbei que j’ai employé pour désigner Sofea lors de notre petit débat concernant l’auto-évaluation erronée de son estime personnelle, simple déduction faite de la dénotation inductive psychologique. Tout à fait raison.

« Lo-gi-que-ment? Bigre. Dire que j'ai zappé ce sophisme. »

--> Je m’en veux autant que toi : depuis quand la logique fournit-elle une vision du temps ?

« Mais... pourquoi tu divises par f(x)? f '(x) = lim(h tend vers 0) (f(x+h) - f(x))/h »

--> Mais... pourquoi tu n’actualises pas ta page avant de poster ? Nous ne sommes pas sur le 15-18, j’accepte grâcieusement de t’accorder ce point, mais que je sache la Mort n’a pas encore pointé le bout de sa faux pour perforer ce forum. Très exactement 4 heures, 53 minutes et 40 secondes séparent ma propre correction de ta répétition d’étourneau.

« Le "=" au milieu de ton expression ne veut rien dire. Qu'est-ce que tu calcules? »

--> Rien, rien. J’aurais dû m'abstenir d’écrire cette formule puisqu'étant totalement fausse tout le monde tu t’es focalisé dessus alors qu’elle n’était qu'une illustration.

J’ai déjà résumé l’essentiel de mon idée.

Le paradoxe de Zénon s'exprime dans une vision parménidienne (identitaire) de la nature.
Cette conception parménidienne ne peut concevoir le continuum sans la notion d'infinie (alors que le modèle héraclidien désubstantialise le paradoxe de Zénon).
Donc la notion d'infinie permet de s'affranchir d'une des limites du modèle parménidien à savoir la discontinuité qui était si bien relevée par l'énoncé de ce paradoxe.
L’intérêt est fort grand puisque la science est principalement parménidienne. C'est pour cela que j'avançais l'idée que le calcul infinitésimal né du concept d'infini permet de s'affranchir d'une des limites de cette vision (et ainsi, fusionner les deux conceptions complémentaire à mon sens).

« Principe de non-localité »

--> Ce que tu reformules bien.

« Logiquement on peut admettre que le temps est "éternel", »

--> En inde, par exemple, la vision du temps était celle d'un cercle... là le futur a une incidence sur le présent.
Effectivement... Nous touchons là au fameux nombre indéfini de causes que j’attendais de soulever. En remontant indéfiniment les causes, il devient difficile de connaitre la nature linéaire ou cyclique des causes les plus éloignées. Nous sommes obligés d'imaginer ou de croire en une nature linéaire ou cyclique de ces causes TRES éloignées. Ca dépend, si notre imagination (ou croyance) est en accord avec les faits observables. Or pour les faits empiriques, nous constatons des chaines causales irréversibles.

Ce même cercle métaphoriserait le cycle de l'histoire comme l'effet de causes futures sur le présent, mais ces causes futures pourraient très bien passer une ligne réversible. Dans ce cas une cause réversible n'impliquerait pas nécessairement un cercle. On penserait alors que toute croyance sur la nature des causes les plus éloignées ne paraitrait pas pertinente pour expliquer le temps.

Notre connaissance empirique du temps serait soit une limitation irrémédiable, soit une limitation provisoire.
Or le temps peut être irréversible sans être une ligne droite, et dans la mesure où les phénomènes naturels sont en faveur d'un temps irréversible, le simple fait qu'il existe un passé un présent et un futur est prouvé.

Mettez votre main sur une table. Si un jour, vous voyez votre main se réchauffer et la table se refroidir au lieu de l'inverse, alors vous pourrez dire que le temps est réversible...

L'expérience n'est pas une preuve a priori, elle est une confirmation a posteriori. L'expérience permet d'opter raisonnablement pour une hypothèse lorsque l'hypothèse opposée est déraisonnable. En l'occurrence, l'hypothèse que le temps est irréversible est raisonnable car aucune expérience du fait opposé n'a été observée. Ça ne prouve pas a priori que le temps est irréversible, mais ça dit en tout cas qu'il est déraisonnable de penser le contraire.

Keldorn1
Keldorn1
Niveau 10
26 août 2008 à 15:32:10

Quel étourneau je fais, moi aussi.

"Au fait, tu rentres en terminale?"

--> Ce doute qui te hantes est aussi compréhensible que l'agacement nettement exprimé au dénouement de la réponse que tu m'as accordé concernant la notion dont je suis l'inventeur.

C'est assez plaisant, pour être franc.

"--> Rien, rien. J’aurais dû m'abstenir d’écrire cette formule puisqu'étant totalement fausse tout le monde* tu t’es focalisé dessus alors qu’elle n’était qu'une illustration."

--> J’aurais dû m'abstenir d’écrire cette formule puisqu'étant totalement fausse * tu t’es focalisé dessus alors qu’elle n’était qu'une illustration.

J'allais écrire "tout le monde" avant de réaliser que tu étais le seul ayant eu la bravoure de me répondre. J'ai finalement mal corrigé.

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