Est ce qu'on voit tous, hormis ceux qui souffrent d'une quelconque anomalie, les couleurs de la même façon?
Par exemple, je vois un objet vert je vois une couleur que j'associe à ce nom. Est ce que toutes les personnes voient cette couleur verte telle que je la vois, ne voient-ils pas une autre couleur mais qu'ils associent au mot "vert" tel qu'ils l'ont appris?
C'est une très bonne question, et elle est assez difficile à appréhender
En fait, on ne peut absolument pas savoir si les gens ressentent le vert ou n'importe quelle couleur de la même façon que nous. La seule façon de le savoir serait d'entrer directement dans l'esprit de quelqu'un.
Oui, on voit tous de la même couleur (en dehors des dyschromatopes (Daltoniens)) car les cônes absorbent tous à la même longueur d'onde.
Ce qui diffère dans la vision entre les individus c'est les dégradés de couleurs, certains voient plus de dégradés de couleurs que d'autre, mais ce sera toujours la même couleur.
Les UV, ils sont invisibles mais proches du violet, non? donc pourquoi on passe d'un coup du violet à l'invisible ? Si certaines personnes (grâce à des mutations) possédaient une bande passante un peu plus large que les autres, elles verraient les UV? et elles verraient quoi ? une couleur inconnue?
J'ai pas compris sa question comme vous, peut-être que je me trompe mais je pense que l'auteur parle de quelque chose presque philosophique
C'est-à dire : certes nos yeux captent la même longueur d'onde pour tous, mais notre cerveau, lui, interprète-t-il cette longueur d'onde de la même façon pour tous ? C'est à dire qu'il associe une sensation x avec une longueur d'onde x tandis que son voisin à une sensation n avec une longueur d'onde x.
Mais bon peut-être qu'il ne demandait pas ça ![]()
Bah, je pense que l'auteur demande:
Deux enfant qui vont à l'école voient une même chose, sauf que l'un le voit en vert, et l'autre en bleu, sauf que l'on leur apprend à tout les deux que l'objet est vert, celui qui le voit en bleu continuera de voir ça en bleu toute sa vie, mais il aura appris que c'est vert, ainsi, le bleu sera vert, et le vert sera vert pour les autres.
Mais personne ne saura que l'un voit le vert en bleu, parce que le bleu sera vert pour lui, et lorsque les gens demanderont "quelle est la couleur de l'herbe?", il répondra vert même si il voit bleu.
Mais la question est de savoir si c'est possible, et comment on peu le savoir, il y a sûrement des tests, mais je vois mal comment ça fonctionne. ![]()
Tu peux pousser ce raisonnement encore plus loin en te demandant si ce que certains appellent la vue n'est pas l'audition pour d'autres ou même quelque chose de complètement différent. On ne s'en sort pas ![]()
jv_pasdetonavis Voir le profil de jv_pasdetonavis
Posté le 16 mars 2012 à 16:10:40 Avertir un administrateur
Les UV, ils sont invisibles mais proches du violet, non? donc pourquoi on passe d'un coup du violet à l'invisible ? Si certaines personnes (grâce à des mutations) possédaient une bande passante un peu plus large que les autres, elles verraient les UV? et elles verraient quoi ? une couleur inconnue?
Attention je crois qu'il y une méprise. Le cerveau c'est lui même développé pour percevoir les couleurs. A la base les objets ne font qu'absorber des longueurs d'ondes et en relâcher certaines.
Le blanc relâche tout, tandis que le noir ne relâche rien en longeur d'onde.
Cette phrase est presque fausse c'est pas le noir qui absorbe car la couleur noir est une "invention du cerveau" Dans la nature il n'a que des longueurs d'onde pas de couleur.
Le cerveau c'est habitué a percevoir et différencier au moyen de couleurs ces longueurs d'ondes mais seulement pour les choses utiles c'est a dire qu'il ne s'est pas developpé pour percevoir les UV ou IR(infra rouge) car ça lui était inutile.
Un exemple concret avec une question :
Crois tu qu'on peu remercier la nature d'avoir fait la végétation verte et apaisante, et le sang des être vivant rouge vif qu'on associe au danger?
Et bien non c'est le cerveau qui a associer la végétation a des longueurs d'ondes apaisante car on y trouve généralement de quoi manger et de l'eau.
Idem pour le sang si on se met a saigner = danger.
Il faut bien essayer de s'imaginer que les couleurs apparaissent grâce aux neurone, ce sont rien d'autre que des longueurs d'ondes et ça a été très facile au cerveau de ne pas associer celle inutile à une couleur.
Donc nous voyons tous les mêmes couleurs (à part pour ceux souffrant d'une anomalie) ?
"Deux enfant qui vont à l'école voient une même chose, sauf que l'un le voit en vert, et l'autre en bleu, sauf que l'on leur apprend à tout les deux que l'objet est vert, celui qui le voit en bleu continuera de voir ça en bleu toute sa vie, mais il aura appris que c'est vert, ainsi, le bleu sera vert, et le vert sera vert pour les autres. "
Je pense aussi que c'est ça que l'auteur voulait dire.
"On peut savoir précisément ce que le gens voient et de manière objective. "
On sait objectivement ce qu'ils voient, mais pas comment ils le ressentent. Par exemple on présente la couleur verte à deux individus, on sait que tout les deux vont percevoir la même longueur d'onde, seulement on ne peut pas savoir comment ils vont la ressentir : peut-être que l'individu A se représentera la couleur verte de la même manière que le sujet B se représente la couleur bleu, et vice-versa. Quoi qu'il en soit ils appelleront tous les deux cette couleur le vert car ils auront appris à nommer cette couleur ainsi.
Cette question est effectivement presque plus philosophique que scientifique, et on s'en aperçoit très bien en se posant la question "comment puis-je décrire le vert ?" ![]()
Je dirai meme que cette question est plus philosophique que scientifique.
Au plan scientifique la reponse de Filosofem suffit.
Si les deux individus sont sains, je ne voix pas pourquoi ils percevront les ondes differemment.
Bien sûr que fondamentalement les couleurs sont une interprétation qu'on a des différentes longueurs d'ondes.
Ca ne veut pas dire que l'on "imagine" la même chose.
Ce qui est dit est simplement que, si jamais tu pouvais voir les images faites par le cerveau d'autrui, et bien il est possible qu'elles soit différentes.
Ton bleu ne serait pas le bleu du voisin, et la longueur d'onde n'a rien à faire ici.
Alors, on ne parle plus de ce que la personne voit mais de l'image qu'elle reflete de la couleur. C'est de la philosophie.
"Non, il n'y a rien de philosophique la dedans. Si le sujet A voit le vert en bleu, alors qu'elle couleur verra t-il si on lui présente le bleu ? Soit ce sera une couleur tierce (on aura un décalage dans la perception des longueurs d'onde) soit il verra encore du bleu (et là on aura une dyschromatopsie); dans les 2 cas, c'est diagnosticable. "
On est bien d'accord sur le fait que la longueur d'onde perçu sera identique chez les deux individus et que la couleur associée portera le même nom.
Mais ça ne nous dit pas comment l'esprit va se représenter ces couleurs. Je l'ai dit plus haut, se poser la question "comment décrire le vert ?" est déjà un bon moyen d'aborder cette question car on voit alors que la "sensation" du vert est quelque chose de personnel et d'impossible à communiquer. Et comment être sûr que cette sensation est la même chez tout le monde s'il est impossible de la communiquer ?
"Si on se mettait a la place du cerveau de quelqu'un, pourquoi ne percevrions nous pas le bleu comme lui perçoit le rouge? notre perception des couleurs du monde serait changée, mais ayant été éduqué dès l'enfance a désigner du bleu comme du bleu, même si il nous apparaît comme le rouge de quelqu'un d'autre qui lui même perçoit les couleurs d'une autre façon, sur la reglette on indiquera le bon endroit "
Exactement
Je penses que tu résumes assez bien le coeur du débat.
"Non, il n'y a rien de philosophique la dedans. Si le sujet A voit le vert en bleu, alors qu'elle couleur verra t-il si on lui présente le bleu ? Soit ce sera une couleur tierce (on aura un décalage dans la perception des longueurs d'onde) soit il verra encore du bleu (et là on aura une dyschromatopsie); dans les 2 cas, c'est diagnosticable. "
Désolé pour le double-post mais je voulais juste rajouter un élément : et si le bleu et le vert sont juste inversés, comme si les "câbles" du bleu étaient reliés au "capteurs" verts et vice-versa ?
Est-il possible de faire un test pour diagnostiquer ça ?
La question qu'il faudrait d'abord se poser c'est "pourquoi" sommes nous capables de percevoir des couleurs ?
Je crois savoir que chez les mammifères cette capacité est née au cours de l'évolution pour leur permettre de distinguer plus facilement un fruit parmi des feuilles. La première distinction se faisait donc entre le rouge et le vert. C'est une caractéristique de survie qui a donc été conservée par sélection naturelle et par définition présente dans notre ADN (sous forme de gènes ou autre facteurs de transcriptions).
Il serait donc juste de penser que lors du développement du cerveau cette partie "qui reconnait et interprète les couleurs" soit conservée chez les individus d'une même espèce.
Et donc au final on percevrait tous le bleu de la même façon.
Bien sûr!
Je comprend pas pourquoi ce débat pseudo philosophique en fait.
Glast a tout expliqué, et la neuro c'est un peu son domaine de travail en fait ![]()
">> Oui, c'est le test que j'ai décris plus haut. "
Je crois que tu m'as mal compris : aucun test ne peut diagnostiquer ça
Imaginons que chez un individu, le câblage ait été mal fait à la naissance et que les câbles du vert (qui relient l'oeil au cerveau) soient reliés aux capteurs bleus et vice-versa (inversion pure et simple de deux couleurs).
Donc le sujet va apprendre depuis tout petit que ce qui active les capteurs bleus s'appelle le bleu. Alors même s'il le perçoit vert (car les câbles du vert sont reliés au capteurs bleus), pour lui ça s'appelle le bleu.
Du coup si on fait un test où l'on présente du bleu (OEM de longueur d'onde du bleu) à l'individu, alors il dira sans hésiter que c'est bleu. Comment diagnostiquer quoi que ce soit dans ce cas là ? Comment remarquer qu'au niveau de la jonction entre l'oeil et le cerveau les deux couleurs ont été inversées ?
Et quand on lit le post original de ce topic, on voit bien que c'est de ça qu'OP voulait parler.
"Si chaque cerveau avait sa propre perception on se cognerait la tête contre les bâtiments qui ne seraient pas droit car le cerveau de l'architecte, celui de l'ingénieur et du maçon ne percevra pas les angles de la même façon que nous. Ce qui est un raisonnement complètement con dans la mesure où, comme pour la longueur d'onde, l'angle droit est une valeur objective et mesurable."
Sauf que, comme je l'explique depuis un moment, je ne nie pas que l'on puisse tous percevoir les mêmes longueurs d'ondes. Le nerf du débat est : comment va-t-on ressentir ces longueurs d'ondes derrière ?
J'espère que mon premier paragraphe aura permis d'apporter des éclaircissements sur ce que j'essaye d'expliquer depuis un moment, parce que je me rends bien compte que ce n'est pas clair du tout.
Glast Voir le profil de Glast
Si chaque cerveau avait sa propre perception on se cognerait la tête contre les bâtiments qui ne seraient pas droit car le cerveau de l'architecte, celui de l'ingénieur et du maçon ne percevra pas les angles de la même façon que nous. Ce qui est un raisonnement complètement con dans la mesure où, comme pour la longueur d'onde, l'angle droit est une valeur objective et mesurable.
Et pourtant dans le domaine des formes on est loin d'être tous égaux et le cerveau prend certaines aises parfois, suffit de faire des testes d'illusions d'optique tu en trouvera des tonnes sur le nets, et on est pas tous égaux face a celle ci.
Petite parenthèse hors sujet : D'ailleurs au delà de ça une partie de notre vision est issue de l'imaginaire, le cerveau se servant d'images de souvenir pour constitué l'image parfois même souvent. Il ne traite pas en permanence tout ce qu'il voit les objets redondant par exemple.
Il est très facile de prendre le cerveau a défaut, il suffit de souvenir d'un moment qu'on a vue quelque chose en passant rapidement et quand on est revenu voir et on se concentre sur cette chose ce n'est pas ce qu'on a cru voir, parfois même pas du tout, en fait le cerveau a collé un souvenir sur cet objet comme il le fait tout le temps, mais parfois un objet semblant s'augrenu dans certains lieu nous interpelle et c'est en ce concentrant qu'on se rend compte "qu'on a mal vue"