"Par rapport à un fil à plomb ou à une équerre il ne pourra pas nier la mesure de l'angle , ce raisonnement ne tient pas, et je ne parle même pas des troubles de la dyspraxie et des anomalies vusio spatiales s'il doit manipuler cette barre.
Par ailleurs, pour la barre cela a été vérifié expérimentalement chez l'animal. Le cortex possède des colonnes spécifiques qui détectent les mêmes angles pour tous les individus. on pique une électrode de mesure au même endroit chez chaque sujet, on stimule avec le même angle et la même zone est activée, donc la notion farfelues d'inversion de voie ne tient pas plus debout....ces travaux ont valus le prix nobel à Hubel et wiesel en 1981."
Tu n'as toujours pas tout à fait compris ce que je voulais dire. Néanmoins je suis plutôt d'accord pour dire que le ressenti des couleurs entre deux individus peut être similaire si on fait l'expérience suivante : une équipe présente une même image à deux individus, puis une autre équipe détermine quelle couleur a été perçue par chacun des individus, et ce sans qu'aucun calibrage n'ait été effectué en fonction des individus (la présence d'un calibrage fausserait tout l'intérêt de l'expérience). Ton expérience sur les angles va plutôt dans ce sens, mais ne le prouve pas de manière rigoureuse (dans mon domaine de travail je suis plus proche des mathématiques que de la médecine, et j'aime bien les démonstrations irréfutables et indéniables) : pour cela il faudrait que les individus puissent communiquer leur perceptions directement, or on est obligé de passer par des mots pour ça qui sont des conventions entre les individus, et du coup on ne peut établir de certitude.
"C'est vraiment de la mauvaise fois que de partir sur des notions de perception et de couleur avec les définitions "scientifiques" sous-jacentes (à moins qu'on ait des définitions philosophiques, spirituelles, religieuses ou alien) pour ensuite dire qu'il n'est absolument pas question d'y répondre autrement que de manière philosophique et totalement détachée."
La science ne travaille que sur l'observable, par définition. Quoiqu'à la rigueur on puisse considérer les mathématiques comme une science, elles font figure d'exception parmi les autres.
Bref, lorsqu'on discoure sur quelque chose qui est démontré inobservable, alors la science ne peut pas en parler (à l'exception des mathématiques), du moins pas scientifiquement. Et ce n'est pas ma faute si le débat est parti dans ce domaine abstrait, c'est la question de l'auteur qui au début était profondément philosophique.
Au fond c'est un peu comme de parler de l'extérieur de l'univers : si on définit l'univers comme l'ensemble de ce qui est observable directement ou indirectement, les discussions sur l'extérieur vont forcément être plus philosophique que scientifique. Idem pour la vie après la mort, rien que dire qu'il n'y a rien après la mort ça n'est plus de la science, c'est déjà de la philosophie.