ON Y CROIT O_O
La muséographie est par définition l’ensemble des méthodes et des techniques appliquées à la gestion des collections de musée. C’est cela que nous allons travailler à travers cette étude qui met en relation les deux musées suivants : Musée de la Chasse et de la Nature ( 62 rue des Archives, 75003 Paris ); Musée des Arts Premiers ( 37 quai Branly, 75007 Paris).
Le musée, de manière générale, a comme principal but l’exposition d’œuvres artistiques, contrairement au conservatoire, qui comme son nom l’indique, conserve, protège, et restaure les œuvres.
En utilisant comme éléments de base l’architecture, nous allons travailler trois grands axes. Dans un premier temps, la déambulation du spectateur qui, même si elle n’est pas toujours dictée explicitement, n’en reste pas moins influencée. Puis, nous nous pencherons sur la mise en place et la présentation particulière ou commune des œuvres exposées, pour finalement traiter en troisième partie l’éclairage des deux musées cités précédemment.
A travers ces études, nous chercherons en fait à analyser les causes et les aboutissants des contraintes muséales sur la perception et la déambulation d’un spectateur. C'est-à-dire en fait, d’établir des remarques et des interrogations liant le musée en lui-même, et son influence sur un corps.
En guise d’avant propos, notons qu’il y a d’or et déjà une différence naturelle entre les deux musées à analyser, à savoir que celui de la Chasse et de la Nature se rattache beaucoup plus à la représentation, tandis que celui des Arts Premiers se présente sous un aspect beaucoup plus figuratif. Si l’on devait définir ces deux termes dans l’optique de la muséographie, on dirait, de manière simpliste, que la représentation s’attache à l’idée de réalité, là où le figuratif se rattache, non pas à l’irréel, mais à une certaine symbolique. Ainsi, ce travail réflexif prend tout son intérêt, les choix établis sont différents, presque opposés. Par conséquent, l’analyse de la déambulation, de la mise en valeur des œuvres, et de l’éclairage ne nous permettra pas de répondre à la question « Quel est le meilleur choix pour un musée » mais plutôt de découvrir les conséquences de ces derniers.
La déambulation, aussi paradoxale que cela puisse paraître, est l’action de marcher sans but précis. Or, dans les musées, il s’agit de la principale action du corps du spectateur. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, elle ne rentre pas dans la cadre de notre étude lorsque le spectateur est entré dans le musée. L’aspect extérieur de ce dernier, et donc par conséquent l’abord de celui-ci est le premier élément à prendre en compte.
Le musée de la chasse et de la nature offre une vision très intimiste. Il est en effet totalement incrusté dans la ville. Seule une enseigne, de taille relativement petite, indique qu’un musée est présent. La fenêtres extérieures donnant sur l’accueil sont d’ailleurs clôturées par des planches de bois. Seule une fenêtre, à droite de l’entrée, attire l’attention, de part la peinture verte qui lui est appliquée, et qui, par extension, fait référence au terme « Nature » du musée.
ON CONTINUE O_O