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voilà je me lance

L-orgue-e-yeux
L-orgue-e-yeux
Niveau 45
25 août 2006 à 10:47:53

Salut, je suis nouveau, et j´ai eu récemment envie de me lancer dans une sorte de roman, alors si vous pouviez me faire de vos réactions, ce serait sympa... Ah et puis un petit détail, j´ai toujours pas de titre et comme en amateur total, j´écris au fur et à mesure que les idées viennent, ce que je suppose est très stupide mais... bon je suis comme ça...

L-orgue-e-yeux
L-orgue-e-yeux
Niveau 45
25 août 2006 à 10:49:08

Chapitre premier

Une légère odeur de brûlé titillant les larges narines de notre jeune « détective sans emploi » celui-ci eut soudain une révélation et avec la promptitude d’un faucon, il bondit hors de son mou et vétuste fauteuil en feutre bordeaux dans lequel il s’était assoupit devant un message envoyé par un mythique voleur qu’il tenta de décoder, non sans échecs répétés ; pour finalement, dans un sursaut de lucidité, rejoindre à grandes enjambées sa cuisine dans laquelle il avait lancé la cuisson de son maigre repas. Lui, tellement distrait qu’il en oubliait ses plats sur le feu ; s’était mis en tête d’arrêter un des plus volatiles cambrioleurs qui défiait toutes les autorités les plus réputées. Il faut dire qu’il s’agissait là d’un être qui déchaînait les passions, vu comme un artistes par quelques uns, un stupide et prétentieux gamin par les plus jaloux, ou encore un magicien talentueux et charmeur par la plupart de la gente féminine. Il était connu pour ses sporadique apparitions, deux à l’heure actuelle qui lui suffirent pour dérober deux tableaux dans deux musées différents et en un restituer un de chaque dans chacun des musées, ce qui avait provoquer un grand tollé dans le monde de l’art car les plus grands spécialistes ne pouvaient ne serait-ce que se mettre d’accord sur quel tableau est une copie et lequel est l’original… Perturbé comme tous les grands détectives, par la technique de cet homme, dont on ne sait rien, ne serait-ci si il s’agit bien d’un homme (mais si il s’avérerait être une femme, une bonne moitié de toutes les autres en serait terriblement déçue), qui tourna au ridicule à la fois les plus éminents policiers, détectives et experts en art, la seule conclusion qu’avait obtenu en écoutants les innombrables résumés de ses exploits notre jeune homme ; résidait dans le fait qu’il devait probablement avoir un complice, car, se disait-il en ingurgitant sa tarte au fromage brûlée, il était inconcevable qu’un artiste peintre d’une telle envergure, d’un tel talent pour rivaliser avec Van Gogh et Miro, dans leurs styles ne puisse être également doté d’un talent de subtil voleur aussi poussé. Ensuite, après avoir d’un revers de bras essuyé sa moustache brillante de l’eau de la carafe qu’il venait de vider, il amoncela sa vaisselle dans son évier et attacha ses longs cheveux bruns ondulants avant d’allonger son mètre septante-sept dans son lit, seul lieu de sa chambre non -inondé de ses nombreuses et, pour la plupart, inutiles affaires. Il se persuada de son orgueil bien élevé que dès demain il élaborera une stratégie pour coincer ce prétentieux malfrat.

L-orgue-e-yeux
L-orgue-e-yeux
Niveau 45
26 août 2006 à 00:08:42

Bon, vu que les lecteurs affluent je vais poursuivre mon monologue, apparement le titre est pas crocheur à moins que se ne soit mon pseudo... enfin bref... je m´en fiche je persiste à vous publier mon roman tout pourris, et tiens je vais même signer : l´orgueilleux, voilà ! na ! En esperant que cet humour incompris ne rebuttra pas les rares lecteurs que j´aurais, voici le chapitre deux :

Chapitre second

- le Plaisartiste ? Tiens donc, c’est la première fois que je l’entends ainsi nommé ! S’étonna-t-il.
- Hum, je sais, c’est moi qui ai lancé ce surnom, plutôt que « LAP » … se vanta-t-elle, « LAP », je trouve ça très laid, mais… vous n’avez toujours pas répondu à ma question…
- Je suis le disciple du détective mis sur le coup.
- Vraiment, comme ça vous êtes mon disciple ? Le jeune genevois prit un air dubitatif, avant de répondre :
- Vous seriez le détective officiel ? L’interrogea-t-il,
- Non, je suis le second détective privé engagé par le musée. J’ai réussi à le convaincre que Ms Grincha n’est pas infaillible et que mon aide pourra être utile… lança-t-elle d’un air amusé et léger, alors jeune disciple, qu’est ce que vous avez pu déchiffrer de ce message ?
- Auriez-vous l’amabilité, mademoiselle, de me prouver ce que vous avancez ?
- Vous ne l’avez pas fait.
- Je ne vous ai pas demandé où vous en étiez…
- Vous ne me croyez pas ? Mais, moi pourtant, je vous crois… Je ne vous soupçonne pas d’être le plaisartiste, moi…
- Evidement, si je l’étais, je ne me cognerai la tête pas devant ce message indéchiffrable…
- Effectivement… mais, si je l’étais, quel mal y aurait-il à ce que vous me dévoiliez la signification de ce que j’ai écrit…
- Eh bien… bredouilla-t-il, une chose est certaine, cela ne ferait pas nos affaire, de dévoiler sa force à son ennemi n’est jamais bon, il se préparera alors à la surpasser…
- Vous êtes méfiant… je suppose néanmoins que vous avez saisi que lorsqu’il parle d’aspiration géniale, il parle d’un hélicoptère ou quelconque véhicule volant qui viendra l’arracher du musée…
- Humpff… oui, évidement, mentit-il d’un ton qu’il voulait le plus prétentieux possible…
- Et que le tableau visé est le minotaure, ça tombe sous le sens…
- Oui, ne trouva-t-il qu’à dire, avez-vous trouvé d’autres choses ?
- Non, répondit-elle simplement d’un ton décontracté… je sèche sur le vaillant héros… mais, poursuivit-elle, dîtes moi, pourquoi vous efforcez vous à paraître si désagréable, vous qui êtes si serviable de coutume ?
- Qu’en savez-vous ?
- Et bien, je vous ai déjà vu auparavant, il y a de cela un an, à Genève, diplomate, galant, civilisé…
- Oui, en effet, je dois dire que je suis un peu trop méfiant, votre perspicacité m’a pris de court et… mais c’est vrai qu’en fin de comptes, vous êtes assez… charmante, le genre de femme que je prends de haut comme tout ce qui m’est inaccessible…
- Oh ! Oh ! Ricana-t-elle, vous me faites du charme à présent, et le vieux coup de l’être mal aimé et qui va de défaites amoureuses en désastres sentimentaux… je vous préférais dans le rôle de l’exécrable assistant… » Les petits ricanements de la blonde clorent la discussion tandis qu’une couleur rouge envahissait le visage du jeune disciple. Il passa d’ailleurs le reste du voyage à contempler sa belle voisine et à se remémorer leur discussion, pour se répéter ce qu’il aurait été préférable de dire, à remanier ses répliques, à refaire un dialogue imaginaire, ainsi que chercher un moyen d’en amorcer un autre, bien réel celui-ci. Une ambiance bizarre s’installa donc, on avait brisé le silence pour mieux le re-bâtir, cependant de temps à autre il était fissuré quand la belle demoiselle détournait ses yeux du journal qu’elle avait ouvert pour les poser sur ceux du genevois qui, d’un air songeur sans cesse la contemplait littéralement, et que de sa voix de femme fatale elle abandonnait un petit soupir amusé dont elle avait le secret avant de laisser place à un petit sourire amicale. Enfin arrivé à destination, sous l’effet de l’arrêt du train, dans un élan de lucidité dont il avait l’habitude, notre moustachu de détective s’écria « Melle Grinzey », le nom présumé de sa charmante voisine, ça ne pouvait être qu’elle, le plus grand détective du canton, seule elle pouvait l’avoir déjà croisé ! Mais pourtant, elle ne s’assit à ses cotés que trois arrêts après Genève… Mais c’est bien sûr ! s’écria intérieurement le jeune genevois, elle ne l’aurait aperçu que se rendant dans un autre wagon pour quelconque raison, et au vu du message qu’il possédait s’entêta d’en savoir plus sur l’identité de ce bleu ! D’un air triomphant le regard du disciple se posa sur la demoiselle qui se glissait dans « l’allée centrale » du train pour sortir de ce dernier, mais dont la remarque faisant attrait à la détente phénoménale de notre moustachu effaça bien vite cette expression. Cependant elle réapparut légèrement lorsqu’elle lui lança qu’il pouvait l’appeler Tania. Il tacha de faire abstraction de sa remarque concernant la facilité qu’on a à s’emparer de sa carte d’identité alors qu’il est absorbé par quelque occupation ainsi que celle lui informant qu’elle la lui avait déjà rendu tandis qu’il vérifiait qu’il l’avait bien sur lui.
Le disciple et Melle Grinzey se suivirent jusqu’au musée concerné sans mot dire, les seuls sons émanant de ces deux êtres se résumant au petite interjection amusée de Tania devant la maladresse de cet homme bourru avec lequel elle partageait son itinéraire depuis Genève et qu’elle n’était toujours pas parvenue à décoincer. Après le train, c’est le métro que partagèrent notre tandem favori jusqu´à enfin arrivé dans leur enrôleur que l’on appelait déjà un peu partout, « le 3ème musée » tant était l’omniprésence de ce charismatique LAP sur lequel on ne mettait aucun visage dans les pensée de tous. L’espace manquant, les deux détectives durent se coller et la belle blonde fit tout son possible pour rendre ces instants intensément sensuels, se rapprochant à chaque fois un peu plus et plongeant ses regards au fin fond des siens entre deux séance passées à décolleter un peu plus sa chemise. Finalement, le jeune genevois fut au terminus le seul homme dont les yeux n’étaient pas collés sur la poitrine de la blonde que même certaine femme complexée contemplaient avec toute leur jalousie ou envie pour les plus homosexuelles d’entre elles… Le visage rougi à l’extrême, notre détective sorti enfin de ce métro dont il ne pouvait plus tandis que la majorité des autres passagers reprenaient le même dans le sens retour pour rejoindre la station à laquelle, hypnotisés, ils avaient omis de sortir. Tania affichait quant à elle un large sourire témoignant une grande fierté. Entre la station d’où ils venaient et le musée se trouvait un hôtel et le hochement de tête de Tania en passant devant comme pour lui dire « ça te tente ? » constituait la dernière provocation de ce style. Et arrivés à quinze mètres de leur destination, elle lui susurra, « congratulations, tu as résisté, je ne t’en aurais pas cru capable, tu as toute mon estime, ça aurait pu marcher entre nous pourtant » c’est alors que, se sentant l’âme d’un « lover français », le jeunot lui répondit « que diriez-vous d’une vraie soirée, plutôt qu’une parodie de… enfin voilà, un dîner dans un bon restaurant ou quelque chose de cette trempe ? » Après une seconde de totale interrogation, sur son tact, succès et autres charisme, le moustachu fut finalement soulagé d’entendre, de sa vraie voix cette fois, sérieuse et tendre, « vieux jeu, hein ? J’en serais ravie, ce soir, disons, dans celui-ci ? » désignant celui de l’autre coté de la rue. C’est alors que, ayant à peine le temps d’approuver, Ms Warkslay l’interpella : « Ah ! Bonjour mon cher assistant, mais, vous êtes tout rouge, vous n’êtes pas malade au moins ? »

Unknowledge
Unknowledge
Niveau 7
26 août 2006 à 00:25:10

Je n´ai pas lu je vais te l´avouer, mais je vais te dire pourquoi ( personnellement ). Quand je lis "j´écris au fur et à mesure que les idées viennent", ca ne m´encourage pas a lire. Que tu sois amateur n´est pas une excuse, la moindre des choses quand tu te lances dans une fiction, c´est savoir au moins ou tu vas, et pas de façon anarchique. Forcément tu n´as pas de titre si tu ne sais pas encore ou tu vas aller...
Donc voilà, perso je t´explique juste les raisons qui me font douter si je dois lire ou pas.

L-orgue-e-yeux
L-orgue-e-yeux
Niveau 45
26 août 2006 à 09:11:05

C´est un point de vue intéressant, ce que tu me reproches c´est le marketing, OK je suis pas doué... Mais je sais quand même où je vais : j´ai un but, j´ai une fait, c´est juste le chemin que je ne connais pas, ensuite, écrire au fur-et-à-mesure des idées, ça des inconvénients, (comme le dire) mais ça permet de ne pas être bloqué, d´être libre, et donc, de faire quelque chose qui tiendra encore mieux la route : si tu as un plan de route, tu voudras passer là et là alors que si tu ne connais que ton but, tu aviseras, lorsque tu verras que ça bbouchonne, tu changeras de route...
C´est sans doute comme ça que se sont battie de grandes sagas, perso, je l´avoue, il y a un "manga policier" que j´aime beuacoup et parrait hebdomadairement au Japon : devant son succès, l´auteur a allongé (et du simple au triple) son histoire. J´attends notament vos com. : que si il y un truc qui vous parrait sonner faux, que ma suite ne soit pas bâttie dessus...

Merci d´avoir au moins lu le premier post !, C´est sympa!

L-orgue-e-yeux
L-orgue-e-yeux
Niveau 45
26 août 2006 à 15:16:15

Bon, puisque personne ne lit... je continue...
Je crois que vais le faire publier ce roman : vous avez de la peine à trouver le sommeil: j´ai the solution: mon roman, dont voici la suite :

Chapitre troisième

Notre détective pris de court resta sans explication décente car la seule raison qu’il pouvait trouver à son teint si tomate était la réelle, c’est-à-dire son intimidation par l’étrange comportement de Melle Grinzey, et ne sachant que dire d’autre, resta bloqué sur un long et confus « Euh……… » . Mais la perspicace écossaise de détective voyant à ses côtés sa principale rivale européenne comprit en un éclair la torture qu’avait vécu son élève et s’empressa de changer le sujet de la conversation afin que son visage reprenne un aspect plus pâle et plus discret. Les répliques aussi hypocrites que polies et flatteuses que s’échangèrent les deux femmes de renom fusèrent à un rythme endiablé jusqu´à ce qu’un trentenaire leur coupât la parole d’un ton enjoué et amical. Il s’agissait du conservateur du musée, M Piotr Gallice, qui souhaitait la bienvenue à ses deux détectives de choc ainsi qu’au jeune homme qui se trouvait coincé entre sa potentielle première petite amie et son mentor qui se détestaient ouvertement mais poliment. Ils burent tous quatre rapidement un café dans celui d’en face où le genevois ne manqua pas de se renverser son chocolat froid qu’il avait préféré au déca de Melle Grinzey, au capuccino du trentenaire et au thé vert de l’écossaise. Heureusement la température de son breuvage lui permit de l’engloutir plus rapidement que les boissons de ses voisins et ainsi ne pas les retarder par son détour aux toilettes du bistrot. Après que la grande adresse du détective fut connue de tous, ils ne se décidèrent toujours pas à parler affaires en entrant dans le musée. Auparavant M Gallice tenait à faire visiter le musée à ses employées d’une semaine. Le petit parcours fut d’un ennui pour le genevois qui ne revivait que devant de l’art abstrait tandis que Ms Warkslay semblait émerveillée et l’un des visiteurs se demandait si le désintérêt de Tania était réel ou simplement dû à l’engouement de sa rivale. Le moustachu de disciple le remarqua, ce visiteur qui semblait passionné par un tableau en particulier, sur lequel il promenait inlassablement ses yeux ombrés par la casquette qu’il portait sur ses longs cheveux roux qui s’occupaient de ne laisser visible que ses organes sensoriels, à tel point que l’on ne pouvait déterminer s’il s’agissait d’un homme ou d’une femme… Devant sa plate poitrine, le jeunot déduisit que ce devait être un homme, mais au fond de lui une question plus importante subsistait : « n’était-ce pas là le LAP ou son complice ? ». Effectivement, sur la pancarte du tableau devant lequel il se tenait était inscrit : « Minotaure, par Pablo Picasso ». Cette personne l’intriguait tellement que même devant la réduite mais somptueuse collection de tableaux abstraits du musée, le jeunot demeurait l’esprit ailleurs… Enfin la visite prit fin et les associés commencèrent enfin à parler affaire.
Dans le sobre bureau dont le seul fauteuil bleu du conservateur rompait le gris omniprésent de la salle, nos protagonistes firent le point sur ce qu’ils avaient déchiffré du message mystérieux envoyé par le plaisartiste : « Quand le plus vaillant des héros le point de réveil atteindra, tel un aigle valeureux je volerai sur le plus dangereux des monstres et par une aspiration géniale je m’en irais… » Il s’avéra que Ms Warkslay et Melle Grinzey étaient ex-aequo devant le jeune genevois qui lui buttait totalement sur la quasi- totalité du message. Elles avaient toutes deux admis que l’allusion à un aigle n’était là que pour faire un mauvais jeu de mot sur le verbe voler et que le seul point encore obscur de ce message résidait en ce vaillant héros qui se réveillerait… Piotr était lui admiratif de l’avancée de « l’enquête » tandis que le jeunot moustachu se sentait parfaitement inutile. Il décida alors subitement de poursuivre seul l’individu suspect, car de son grand orgueil il voulait briller dans cette affaire et voyait que comme ce n’était pas son cerveau qu’il ferait, sa seule chance résidait en l’action. Prétextant une grosse envie prompte et pressante, il se déroba à la petite réunion pour poursuivre il ne savait comment son suspect. A peine arrivé dans le couloir, il afficha un petit sourire en coin victorieux, l’homme aux cheveux roux se tenait encore là, devant lui et sortait pile au bon moment du musée, le détective félicita alors son instinct et suivi sa proie à distance. Celle-ci emprunta le métro, et le jeunot commença à se poser des questions sur la réaction de ses collègues lorsqu’ils se rendraient compte qu’il n’était probablement pas resté aux toilettes… Mais ce qui est fait est fait et il continua sa filature. Une fois sorti du métro dans lequel il se sentait tout gêné du fait de ses exploits de tantôt, il aboutit à la fin de sa poursuite dans une espèce d’entrepôt rempli de pot de peinture. « Et Goal ! » se dit-il. Mais son sentiment de victoire qu’il aimait tant s’estompa bien vite lorsqu’il remarqua la qualité des tableaux ; toutes des pâles copies des tableaux de ce musée. Même cet inculte qu’il était y voyait une différence flagrante… Comprenant qu’il n’était tombé que sur un artiste amateur, il se résigna à rentrer au musée. Il lança un dernier regard derrière lui sur ce piètre artiste qui affichait un certain sourire du coin des lèvres, bref car il entama une conversation avec une femme aux cheveux bruns coupés au bol, dotée d’un intriguant nez aquilin, et qui dégageait un grand charme malgré la quarantaine d’année qu’elle devait avoir. Au retour, dans un métro bien vide, il réfléchit à toutes sortes d’excuses qu’ils pourrait fournir quant à sa longue absence, et abouti à la conclusion qu’une bonne vieille constipation serait la plus appropriée.
Mais à son retour dans le gris bureau, le siège bleu demeurait vide et les répliques piquantes des deux rivales fusaient à nouveau à un tel point qu’aucune ne lui indiqua où était passé M Gallice, ce qui faisait somme toute les affaires du jeunot qui n’aurait pas à fournir d’excuses quant à son retour tardif puisqu’il passait inaperçu… Comme le flot de paroles ne cessait point, le genevois décida de sortir de sa poche son porte-clé, un petit couteau suisse doté, entre autres, de petits ciseaux, et commença à se couper les ongles. Quant il eut fini, voyant que la compétition de flatteries hypocrites ne cessait ni ne diminuait, il hésita à se couper les ongles des orteils, avant de se persuader qu’il était préférable d’aller s’enquérir de nouvelle du conservateur. Errant dans les couloirs, il le vit en train de discuter du mieux qu’il pouvait avec un groupe de japonais. Bien sûr, les affaires avant tout, le conservateur était obligé de répondre à ses collaborateurs venus de l’autre bout de l’Eurasie, du pays du soleil levant. Mais oui ! C’était donc cela ! Evidemment ! Le sourire au coin des lèvres, notre détective murmurait pour lui-même, pour se l’entendre dire, « le pays du soleil levant, pour dire le plus à l’est, là où se lève le soleil, le point de réveil… Et je n’ai plus qu’à trouver quelle constellation porte le nom du plus vaillant des héros… » Le regard triomphant, il scruta les alentours comme pour dire aux autres : « J’ai trouvé ! Victoire ! I’m the winner » et il le posa sur une femme aux longs cheveux blonds, à l’accueil. Lorsque celle-ci tourna vers lui son visage inquiet, il cru l’avoir déjà vue quelque part. Mais cette étrange impression ne résista pas bien longtemps au flot d’orgueil qui jaillissait en lui, et bien vite, il l’oublia. Il ne voulut pas tout de suite en parler autour de lui, il voulait capturer cet artiste seul et ainsi devenir le meilleur de tous, le seul être qui fut capable d’arrêter le plaisartiste. Alors il se vit dans le reflet d’une vitre, et se dit que si il voulait garder pour lui sa découverte, il avait meilleur temps d’effacer cette expression de victoire de son visage. Il tenta donc de reprendre l’état d’esprit qu’il avait en quittant les femmes du bureau gris. Il y parvint justement quand le conservateur arriva à lui, ayant fini avec ses collaborateurs, et le genevois lui demanda alors :
« - Pourquoi avoir choisi de réunir les pires rivales M. Gallice ?

frantic_
frantic_
Niveau 10
26 août 2006 à 19:11:23

vocabulaire très poussé et avec un minimum de fautes d´ortographe, j´attend de voir la suite :o))

L-orgue-e-yeux
L-orgue-e-yeux
Niveau 45
26 août 2006 à 20:14:23

Merci beaucoup frantic, enfin un courageux lecteur qui daigne m´accorder du temps !
J´espère que la suite ne te décevras pas trop, car ça change un peu de style...
un passage qui n´apporte pas grand chose (c´est en disant cela que les lecteurs vont affluer...)
mais qui sert de transition entre une progression chronologique très lente vers une accélérée...
si vous avez la flemme de tout lire, je vais vous résumer l´essentiel plus loin, au cas où...

Chapitre quatrième

- Ah -ah ! Sans doutes est-ce là ma plus brillante idée ! Quoi de mieux que la concurrence pour doper les humains ? Je sais que leurs maquillées insultes fusant dès que j’ai le dos tourné doivent vous être fatigantes, mais vous m’en voyez navré, lorsque j’ai engagé la dauphine genevoise, je ne savais pas que l’écossaise avait pris un disciple… ». La suite de la journée fut d’un ennui pour notre détective qui n’avait qu’une envie, se précipiter sur un atlas du ciel afin de déterminer quand le plaisartiste allait frapper. Alors que les deux femmes se disputaient sur quels étaient les dispositifs à mettre en place pour attraper le voleur, notre jeune qui se faisait tout un orgueil de devenir LE détective, observait tout cela sans conviction et préférait observer les faits et gestes des rares visiteurs du musée par la porte laissée entrouverte. Le conservateur quant à lui commençait à regretter d’avoir enrôlé les deux pires rivales d’Europe et admettait que ce n’était pas une si brillante idée… après quelques heures de pollution sonore, il craqua et décida d’emmener avec lui l’autre homme présent en laissant les demoiselles jusqu’à ce qu’elles trouvent un compromis. La réceptionniste bondit alors sur son employeur pour lui signaler qu’une jeune demandeuse d’emploi l’attendait depuis qu’il s’était engouffré dans son bureau, et que n’ayant osé le déranger dans ses affaires, celle-ci devait s’impatienter. Ordinairement, on n’enrôle pas comme ça des employés, mais la situation était particulière, tout le musée était dans un certain état de quelque chose entre suspens et excitation, le LAP allait frapper, mais on ne savait quand, et un peu de personnel en plus ne serait pas de refus. Aussi accepta-t-il sans hésiter de l’engager, surtout qu’elle demandait un emploi rapide avec des conditions très désavantageuses pour elle. Une fois le papier de contrat signé, les hommes n’ayant plus de bureau où aller, M Gallice proposa finalement au jeune assistant de déterminer lui-même les dispositifs à mettre en place, car l’heure où les policiers et les spécialistes arriveraient se rapprochait à grand pas. L’orgueil démesuré du moustachu en fut irrésistiblement titillé, mais ne sachant pas encore quand le LAP allait frapper, ne trouva d’autre choix que de refuser, à contrecœur l’alléchante proposition du conservateur. Enfin arriva midi, et l’estomac du trentenaire émettant des sons de plus en plus effrayants, il proposa au jeune détective d’aller casser la croûte dans un proche restaurant. Devant l’air dubitatif du genevois gêné dont les maigres économies allaient passer dans le dîner du soir même avec sa belle blonde, son gourmand employeur indirect précisa que c’est lui qui l’invitait, et les deux hommes partirent se remplir le caisson. Deux rues plus loin ils s’installèrent sur une table voisine de celle d’un couple anglais qui tranquillement déjeunait. Sortis du cadre de ce musée qu’il trouvait fort ennuyeux, le jeunot n’avait qu’une envie. Les écouter et tenter de comprendre ce qu’il disaient, afin d’exercer son anglais, mais les intentions de son hôte l’en empêchèrent :
« - Alors cher collègue, parlez-moi un peu de vous, je vous connais à peine, j’ignore même votre nom…

L-orgue-e-yeux
L-orgue-e-yeux
Niveau 45
26 août 2006 à 20:19:47

En gros on y apprend que les deux femmes se disputant inlassablement, les deux hommes décident d´aller manger.Auparavant le conservateur doit régler une petite formalité: engager la demoiselle qui se présentait à l´accueil au moment où le détective eut sa révélation.

frantic_
frantic_
Niveau 10
27 août 2006 à 23:56:25

moi perso j´aime bien :o)), mais si je peut me permettre un conseil: tu devrais poster moin souvent car en voyant toute cette page, beaucoup de gens auront la flemme de lire :o)) je te propose de prendre de l´avance et de poster tes chapitres dans des laps de temps plus long.

L-orgue-e-yeux
L-orgue-e-yeux
Niveau 45
28 août 2006 à 08:42:14

C´est gentil, merci
Je vais bien prendre ton conseil en note, d´autant plus que ça avance de moins en moins vite chez moi, j´ai fini le chapitre 8 et avec lui le premier volet du roman, mais le 9 avance moins vite et est à retravailler absolument, alors voilà, je posterai plus sporadiquement...^^

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
28 août 2006 à 14:26:00

Bon, j´ai lu le premier chapitre, mais pas le reste. C´est indigeste. Bon sang, la première phrase fait six lignes! :ouch: T´as essayé de la lire à voix haute? Le style est incroyablement lourd, avec des phrases de cinquante propositions à chaque fois. Du coup, je n´ai remarqué que cela, même pas fait attention au personnage ou autre, le seul truc que j´ai retenu, c´est l´incroyable lourdeur. De mémoire, c´est les phrases les plus lourdes que j´ai vues sur le forum. A part cela, ça n´a pas l´air trop mauvais, mais, et c´est pourtant selon moi l´une des qualités premières qu´un récit doit avoir, ce n´est pas fluide et agréable à lire. (et rien que ça fait que je risque de ne pas lire la suite alors que je lis des trucs largement moins "bien" écrits)

Concernant le fait d´écrire "à la volée", maintenant. Je suis plus ou moins d´accord avec toi, sûrement car mes deux premières fictions (et accessoirement les seules à avoir dépassé la quinzaine de pages) ont été écrites de la sorte. Maintenant, il faut bien voir que c´est le meilleur moyen de se retrouver bloqué par une incohérence, parce que t´auras voulu faire faire ça au héros et après, bah dommage ça colle pas avec ce qu´il est sensé faire plus tard. Et là, le récit bloque parce que parfois, il faut reprendre plusieurs chapitres auparavant, ou trouver une solution abracadabrantesque, ce qui généralement ne plaît pas des masses...

Voilà, bonne chance pour la suite, mais désolé, il y a peu de chances pour que je continue.

L-orgue-e-yeux
L-orgue-e-yeux
Niveau 45
28 août 2006 à 19:21:58

Merci de ton comm Azerty777.
Ecrire à la volée, je me suis compte que c´est un peu exagéré, j´ai quand même un plan de route mais je préfère qu´il reste assez vague...
QUant au style lourd, je le savais très bien, c´est mon style, celui que j´avais il y a longtemps, et je disais qu´il était à mon image. Maintenant, mon image a un peu changé, mais pas le style... C´est un style que j´aime beaucoup, ce style lourd, mais je savais que la plupart ne l´aimait pas, et espérais cependant trouver quelques fans, des "autres moi", mais apparement, je suis unique...
Merci d´avoir lu le premier chapitre, mais les autres s´allègent un petit peu, alors, tu avais fait le plus dur ^^
Enfin, si j´écrirai d´autres romans, je tacherais de varier en ne laissant que quelques phrases de ce type éparpillées dans d´autres plus fluides...
Encore merci, et avoir un style lourd, pour moi, c´est flatteur.

ladyinred
ladyinred
Niveau 10
29 août 2006 à 06:37:21

J´ai pas tout lu... comme Az´ j´ai lu le premier paragraphe et j´ai trouvé ça très lourd aussi, car phrases bien construites, mais trop longues. On est très essoufflés quand on arrive à la fin.

Ton vocabulaire est riche et les descriptions sont intéressantes et détaillées, mais tu perds un peu parce que ton texte est pas assez aéré par des paragraphes mieux coupés (tu postes pratiquement dans un bloc, c´est un pavé qui donne pas envie de le lire...) et des phrases qui gagneraient à être coupées pour gagner en clarté, au niveau de la fluidité du texte. C´est pas des trucs épouvantables que tu as à changer, mais tu gagnerais en compréhension et en plaisir pour le lecteur.

Je te donne un exemple de phrase que je trouve lourde tirée du chapitre 5:

l’orgueil enflant de notre jeune détective failli le faire accepter, mais il avait en tête autre chose, une certaine blonde genevoise de vingt-cinq ans, dont, il se résignait enfin à l’admettre, il était tombé amoureux et qu’il ne pouvait se résoudre à faire renvoyer :

j´aurais plutôt écrit :

L’orgueil démesuré et continuant d´enfler de notre jeune détective failli le faire accepter, mais il avait autre chose en tête... Une certaine genevoise blonde de vingt-cinq ans, plutôt jolie, dont il se résignait enfin à admettre qu´il était tombé amoureux et ne pouvait se résoudre à la faire renvoyer :

Tu trouves pas que ça coule mieux? Que ça se lit plus facilement? Je suis sûre que tu peux retravailler tes textes pour qu´ils soient plus agréables à lire, ça te demanderas pas beaucoup d´efforts en plus.

Bonne chance!
pt que je me déciderai à tout lire un moment donné, mais je lis pas beaucoup en ce moment.

ladyinred
ladyinred
Niveau 10
29 août 2006 à 06:39:14

même si t´as pas beaucoup de lecteurs te décourage pas!
ici c´est souvent donnant donnant, tu lis les autres, les autres te lisent...

au fait pour ton titre, dès le premier paragraphe j´ai pensé à "Détective en herbe"
Tu aimes?

L-orgue-e-yeux
L-orgue-e-yeux
Niveau 45
29 août 2006 à 09:35:33

Ouais en fait je pensais plus à un titre qui confrontait les deux persos principaux, et plutôt que de mettre en avant l´inexpérience du détective, son orgueil, du style: l´orgueil du detective contre l´habileté du voleur... mais je trouve que ça rend pas trop...

Enfin, merci beaucuop de tes encouragements et d´avoir lu ladyinred ^^

ladyinred
ladyinred
Niveau 10
29 août 2006 à 14:11:15

ou alors "qui va l´emporter?"

L-orgue-e-yeux
L-orgue-e-yeux
Niveau 45
29 août 2006 à 16:06:06

Oui, ce searit un bon titre assez court, mais, comme tu as pu le constater, ce roman étant très lourd, il faut un titre de poids... donc long...

Merci encore

L-orgue-e-yeux
L-orgue-e-yeux
Niveau 45
30 août 2006 à 09:28:19

Bon, ben voilà, au cas où quelqu´un voudrait lire la suite :

Chapitre six

- Comment cela, qu’est-ce que l’on fait ? On va attraper le plaisartiste pardi ! Et ainsi remettre à sa place cette retraitée… » La tension infernale qui sur lui pesait avait totalement disparu, et pour la première fois depuis longtemps, il paraissait heureux. Les choses se déroulaient bizarrement, en une réplique, amenée, somme toute ni par l’un et pas tout à fait par l’autre, leur relation avait basculée. À un tel point que la découverte du matin que Morgan avait tenue secrète jusque là dans le but d’arrêter seul le LAP ne le resta plus bien longtemps. Leurs cerveaux se mirent ensemble à élaborer tout une stratégie pour pouvoir attraper ce recherché plaisartiste sans entrer dans l’enceinte du musée. Tout en avançant vers l’hôtel où Tania avait prévit de loger, les idées fusaient, et la stratégie peu à peu se dessinait. Le toit du musée était tout plat, et puisque le LAP prévoyait de s’enfuir par les airs, les deux néo- associés décidèrent que le genevois attendrait là-haut, vif, scrutant le ciel pour voir l’appareil qu’il emprunterait tandis que la genevoise se tiendrait dans un hélicoptère au cas où Morgan ne pourrait le rattraper. C’est alors que la question délicate du budget fut abordée, et bien vite un problème se posa : ils étaient tous deux ruinés. Un hélicoptère devenait alors un peu coûteux et ils optèrent finalement pour une présence des deux à deux points stratégiques du toit en espérant que le LAP n’ait pas mis en place une synchronisation parfaite avec un avion qui le prendrait à un point très précis en plein vol. Mais persuadés qu’il aurait, comme eux, un budget un peu serré, ils conclurent qu’il s’agirait plutôt d’une montgolfière plus économique voire d’un bête deltaplane… Ils passèrent devant une bibliothèque, où ils s’arrêtèrent bien évidemment afin de pouvoir déterminer quand exactement le LAP allait frapper avec l’aide d’un atlas du ciel tant attendu. La constellation concernée était Hercule, qui devait ce mois ci pointer à l’est aux alentours de 01 h 45. Mais il était précisé que celle-ci descendra au plus bas dans le ciel de toute l’année ce samedi 24 mars. Il devenait alors évident que le plaisartiste allait frapper dans la nuit de vendredi à samedi, qui plus est à 01h45… Satisfait de leur enquête, ils poursuivirent leur route et longèrent alors un grand restaurant. Il était 13h et l’odeur alléchante venue des fourneaux excita les narine puis les papilles des deux jeunes détectives. Leurs ventres à tous deux criant famine, le menu du dit restaurant affichant des plats gastronomiques au prix astronomiques et les portes -monnaie des deux affamés étant légèrement léger, ils convinrent de faire une halte au prochain restaurant qui afficherait des prix décents. Il s’avéra que le prochain se situa assez loin et, s’il était il est vrai plus économique, il était à des années-lumière d’être agréable au palet. Ainsi le premier dîner en tête-à-tête du récent couple lémanique leur parut bien fade et ne fut prolongé. Englouties en quelques minutes, les spaghettis leurs donnèrent, en plus d’un goût peu apprécié par leurs papilles, des flatulences encore plus redoutées par leurs narines. Enfin ils arrivèrent à l’hôtel de la belle, et s’asseyant sur l’unique lit, ils se demandèrent une seconde ce qu’ils pouvaient bien faire en attendant vendredi soir, mais, la lumière tamisée par la vue obstruée qu’offrait la chambre, l’instinct naturel fit le reste… Et leurs occupations jusqu´à vendredi soir consistaient essentiellement à s’adonner à cette activité dans laquelle ils se trouvaient mutuellement doués ; en promenades romantiques, dîners, qui, sous la contrainte du budget l’étaient moins ; et autres discussions. Le temps passa bien vite pour les deux genevois, et déjà vendredi l’on était. L’unique horloge de la chambre pointait de ses deux aiguilles le 12 dominant, et une seconde ensuite samedi on était. De peur que le LAP ne leur jouerait quelque tour en accomplissant son méfait en avance sur son horaire, ils se décidèrent à déjà le musée rejoindre. Quittant la chambre où ils avaient vécu leur première fois ensemble, avec un brin de nostalgie en se disant que le lendemain peut-être loin ils en seraient, afin d’accomplir la tâche pour laquelle à Paris tout ce temps ils avaient été retenus, main dans la main, les escaliers de l’hôtel ils descendirent. Enfin ils arrivèrent devant le musée, avec une étrange émotion : c’était cela, cela qui les avaient poussés à se rencontrer, eux qui habitent la même ville, là la cause de leur rencontre, leur relation que pour rien au monde ils ne cesseraient. Là se trouvait l’occasion de taper un grand coup. Le cœur rempli de toutes ces pensées, sur le toit du bâtiment, étrangement peu surveillé, ils montèrent. Il ne leur restait plus qu’à attendre et guetter, prêts à bondir, sur le gibier qui les obsédait. Les barres lumineuses de l’horloge LCD de Morgan indiquaient 01h 44min et 55 sec. Cinq secondes s’écoulèrent, quant au travers du fin plafond ils entendirent du bruit.

L-orgue-e-yeux
L-orgue-e-yeux
Niveau 45
31 août 2006 à 16:03:57

Bon, alors la suite, histoire de fair par la même occasion un petit up !

Chapitre sept

De son ouïe perçante, le détective moustachu parvint à entendre ce qui se tramait. Mais, fait étrange, il n’y avait toujours pas d’appareil volant en vue pour permettre au LAP de s’enfuir. Pourtant il disait, un étage au-dessous : « Ce tableau là-bas est un faux, le vrai est dans mais mains, et forcément, le champ est libre, agglutinés comme vous l’êtes autour de cette copie. Je vous préviens, celle que je vous enverrais bientôt sera nettement plus proche de l’original, messieurs… ». Féminine ! C’était une voix féminine ! Mais toujours pas d’appareil volant en vue… Ah si ! Là-bas, un hélicoptère ! Mais… c’était celui de la police ? Alors le genevois comprit que de penser que Ms Warkslay allait se faire avoir, c’était la sous-estimer. Elle avait tout prévu, probablement neutraliser le moyen de fuite que voulait utiliser le LAP… Damned, elle aurait tout les honneurs, et pour nos genevois… rien ! Alors apparu, sortant par une fenêtre, le LAP. Enfin elle s’était montrée, et ce, dans une tenue remarquable… Elle se dressait, là devant eux, sa chevelure rousse volant au vent, ses petits yeux souriants dissimulés derrière de fines lunettes en demi-lunes, une cape blanche flottant au vent, accrochée à une chemise décolletée neige et un pantalon argent. En sa main gauche, elle tenait son butin, sa main droite, elle la tendit, et une corde descendant de l’hélicoptère de police s’y déposa. De ses fins petits doigts, elle la serra, et se laissa aspirer dans une grâce totale. Nos deux genevois étaient totalement paralysés par la puissance que dégageait cette femme, et ne purent que la regarder s’envoler…
Ils s’étaient fait bernés, tous, voyant l’hélicoptère de police arriver, ont cru que la partie était terminée, mais aucun n’avait envisagé que le complice du plaisartiste pouvait avoir dérobé un hélicoptère de police…
Une expression de rage animait les visages de tous, sauf celui de Morgan. Comme tous les autres il s’était fait avoir comme un bleu, alors il n’avait qu’une envie, prendre sa revanche, mais une chose prenait toute la place dans son esprit, ce visage, il lui parut familier… Il en était sûr, il avait déjà vu ce visage… Perturbé dans ses songes, la voix douce de Tania vint l’en sortir : « on rentre ce soir ? » demanda-t-elle.
Le détective absorbé acquiesça simplement d’un signe de tête. Oui, il avait besoin de revoir sa cuisine à l’évier rempli, sa chambre en désordre pour pouvoir clore cette page. Car, s’il était vaincu, il voulait comprendre comment le plaisartiste avait procédé pour ainsi se jouer de Ms Warkslay. Car, il est vrai, son plan était naze, mais Ms Warkslay… Sans un mot, car sa compagne perspicace le comprit et l’imita, ils rentrèrent à Genève main dans la main, par ce même train qu’il les avait rassemblés. Arrivés là-bas, ils rentrèrent chacun chez eux, il était très tard, et ils se reverraient demain. Alors, enfin, au milieu de son chenil, le détective allongea son mètre 77 en son lit, la tête bien chargée. En une nuit, il revit par le rêve tout son voyage : le train, le métro, le café, le bureau, la filature et la femme de l’entrepôt, et dans un sursaut il se réveilla : le réveil indiquait 5h45. Mais il empoigna le téléphone, et y entra le numéro de Melle Grinzey. Le sourire en coin, il attendit patiemment que sa petite amie mît un terme aux longues sonneries qu’il entendait :
« - Mpff…. Allo ? Grommela la belle
- J’ai tout compris. Annonça-t-il d’un ton victorieux.

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