A Lou.
A Marie.
Tu me sauverais la vie toi ?
- Première Partie : AID(E)S -
Ses grands yeux noirs me fixent, me reflétant ma propre image et me montrant la souffrance qui l’anime. A cet instant, je ne pense qu’à elle, rien d’autre ne m’est possible. Elle, qui malgré ses douleurs reste la plus belle femme que j’ai pu contempler. Elle, qui dans son naturel quotidien est la représentation parfaite d’un ange.
_ Tu me sauverais la vie toi ?
Il pleut. Une petite pluie fine qui mouille son visage délicatement, formant des petites rivières qui coulent le long de son visage. Cela lui donne un air de détresse qui me fait fondre de l’intérieur. Connaissez-vous cette sensation ? Qui vous donne l’impression que tout ce qu’il y a autour de vous n’est plus important ? Que toute votre peine s’évacue dans un seul souffle plein de félicité ? Je sais que si je détournais les yeux pour l’observer, je tomberais sous son charme. Incapable de dire un mot face à la magnificence de cette personne, abasourdi par ce qui émane d’elle. Ainsi, je reste à contempler la ville au loin. Ses lumières clignotent et m’attirent comme si je n’étais qu’un vulgaire papillon de nuit. De ma position, l’on pourrait croire que la ville est en pleine effervescence, que des vies s’entrechoquent dans un tourbillon sans fin m’appellant à les rejoindre. Je ne peux y réfléchir d’avantage, car ses mains se posent sur mon ventre. Elle m’enlace. Je sens sa chaleur dans mon dos, et son souffle dans ma nuque.
_ Tu me sauverais la vie toi ?
Cette question… Est-ce encore possible ? Le mal qui t’est infligé peut-il être soigné ? Je souffre à te voir ainsi. Mon corps brûle en sachant qu’il se pourrait que l’on se quitte. Je lâche une profonde expiration qui se transforme en buée dans cette nuit fraîche.
_ Je ferais ce que je peux.
J’aimerais lui apporter le bonheur. Mon amour pour elle déborde, alors ce serait du gaspillage de ne pas en profiter d’avantage. Mais était-ce vraiment ce qu’elle désirait ? Sous le masque de l’amour, elle a déjà été abusé, trompé… Ces blessures sont profondes, et malgré ce qu’elle me dit, je ressens que certaines saignent encore. Puis-je réellement la guérir ? Lui passer un baume cicatrisant ? Et si ce n’est pas ce qu’elle souhaite ? Peut être que ma passion dévorante ne ferait que la tourmenter d’avantage. Peut être que ce baume risque d’infecter ses blessures… Mais puis-je la laisser seule à se morfondre dans ses ténèbres intérieures ? Puis-je laisser le pus suinter des ses plaies ? Et elle me sert encore plus fort. Elle doit se sentir en sécurité avec moi. Elle doit me croire fort. Ses lèvres douces se posent sur mon cou. Un frisson de plaisir remonte ma colonne vertébrale et me traverse de part en part.
_ Merci.
Et elle me susurre ce mot dans le creux de mon oreille à plusieurs reprises.
_ Merci, merci…
Je me sens coupable. J’ai l’impression de lui avoir tenu une fausse promesse. Sa vie est trop belle pour que je puisse la tenir entre mes mains sales. Je ne peux la protéger, je suis trop faible pour cela. Je veux lui dire la vérité, je ne tiens pas à la bercer d’illusions. Mais lorsque je me retourne pour lui énoncer ce qui me hante, je me retrouve subjugué. Envoûté par ce charme qui émane d’elle. A croire qu’elle m’a jeté un sort.
Ses lèvres articulent un nouveau merci, mais j’empêche le mot de sortir en posant ma bouche sur la sienne. Ce mot est tellement mieux là où il est, inutile qu’il aille à la rencontre du monde réel. Nous échangeons alors notre premier baiser. Un merveilleux contact empli d’émotions indescriptibles et puissantes. A l’image d’un Dieu. On ne les cerne pas concrètement, mais l’on ressent. Ce baiser, c’est un véritable contrat. Un contrat me liant à elle. Elle est mienne. Je suis sien. Nous sommes ensemble, et c’est ce qui importe le plus.
Est-ce que j’ai fait le bon choix ? Aurais-je du veiller à ses côtés ou bien la laisser seule ? Je ne voulais pas que certaines choses se déroulent trop rapidement. Je ne voulais pas non plus qu’elle pense que je l’ai abandonné comme un vulgaire objet. Ainsi, j’ai tenté de trouver un compromis. Je suis resté des heures à parler avec elle. A raconter nos vies communes, à échanger des anecdotes que l’on ne raconte qu’à des personnes avec qui on a suffisamment confiance. Nous avons rigolé ensemble. Elle a pleuré contre mon épaule lorsqu’elle a évoqué les sombres années de sa vie. Je la revois encore lové dans mes bras, et moi lui déposant des petits baisers sur son front. Elle sentait la framboise. J’avais ardemment envie de la croquer, de la déguster, mais je me suis promis de pas aller trop vite. Je dois déjà me satisfaire de pouvoir la toucher ainsi, et de l’admirer sans gêne. Qu’est-ce qu’elle est ravissante. J’espère ne jamais être loin d’elle. J’espère ne pas faillir à ma promesse.
C´est bizarre.
Pendant toute la lecture de ton texte, je n´arrêtais pas de me dire "Bon, et maintenant, ca va devenir horrible, il va la tuer, il va y avoir des boyaux partout, ou il va mettre ses doigts dans ses yeux et déguster sa langue".
Et puis, au fur et à mesure que le texte avancait, j´ai commencé a baisser ma garde, et à me laisser sourire pour apprécier à quel point ton texte est joli. J´avais encore un peu peur, mais de moins en moins. Et j´ai souri, et j´ai trouvé ca magique.
Maintenant, je vais le relire, sans peur de cannibalisme, sans appréhension, juste pour savourer ce texte magnifique, qui a sa place dans tant d´autres topics ![]()
Une petite pluie fine qui mouille son visage délicatement, formant des petites rivières
répétition de "petite" ![]()
Heuuu ... Comme loveisgreat. Où sont les morts, les explosions, les effusions de sang et les psychopathes ? ![]()
Pas mal comme debut, a part qu´il manque une dédicace a mon nom.
Sinon j´attends le sang avec impatience. Oui y en aura, pour preuve :
Moi
"alors acte deux plein de sang et de tripes."
L´autre taré là.
"Un peu oui."
Comme dirait la grande Sophy, "la flemme de lire", m´enfin vu de loin ça a l´air formidable !
Très franchement, je n’avais jamais lu un de tes textes à cause de ta réputation.
J’ai probablement eu tort car ce genre de texte (violent) est très virilisant, si on laisse tomber le scénario navrant et l’absence totale de « matière »…
Par contre, j’aime bien lire des textes qui ont une chance de me rendre joyeux (c’est pour cela que j’ai lu ce texte).
Toutefois, pour ce faire, il faut rester dans le réalisme. Ce texte est cliché à en mourir. Ce n’est certainement pas moi qui parlerai de « récit » magique. Il faut être un peu naïf pour cela. Une Barbara Cartland te pond la même chose en 5 minutes. Evidemment, je ne critique que cette partie. Il est possible que la suite tourne au massacre.
Pourquoi ne pas faire un truc sentimental avec des zoophiles, p.d, androgynes et autres ? Je ne parle pas d’un récit vulgaire mais d’un texte qui nous montre ce qu’est l’amour et qui a une chance de nous émerveiller. Au lieu de nous écrire un récit vu mille fois (attention, je parle de ce chapitre).
Reste un style pas inoubliable et un scénario dont on ne sait rien.
Bref, je ne sais pas si je poursuivrai la lecture…
Moi j´ai trouvé ça bien, et peu importe que ce soit cliché.
Soul´ réussit quand même à nous toucher avec ce texte (p´tain j´deviens vraiment humains! Aaaaaaaaaashhhhhhh´! Aide moiiiiiii!
), et je pense que c´est ce qui compte.
Très bien, deux-trois fautes mais on s´en fout, et...j´attends la suite avec impatience. ![]()
Oui, c´est, assez classique, on dirait le genre de romans à l´eau de rose France Loisirs que dévorent les ménagères de plus de 50 ans
On verra comment le scénario avancera !
Je dois avouer que c´est plutôt bien écrit par contre, même si je suis pas vraiment fan de ces "petites phrases courtes ajoutées bout à bout"...
Avis assez mitigé. Curieusement, je trouve ton style moins plaisant que d´habitude, moins agréable. Le sujet traité, peut-être, c´est vrai que dans le cas présent, ça fait assez cliché. Cependant, c´est pas forcément la preuve d´un texte mauvais, et ça reste facile à lire. Mais j´espère que la suite sera plus accrocheuse ![]()
c´est quand qu´elle meurt abominablement devant ses yeux impuissant ?
Ca se laisse lire, mais venant de toi, on attend autre chose ...
Nan mais arrêtez, moi je trouve ça bien que tu te cantonnes pas (plus?) au même genre.
J´ai pas lu tes autres textes, mais c´est bien de changer de genre un peu.
Pour celui là, je pense que le fait que ce soit à la première personne est pas le meilleur des choix. A cause de ca, et en dehors de ca, y me semble que le style est un peu trop direct.
Mais c´est vraiment court pour avoir un avis intéressant.
Elle m’a raccompagné jusqu’au seuil de sa porte. Dehors, il pleuvait encore. Toujours cette pluie fine et rafraîchissante sous laquelle nous avions dansé juste après s’être embrassé. Après le premier baiser, la première danse. Que c’était magnifique. Une valse pouvant paraître simpliste aux yeux d’autrui, mais un véritable ballet d’amour pour moi. Un des meilleurs moments de mon existence, qui restera emprunt dans ma mémoire et me fera à jamais sourire. Après tout, ce n’est pas tous les jours que l’on se trouve sur un luxueux balcon, enlaçant la fille de vos rêves et dansant sous la pluie. Les gens nous trouveraient probablement fou en nous observant. Ne restez pas dehors, il pleut. Vous allez être trempé. Vous allez attraper froid, avoir un rhume. Mais qu’est-ce qu’un rhume face à une valse avec votre aimée ? Un véritable antibiotique. Mais ils ne doivent pas avoir tort. Je dois être fou, en effet. Fou d’elle. Fou d’amour. Feu éternel emprunt de passion. Ce n’est pas cette pluie qui pourra l’éteindre en tout cas. Cette douce flamme éclairant l’obscurité qui habite mon cœur. Je ne veux décidemment pas la perdre. Je ne veux pas retomber dans mes souffrances d’autrefois. Ne plus connaître l’âme martyrisée. Dans ce monde égoïste, je ne souhaite que partager. Partager tout avec elle. Serait-ce possible ? Ce regard qu’elle m’a lancé avant que je ne la quitte me conforte dans mes pensées optimistes. Elle a besoin de moi autant que j’ai besoin d‘elle.
Le sourire aux lèvres et le bonheur bravant les gouttes d’eau qui s’abattent sur moi, je rentre à mon domicile. Ma nuit sera douce. Je verrais son visage tourbillonner sans fin dans mes songes. Elle sera à mes côtés dans mon sommeil, me murmurera des mots doux à l’oreille. Elle me protégera des cauchemars que la nuit sait apporter. Allongé dans mon lit, toujours dans l’impossibilité de ne pas penser à elle, je rejoins les bras de Morphée. Suis-je le plus heureux des hommes ?
La nuit apporte à l’être humain sa dose de désespoir et d’illusions concernant un proche avenir. Je me suis donc vu, dans ces bras, virevoltant sans fin et la dévorant des yeux avec passion. Que c’était beau de la voir sourire. On aurait dit que ses blessures s’étaient à présent refermées et ne la démangeaient plus. La douleur était purgée. Et nos corps se joignirent, épousant respectivement leurs formes. Une osmose parfaite. Que j’étais bien dans la chaleur qu’elle me procurait. La température augmentait de plus en plus tandis que nous nous lovons l’un contre l’autre. Cela ne me gênait guère, ce n’était qu’un mince filet de fluide corporel qui s’écoulait contre mon front. Comme lorsque l’on venait de courir quelque peu. Une futilité. Mais bien vite, la sueur envahit la totalité de mon corps. Chacun de ses parcelles. Ce n’était pas désagréable et cela me faisait même penser à deux personnes faisant l‘amour.
Et la chaleur monta, encore et encore. Je compris que si je ne me séparais pas d’elle, j’allais continuer à avoir de plus en plus chaud. Si je voulais une quelconque fraîcheur, il me fallait la quitter, me retirer d’elle. J’étais comme un astre dans le firmament, dérivant lentement vers le soleil. Il me fallait changer d’orbite, aller au tréfonds de la galaxie, fuir, si je voulais survivre. Et pourtant, il m’était inimaginable de me séparer d’elle. J’étais aspiré vers le cœur du soleil, aussi sûrement que la pesanteur attire les objets vers le sol. Je devais la protéger.
Mais j’en étais incapable, elle souffrait autant que moi de cette température infernale. Je voulus la rassurer et poser ma main réconfortante sur son visage, mais lorsque j’accomplis ce geste, je me mis à crier d’effroi. Sa chair était en ébullition, formant des grandes cloques sur sa peau. Cloques qui éclataient, transformant sa figure en amas putride et dégoulinant. Elle fondait. Comme une vulgaire poupée de cire. Impossible de sortir de cet enfer. Et pour accentuer mon horreur, je me rendis compte que je subissais le même sort qu’elle. Me transformant en gelée morbide à chaque seconde qui s’écoulait. De ma bouche s’éleva un dernier cri, avant que mes lèvres ne se liquéfient et m’empêche de hurler en s’insinuant au plus profond de ma gorge.
C’est ainsi que s’achève mon rêve. Devais-je en déduire quelque chose ? Le malheur croiserait-il notre route ? Causera-t-elle ma perte ?
Quand vous êtes amoureux, la seule chose qui importe, c’est de revoir la personne qui est chère à votre cœur. L’on s’était donné rendez-vous après mon boulot. Métier qui consiste à gérer l’argent de l’entreprise qui m’emploie. Mon but, en plus de calculer les dépenses et les bénéfices à venir, était de spéculer à la Bourse. Pénible, mais grassement payé. En temps normal, je garde un œil fixé sur mon ordinateur à jouer avec la comptabilité et à prévoir tout ce qui pourrait éventuellement arriver. Aujourd’hui, c’était ma montre qui était au centre de mes préoccupations. Quelle était lente cette aiguille égrenant les secondes. Cette relativité du temps me rappelle mes années lycéennes. Celles où les heures étaient longues durant les cours, et bien trop courtes lorsque l’on se retrouvait entre amis sur la terrasse d’un café.
L’on m’apporte un dossier. Je le regarde évasivement. Quelque chose concernant les assurances. Rien de bien important. Je me morfondais dans mon fauteuil, le regard dans le vide, pensant uniquement à elle. Les paroles émises autour de moi ne m’apparaissaient que comme des chuchotements tentant vainement de parasiter mes pensées. Elle, ce baiser, cette danse… Qu’en sera-t-il de ce soir ? De nouvelles découvertes, un partage merveilleux, de l’amour débordant encore et encore… A ses côtés, ça ne pourrait être que merveilleux de toute manière.
Aucun de mes collèges ne peut réellement savoir ce que je ressens exactement. Pour la bonne raison qu’ils sont pratiquement tous mariés depuis une vingtaine d’années, et se trouve totalement aigri par leur relation conjugale L’ayant, pense-t-il, exploré dans son intégralité. Quelle tristesse, j’espère ne jamais me lasser d’elle, ne jamais connaître cette routine. Après tout, ce n’est peut être pas une fatalité. Le second groupe d’employés dans cette entreprise était des jeunes cadres dynamiques. Une vie entière consacrée au travail, des résultats exceptionnels, certes, mais une vie amoureuse inexistante. Sauf si vous appelez amour le fait de se pavaner dans la luxure… J’ai su échapper aux pièges que l’argent nous tend en transformant notre cœur en machine à profits totalement égoïste, effaçant toute once de sentiments qui pourraient soit disant nous rendre faible face à la dure compétitivité de ce monde hostile.
Et bien...pas mal, même s´y s´passe quasiment rien.
Ah et aussi (décidément je dis ça à chaque texte que je commente en c´moment lol), pourquoi tu commences au présent, passe au passé (bon dans le rêve c´est compréhensible) et ensuite passe à un passé/présent confus? Ah part ça, euh...la suite? ![]()
La suite logique de ce qui a été posté, content que tu n´ais pas succombé à la violence facile face aux critiques !
J´attends la suite pour voir comment évoluera le scénario.
C´est pas mal, j´attend la suite et le sang. La c´est juste des gens qui se prennent pour des poissons dans une marmite d´eau bouillante.
Du sang ! Du sang ! Des tripes ! Des tripes ! Des cervelles degoulinantes ! Des cervelles degoulinantes ! Allez !
Et s´il n´y avait pas de sang, ça changerait quoi ?
Mais... mais... du sang c´est sacré quoi !
Ben moi j´en veux pas ici, du sang. Ca me plait comme ça.