Le secret de monsieur Lordrum
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1. Un erreur pas si fausse que ça
- En quelle année monsieur Meunier ?
Alfred sortit brusquement de ses rêveries. Il leva la tête pour s’apercevoir que son professeur d’histoire ainsi que la plupart des élèves de la classe étaient dans l’expectative.
- Quoi ?
- Je vous demande en quelle année a été fondé notre monde monsieur Meunier. Quelle est la date exacte de création de l’Oacie ?
Alfred chercha un instant dans ses souvenirs – plutôt vagues à vrai dire.
- En moins quatre avant la Fondation ? … dit-il sur un ton semi-interroagteur, comme pour voir si sa réponse était correcte.
- Moins trois ! rétorqua le professeur d’un ton sec et tranchant. Veuillez être plus attentif je vous prie.
Attentif, attentif ! Il n’avait que ce mot à la bouche pensa Alfred. Il fallait dire aussi que le cours d’histoire du professeur Lanouzière était d’une platitude consternante. Seuls quelques élèves assidus, fous ou inconscients avaient le courage de se concentrer durant ces cours.
Alfred jeta un coup d’œil rapide à sa montre à gousset et constata avec ravissement que le cours toucherait bientôt à sa fin.
La cloche du lycée retentit et les élèves se précipitèrent hors de la salle sans laisser au professeur mot dire.
Le printemps venait de s’installer brutalement et les gens étaient toujours habitués à porter leurs vestons de velours. Alfred retira le sien pour mieux profiter de la douce fraîcheur que laissaient filtrer les immenses arcades vitrées des couloirs.
Il se dirigea vers l’aile ouest de l’édifice : les laboratoires. Alfred adorait par-dessus tout ses cours de physique, bien plus précis et bien moins vagues que l’histoire. Les événements passés pouvaient être retranscrits de manière littéraires ou incomplètes, la science, elle, ne mentait jamais, et c’est ça qu’il appréciait : la vérité.
Il préférait profiter de son intercours pour rentrer avant les autres élèves dans le laboratoire. Mais également pour discuter avec le professeur Crozier qui était son ami. Ledit homme, petit, trapu mais robuste dans sa vieillesse, arborait toujours un air jovial et attrayant. Le professeur était en train de regarder dans un microscope de cuivre qui comportait de grosses lentilles de verres.
- Bonjour monsieur Crozier ! lança Alfred amicalement.
Le professeur sursauta et chaussa ses lorgnons. Il sourit et vint saluer son élève et ami.
- Bien le bonjour Alfred, tes compagnons ne sont pas là ? Il est l’heure pourtant …
- Sur quoi travaillez-vous ? s’enquit Alfred sans se soucier de la remarque du professeur.
- Juste un peu de géologie, répondit Crozier en regardant furtivement l’appareil. La structure de ses roches montre qu’elles datent d’à peine quelques siècles, mais c’est évidement impossible puisque l’Oacie a toujours existée. En somme, …
Mais il ne put terminer sa phrase car les premiers élèves commençaient à rentrer en classe. Alfred s´installa près d´une fenêtre, non loin du tableau. Il pouvait ainsi soit écouter avec attention le cours ; soit à l´inverse, s´en désintéresser et regarder à l´extérieur le parc qui encerclait le lycée. Au loin, on pouvait distinguer les fiacres et la foule bouillonner dans les rues. Seulement aujourd’hui, le cours s´avérait passionnant : l´astronomie, et plus précisément le calcul du diamètre de la planète.
Le professeur Crozier décrivit alors la méthode par Pi et les autres données. Après avoir fait un exemple sur un ballon, il intima ses élèves à faire de même et de passer à la mesure de la planète s´ils avaient juste.
Alfred utilisa sa règle à calcul et évalua avec l´aide des mesures d´angles le diamètre du ballon. Il fut satisfait de voir que son résultat ne différait que de quelques millimètres avec celui de Crozier. Il ouvrit alors son livre de physique pour avoir une carte de l´Oacie et ainsi estimer le diamètre de la planète. La mappemonde présenta un vaste monde, essentiellement morcelé en une multitude d´archipels dont un grand nombre d´îles étaient reliées par des ponts.
Alfred reproduisit donc la méthode et au final, il appela le professeur afin qu´il vérifie ses données.
- C´est erroné Alfred, dit son ami cordialement. Tu as dû oublier une dizaine quelque part. Vérifie tes calculs.
Sans de démonter, le jeune homme refit les calculs. Tandis que les autres élèves trouvaient juste, lui avait toujours faux alors qu´il était pourtant le meilleur de sa classe en mathématique.
Le cours se termina et Crozier invita Alfred à rester quelques minutes supplémentaires.
- Je vois où est ton erreur, fit le professeur en regardant alternativement les calculs de son élève et le livre de physique. Tu n´as pas pris les mesures du tableau qui était indiqué. Regarde.
Alfred examina plus attentivement le livre. Il pointa un doigt sur une ligne du bas de la carte.
- Voyez, dit-il en désignant un petit trait. C´est l´échelle : un centimètre pour cent kilomètres. J´ai donc reporté cette mesure. La carte fait quinze centimètre donc l´Oacie fait mille cinq cents kilomètres de part et d´autre des antipodes.
- Je vois oui.
- Mais quand je calcule, j´obtiens 1275 kilomètres de diamètres pour la planète.
- C´est impossible voyons, dit le professeur. La planète ne peut être dix fois plus petite que le disent les livres. Je te conseil de reprendre le cours et de t´exercer sur d´autre ballons.
Alfred ne répondit rien. Il rangea ses affaires et sortit de la classe sous le regard amicale du professeur Crozier.
Les mathématiques ne se trompent jamais pensa-t-il. Les livres peuvent mentir, mais certainement pas les chiffres. Alfred s´éloigna en direction de l´aile de géographie, bien décider à prouver qu´il avait raison.
- Une carte de la planète ? Entière.
Monsieur Lanouzière regardait Alfred d´un air narquois, presque méprisant.
- Oui professeur.
- Et quelle est donc l´origine de ce soudain engouement pour la géographie monsieur Meunier ? demanda l´homme.
- Je voudrais vérifier quelque chose, c´est tout.
Malgré la profonde aversion que le professeur avait pour Alfred, il chercha dans le placard des cartes, trop content que quelqu´un s´intéresse à la géographie. Il montra alors à l´élève une toile gigantesque représentant l´Oacie et ses myriades d´îles. Alfred ouvrit son livre de physique et compara les cartes : elles étaient strictement identiques.
- Vous n´avez rien de plus éloigné ?
- Eloignée ? Eclairez moi dans vos baragouinages. Je ne comprends pas.
- Excusez-moi, rétorqua Alfred en se retenant de faire un commentaire mal venu, je voulais savoir si vous aviez une carte qui montre la planète dans sa totalité.
Le professeur eut un léger rictus et extirpa une autre toile du placard. Elle était usée et tout fripée, preuve qu´elle ne devait plus servir depuis des lustres. Elle représentait elle aussi l´Oacie sauf que la vue avait plus de recul et on pouvait discerner des îles perdues, plus lointaines dans l´océan ainsi que certains récifs non répertoriés. Alfred crut tenir là ce qu´il cherchait mais il se ravisa en observant que l´échelle était la même.
- Existe-il d´autres archipels. J´entends par là : y a-t-il d´autres îles dans l´océan ?
- Dans l´Omnocéan ? Bien sûr que non. L´océan reste un désert aquatique et il n´y rien en dehors de l´Oacie. C´est bien pour cela que le monde n´est jamais représenté par un globe ou un planisphère.
La dernière prononcée par son professeur eut l´effet d´un coup de fouet sur Alfred.
- Pourquoi ? s´enquit-il, dévoré par la curiosité. Ce serait pourtant plus facile à cartographier.
- Certainement pas, trancha le géographe. La rotondité de la planète est une contrainte. On a dressé des cartes planes car c´est mille fois plus facile mais aussi parce que c´est la convention.
- Pourquoi ?
- Parce que les fondateurs de l´Oacie l´ont décidé ainsi.
- Pourquoi ?
- Cette réponse à cette question se trouve dans votre cours monsieur Meunier.
Alfred grimaça et recula perplexe. Il remercia à contrecœur son professeur et ressortit de la classe.
Quelque chose clochait en Oacie et il était bien déterminé à savoir quoi.
Au niveau du style, y´a rien à dire, il y a juste un mot que tu as oublié "la derniere prononcée" >>tu as oublié phrase.
Le scénario est pas encore bien distinct mais ça parait assez intéressant.
Mais cependant, le fait qu´il n´y ait que lui qui remarque l´erreur, sa me parait un petit peu gros.
Pour le scénario, je te l´accorde il n´y a pas grand chose mais après tout, c´est un premier chapitre.
Concernant, l´erreur, Alfred est le seul dans son lycée mais peut être pas ailleurs ... mystère. Et puis peut être que tout est fait en Oacie pour ne pas que l´on découvre "ce qui cloche".
Patience, tout sera expliqué un jour. ![]()
Alors là, c´est un KO technique.
Autant sur tes récits précédents, il y avait des fautes d´orthographe, des passages pas très bien tournés, des descriptions manquantes parfois, mais là, c´est parfait pour la forme. Bien décrit, rythme très bon, même pour un début d´histoire, c´est du tout bon.
Pour le fond, on jugera par la suite, mais je te fais confiance. Tu es de loin le plus imaginatif de nous tous en ce qui concerne les histoires retorses et bigrement bien foutues.
Allez, la suite ! ![]()
Y´a quelques fautes et maladresses au moins une^^), mais dans l´ensemble, c´est moins flagrant que sur d´autres textes de toi. Le style reste cependant tres bon, fluide et efficace. Pour l´histoire, on sent quelque chose qui se met en place, reste qu´a attendre la suite pour voir où ça mène.
Salut !! !
C´est un texte globalement bon.
Je n´ai rien à dire sur la forme.
J´avais remarqué la même chose que titouan77 mais si la suite de ton histoire explique cela, pas de problèmes.
Il est encore trop tôt pour se prononcer sur l´histoire mais je pense suivre les prochains chapitres de ton texte.
Alors, j´attends la suite ![]()
Et bien, ma foi voilà un truc fort prometteur.
Il n´y a pas de faute ni de mauvaise tournures et même en cherchant j´en trouve pas
.
L´histoire peut être intéressant mais que lui seul découvre ce point ci est suspect, il faut que tu trouves uneraison pour que personne n´est fait attention à la légende de la carte sinon cela n´aurait aucune sens.
Cependant point noir, le passage enfantile de Alfred m´a déplut (celui ou il demande pourquoi et que finalement le prof s´impatiente.)
bigre, voila une introduction qui nous tient en haleine, un tout nouveau monde qui se profile, un petite alliance, un secret enfoui dans l´histoire! j´ai hate d´en savoir plus ![]()
seul truc un peu gros, en effet, LE gamin qui va tout comprendre... j´attends une bonne raison qui justifie cet evenement ![]()
par contre j´aime pas le titre du chapitre
mais bon simple question d´ethique, pour le style, fluide et parfait, rien a redire^^
la suite ![]()
C´est un très bon texte. Le début à lui seul réussi à nous faire espérer la suite
En lisant ceci j´ai découvert ce qui je l´espère deviendra une petite merveille, souhaitons-le.
Je ne vois rien à dire à part ce que titouan a relevé.
Ce texte, je crois, vient de s´offrir de nombreux lecteurs pour son premier jet qui plus est, et tu peux me compter parmi le nombre.
Il n´y a qu´une chose qui semble clocher.
Pourquoi personne n´a toujours pas découvert cette incohérence avant le pauvre Alfred... ça c´est un fait qui me chicote un peu, enfin nous verrons bien quels raisons tu apporteras.
![]()
Bah euuuuuh... bah euhh.... j´ai rien à dire a part qu´c´est excellent
t les autres ont ttous dis.
/!\Croustibaaaaaat/!\
2. Les chiffres ne sont pas seuls
Alfred se désintéressa complètement des autres cours. Son esprit était focalisé sur les calculs de physique et il ne supportait pas l’idée d’avoir faux. Mais en fin de compte, il ne s’était pas trompé puisque ses données avaient été exactes. Seule le raisonnement différait. Les mathématiques ne mentent jamais, se répétait sans cesse Alfred dans sa tête.
Les cours se terminèrent mais Alfred ne sortit pas immédiatement du lycée. Il se dirigea vers le centre administratif de l’édifice. Là, il envoya un télégramme à ses parents afin de les avertir qu’il rentrerait plus tard que d’habitude car il avait encore du travail à effectuer. Cependant, au lieu de monter à la salle d’étude, Alfred sortit du lycée avec un idée fixe en tête.
Dehors, l’air du soir rafraîchissait après une chaude journée. Il y avait également dans l’air un doux parfum d’iode que l’embrun de la mer toute proche avait amené jusqu’en ville. Le soleil commençait à décliner de plus en plus dans le firmament et les élèves se hâtèrent de rentrer chez eux. Certains utilisèrent des fiacres, d’autres avaient la chance d’avoir de parents fortunés et voyageaient en automobile, tandis que la majorité se contentait de rentrer à pieds, profitant de l’activité crépusculaire de la ville.
Alfred ne fit rien de tout cela, il jeta un bref regard à l’opposée du parc du lycée et vit ce qu’il espérait : un arrêt de tramway, et de surcroît le wagon n’était pas encore partis. Le jeune lycéen courut quelques minutes et rejoignit l’appareil un instant avant son départ. Il paya son voyage seulement deux Valars, et s’assit à côté d’un vieil homme élégamment vêtu. D’un autre côté, un femme, faré de blanc, parlait d’un voix forte à une enfant qui visiblement ne semblait pas écouter. La fillette préférait regarder à l’extérieur pour voir la ville se parer de son manteau de nuit.
En effet, des gaziers s’occupaient d’illuminer les grands lampadaire en fontes, des agents de police se postaient à proximité des bars afin d’éviter d’éventuelles bagarres plus tard dans la soirée et un employé municipal décrottait les trottoirs que les chevaux avaient souillé tout au long de la journée.
Alfred ne profita pas longtemps de ce spectacle car le wagon venait d’arriver à son arrêt : la bibliothèque. Les cartes de monsieur Lanouzière étaient vieilles et les livres du professeur Crozier incomplets, c’est pourquoi Alfred préférait faire des recherches plus approfondies à la bibliothèque municipale. Ceci afin d’admettre qu’il avait tort, ou alors pour confirmer ses soupçons.
L’édifice était majestueux. De larges colonnades supportaient de magnifiques frontons de marbres à l’intérieur desquels une foule de statuts dominaient l’avenue qui faisait face. D’immenses fenêtres à petits carreaux perçaient les murs, et les pierres apparentes du bâtiments donnaient un caractère imposant. Les lumières artificielles des lampadaires contrastaient avec les rayons blafards du crépuscule, offrant un jeu d’ombre et de lumière presque irréel.
L’heure avançait et Alfred n’avait pas beaucoup de temps devant lui. Il pénétra dans la bibliothèque alors que les badauds en sortaient. Malgré la magnificence de l’endroit, Alfred ne jeta pas un regard aux magnifiques sculptures qui ornaient les arcades ni aux vastes mosaïques qui coloraient les sols. Cela faisait des années qu’il déambulait en ces lieux, et depuis, il s’y était habitué.
C’est pourquoi il connaissait assez bien la bibliothèque et il se dirigea rapidement vers une aile sans demander son chemin à un employé. Après quelques escaliers de granits et des couloirs sans fin, il arriva dans la section de géographie où d’innombrables rayons s’étalaient à perte de vue. Un dôme de verre et d’acier surplombaient la salle, qui semblait d’ailleurs bien plus vaste qu’en réalité. Le système d’archivage n’était pas inconnu au jeune homme et il trouva sans peine ce pourquoi il était venu : les atlas.
Alfred espérait trouver des cartes plus précises et haut combien plus détaillées que les représentations simplifiées du lycée. Il dénicha plusieurs volumes qu’il se hâta de compulser sur un pupitre. C’est alors qu’il lâcha un soupir.
Les cartes étaient exactement les mêmes. Alfred avaient sous les yeux des livres écrits par des spécialistes en la matière mais la représentation cartographiée de l’Oacie demeurait identique avec ses mers et ses îles. Alfred n’avait pas dit son dernier mot. Il usa au maximum de son temps de manière à trouver de quoi étayer ses résultats obtenus en cours mais quel que fut l’ouvrage, les livres persistaient à donner les mêmes informations. Pas un seul, parmi la masse impressionnante d’ouvrages présents, ne daignait offrir une once de renseignement en plus, comme si le savoir avait été délibérément bridé. Alfred voulut demander à un bibliothécaire d’accéder à la réserve dan l’espoir d’en apprendre d’avantage mais l’homme l’avertit que les lieux allaient bientôt fermer.
Résigné, Alfred rangea les opus et gagna la sortie du bâtiment, se mêlant à la foule. Finalement, c’était peut être lui qui avait tort. Alfred se disait que les livres pouvaient parfois se contredire mais si tout une bibliothèque disait vrai, c’est que ce devait être ainsi. Néanmoins, il se demandait pourquoi les cartes étaient toujours représentaient de la sorte ; un disque plat avec les îles. Le monde était rond, évidement mais la convention – telle que le professeur Lanouzière aimait à le dire – était stupide pour Alfred.
Il sortit de ses réflexions pour emprunter un fiacre pour rentrer chez lui. Le véhicule traversa de nombreuses rues pour se retrouver à l’extérieur de la ville, presque directement à la campagne. Les forêts brillaient encore sous des rayons diurnes agonisant et la mer – à peine visible – commençait à refléter l’éclat des astres qui scintillaient faiblement dans le ciel noircissant. Alfred repensa à ses calculs, il refusait toujours d’admettre qu’ils étaient erronés mais d’un autre côté, les livres infirmaient sa théorie. Un idée lui traversa l’esprit alors que le véhicule s’engageait dans l’allé de son jardin : s’il avait pu déceler cette incohérence, d’autres en avaient bien pu être capable par le passé. Alfred paya le cocher et alla vers sa maison.
La demeure était une grosse maison bâtie essentiellement avec du bois et des briques, typique en cette région. Les arbres encerclaient la bâtisse comme un écrin protégeant un joyaux. L’architecture traditionnelle rendait toutefois un certain cachet qui plaisait énormément à Alfred, d’ailleurs il ne se lassait jamais d’admirer sa maison.
Sa mère venait de dresser la table dans le salle à manger et son père fumait de sa pipe, confortablement installé dans un fauteuil du salon, un journal entre ses mains. L’homme, bien que lui-même journaliste, ne pouvait s’empêcher de fourrer son nez dans un journal, toujours à l’affût du moindre petit fait divers dont il était très friand. Et pour finir, Alfred ne vit pas son frère Vincent, mais il savait qu’il devait être dans le grenier. Passionné d’astronomie, il passait son temps à observer les astres et selon lui, la nuit tombante était le meilleure moment. Alfred salua ses parents et rangea ses affaires de classe dans sa chambre. Il retira également sa montre et son gilet qui le pesait. Il ne redescendit que pour souper.
Tout en servant une cuisse de poulet à Vincent, sa mère, Odile, engagea la conversation.
- La chaleur nous a surpris aujourd’hui, dit-elle en rajoutant de la sauce, à la mairie, nous avons tous eut chaud. J’espère qu’il n’en sera pas de même pour le reste de la saison.
- Ne m’en parle pas, répondit son mari, Henri, exaltant une bouffé de fumée dans le vide. Au journal, on a eut des problèmes avec l’encre qui séchait trop vite. Nous avons dû édité plus d’exemplaires car pas mal étaient fichus.
Sa mère voulut rétorquer mais Alfred la prit de cours.
- Dis moi papa, s’enquit-il, que sais-tu sur l’Omnocéan ?
Henri regarda son fils un instant, perplexe, puis sourit et répondit. Il ne manquait jamais une occasion de partager ses connaissances.
- Et bien c’est le seul océan de la planète, et fait curieux, il n’y a aucune île, comme si une occulte volonté avait décidé de tout rassembler en Oacie.
- Donc il n’y a pas d’autres continent.
- Bien sûr que non ! s’exclama son père en riant, manquant de cracher a pipe dans le plat de pomme de terre. Il y a des gens qui sont allés voir par eux-mêmes et puis … tiens ça me rappelle une anecdote.
Alfred reposa sa fourchette dans son assiette et fixa son père, les yeux pétillant de curiosité. Sa mère n’osait rien dire, préférant voir son mari et son fils bien s’entendre.
- Quelle anecdote ? demanda soudainement Vincent.
- Les explorateurs ont affirmé qu’il n’y avait rien mais il y a pas mal de temps, Henri porta une main à a tête, j’ai lu ça dans un journal il y longtemps, un pécheur était allé très loin dans l’Omnocéan … et tu sais quoi ? Il prétendait que le monde était plus petit qu’il ne l’était en réalité ! Le pauvre bougre, il devait se sentir bien seul pour inventer une telle histoire.
Alfred écarquilla les yeux. Son idée était-elle juste, ou était-ce une affabulation similaire à ce pêcheur ? Impossible, songea Alfred.
- Ou vit-il ? demanda-t-il, avide.
- Je n’en sais rien, apparemment il aurait disparu sans laisser de traces. Personnellement, je suis sûr qu’il a coulé en voulant s’aventurer trop loin dans l’océan.
Alfred laissa échapper un grognement. Sa seul piste était tombée à l’eau il y a des années, c’était le cas de le dire.
- D’autres personnes ont dis que le monde était plus petit ?
- Oui peut être … mais enfin Alfred, pourquoi toutes ces questions ?!
- Ne veux-tu pas manger ta viande et laisser ton père en paix, surenchérit sa mère, tu sais qu’il travail dur.
La conversation dériva alors sur les pêcheurs et les problèmes dus aux tempêtes. Finalement le repas toucha à sa fin et tous vaquèrent à leur occupation.
Alfred était à présent fatigué et il ne voulait plus penser à cet histoire d’incohérence pour le moment. Il préféra rejoindre son frère au grenier qui observait la lune à travers un puissant télescope par une lucarne du toit. L’appareil, qui avait été offert à Vincent lors de son précédent anniversaire, était un assemblage complexe de cuivre et de verres qui permettait de voir loin dans le ciel. L’astronomie était une discipline qui était progressivement tombée en désuétude, pourtant, il existait toujours quelques passionnés, tel le frère d’Alfred, qui ne se lassaient jamais de lever les yeux au ciel.
Alors que Vincent réglait un miroir, il posa une question des plus étranges.
- Qu’est-ce que tu as découvert de ton côté ?
- Comment ?
Alfred était pantois. Son frère était la dernière personne qu’il aurait cru capable de pouvoir lui aussi déceler un problème.
- Si tu as posé toutes ces questions à Papa c’est pour une bonne raison.
- En cours de physique, répondit-il hésitant, les chiffres que j’ai obtenu disent autre chose que les livres.
Vincent recula et tendit son bras pour attraper un cahier qui trônait sur une étagère.
- Pour moi se sont les étoiles. Tu vas voir.
Il ouvrit son cahier et montra du doigt un croquis précis, un simple dessin qui subjugua Alfred.
Après tout, il n’avait peu être pas si tort que ça.
Attention aux fautes ! Ce sont des fautes que tu peux enlever facilement en relisant, mais comme il y en a une bonne dizaine, sa choque.
Sinon, ben toujours excellent ; ton style est bon meme plus que bon ; tu décris bien sans que ce soit trop lourd. En plus, on sent que tu as ton univers en tête.
J´aime aussi beaucoup le contraste des technologis qu´il y a.
L´histoire commence à prendre forme, c´est bien aussi.
Au fait je l´avais pas dit dans mon dernier post, mais je trouve le titre très mal choisi, ça fait un peu roman pour enfants
("Père Castor raconte-nous uuuune histoire, Père Castor..."
![]()
eh bien, c´est toujours aussi bon, on est toujours aussi curieux de savoir comment ces erreurs ont ete ignorees par la majorite de la population ![]()
la suite, mais, j´ai repere (ca na gache rien,mais ce serait encore mieux sans^^) pas mal de fautes de frappe, ou d´ortho:
-avec unE idée fixe en tête.
-d’avoir deS parents fortunés
-le wagon n’était pas encore partis.
parti
-unE femme, faréE de blanc, parlait d’unE voix forte
qu´est ce qui s´est passe avec le feminin? ![]()
-les grands lampadaireS en fontes
la fonte est une matiere, pas d´"s"
-et les pierres apparentes du bâtiments
no "s" ch´tite faute d´innatention =)
-C’est pourquoi il connaissait assez bien la bibliothèque et il se dirigea rapidement vers une aile sans demander son chemin à un employé.
a ta place j´enleverais le deuxieme "il", histoire de fluidite ![]()
-escaliers de granits
sans "s", arf :p
-Un dôme de verre et d’acier surplombaient la salle / honteux^^ c´est le dome qui surplombe la salle, et non le verre et l´acier, donc "surplombait" non mais^^
-Le système d’archivage n’était pas inconnu au jeune homme / sauf erreur de ma part, il me semble que c´est plutot "inconnu du jeune homme", nn? =(
-haut combien / attenzionne! ô combien ![]()
-quel que fut / vicieux celui la, "fût" non?
-la réserve danS l’espoir / ch´tite faute de frappe
-les cartes étaient toujours représentaient de la sorte ; / mon dieu^^ representées =)
-Il sortit de ses réflexions pour emprunter un fiacre pour rentrer chez lui. / comme tu le sens, mais je verrais mieux "afin de rentrer chez lui" histoire d´eviter la repetition dans une meme phrase =)
-s’engageait dans l’alléE de son jardin
-d’autres en avaient bien pu être capable par le passé. / d´autres avaient bien pu EN etre capable, tu as du t´embrouiller lol :o)
-un écrin protégeant un joyaux. / arf, "joyau" lol
-la nuit tombante était le meilleure moment. / "meilleur" faute de frappe =)
-nous avons tous eut chaud. / "eu", arf^^
-Nous avons dû édité plus d´exemplaires / éditer ;)
-manquant de cracher Sa pipe
-dans le plat de pomme de terre. / a mon avis y´en a au moins 2 :o)
-mais il y a pas mal de temps, Henri porta une main à Sa tête, j’ai lu ça dans un journal / ecrit comme ca, on a l´impression qu´il dit "Henri porta une main à sa tête" , donc , comme tu sens, mais je verrais mieux "dit henry en portant une main a sa tete" ;)
-un pécheur était allé très loin / un pêcheur^^
-D’autres personnes ont dis / dit, part. passe =)
-tu sais qu’il travailLE dur. / oups^^
-La conversation dériva alors sur les pêcheurs / pas sur, mais je crois que "dériva vers les pêcheurs" est mieux...
voili voulou, je sais pas ce qu´il m´a pris ![]()
en esperant que ca t´aide^^
Je vous remercie du fond du coeur de me lire et je m´excuse pour les fautes d´orthographe. J´ai beau relire plusisuers fois, il y en a toujours qui reste.
Sinon je remercie encore plus AmirVeltius car il m´a montré les fautes, ce qui est pas plus et je vais faire davantage d´éfforts.
La suite demain normalement. ![]()
Le style est toujours aussi bon, enfin je peux parler des fautes d´orthographes mais les autres l´ont déjà fait donc...
Bien je parie que pour les étoiles c´est la vitesse de rotation de la planète qui a permit de trouver ce fait.
Bien enfin pas vraiment d´autre chose à redire sauf un bon point:
Le vocabulaire est à certains moments remarquable ce qui est très plaisant
Enfin voilà pour la critique ! ![]()
bon bin euh ben j´aime bien, la suite-euuh

c´est un des textes sur ce forum pour lequel j´ai porté le plus de mon attention. Continue, c´est très bien ![]()
3. Le rayon vert
« Avez–vous quelquefois observé le soleil qui se couche sur un horizon de mer ? Oui ! Sans doute. L´avez–vous suivi jusqu´au moment où, la partie supérieure de son disque effleurant la ligne d´eau, il va disparaître ? C´est très probable. Mais avez–vous remarqué le phénomène qui se produit à l´instant précis où l´astre radieux lance son dernier rayon, si le ciel, dégagé de brumes, est alors d´une pureté parfaite ? Non ! Peut-être. Eh bien, la première fois que vous trouverez l´occasion – elle se présente très rarement – de faire cette observation, ce ne sera pas, comme on pourrait le croire, un rayon rouge qui viendra frapper la rétine de votre oeil, ce sera un rayon "vert", mais d´un vert merveilleux, d´un vert qu´aucun peintre ne peut obtenir sur sa palette, d´un vert dont la nature, ni dans la teinte si variée des végétaux, ni dans la couleur des mers des plus limpides, n´a jamais reproduit la nuance ! S´il y a du vert dans le Paradis, ce ne peut être que ce vert–là, qui est, sans doute, le vrai vert de l´Espérance ! »
Alfred relut une fois de plus le papier feutré et légèrement usé qu´il tenait entre ses doigts.
– C´est passionnant, dit-il en s´adressant à son frère.
– Sans doute, répondit ce dernier, mais c´est du vent.
– Du vent ?
– J´ai trouvé cet article dans les vieux journaux de papa. A l´époque, ils tenaient une rubrique Astronomie mais tu remarqueras qu´il n´y aucune explication ni de référence à un ouvrage scientifique à propos dudit phénomène. Cela montre à quel point les gens ne s’intéressaient plus à ce domaine. D’ailleurs, la rubrique a été supprimée par la suite.
Alfred ne rajouta rien et fit quelques pas dans le sable de fin de la plage. Dans cette partie de l’île, la mer était uniformément blanche, comme s´il eût soufflé une brise à trois ris. On ne voyait qu´une immense nappe liquide, que le peu de profondeur des eaux, heurtant le bas-fond, soulevait un peu d’écume. Si l’eau eût été moins froide, Alfred aurait volontiers fait quelques brasses.
La veille, Vincent montrait à son frère un schéma astronomique sur la dynamique des astres. Et ce soir là, ils voulaient tous deux vérifier un phénomène physique : le rayon vert. Ainsi, ce fut tout naturellement qu’ils s’installèrent dans la partie la plus occidentale de l’île sur laquelle ils résidaient. Selon Vincent, le rayon était un effet d’optique banal et facilement observable lors d’un coucher de soleil. Alfred ne connaissait pas tout les tenants et aboutissants de cette affaire mais il savait que l’observation de ce fameux rayon était primordiale afin de confirmer la théorie de son frère, et il était preneur pour tout ce qui pouvait venir étayer la sienne. En effet, le jeune astronome prétendait que la courbe suivie par le soleil se voyait anormalement elliptique et seul ce phénomène optique pouvait mettre en évidence cette singularité.
Vincent était l’aînée d’Alfred de seulement un an. En conséquence, une infime différence d’âge les séparait et c’est pourquoi les deux frères étaient relativement proches. Bien que n’étant pas sportif, Vincent avait une carrure d’athlète, celle-ci complétée par un visage rond et pâle, couvert par une chevelure brune. Quant à Alfred, il était de grande taille avec une silhouette élancée, faisant de lui une personne discrète mais fort appréciable de part son agilité et sa courtoisie à converser.
Tous deux se posèrent sur les dernières roches, devant l´horizon dont rien ne semblait devoir altérer le trait finement tracé par une ligne de ciel et d´eau.
Cependant, la brise tombait avec le soir, et les dernières lames se mourraient, au pied des rochers, dans le balancement du ressac. Plus au large, la mer, unie comme un miroir, avait cette apparence huileuse que la moindre ride eût suffi à troubler. Toutes les circonstances se prêtaient donc merveilleusement à l´apparition du phénomène. Mais voici q´une demi heure plus tard Vincent étendant la main vers le sud, s´écria
– Voile !
Un bateau viendrait-il à passer devant le disque solaire, au moment où il disparaîtrait sous les flots ? s’interrogea Alfred.
L´embarcation sortait de la baie. Elle filait, vent arrière, plutôt sous l´action de la marée montante que sous la poussée d´une brise dont les derniers souffles peinaient à gonfler sa voilure.
– C´est l’Encelade, dit Vincent, et comme il fait route pour atterrir dans l´est de Stali, il passera en dedans et ne pourra gêner notre observation.
C’était effectivement l’Encelade, qui, après avoir contourné l´île de Bramard par le sud, venait reprendre son mouillage à l´anse de Clamiolt.
Les regards se reportèrent alors vers l´horizon de l´ouest.
Le soleil s´abaissait déjà avec la rapidité qui semble l´animer aux approches de la mer. A la surface des eaux tremblotait une large traînée d´argent, lancée par le disque, dont l´irradiation était encore insoutenable. Bientôt, de cette nuance de vieil or, qu´il prenait en tombant, il passait à l´ocre sanguine. De légères stries ondulées rayaient cette sorte de queue de comète que la réverbération traçait à la surface des eaux. C´était comme un floconnement de paillettes argentées, dont l´éclat pâlissait en s´approchant du rivage.
De nuage, de brume, de vapeur, si ténue qu´elle fût, il n´y avait pas apparence sur tout le périmètre de l´horizon. Rien ne troublait la netteté de cette ligne circulaire, qu´un compas n´eût pas tracée plus finement sur la blancheur d´un vélin.
Les deux frères étaient immobiles, Alfred sur son rocher avec le regard fixant cette frontière lointaine, et Vincent, courbé sur son télescope avec un oeil dans l´objectif, scrutant avec précision cette ligne fuyante pour ne pas manquer le moindre détail. Chacun regardait donc le globe qui, se mouvant obliquement à l´horizon, s’affaissa davantage, et resta comme suspendu un instant sur l´abîme. Mais, la déformation du disque, modifié par la réfraction, se fit peu à peu sentir ; il s´élargit au détriment de son diamètre vertical esquissant une silhouette irréelle qui se tordait au grès de l’embrun.
Il n´y avait plus de doute sur l´apparition du phénomène. Rien ne troublerait cet admirable coucher de l´astre radieux.
Bientôt, le soleil disparut à demi derrière la ligne horizontale. Quelques jets lumineux, lancés comme des flèches d´or, vinrent frapper les premières roches de l’île. En arrière, les falaises et la cime des arbres s´empourprèrent d´une touche de feu. Enfin, il n´y eut plus qu´un mince segment de l´arc supérieur à l´affleurement de la mer. Mais à l´instant même où les derniers rayons de l´astre diurne s´échappaient, à la seconde ou le jour se clôturait, il ne se produisit rien.
Le disque flamboyant sombrait dans l’océan, n’offrant pas le rayon vert tant espéré.
Les frères restèrent quelques instant figés, fixant toujours l´horizon mais en vain. Le soleil venait de disparaître de sa totalité et seul la luminosité produite par la phosphorescence du ciel illuminait la baie silencieuse.
Vincent retira son œil du télescope et apparut très perplexe. Il ouvrit son cahier d’observation qu’il transportait en toute occasion et y nota des arabesques incompréhensibles pour toute personne autre que lui ou non étrangère à l’astronomie.
Ce ne fut qu’après une poignée de minutes de griffonnage qu’il s’adressa à Alfred, qui ne savait pas quoi déduire de ce coucher de soleil hormis le fait qu’il avait été superbe.
– C’est fâcheux, dit-il en jetant un coup d’œil à l’horizon. Disons que ce n’était pas ce à quoi je m’attendais.
– J’avoue être dans le flou, rétorqua Alfred. Comme tu me l’as spécifié hier, tu as détecté une particularité dans l’orbite de la planète, et tu comptais sur l’observation du rayon vert pour démontrer que tu avais raison. Pourtant, je ne vois pas en quoi ce qui vient de se passer, ou plutôt ce qui ne s’est pas passé, vient contrarier tes suppositions. Eclaire moi de tes lumières s’il te plait.
Vincent réfléchit un instant puis expliqua.
– Je ne suis pas expert en astronomie mais, sans grande prétention, mes connaissances sont plutôt étendues. La révolution de la planète s’avère différente de celle mentionnée par les textes officiels. Donc la durée du rayon vert et l’étude de son spectre lumineux auraient permis de découvrir par la suite la taille de la planète et son exacte orbite.
– Je vois, acquiesça Vincent. Seulement, il n’y a pas de rayon vert, donc ton anomalie reste toujours du domaine théorique. Les conditions nécessaires n’étaient peut être pas au rendez–vous.
– Elles étaient parfaites ! s’exclama Vincent. Au lieu de résoudre un problème, nous en dénichons un autre, plus mystérieux encore que le précèdent.
Alfred réfléchit à son tour, tentant de trouver une explication rationnelle à tout ceci.
– Es-tu sûr de la véracité de l’article ? s’enquit-il. Il se pourrait que …
– Certain ! trancha Vincent, dévoilant un brin d’exaspération dans le timbre de sa voix. Il en est également fait mention dans des livres de la bibliothèque.
Alfred se remémora ses recherches infructueuses mais s’abstint de commentaire.
– Soit nous avons torts depuis le début, fit-il en aidant son frère à ranger le télescope dans une malle de bois, soit nous sommes face à une énigme dont on ignore même l’énoncé. Il faudrait trouver un autre moyen de vérifier nos hypothèses.
Vincent ne répondit rien et chargea son matériel dans un chariot stationné plus en amont de la plage.
Alfred rejoignit son frère et prit les reines. Les deux chevaux tractèrent leur charge et Vincent s’écria.
– Je sais !
– Quoi ? lâcha Alfred en sursautant.
– Je sais pourquoi il y a des anomalies. C’est parce qu’il doit y avoir un autre continent par delà l’Oacie. Et c’est pour ça qu’il ne peut y avoir de rayon : une masse plus à l’ouest doit absorber une partie des rayons du soleil et ainsi le phénomène d’optique est impossible, ou du moins trop fortement atténué pour qu’il soit visible.
– Tu te rends compte de l’absurdité que tu avances Vincent ! dit Alfred en faisant emprunter aux chevaux une route pavée. Tous les livres auraient été écrits afin de cacher aux habitants de l’Oacie l’existence d’un autre continent. C’est de la pure paranoïa. De plus, ton savoir en optique est moins étendu qu’en astronomie alors tu obtiens des conclusions dans la hâte et de fait, imparfaites.
– Comment expliques-tu tes calculs ? Cela prouve incontestablement que les livres ont été volontairement falsifiés afin que l’on ne découvre pas la vérité.
– Ton raisonnement est incohérent, répondit Alfred. Même s’il l’existence d’un autre continent est masquée, on ne changerait pas exprès les mesures ; c’est insensé.
– Ou très intelligent. Après tout ; sans doute avons–nous trouver un problème chacun de notre côté indépendamment de l’autre ? Peut être avons–nous découvert quelque chose que des personnes ont pris soin depuis des siècles de dissimuler et ont tout fait pour brouiller les pistes ? Et réfléchit un instant, si le rayon vert n’existe pas, c’est que les scientifiques à l’aube de l’ère de l’Oacie, ont forcément inventé cette histoire d’optique afin de contrefaire la vérité. En dépit du fait que c’est impossible, ils devaient pensaient que nul ne le vérifierait, ni n’écrirait d’article dessus.
– Il n’en reste pas moins que nous demeurons dans le monde des spéculations, coupa Alfred en tournant à une bifurcation. Il nous faut du concret, du tangible.
Vincent sembla se calmer une seconde pour exploser la suivante.
– Le pêcheur ! Il faut exploiter cette piste … quoi que …. Il a disparu en mer. On risque de ne rien trouver.
– Non, interrompit Alfred. Papa l’a supposé, et même s’il a disparu, sa maison, sa famille, ses collègues pourraient beaucoup nous en apprendre sur le sujet. Tu as peut être raison.
Vincent ne répondit rien mais s’étonna de ne pas y avoir pensé plus tôt. Alfred claqua alors les reines pour faire accélérer la marche des chevaux, pressé de consulter les archives de son père.
alala, tu arrives a entretenir le mystere toujours aussi bien, on sent que l´histoire ne fait que commencer, mais on s´accroche quand meme ![]()
en plus ce genre d´univers mysterieux, cachant un secret, un peu fantasy dans son ambiance, ca me plait ![]()
j´ai remarque bcp moins de fautes, qq fautes de frappe, mais rien qui saute au yeux, hormis:
"Le soleil venait de disparaître de sa totalité " si j´ai bien compris le sens de la phrase, il me semble plutot que c´est "dans sa totalite" ![]()
eh buen voila, j´attends impatiemment la suite ![]()
Bien une très bonne suite encore et comme l´a dit Amir tu nous laisse dans le mystère j´adore ce fait.
Il y a ceci au début du texte qui m´a frappé sur tout parce que c´était au début...
"L´avez–vous suivi jusqu´au moment où, la partie supérieure de son disque effleurant la ligne d´eau, (il va disparaître ?) " Je ne suis pas certain d´avoir compris la fin de cette phrase, il manque peut-être des mots, enfin il pourrait aussi s´agir de moi qui voit mal.
Bien j´attends la suite avec une impatience certaine. ![]()