1
Il pleuvait ce jour-là. Même pas un rayon de soleil… C’était une petite pluie fine, contrairement aux averses qui étaient tombées ces dernières semaines. Décidément, même le temps était triste.
Les cheveux de Laure étaient imbibés d’eau, sa veste ne la protégeait plus de la pluie, et pourtant elle s’en moquait bien. Elle était assise sur un banc à l’extérieur du cimetière et fixait ses chaussures sans vraiment les voir. Elle n’avait pas pu rester là, à regarder l’enterrement, à la voir disparaître pour de bon sous terre. C’était comme la perdre une deuxième fois.
Laure sentit une présence auprès d’elle. Un jeune homme s’assit à cotés d’elle sur le banc de pierre. Elle releva la tète et croisa le regard bleu de Gabriel. Il avait les yeux rouges à force de pleurer, et il semblait avoir vieillit d’une dizaine d’années en quelques jours.
Ils restèrent silencieux, ils se réconfortaient comme cela. Parfois ils entendaient des pleurs venant du cimetière mais jamais ils ne firent de commentaire. Les minutes passèrent, longues et douloureuses, et bientôt ils virent des silhouettes noires et mouillées passer à travers le portail rouillé qui séparait les tombes du parking. Laure et Gabriel eurent droit à quelques regards désolés, sans plus. La mère de la jeune fille lui lança un bref « je t’attends dans la voiture » avant de disparaître à son tour.
_ Je suis désolé, murmura-elle.
_ Je sais. Moi aussi. Tu la connaissais depuis bien plus longtemps que moi, tu étais son amie, maintenant il faut qu’on continu d’avancer…
_ Elle me manque. J’aimerais tellement qu’elle revienne !
_ Elle est sans doute mieux la où elle est. Laisse-là partir, c’est ce qu’elle te dirait.
_ Faux, elle me le hurlerait dans les oreilles.
Les deux adolescents sourirent, c’était devenu rare depuis la mort d’Alexandra. Elle avait été fauchée par une voiture, le conducteur était ivre et il ne l’avait pas vu traverser. Laure était à quelques mètres, et Alex avait rendu son dernier souffle dans ses bras. Les deux jeunes filles étaient inséparables, jamais l’une sans l’autre. Alex était plus qu’une amie, c’était une grande sœur pour Laure. Sa mort la beaucoup bouleversé, elle a beaucoup pleuré. Seul Gabriel arrivait à lui arracher un sourire. Il était le petit ami d’Alex et son confident. Ils étaient très proches et l’annonce de sa mort a été pour lui comme un coup de poignard dans le cœur. Le trio était devenu un duo. Ils avaient perdu leur amie, ils avaient tout le deux beaucoup pleurer.
_ Il faut y aller maintenant, annonça Gabriel en se relevant. Mon père m’attend et ta mère doit en avoir assez de rester dans sa voiture, et le fait de mettre de l’eau sur ses sièges en cuir doit la faire rager…
_ Vas-y. Je vais rester encore un peu.
_ D’accord, ne prends pas froid, dit-il en lui donnant un baiser sur le front. La vie continue Laure. Tu sais où me trouver si tu as besoin de moi…
Il s’éloigna. La jeune fille le regarda s’éloigner sous une pluie qui commençait à s’intensifier. Au bout d’un moment, elle se releva et fixa intensément le cimetière. Elle prit son courage à deux mains et s’enfonça dans les allées boueuses jusqu’à la tombe d’Alex :
« Alexandra Du Val
11/008/89
18/04/06 »
En regardant la tombe elle se sentit s’agenouiller et elle laissa ses sanglots se déverser dans la boue…
J´aime bien, les sentiments sont retanscris plutôt bien, mais ya pas de description -du cimetierre- ,enfin en gros j´trouve que ça manque de descriptions sinon continue comme ça
!
/!\Croustibaaaaaaaat/!\
j´en prends note pour la suite
C´est bien comme début d´histoire malgré quelques petites fautes d´orthographe pas bien méchantes.
Je trouve sa vraiment pas mal, on rentre bien dans ton texte, je me suiqs bien imaginé la fille sur le banc. Fais quand meme attention aux fautes et comme l´a dit croustibat, fais un peu plus de descriptions.
Ah ça c´est touchant, de plus j´écoutais une chanson triste en lisant, ça augmente l´intensité de l´ambiance...
Enfin bravo
peut-être pas assez de description et le commentaire de Gabriel en partant à la fin était trop cliché, les gens n´agisse pas ainsi dans ce genre de situation normalement ils ne savent pas quoi dire, alors ils disent rien pour éviter d´exprimer n´importe quoi.
Quoique c´était bien quand même mais ça aurait pu être plus réaliste.
Mais je reviens la-dessus un très bon texte, il y auras sûrement une suite, enfin je peux supposer.
![]()
2
Laure errait dans les rues sombres et froides, sans but précis. Elle appréciait sentir la fraîcheur du soir sur visage. Où aller ? Retourner chez ses parents ? Chez son ami Gabriel ? Quelle était la meilleure chose à faire ? Que faire d’ailleurs ? Il était tard, cela faisait des heures qu’elle marchait dans les rues. Elle était allée devant son lycée, en boite de nuit, sur le terrain de football… Elle s’arrêta finalement sur un pont qui passait au-dessus d’un fleuve où coulait une eau profonde et verdâtre. Pourquoi ne pas plonger ? Mourir noyé ne lui avait encore jamais effleuré l’esprit mais c’était une mort comme une autre après tout. Et puis non. Cela ne serait pas du jeu. Partir ainsi serait une marque d’abandon.
Laure regarda les étoiles, le ciel était dégagé pour une fois. La lune était pleine, il n’y avait que sa lumière qui se diffusait car les ampoules des lampadaires étaient brisées, et, à part le bruit de l’eau et le vent dans les arbres, il régnait dans cette rue un silence pesant. La jeune fille décida enfin de rentrer chez elle, au chaud, et de se reposer un minimum avant le lever du soleil.
Elle emprunta des raccourcis sombres, elle se sentait de moins en moins en sécurité. Chaque ombre lui semblait hostile, chaque murmure se répercutait dans la nuit comme un tir de revolver. L’obscurité ne lui paraissait plus aussi protectrice qu’avant. Et pour cause : on la suivait, elle en aurait mis sa main à couper. Les pas se rapprochaient, ils étaient plusieurs à poursuivre la jeune fille. Elle se mit à courir et sentit ses poursuivants faire de même. Ses poumons furent rapidement en feu, et comble de malchance, elle se pris les pieds dans une poubelle et tomba lourdement sur le sol froid. Elle ressentit une douleur aiguë dans ses chevilles et s’aperçut qu’un homme à l’odeur d’alcool fort la tenait par les pieds. Un autre homme lui attrapa les bras et la plaqua sur le sol, un troisième se jeta sur elle en lui collant une main sale sur la bouche : « Tu sais que c’est pas bien de se balader toute seule comme ça ma chérie ? ». Son haleine donna à la jeune fille envie de vomir, elle se sentait prise au piège, elle se sentait s’évanouir. Des larmes coulaient le long de ses joues et elle souhaitait plus que tout au monde que quelqu’un vienne la sauver.
Alex…
L’homme qui se trouvait sur elle commença à défaire sa ceinture mais il s’arrêta brusquement. Laure sentit un coup de vent frôler son visage et elle souleva ses paupières jusqu’ici closes. La main qui lui fermait la bouche s’était retirée. Elle entendit des cris de douleur, elle vit un éclair blanc danser devant ses yeux. Elle sentit la pression se relâcher brusquement sur ses poignets et ses chevilles. Elle ne savait pas ce qu’il fallait faire : attendre ou fuir. Ses membres ne lui répondaient plus, même si elle avait voulue prendre ses jambes à son cou, elle ne l’aurait pas pu. Elle était tétanisée par la peur. Les bruits de lutte cessèrent aussi brusquement qu’ils avaient commencés.
Laure sanglotait sur le béton lorsqu’elle sentit une main se poser sur la sienne, son premier réflexe fut de sursauter et de se mettre en position fœtale. Puis elle entendit un murmure, presque inaudible, le murmure se transforma peu à peu en parole qui disait « Laure ». La jeune fille tourna le visage vers la silhouette qui lui faisait face, Le visage flou lui paraissait familier, et après quelques battements de cils, la jeune fille n’en crut pas ses yeux.
_ Alex ?
Ah, on rentre déjà un peu plus dans l´intrigue. Sinon, ben les descriptions sont déja beaucoup plus présentes, le style est soigné et là encore je me suis bien imaginé la scene de la poursuite.
Bravo !
Juste un bémol, pourquoi faut-il toujours que le perso principal se prenne toujours les pieds dans quelquechose pendant une poursuite... ![]()
Quel excellent chapitre ! Ca se lit vraiment bien, de bonnes descriptions, pas de fautes d´orthographes, du grand art !
titouan77
Sinon, ce serait pas marrant je pense... ![]()
titouan77
parce que dans ce genre de situation on a souvent tendance à se retourner pour voir si les types qui nous poursuivent se rapprochent. Alors du coup on regarde pas vraiment où on met les pieds. Et puis, il fallait qu´elle tombe pour la suite de l´intrigue...
moi j´ai trouvé aucun bémol, j´ai trouvé ça excellent. Au niveau des descriptions bah, c´est bien
, et le reste comme avant, c´est aussi bon. Continue comme ça
.
/!\Croustibaaaaaaat/!\
3
Ce n’était pas possible, non, pas possible.
_ Chut calme-toi, lui murmura Alex. C’est finit, ne t’inquiète pas…
Laure sanglotait dans les bras de son amie. Elle se disait qu’elle rêvait, oui, c’est cela, elle divaguait à cause du choc, elle s’était évanouie et maintenant, elle se voyait en train de pleurer contre l’épaule de son amie décédée. Il n’y avait pas d’autres explications rationnelles. Mais quand même, elle sentait la chaleur de son corps, le parfum de sa peau, mais, détail insolite, elle n’entendait plus son cœur battre. C’est sûrement comme cela que son esprit représentait une morte, une personne qui semblait vivante mais qui n’avait plus de cœur.
Folle, elle en était certaine, elle était folle. Le choc avait-il était si rude qu’elle en avait perdu l’esprit ? Et si… Non, c’est tout simplement impossible : Alex est morte il y a plus de six mois maintenant.
_ Tu es morte, articula Laure entre deux sanglots. Ce n’est qu’un rêve, un simple rêve… C’est impossible…
_ Calme-toi, murmura de nouveau son amie. Je suis morte, je sais, mais j’ai des choses très importantes à te dire, et pour cela, j’ai besoin de toi, j’ai besoin que tu me crois. Mais d’abord, je vais rester ici, avec toi, le temps que tu reprennes tes esprits.
Cette voix, elle lui avait tant manqué. Ô Alex, si tu savais…
Peu à peu, ses larmes se séchèrent, sa vision redevint normale, elle arrêta de trembler, et malgré tout elle se tenait toujours auprès de son amie défunte. Elle releva la tète et croisa son regard vert émeraude. Ses cheveux bruns étaient lisses, mi-longs, comme avant, mais quelques détails manquaient : Alex avait perdu quelques kilos, son visage s’était amincis, elle paraissait moins normal, moins… Alex, comme si elle avait vieilli, et ses yeux, cette lueur, Laure y voyait un feu qu’elle n’avait jamais déceler auparavant.
_ Je sais, lui répondit Alex comme si elle lisait dans les pensées de son amie. J’ai fait quelques changements. Moi qui haïssait les régimes…
_Mais ça ne peut pas être toi ! Tu es… morte Alex, tu es morte !
_ Je n’ai jamais dit le contraire.
_ Tu es un ange ? Tu es venue pour me sauver ?
_ Heu… Un ange ? Pourquoi pas. Il me manque seulement les ailes et l’auréole, mais après tout, je pense qu’on peut me qualifier d’ange. Quand à ça, dit-elle en regardant derrière elle le chaos qui régnait dans la ruelle mal éclairée, disons, que je me suis trouvée au bon endroit au bon moment. Et c’est vrai d’abord, qu’est ce que tu fabriques ici toute seule ?
_ Ah, non ! A toi de t’expliquer en premier ! S’écriât Laure.
C’est pas vrai, voilà qu’elle se mettait à parler avec son imagination. Aucun doute, elle avait vraiment perdu la boule.
_ Laure, je suis désolé de te dire que nous sommes dans les problèmes jusqu’au cou et si tu veux avoir une chance de survivre il va falloir que tu me suives. J’ai déjà assez perdu de temps, chaque seconde compte. Si tu ne veux pas me croire, parce que je sais très bien que c’est le cas, je m’en irais, tu ne me reverras plus jamais et tu te diras toute ta vie que ce n’était qu’un affreux cauchemar…
_ Mais comment te croire ?
_ Je viens de me battre avec trois violeurs, ce n’est pas suffisant ?
_ Dis-moi quelque chose que seule la vraie Alex me dirait dans ces cas-là.
_ Ta maman ne t’avait jamais dit de ne pas parler avec des morts-vivants ?
Laure lui donna un violent coup de poings dans l’épaule.
_ Il n’y a que toi pour dire un truc pareil dans ce genre de situation ! Mais alors…
_ Coucou c’est encore moi ! Ne me dis pas que tu avais cru t’être enfin débarrassé d’Alexandra !
_ Pourquoi ?
_ Avant tout, est-ce qu’on peut aller faire quelques pas parce que tu sais, moi, l’odeur des poubelles…
Alex aida Laure à se relever. Pour un ange, Alex était habillé étrangement : elle avait revêtu une tenue blanche, comme un kimono mais dans un tissu plus souple et plus fin, une ceinture blanche était noué sur la droite à sa taille. Elle portait également des chaussures noires en tissus.
Alex mena son amie prés du fleuve où, quelques temps plus tôt, elle voulait se suicider. Elles s’assirent dans l’herbe humide, et écoutèrent le bruit de l’eau, chacune cherchant ses mots.
_ Alors, maintenant explique-toi, ordonna Laure.
_ Je suis revenue ici parce que j’ai une mission. Voilà : j’ai besoin de toi pour convertir le plus de personne possible au bien.
_ Et ben, ça commence fort…
_ J’ai moins de quarante huit heures maintenant pour faire pencher la balance du bon côté.
_ Rien que ça ! Et toi qui n’allais jamais à la messe.
_ Ecoutes, la balance penche du mauvais côté. Chaque acte se produisant sur Terre est aussitôt répertorié, chaque crime, comme chaque preuve de bonté. Malheureusement, ce penchant qu’a la Terre pour le mal ne fait pas vraiment plaisir au grand barbu, et le pire dans tout ça c’est qu’on va bientôt atteindre le point de non retour, et alors là…
Alex fit une grimace. Laure avait du mal à croire que son amie avait pour mission de sauver le monde, mais après tout, le corps d’Alex reposait au cimetière depuis plus de six mois, le fait de la voir en chair et en os était une preuve suffisante pour écouter ce qu’elle avait à dire.
_ Pourquoi toi ?
_ Heu… Attends de connaître le début avant de vouloir entendre la fin, tu veux. Bon reprenons. Je m’amusais bien là-haut. Mais il y avait quelques rumeurs, alors je suis allée en parler avec Dieu et c’est comme ça que j’ai appris que la balance se rapprochait dangereusement du point de non retour alors, moi et quelques potes on s’est décider à vous aider un peu.
_ Mais pourquoi c’est vous qui êtes obligé de réparer nos erreurs ?
_ Dieu nous a fait le plus beau cadeau qu’on puisse espérer : il nous a laissé notre libre arbitre. Si on veut s’autodétruire, c’est notre problème. Mais là, on peut dire que ce n’est pas vraiment notre faute si tout va mal ici.
_ Comment ça ?
_ Disons que Lulu voulait accélérer le processus, alors il a laissé quelques démons sur Terre histoire de compliquer les choses. Résultat, on a deux êtres immortels qui se font la guerre. C’est pour cela qu’Il m’a laisser venir, moi et les autres.
_ Vous êtes nombreux ?
_ Une centaine environ.
_ Quoi ? C’est tout ? C’est si difficile d’aller au paradis ?
_ Tu parles, n’importe qui peut y aller, il n’y a que les cas incurables qui sont refoulés. Comment crois-tu que j’ai été acceptée ?
_ Je me disais aussi…
Laure sourit à Alex. Il est vrai que son amie n’était pas la plus blanche des colombes, loin de là.
_ Pour combien de démons ?
_ Bof, à peu prés le triple.
_ Quoi ? Hurla Laure.
_ Ne t’inquiète pas j’ai un plan, tu te souviens : c’est toujours les gentils qui gagnent à la fin. Et puis, toi, tu n’as rien à craindre, leur but n’est pas d’exterminer les humains. Ils leurs soufflent des idées, les regardent s’entretuer, enfin, tu vois le genre. Le problème c’est que les humains ont tendance à les écouter, et alors là ça peut devenir très dangereux.
_ Et ta mort ? Est-ce que c’est dû à …
_ En effet, il y avait un démon dans cette voiture. D’ailleurs, j’ai un petit compte à régler avec eux.
_ Bref, que comptes-tu faire de moi ? Demanda Laure après un court silence.
_ J’ai besoin d’argent, et si tu acceptes de me suivre, ce qui paraît être le cas, je vais devoir t’enlever quarante huit, où plutôt trente neuf heures.
_ Pourquoi un laps de temps si court ?
_ Parce que c’est tout ce dont je dispose avant de m’en aller. Je ne suis plus mortelle, d’ailleurs, je suis éternelle pour l’instant, soit dit en passant. Quant à l’argent, j’en ai besoin pour renverser la situation. Je sais, c’est triste mais le monde avance comme ça ces temps-ci.
_ Pourquoi moi ? Pourquoi pas ta mère ou même Gabriel ?
_ Ma mère a déjà trop souffert, et je n’ai le droit de me faire aider d’une seule personne. Il est vrai que j’ai beaucoup hésité entre toi et Gabriel, et puis, je t’ai vu sur le pont. J’ai lu tes pensées, j’en suis désolé. Tu es mon amie Laure, je tiens à toi, et il est évident que Gabriel commence peu à peu à revivre. Mais toi, après six mois de séparation, tu penses au suicide, tu te ballade toute seule dans les rues, tu ne regarde même plus la vie comme nous le faisions avant. Comment veux-tu que je repose en paix avec une amie comme toi ?
_ Tu as beaucoup manqué à tout le monde tu sais, ce n’est plus pareil depuis ton départ, c’est maussade, tout est sans saveur, sans parfum, sans lumière…
_ Je suis désolée, dit Alex après un silence et en regardant l’eau couler en contrebas.
_De quoi ?
_ D’être morte dans tes bras…
Les yeux de Laure se remplirent de larmes, et elle pleura sans retenu dans les bras de son amie.
_ Ce n’est pas ta faute, tu le sais bien, lui dit Alex. Tu ne pouvais rien faire. Je suis très bien où je suis maintenant, alors arrête un peu de souffrir pour moi tu veux ?
_ Je sais bien, c’est ce que me répète ton ex au moins cinq fois par jour.
_ Et ben pour une fois, il a raison. Laisse-moi partir.
Alex se releva et aida son amie à faire de même. Son pantalon était sec alors que celui de Laure était trempé à cause de la rosée du matin. En effet, il était temps de partir. Le soleil se levait déjà et le ciel se teintait de rose.
_ Qu’est ce que ça m’a manqué, murmura Alex en regardant l’horizon. On a assez perdu de temps, dit-elle d’une voix forte et engagée. Je dois passer chez moi, j’ai deux ou trois trucs à récupérer, ensuite il faudra partir.
_ Pour aller où ?
_ Heu… A toi de décider : Brésil, Honduras, Niger, Bangladesh… Enfin, quelque part où il y a encore des gens à sauver.
_ Et tu as quarante huit heures pour faire le tour de ces pays ?
_ Tu oublis un détail qui a son importance ma chère, je suis un ange.
Alex lui prit la main, et lui fit signe de fermer les yeux.
Bah euh... -merde j´suis l´premier faut qu´j´fasses un post construit- Bah c´est excellent, le scénario commence à se mettre en place, c´est bien écrit, bref la suite-euuuuh
/!\Croustibaaaaaaaat/!\
4
Laure ouvrit de nouveau les yeux sur un décor qu’elle connaissait bien : la maison de pierre, le grand jardin fleuri, le ciel rosé, oui, c’était la maison de campagne des parents d’Alex. Les deux jeunes filles avaient passées de nombreux étés à jouer dans les arbres, à faire des roulades dans l’herbe, à se raconter des histoires qui font peur la nuit. C’était un endroit plein de souvenirs agréables. Le genre d’endroit où Laure pleurait souvent depuis la disparition de son amie.
_ Ok, maintenant, explique-moi comment on se retrouve à plusieurs dizaines de kilomètres de la ville et pourquoi tu m’as amené ici ?
_ Je ne saurais pas t’expliquer comment parce que je l’ignore. Tout se que je sais c’est que j’arrive à me télé porter, et que je peux amener une personne avec moi. C’est utile d’avoir un ange dans les parages, ça fait diminuer la note d’essence. C’est l’une des raisons pour laquelle je ne peux me montrer qu’à une seule personne. Quand au pourquoi, tu vas comprendre assez vite.
Alex se dirigea vers le grand saule pleureur qui se trouvait à l’autre bout du jardin, et commença à y grimper. Laure, ne la suivit pas et la regarda monter avec élégance. Alex avait changé, même dans sa façon de bouger. Elle n’avait jamais été très sportive de son vivant, et là, elle s’accrochait aux branches sans transpirer. Mais au fait, elle avait terrasser trois hommes sans aucunes difficultés, et le faite qu’ils étaient saouls n’était pas une excuse. La jeune fille s’était assagie, elle était plus… posée, comme si elle savait des choses qu’elle ne voulait pas révéler à Laure. Après tout, c’était bien compréhensible. Il y avait sans doute encore une multitude de chose à découvrir, et Laure avait encore un peu de mal à croire à cette histoire de balance...
Laure regarda son amie descendre de l’arbre avec la même facilitée, et, une fois les pieds posés à terre, elle remarqua qu’Alex tenait une boite en bois noir sous son bras.
_ C’est quoi ? Demanda Laure.
_ La raison de notre venu ici, répondit la jeune fille en poussant le couvercle, découvrant ainsi quelques liasses de billets. Toute une vie de labeur, et même après ma mort, personne n’en aurait profité. Quel gâchis.
_ Comment tu as eu tout ça ? Ne me dis pas que tu l’as volé ?
_ Heu… Pour te dire la vérité, une infime partie. J’ai commencé à l’âge de cinq ans à prendre des billets dans le portefeuille de mon père, mais c’était uniquement parce que je trouvais ça joli, alors j’ai commencé à faire une petite collection secrète. Puis, j’ai appris la valeur de l’argent et j’ai arrêté. Du coup, je n’ai jamais rien rendu, et j’ai continué à amasser de l’argent au cas où. J’y mettais une partie de mon argent de poche, de l’argent gagné à Noël où aux anniversaires, et en l’espace d’une dizaine d’année, j’avais déjà amassé pas mal de liquide. Mais j’étais loin de me douter que j’allais utiliser cet argent pour ça.
_ Tu ne m’en avais jamais parlé.
_ Qu’est ce que tu veux, même moi j’ai mes secrets. Je voulais bien l’utiliser cet argent, et peut-être que je te l’aurais offert le jour où tu en aurais eu besoin. Mais maintenant, il va me servir à acheter quelques bricoles…
_ Dis-moi, la façon dont tu es montée dans cet arbre, la manière dont tu t’es battue, ça ne te ressemble plus !
_ Je t’avais dis que j’avais fait quelques changements. Et puis, si tu voyais le nombre de grands maîtres asiatiques qui se morfondent sur leur caillou à méditer, alors quand ils ont su que je voulais apprendre les arts martiaux, ils auraient pu pleurer de joie.
_ C’est si triste là-haut ?
_ Non, répondit-elle avec un soupçon de regret dans le regard. Ce n’est pas triste, mais disons que c’est monotone. Tout est lumière, tout est beau, tu te sens bien. Tu n’a pas la notion du temps, tu fais uniquement ce que tu désir faire. Ce n’est pas le genre d’endroit que tu as envie de quitter. Mais quand j’ai su ce qu’il se passait sur Terre, j’avoue que je me suis dis qu’un peu d’exercice parmi les vivants ne pouvait être que bénéfique.
Alex regarda une dernière fois le parc. Le soleil était maintenant totalement levé et elles risquaient de se faire voir. Croiser le chemin d’une morte pouvait paraître un peu déplacé dans ce quartier paisible.
_ Assez bavarder, annonça Alex, nous avons beaucoup de choses à faire aujourd’hui. Si tu veux nous pouvons passer chez toi si tu as des affaires à récupérer. Tu es prête ? Demanda-t-elle à son amie en lui prenant la main.
_ Est-ce que j’ai vraiment le choix ?
Et elle ferma les yeux.
Toujours aussi bien, la suite
Merci Croustibat, tu es l´un de mes lecteurs les plus... "présents", ça fait toujours plaisir. ![]()
Bah j´suis très présent c´est tous ![]()
Horreurrrrrrr j´ai utilisé mon pseudo maudit désolé Oo
Heu... C´est pas grave, enfin je crois ![]()
Nan c´st un délire tkt xDDDD