Novellisation !
Voilà un « jeu » susceptible de vous intéresser, enfin j’espère. Le principe est simple, il s’agit de raconter l’extrait d’un film sans en dévoiler le titre, ni des détails trop frappant (n’aller pas écrire le mot « Jedi » si vous parler de Star Wars, ça deviendrait trop facile). Le jeu est double, vous raconter votre extrait du mieux que vous pouvez – ça peut être un excellent exercice de style, non ? Et les forumeurs ont à le retrouver, si ils y arrivent, c’est que c’est bien rédigé… Ou trop simple, mais l’intérêt principal reste l’exercice de description et de narration qu’exige ce jeu. Donc à vos plumes ! (Essayer d’avoir le film sous la main pour ne pas louper des détails ou faussez votre novellisation).
:ok :
Voici un extrait pour commencer, faite de même ou/et essayer de retrouver le film dont il est question ! Je ne pense pas que c’est trop difficile, je peux toujours vous fournir des indices si c’est impossible.
Lorsqu’elle arriva sur la plage derrière la maison de son enfance, elle ralentit le pas. Son père état bien là, se tenant face à la mer tel un cow-boy, agrippant de ses deux mains sa veste kaki. Des images défilaient dans sa tête, des mots s’alignaient, des phrases, des excuses. Pourquoi s’était-elle donc interdis de l’aimer ? Pourquoi abandonnait-elle sa haine si tard…
Elle arriva à côté de lui et remarqua qu’il avait les yeux clos. Il entendit sa venue et posa son regard sur son visage avant de lui caresser l’épaule de sa main. Ils étaient maintenant côte à côte, face à la mer et leur destin. Ils avaient tant de chose à dire…
« Quand j’avais onze ans, j’ai volé trente-deux dollars dans ton portefeuille. »
Il lui sourit.
« Une fois quand tu étais bébé, je t’ai lâché et tu es tombée sur la tête. »
Elle se tourna vers lui et plongea dans son regard, un sourire dont seuls les papas connaissent le secret illuminait son vieux visage.
« Quand tu es venu aux studios et que tu m’as montré les photos… J’ai menti en disant que je ne m’en souvenais pas. »
Le dernier détail d’une douloureuse haine venait d’être mis à nu. Elle se sentait allégée mais pas encore assez. Elle désigna la dune derrière lui.
« Je me souviens que nous étions là, juste là, et que maman a photographié la maison. C’était une merveilleuse journée. »
Le sourire de son père perdit de sa bonté et devint triste, comme elle.
« C’est pour te dire ça que je suis venue. »
Et elle éclata en sanglots. Elle détourna son regard du sien et se tourna vers la plage.
« Merci. » dit-il.
Il lui caressait les cheveux avec amour et douceur, un autre secret de père, ce père qu’elle avait oublié d’aimer derrière son masque de haine.
« Tu m’as manqué tout ce temps ! »
Il lui sourit à nouveau, avant de la serrer contre lui.
« Toi aussi tu m’as manqué. »
Pressée contre sa poitrine, emprisonnée dans sa chaleureuse étreinte, elle remarqua que lui aussi pleurait. Elle sourit tout en sanglotant, la haine n’était qu’un souvenir amer à présent et bientôt la vie elle-même le deviendrait.