Voici donc un récit, qui est simplement la suite d'un topic lock , dont je voulais changer la titre !
Je poste donc les deux chapitres, je compléterais au fur et a mesures de vos commentaires l'histoire, en espérant qu'elle vous plaise un minimum.
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Yesterday ! Today ! Forever !
Chapitre 1
- Répète-moi ça ? hurle mon père, fou de rage.
- Je ne souhaite pas t’accompagner à ta réunion, redis-je honteusement une seconde fois, yeux baissés.
Il se lève, rempli de colère, et me décoche une gifle cinglante en plein dans la joue droite. Je manquai de tomber à la renverse, tant le coup était violent. Mes yeux se remplissent rapidement de larmes, qui ne demandent qu’à sortir. Je me dois de ne pas pleurer, lui montrer que je suis fort et courageux.
Non soucieux de la douleur qu’il vient de m’infliger, il me dit simplement :
- Tu iras, même si faut que je t’y traine par la peau du cul. C’est bien compris, le bouseux ?
Je reste là, planté au milieu de notre modeste salon, le regard vide. Je me dirige ensuite vers ma chambre, ou je m’y enferme sans attendre, pour laisser exploser ma colère, la tête bloquée dans un coussin, ne laissant échapper aucun son de mes pleurs et mes cris.
Mon père est un homme colérique et strict, et il n’hésitera pas à employer la manière forte pour se faire respecter, ou obtenir quelque chose. Nombreuses sont les fois où Mais, là n’est pas son vrai défaut. En effet, ce que je déteste par-dessus tout chez lui, c’est sa haine indescriptible envers les noirs, les asiatiques, Européens orientaux ainsi que les Hispaniques. Il hait également les homosexuels, considérés pour lui comme non-humains, étrangers, sales. Un racisme sans nom, basé sur des clichés burlesques et ridicules. Mais je n’ai pas mon mot à dire concernant ses idées, ses pensées, sous peine de recevoir une raclée, dont « je me soutiendrais longtemps », pour reprendre ses mots exacts.
Quant à ma pauvre mère, elle est décédée lorsque j’avais 3 ans, laissant mon père m’élever seul, tant bien que mal. Il me répugne, mais reste tout de même l’homme qui m’a instruit, et qui m’a fait devenir ce que je suis aujourd’hui, un adolescent de 16 ans, se prénommant Daniel Gignot, jeune étudiant et assez mature pour son âge, vivant à Pulaski, aux Etats-Unis, dans le Tennessee.
Je suis donc confiné dans ma petite chambre, condamné à assister à une réunion qui allait être pour moi un véritable cauchemar. Je savais qu’un jour ou l’autre, mon père voudrait m’y emmener, mais je ne m’y étais jamais directement préparé. Et pourtant, demain soir, je serais confronté à ma hantise. Aucun échappatoire possible, surtout après la raclé que mon père m’avait infligé.
Je ne mérite pas cela, mais pourtant, je suis condamner à assouvir les ordres de mon père.
Chapitre 2 :
Nous sommes une centaine de fidèles, tout au plus, dans une Klaverne, lieu retiré de la civilisation, souvent situé dans la nature, ce qui est le cas ce soir, puisque nous nous trouvons au cœur d’une clairière illuminée seulement par quelques torches.
La cérémonie va débuter. Pour la première fois, je vais assister au rite de naturalisation, d’initiation à cette société satanique, monstrueuse. Je fais parti des protagonistes ce soir, avec une demie douzaine de camarades, possédants plus ou moins le même âge que moi. La peur au ventre, le doute toujours présent, j’attends, debout sur une estrade, non pressé de découvrir ce qu’il va nous arriver dans quelques minutes.
Le maître de cérémonie, appelé Klaliff, allume soudain une croix immense, qui prend feu sous mes yeux ébahit, non habitués à assister à un tel spectacle. Après cela, le président de séance, un tout autre homme, plus imposant celui-ci, annonce la réunion, le Klonklave, ouvert, et déclare que la fraternité blanche soit la pierre angulaire de notre mouvement. Ces curieux mots me paraissent absurdes, mais semblent pleinement cohérant aux yeux des fervents.
Je cherche mon père du coin de l’œil, qui lui est resté plus à l’écart, ne faisant pas parti des personnages principaux de cette réunion, contrairement à moi. Je ne le trouve pas, n’aidant pas à calmer ma tension, mes angoisses. Mes camardes ne semblent eux pas effrayés, presque impressionnés par cette procession.
Enfin, avant de commencer réellement la cérémonie, qui me permettra dans quelques secondes d’intégrer le groupe dont mon père fait parti, le maître de cérémonie entame une étrange prière :
« Notre Dieu, nous Klaniste, reconnaissons notre dépendance envers toi et ta bienveillance aimante à notre égard. Que notre gratitude soit totale et nous inspire de marcher dans tes traces... Fais qu'il puisse renoncer au mal et se battre pour le bien. Garde-nous dans les liens de l'union fraternelle, de la fidélité les uns envers les autres et d'une loyauté à toute épreuve... Mets toujours présent à notre esprit que la plus belle gloire pour un Klaniste est de servir sa race, sa communauté sa nation... Que Dieu sauve notre race, nous aide à rester maîtres de notre destinée. Amen » clame t-il avec force.
Le dernier mot est repris avec entrain par toute l’assemblée, y compris moi-même. De plus en plus subjugué par la tournure des évènements, mon regard se pose sur la foule qui semble attentive et concentrée.
Ceci étant fait, la cérémonie peut enfin débuter. Après de nombreuses mises en gardes ritueliques, on me pose, comme aux autres jeunes adolescents, une série de 6 questions abominables, dont mon père m’a fermement conseillé d’y répondre juste, et sans faute, sous peine d’une correction au delà de tout ce que je peux imaginer.
Je suis donc, d’après mes propos, un blanc chrétien (ce qui, jusque là, s’avère être vrai), pour la séparation des races, et je crois fermement au droit de notre peuple de s’opposer à des actes illégaux commis à tout échelon du gouvernement ainsi qu’à la liberté religieuse, à la prière à l’école et à toute facilité à l’exercice du culte. Pour achever le tout, j’acquiesce sans hésitation lorsque l’on me demande si les raisons de mon adhésion à l’Assemblée sont sincères et désintéressées.
Aucun faux pas, je suis fière de moi, même si je n’ai répondu que par des « oui » timides. J’imagine mon père, derrière, fou de joie en voyant ma prestation, qui n’a en fait rien avoir avec une réelle performance. Je suis contraint de suivre à la lettre, même à contre cœur, les dire de ses hommes inquiétants, sans pouvoir donner mon avis, ce qui n’a donc rien de fabuleux.
De nouvelles mises en gardes sont énoncées (avec entre autre le fait de consacrer ma vie, ma fortune et mon honneur à cette assemblée), et l’on me fait signe de lever la main droite, et de répéter après mon intronisateur les phrases suivantes : Moi, Daniel Gignot, en ce jour Onzième jour du mois de Mai de l’année 2011 de notre Seigneur, je jure solennellement devant Dieu qu’à partir de ce jour, je consacrerai ma vie à la protection, au développement de la race blanche et au grand ordre qu’est l’Invisible Empire des Chevalier du Ku Klux Klan.
Les mots résonnent dans ma tête, des frissons envahissent mon corps, l’incertitude règne dans mon esprit tourmenté. Je suis sur le point d’intégrer le Ku Klux Klan. La secte réputée pour être immorale, pour être une organisation nauséabonde, diabolique. Je ne peux même plus faire demi-tour, changer d’avis, abandonner cette réunion insensée, je suis à présent obligé de continuer ce que je considérerai bien plus tard la plus grosse erreur de ma vie.
Pour terminer, le président de séance bénit à l’aide d’un calice rempli d’eau le récipiendaire, se trouvant devant moi qui suis genou droit à terre. Ma tension est palpable, mais je m’efforce de rester calme.
Ses doigts froids et humides passent sur mon épaule droite, qui frémie au contact de sa chair, en prononçant le mot « Corps ». Il renouvelle l’opération en se dirigeant vers mon front, et dit « Ame ». Il verse enfin le liquide presque glacé sur ma tête en terminant par « Raison ». Corps, Ame, Raison. Voila des mots qui semblent être adulés par toute l’assemblée Klaniste, tellement leur attention se porte aux lèvres du président de séance lorsqu’il prononce ces derniers.
Cette partie de la cérémonie est clôturée par le dessin d’un cercle imaginaire tracé autour de moi. Je suis alors adoubé, à l’aide d’une épée, comme au temps des chevaliers conquérants, et j’entends les mots suivants : « Au nom de l'autorité dont je suis investi, je vous proclame à présent Citoyen de l'Invisible Empire des Chevaliers du Ku Klux Klan et vous confère le titre de Klaniste, le plus honorable dont puisse rêver un homme blanc. »
On me félicite alors, et la réunion se termine sur cette vague de rire et de cris de joie, qui me sont destinés, mais sont également destinés aux autres protagonistes qui ont reçus le même sort. Deux coups de maillet sont sonnés par le président de séance, annonçant donc officiellement la fin de cette réunion. Les fidèles, semblables à des fantômes lugubres avec leur grande cape blanche, et leur masque pointus vers le haut, ne laissant apparaitre que leurs yeux et leur bouche, clament plusieurs fois avant de repartir les mots suivants, qui composent leur slogan favori :
Yesterday ! Today ! Forever !
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Je rédigerai la suite dans la soirée, ou la journée de demain
J'attend vos commentaires ![]()
!
J'attend quelques avis, autres que ceux que j'ai déjà reçus sur l'ancien topic
!
J'attends de voir la suite, mais le chapitre 2 est bien écrit.
Merci, j'essayerai de rédiger ce soir ou demain, même si je n'ai pas trop le temps en ce moment ... ![]()
Et hop, lu!
Allons-y:
"Il se lève, rempli de colère, et me décoche une gifle cinglante en plein dans la joue droite. Je manquai de tomber à la renverse, tant le coup était violent."
Oulala, ça commence mal. Déjà, y'a un problème au niveau des temps. Présent, passé, et dans la phrase suivante, tu reviens au présent. Faut savoir. Deuxio, le "rempli de colère" est vachement redondant. Entre la gifle et les cris, on devine quand même.
"Je me dirige ensuite vers ma chambre, ou je m’y enferme sans attendre," Le "je m'y enferme" (en plus du ou qui devrait être où). Alors soit tu optes pour "je m'y enferme" tout simplement, soit tu laisses tomber le Y pour "où je m'enferme". Mais les deux en même temps, c'est, encore une fois, redondant.
"Nombreuses sont les fois où Mais, là n’est pas son vrai défaut" ???
"dont "je me soutiendrais longtemps"". Euh... Soit. Je ne sais pas exactement ce que tu as voulu dire, bien que je parie sur le verbe "souvenir".
"surtout après la raclé que mon père m’avait infligé.
Je ne mérite pas cela, mais pourtant, je suis condamner à assouvir les ordres de mon père. " RacléE + il lui a mis un soufflet, pas casser les os + assouvir les ordres, je ne suis pas sûr que ça se dise.
Bon ça, c'est pour le premier chapitre. Alors, je crois qu'il y a un défaut de relecture plutôt énorme. Soit ça a été bâclé, soit ça n'a pas été fait. En tout cas, il faut faire quelque chose à ce sujet. Autre remarque, déjà faite dans un de tes précédents écrits: le côté carte d'identité de la présentation du personnage. C'est un chouia plus soigné, parce qu'on commence par le père, mais dans le fond, ça reste ça. Et sinon, sur le fond, je pense qu'il y aura pas vraiment de surprise, la réunion devant être un meeting du Kukuxclan ou d'une quelconque fraternité raciste.
Soit. Je lirai le deuxième chapitre... quand j'en aurai envie, demain, tout à l'heure, c'est à voir. Je commenterai à ce moment-là.
Oula, en effet, c'est vraiment mauvais.
En voulant corriger la base, j'ai du enlever quelques petites choses en oubliant d'en rajouter d'autre, ce qui parfois laisse un vide qui ne veut rien dire ...
Je corrigerais donc ça dans l'original
Corrigé !
J'espère que le second chapitre sera mieux
!
Chapitre 3 enfin écris, je rédigerai le 4ème dans la soirée, ou demain, je pense.
J'espère ne pas recevoir trop d'avis négatifs
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Chapitre 3 :
« Tu fais maintenant parti du Ku Klux Klan, on forme une vraie famille, à présent ! »
Ces mots raisonnent dans ma tête. Il est rare de voir mon père dans cet état là. On dirait un gamin, fière de pédaler un vélo sans roulettes ou de nager sans bouée. Il me regarde tout sourire, attendant une réaction de ma part.
Je ne me contente que d’un bref « d’accord, p’pa », avant de replonger dans une émission abordant la crise économique aux Etats-Unis. C’est toujours mieux que les calomnies que me balance mon père …
- Ecoute, me dit-il calmement, s’accroupissant devant moi. Aujourd’hui, grâce au Ku Klux Klan, nous sommes enfin réunis, entre blancs. Nous faisons enfin parti d’une réelle confrérie, Daniel. Autrefois, nous étions perdus, nous n’avions personne à qui nous confier, mais cette période est terminée !
Je ne cache pas que ce discours pathétique eut du mal à me convaincre. Je le regarde, droit dans les yeux, et lui balance une phrase qui faillit le faire sortir de ses gongs : « Ce n’est pas en détestant telle ou telle race que nous formerons enfin une vraie famille, ça ne marche pas comme cela, et au fond, tu le sais très bien ».
Il sourit. Il semble réellement agacé, mis ne daigne pas s’énerver.
- Tu sais, on ne chasse pas les noirs, me dit il en m’adressant une petite tape -amicale- sur la joue. On se protège seulement. Lorsqu’ils viendront prendre, voler, ce qui nous appartient, il faudra être préparé, tu comprends ? C’est eux, qui nous veulent du mal, et non l’inverse.
Il ne fait pas souvent preuve d’une telle patience, ce qui m’impressionne.
- Il faut faire cela pour ta mère, rajoute t-il enfin. Tu sembles oublier qu’elle est morte par la faute des noirs.
- D’accord, elle s’est faite tabassée à mort par un groupe de race africaine, car elle ne voulait pas leur donner son sac. Mais cela prouve t-il que tous les noirs sont comme ces bandits ? Dis-je, hors de moi, détestant parler de la mort de ma pauvre mère. Je ne suis pas convaincu qu’elle aurait apprécié ce que nous sommes devenus.
Mes yeux s’imbibent de larmes et mes mains tremblent. Tout cela est sortit tout seul, sans que je puisse retenir mes mots. Mais je ne regrette rien, il fallait que ça sorte.
Mon père me regarde, se lève, sans me quitter des yeux, puis s’en va en direction de sa chambre, où il s’y enferme en claquant violemment la porte. Il ne semble pas m’en vouloir, mais seulement regretter que je n’adhère pas à son « organisation » monstrueuse.
Je ne porte plus attention à la télévision, ni même à mon téléphone qui se met soudain à sonner, mais seulement à la porte qui vint de se fermer derrière la silhouette de mon père. Il ne réagit jamais comme cela, optant plutôt la violence à la fuite. Je ne comprends plus rien. Ce que je sais, c’est que je suis en train de pleurer sur mon fauteuil, essayant d’imaginer qu’elle vie je pourrais mener si ma mère était encore de ce monde.
Je regarde mon portable, et vois un appel manqué de ma copine, Julie. Je n’aurais de toute façon pas pu répondre dans cet état. Je la rappellerai plus tard.
Pas de commentaire
?
Bon, je vais rédiger le 4ème chapitre, même si j'aurai aimé avoir au moins un commentaire sur cette suite pour m'aider ![]()
Tu t'est vraiment amélioré dans la cohérence générale. Avant je croyais pas du tout, enfin quand meme pas a ce point, mais tes histoires etaient assez "grosses" là c'est devenu bien bien mieux. Même si il y a encore pas mal de corrections à apporter.
Et je me demande vraiment a quoi m'attendre pour la suite, surtout de voir si ce texte a une idendité du debut à la fin. C'est important de connaitre l'histoire du debut a la fin avant de commencer à l'écrire, enfin moi je trouve ça indispensable.
Bien sur, je sais, peut être pas en détail, ce qui va se passer, mais bon
Content que ça soit déjà un peu mieux, j'espère que la suite ne vous (enfin, te) décevra pas !
Merci, mais je crois que je suis pas le seul a te lire. C'est juste que très souvent, les gens regardent, mais ne répondent pas. Si ils trouveront ça bien, tu auras assurément des réponses! Si c'est juste pas mal, les forumeurs ne vont pas trop se fatiguer a repondre.
Ah, donc si je comprend bien, cette histoire est mauvaise
Bon, temps pi ... ![]()
T'as mal compris. Il faut vraiment declencher quelque chose. Si c'est nul a chier là aussi tu auras des réponses. Là tu en as pas, ça veut dire que ça doit etre assez banal, mais correct. ![]()
Aaah, d'accord, ça me rassure un petit peu
Bon, je posterai au plus vite l
Si je puis ajouter une chose; l'écriture est un peu saccadée par trop de ponctuation, virgules en l'occurence. Cela met ton texte sous une voix/écriture monotne. Pour ma part je préfére lire des phrases plus fluides où la ponctuation instaure les pauses au bon moment. Mais peut être ce n'est qu'un détail qui ne n'effleure que moi. Bonne continuation dans tes écrits sinon. ![]()
J'essayerai de faire attention à cela, alors
J'espère que tu continueras à me lire !