J'ai quand même oublié de dire que j'attendais la suite ^^ !
Ah ben oui, tu as lu !
Merci pour ce super commentaire, qui, je te l'avoue va probablement me faire progresser et arrêter de tomber dans le stéréotype !
Je vais lire ce que t'as mis de ton côté ! ^^
Voici la suite !
En remontant la rue des marchands, Duquesne n’avait cessé de se répéter ce qu’il avait prévu de dire. Il savait qu’Emiliano Rossi avait subi plusieurs interrogatoires et qu’il était accoutumé aux techniques policières dans le dialogue. Aussi, au moindre faux pas, Duquesne aurait perdu la bataille et son plan pour faire tomber Gaglio serait anéanti. Tentant de chasser cette pensée de son esprit, le commissaire observa la place Crillon, lieu de rendez-vous, sur laquelle il venait d’arriver. Peu importait la saison, cette endroit de la ville était toujours plein d’activité. On y trouvait de nombreux restaurants, aux prix et à la clientèle différents. S’y ajoutaient des commerces ; bijoutiers, magasins de prêt-à-porter –ordinaires ou de luxe-, ainsi que des cafés. Le tout entouré d’une architecture ancienne, à laquelle Duquesne n’aurait su donner un nom, tant sa culture était pauvre en matière d’architecture. Le commissaire se sentait bien sur cette place, en sécurité. Ayant réfléchi au pourquoi de cette sensation, il finit par conclure que le fait d’être à proximité des remparts, qui entouraient le centre ville, devait donner à cet endroit un côté protecteur. Aucun parasite ne pouvait y pénétrer.
Et pourtant le commissaire savait qu’il y en avait un. Emiliano Rossi était, où, le plus positivement possible, avait été un parasite. Se remémorant le type d’entretien que Duquesne allait passait avec lui, il se sentit tout à coup lui aussi parasite. Ne dit-on pas que celui qui fréquente la mauvaise graine en devient une à son tour ?
Cette réflexion le fit grimacer et il enleva cette idée de sa tête, essayant plutôt de repérer le napolitain.
Il le trouva assis en terrasse, lisant son journal, un café amer et fumant devant lui, une cigarette à la bouche. Les cheveux blonds coiffés en queue de cheval, le visage dur et sûr de lui. Ressortait de son visage qu’il était homme à avoir connu des malheurs. Sans un mot, le commissaire s’assit à la table de son interlocuteur, qui ne daigna pas arrêter son activité.
« Bonjour commissaire Duquesne.
- Qui vous a dit que j’étais commissaire ? répondit ce dernier sans grande conviction.
- Lorsque je prends rendez-vous avec quelqu’un, qui plus est publiquement, je me renseigne sur la personne, dit Rossi en refermant son journal. Cigarette ?
- Je ne fume pas en temps normal, merci.
- Mais rien n’est plus normal lorsqu’il s’agit d’Alessandro Gaglio commissaire. »
Duquesne accepta donc la cigarette qui lui tendit l’italien. Sans demander la permission il se saisit du briquet posé sur la table pour l’allumer. Les deux hommes laissèrent s’écouler quelques minutes, s’apercevant dans les yeux, chacun derrière un opaque écran de fumée. Ce fut Emilien qui décida de rompre ce silence.
« Commencez je vous prie commissaire.
- Bien. Comme vous le savez probablement, Gaglio est un homme puissant ici. Il possède des petits commerces un peu partout en ville qui lui servent d’entrepôts et…
- Je sais tout cela. Si vous êtes venus ici me raconter les exploits de ce filio di putana, alors je perds mon temps avec vous. Venez-en donc aux faits. »
Parfait ! Il a compris que je prévoyais quelque chose, il veut donc y participer s’il juge que le jeu en vaut la chandelle.
« J’ai l’intention de faire tomber Gaglio. Par le biais de ces filiales.
- Expliquez-vous…
- Je pense qu’en prenant le contrôle de ces filiales nous pourrions pénétrer facilement dans l’organisation du sicilien. Sachez qu’il ne se déplace jamais lui-même dans ces entrepôts, il envoie toujours un de ses bras droits.
- Pourquoi ne faîtes-vous pas d’intervention dans ces commerces alors ?
- Parce que le but n’est pas de frapper ces commerces. Le but est de frapper Gaglio. Même si c’est plus ou moins indirectement, plus ou moins long, ça va payer. Mais j’ai besoin de vous. Car vous aussi, vous êtes un homme puissant. Même si vous ne faîtes plus grand-chose d’illégale, vous disposez de ressources importantes.
- Dîtes-moi en quoi je puis vous être utile.
- Vous allez racheter des commerces que possède Gaglio et lui proposer une part des recettes. Vous allez retomber dans l’illégalité monsieur Rossi. »
lol Je n'ai qu'un mot pour cette petite partie : remarquable ! Un vrai petit bijou théâtral. Le travail sur l'attente précédant la rencontre et le dialogue, l'échange à la Audiard, tempéré par des moments de pure cinématographie (l'oeil qui s'aperçoit à travers l'écran de fumée), tout cela contribue de nous plonger un peu plus dans l'ambiance. Et quel plaisir narcissique, pour ma part, de retrouver un clin d'oeil à mon café amer et fumant du début des Chroniques!!! (Avoue, tu l'as fait exprès
lol ? Ou complètement inconscient ?) J'aime passionnément la façon dont tu mènes les dialogues : ni trop emprunté, ni trop impersonnel. Il y a quelque chose de délicieusement nostalgique - nostalgie d'une époque type années 40, qu'on n'aurait pas connue mais qui nous aurait séduits comme un poussiéreux âge d'or romanesque - dans ton récit.
Tu es très efficace dans tes dialogues : seules certaines expressions, dans ta prose, gagneraient à être tournées sous forme d'ellipses. Les questions rhétoriques et psychologisantes, du genre : "Ne dit-on pas que celui qui fréquente la mauvaise graine en devient une à son tour ?" ne sont pas très utiles et donnent ponctuellement au narrateur un rôle déplacé. Moins on commente, plus on raconte, et plus on raconte - avec ambiance, atmosphère, détails de mise en scène - plus le lecteur est emporté et voyage dans le livre. Les commentaires trop appuyés d'un narrateur produisent une mise à distance qui, justement, n'est pas de mise, à mon sens, dans ton beau projet de roman. En un mot comme en mille : je pense que tu devrais travailler davantage sur la discrétion narrative. Elle démultipliera le charme et le mystère de l'ensemble
.
Bref, continue, cher ami, je suis fan ^^ !
Ah oui et un erratum pour ma critique (j'aime pas constater ma paresse de relecture) : contribue à* nous plonger...
Merciiii ! :D
Tu sais que, avec tes trois commentaires, j'ai cru que d'autres s'y étaient mis... mais non ! :P
bref, alors oui, je t'ai fait un clin d'oeil pour le café, j'espère qu'il t'a plu ! ;)
Ensuite pour ce qui est de la narration, j'essai d'en faire un maximum et d'éviter les phrases inutiles comme celle que tu m'as donné, mais c'est pas facile ! ^^
En tout cas merci ma chère Bli, ça fait très très plaisir ! ![]()
A noter par ailleurs que la phrase de deux lignes qui est à la première personne est en italique sous word ! J'avais oublié que les particularités telles que gras, italique etc. n'étaient pas respectées ici. N'y voyez donc (enfin, n'y vois pas Bli, même si je te fais confiance pour avoir eu l'intelligence de comprendre :p ) aucune erreur ^^.
![]()
Ne t'inquiète pas je n'y ai vu aucune erreur, au contraire
! Le passage du discours narratif au discours indirect libre est assez courant, et il permet de passer de façon assez fluide de l'action à la pensée, et de la pensée au dialogue. Le défaut de présentation n'est pas préjudiciable, ici ^^ !
Et désolé pour les posts multiples, je voulais pas te faire de fausses joies ! (Mais comme ça, en même temps, ça donne l'impression que ton topic est archi archi archi lu
!)
Et puis, je vais te confier un truc, parfois les gens lisent sans commenter. Donc je ne suis peut-être pas la seule lectrice régulière de ton petit bébé ^^ !
Bon courage pour la suite !
Tout lu d'une traite (une bonne demi-heure quand même !!) et c'est vrai que c'est sympa. Contrairement à bcp d'auteurs amateurs, tu fais bien la part entre dialogues et descriptions des scènes et des pensées/sentiments des persos : c'est d'ailleurs ce découpage équitable qui donne son dynamisme à ton récit.
Pour ce qui est de l'histoire, on voit pas encore très bien où tout ça va nous mener ; ce que tu as écris jusque là est intéressant, pour ma part j'ai toujours eu du mal à décrire les aspects familiers de la vie de tous les jours chez mes persos. Ces derniers sont d'ailleurs étonnamment attachants, j'attends de voir dans quelles situations tu vas les mettre pour faire ressortir encore plus leur personnalité (qui est d'ailleurs déjà bien développé grâce aux informations harmonieusement réparties sur l'ensemble du texte.)
Bon, maintenant, il reste quand même quelques petits problèmes : oublis et coquilles sont assez récurrents, pas assez pour gêner la lecture, mais ça pourrait quand même être facilement repéré et corrigé à la relecture. Quelques fautes mineures également, mais ça ne gêne pas pour autant.
Non, ce que j'ai le moins aimé dans l'ensemble, c'est ta façon de composer les phrases et d'utiliser les expressions. Un exemple des plus flagrant => "s’apercevant dans les yeux," Le lecteur comprends ce que tu veux dire, mais c'est très maladroit comme structure. On aperçoit quelque chose et on peut regarder dans quelque chose. Plusieurs fois j'ai eu du mal à comprendre de quoi tu parlais et il m'a fallut relire la phrase deux trois fois.
Autre souci, mais là ça tient du détail : on sent bien que tu veux nous faire partager tout ce que tu as en tête, là maintenant tout de suite, ce qui fait que tes idées sont parfois un peu brouillonnes, ou que différents morceaux ne s'enchaînent pas de façon naturelle. Par exemple, je n'ai pas compris la différence entre le SE 1 et le SE 2. J'ai également trouvé un ou deux passages un peu naïfs, ou qui mériteraient que tu les retravailles (le speech de Thomas au début sonne un peu trop creux pour moi).
Dans l'ensemble, le niveau est vraiment plus que correct, je n'ai pas décroché après avoir commencé ma lecture. Je ne connais pas les termes employés dans le domaine de la police, j'imagine que tu as fait tes recherches et ça donne un certain cachet à ton texte.
Après, fais la chasse aux coquilles et améliore les quelques expressions mal tournées, ce sera très bien.
Merci pour ce commentaire thonmauve !
Par ailleurs, voici la suite !
Il regarda sa montre. Troisième cigarette en moins d’une heure. Une cigarette toutes les vingt minutes environ. En restant éveillé de huit heures du matin jusqu’à vingt-trois heures : quinze heures à fumer trois cigarettes par heure. Prendre en compte les états différents de la journée ; fatigue, tension, énervement… Deux à cinq cigarettes de plus en une journée. Soit entre quarante cinq et cinquante clopes par jour. C’est bien trop pensait le jeune homme qui attendait devant la porte d’entrée d’une humble maison. Il regarda sa montre une fois encore.
Bonjour, je vais mourir d’un cancer du poumon droit, ou du gauche. Ou des deux à la fois, si tenté que ce soit possible. Faire partie de ces un million trois cent mille pauvres français à crever d’un cancer bronchique.
J’adore ma vie.
Après celle-là il entrerait, en forçant s’il le faudrait.
Il n’en eu pas besoin. Le vieil homme ouvrit la porte pile à l’heure convenue.
« Entre. Je n’ai pas beaucoup de temps, invita le doyen.
- Plus beaucoup en effet. »
Le jeune homme entra dans la maisonnette. Sobrement décorée, mais avec goût, il y retrouvait l’odeur des vieux murs, meubles et pots qui avaient bercés son enfance.
« Assieds-toi, ordonna le vieil homme.
- Je préfère rester debout grand-père.
- Assieds-toi, répéta le vieux. »
Le jeune homme obéit à contre cœur.
« Tu sais que ce n’est pas une visite de courtoisie n’est-ce pas ?
- Je suis peut-être vieux et un peu gâteux mais je ne suis pas complètement con mon garçon. Lorsque tu m’as appelé j’ai été assez surpris, je dois le reconnaître. Mais lorsque j’ai compris ce que tu venais chercher, je dois t’avouer que c’était plutôt désagréablement. Café ?
- Oui, merci. Si tu sais pourquoi je suis là, tu vas me faciliter la tâche et me dire ou se trouve ce que je cherche. Je l’espère en tout cas.
- Non, répondit le vieux en servant deux cafés. Ni sucre, ni lait, n’est-ce pas ?
- Parfaitement, répondit le jeune.
- Laisse-moi te poser une question… Pourquoi veux-tu à tout prix recoller les mille morceaux de ce fragment de vie détruit ?
- Pour elle.
- Elle l’aurait déjà fait, s’il avait fallu. »
Le vieux se leva. En boitant, il se dirigea vers une vieille commode et ouvrit un tiroir. Ce qu’il en sortit capta toute l’attention du jeune homme.
« Pourquoi celui-là ?
- Parce que c’est ton préféré, répondit le jeune avec un sourire.
- Tu comptes le descendre ?
- Peut-être.
- Alors je ne peux pas te le donner. »
Les deux hommes, séparés par trois générations, se regardèrent dans les yeux, longuement. Le bleu-gris profond des pupilles du vieux firent ciller celles du jeune.
« Ta blessure te travaille toujours grand-père ? demanda ce dernier.
- Un peu oui, répondit le vieux en se massant machinalement la jambe. »
Nouveau silence. Un peu plus long que le précédent, annonçant, inéluctablement, l’échéance.
« Tu comptes le descendre ? redemanda le vieux.
- Oui. »
Le doyen lança un nouveau regard transperçant à son petit-fils. Il posa une main sur le révolver sortit de la commode et le fit glisser vers son interlocuteur. Ce dernier sortit sa propre arme.
« Et qu’en est-il de moi ? Vais-je subir le même sort que ton pauvre frère ?
- Aussi. »
Dignement, le vieux se leva et se plaça au centre de la pièce, tandis que le jeune visait.
« Bonne chance petit. »
Deux minutes plus tard, le jeune montait dans sa voiture, son blouson en cuir sur le bras. Il alluma une cigarette. D’habitude il ne fumait pas dans la voiture. Mais il n’avait pas la tête aux habitudes. La main gauche crispée sur le volant tandis que l’autre passait la première.
Il démarra en faisant crier le moteur.
Mince désolé, j'ai pas pensé à vérifier l'aération du texte ici ! Du coup ça paraît bien moins propre que sur word !
Mous m'en voyez navré !
Allez un petit message pour te montrer que je suis toujours là, fidèle au poste. ![]()
J'adhère totalement avec ton fameux "café du travail". J'aime ! Ça va tellement bien avec l'ambiance commissariat. Chapeau.
Un phrase m'a aussi attiré l'oeil :
" Duquesne se dirigea d’un pas décidé vers l’ascenseur puis renonça pour emprunter l’escalier."
C'est marrant parce qu'on aurait plus le réflexe (ou la volonté) de se diriger d'un pas décidé vers les escaliers (où un dur périple nous attend) et de finalement se résigner à prendre l'ascenseur, par flemme. Et ton personnage fait l'inverse ! Intriguant ![]()
Je trouve ma phrase "m'a attiré l'œil" très moche. Toutes mes confuses. :p
Oh Gerb0s !
Bli avait raison, il y a des lecteurs qui ne commentent pas forcément ! ^^
Aaaah merci, enfin un petit commentaire sur le café au travail.. J'ai mis du temps à mettre ce petit paragraphe au point parce que je voulais qu'il sonne vrai, enfin plausible dirai-je, dans la tête de chacun. Content que ce soit ton cas ! ![]()
Aaah j'ai adoré cette partie! Très tarantinesque. Il n'y a rien de plus délicieusement rétro et audiardien de mélanger une conversation sérieuse avec la préparation apparemment anodine d'un café. La mise en scène est d'une efficacité remarquable - notre esprit cinématographique est passé par là - et le travail sur l'ellipse finale : mise en place sacrificielle du vieux, départ du jeune en blouson dans la voiture, vient couronner le tout avec élégance. On est dans le film noir dans toute sa splendeur.
Dommage, cependant, qu'on ait encore trop l'impression du "bon pastiche", et de la référence confusément consciente au langage cinématographique et théâtral. J'aimerais réellement que l'histoire, le récit, le roman, appelle-le comme tu voudras, prenne son envol pour aller au-delà de ce que nous connaissons et attendons du genre. Tu y excelles, à force de minutie, de travail atmosphérique, mais tu n'es encore à mon sens que dans la réussite relative d'un exercice de style.
J'attends le moment où l'histoire décollera de son statut de "bon exemple du genre" pour trouver un langage propre, spécifiquement littéraire.
A l'heure qu'il est, c'est dans l'alternance entre récit et dialogue (comme didascalies et répliques) que tu es le plus fortiche.
Il faut aller plus loin pour ne pas en rester au stade de l'anecdote.
A titre d'exemple, Robbe-Grillet a tout à fait réussi à imposer sa pâte dans "Les Gommes", alors même qu'il explore le genre du roman policier. Chez lui, tout est décrit avec une minutie si vertigineuse qu'on se demande où va commencer l'action. Or, l'action est dans la minutie obsessionnelle de son langage.
J'attends que Fake-Yann trouve donc, je le redis, son propre langage, une écriture, un style en somme, qu'on n'aura pas l'impression confuse d'avoir "déjà-lu" quelque part.
Voici un extrait des "Gommes" un peu représentatif. Dis-toi que c'est ainsi qu'il commence son roman policier :
"Dans la pénombre de la salle de café le patron dispose les tables et les chaises, les cendriers, les siphons d’eau gazeuse ; il est six heures du matin.
Il n’a pas besoin de voir clair, il ne sait même pas ce qu’il fait. Il dort encore. De très anciennes lois règlent le détail de ses gestes, sauvés pour une fois du flottement des intentions humaines ; chaque seconde marque un pur mouvement : un pas de côté, la chaise à trente centimètres, trois coups de torchon, demi-tour à droite, deux pas en avant, chaque seconde marque, parfaite, égale, sans bavure. Trente et un. Trente-deux. Trente-trois. Trente-quatre. Trente-cinq. Trente-six. Trente-sept. Chaque seconde a sa place exacte.
Bientôt malheureusement le temps ne sera plus le maître. Enveloppés de leur cerne d’erreur et de doute, les événements de cette journée, si minimes qu’ils puissent être, vont dans quelques instants commencer leur besogne, entamer progressivement l’ordonnance idéale, introduire ça et là, sournoisement, une inversion, un décalage, une confusion, une courbure, pour accomplir peu à peu leur oeuvre : un jour, au début de l’hiver, sans plan, sans direction, incompréhensible et monstrueux.
Mais il est encore trop tôt, la porte de la rue vient à peine d’être déverrouillée, l’unique personnage présent en scène n’a pas encore recouvré son existence propre. Il est l’heure où les douze chaises descendent doucement des tables de faux marbres où elles viennent de passer la nuit. Rien de plus. Un bras machinal remet en place le décor.
Quand tout est prêt, la lumière s’allume…"
Blina, il a fallu que tu postes l'extrait de texte sur lequel j'ai dû baser mon écriture d'invention lors de mon Bac français : souvenirs, souvenirs...
Oui d'accord, je vois ce que tu veux dire. En gros, il faudrait arrêter d'écrire " à la manière de" et faire du Yann ^^
Soit, je tenterai de trouver ce qu'est ma véritable écriture si j'ose dire, disons qu'en réalité j'admets pour l'instant ne pas avoir de style particulier. Enfin si, comme tu l'as dit j'aime que le lecteur se sente pris dans ce qu'il lit comme s'il regardait un film. Moi-même j'imagine les scènes dans ma tête de manière cinématographique avant de les écrire.. Je suis sûr de ne pas être le seul, ça ne donne donc rien d'original à mon récit..
A moi de trouver quelque chose, une spécialité bien à moi, qui fera qu'on pourra différencier du Fake-yann, du reste !
En tout cas merci Bli ! ![]()
De rien, cher ami ! Mais la suite, à présent, la suite
!