Bon, bidonjour tout le monde, c'est la première vraie histoire que je poste sur le forum, alors j'appréhende; et oui. Attention, elle n'est pas à prendre très au sérieux, je ne veux pas dire par la que c'est un délire sans aucun sens, mais que je pense qu'il s'y trouve un peu de ce qu'on apelle le second degré.
En fait, je n'ai pas cherché à placer métaphores alambiqués, comparaisons par milliers, sens profond à déceler, du moins pas pour l'instant, et j'ai décidé de faire, en quelque sorte, "un peu ce que je voulais", sans que ça parte dans tout les sens. Chapitre 1, c'est parti:
Il voguait toujours sur son bateau, flottant sur ce liquide rougeâtre indéterminé, avec pour seule et unique compagnie un puzzle représentant une demi douzaine de dalmatiensen train de jouer aux cartes. Régulièrement, l’idée lui venait d’en assembler les pièces, mais il se disait : J’ai le temps. Et a juste titre. Les méridiens défilaient sous la coque de l’embarcation depuis quelque temps, et ne semblaient pas vouloir s’arrêter. Cela faisait trois jours désormais, selon lui, qu’il était allongé sans bouger, aussi décida il de se lever. Malgré sa profonde solitude, il se portait plutôt bien. Un poulpe ailé lui apportait parfois de la nourriture, et ils parlaient par pensées, le plus souvent de questions inutilement métaphysiques, comme la raison de la forme des bananes, ou parfois du sens de la vie.
Tout le monde se mettra d’accord pour dire que tout cela est plutôt étrange, même l’homme en question si on lui en avait parlé quelque temps plus tôt. Mais maintenant, l’homme était las. Et quand on est las, plus rien ne nous étonne et on ne se pose plus de questions. Sa traversée était si longue, et ses questions si « sans réponses » qu’il les avait simplement supprimées de son esprit et s’était adapté. A partir de maintenant, pour lui, c’était normal.
Si vous avez suivi, l’homme est actuellement en position debout. S’étant levé trop vite, il fut pris de vertiges et s’assit sur le bord de l’embarcation. Cette dernière était toute banale, d’ailleurs, totalement vide, dépourvue de voiles et de rames. Elle avançait comme par magie, en fait. Avançait-elle d’ailleurs ? La mer était plate, pas une vague, et aucun signe distinctif ne permettait de controler le déplacement du navire. Aucun, mis à part une voix fluette qui répondait « Pas d’inquiétude, la situation est sous contrôle. » à chaque fois que l’homme finissait pas s’énerver. Bien sur, c’était au début. Maintenant, il avait compris : qu’est-ce que ça changeait de toute façon ?
Notre homme regarda le puzzle : il ne l’avait, en tant de temps, toujours pas ouvert. Au début, il s’était dit qu’il le garderai pour le moment ou il n’en pourrait vraiment plus, mais la lassitude ayant précédé la déprime, le puzzle restait là, et l’homme las.
Ici, il n’y avait pas de jour ni de nuit. Le soleil restait constamment a 30 degrés par rapport à Neptune (ou ce qui y ressemblait), alignés avec les 6 planètes rémanentes de Gladoll 7, formant ainsi la grosse caisse de la batterie divine. Pour résumer, on avait constamment l’impression d’être dimanche, en début de soirée, a l’heure où l’apéro se fait plus qu’attendre, période plutôt agréable s’il en est une, mais ennuyeuse au bout d’un moment, comme pourra vous le dire notre ineffable héros.
Aujourd’hui était pour lui une journée comme les autres, plutôt rébarbative, mais il avait oublié qu’il existait un mode de vie plus excitant, comme il avait tout oublié de ce qu’il avait fait avant d’arriver dans l’embarcation.
Sur le bord de la susdite embarcation, l’homme respira et ferma les yeux. Il entendit une voix. Il rouvrit les yeux. La voix reprit : « QUEL-EST-VASTRE-NOM ? » L’homme réfléchit. Ca faisait tant de temps qu’il n’avait pas ouvert… « JA-RIPETE…QUEL-EST-VASTRE-NOM ? » …la bouche. Il en vint à se demander s’il avait encore la faculté de parler assez pour répondre à cette question. Il se décida a… « VO-NE-COMPRENEZ-PA ? » …tenter de faire passer quelques mots , mais… « JA-M’EXCUSE-MEIN-FRANCAI-EST-TRES-ADOPRIXTOXIS » Rah ! Mais tu vas arrêter de me couper la parole ?! Tu parle quand je dis : la voix répondit, puis deux points, mais pas quand… « JA-VOULU-DIRE-APPROXIMATIF, AXCUSEZ MOI » Mais c’est pas vrai ! Mais…Bon, je fais vite avant qu’on ne me recoupe la parole. L’homme ouvrit la bouche, mais n’émit qu’un triste gargouillis sinistre. Au bout de plusieurs tentatives infructueuses, il se rendit compte qu’il ne connaissait même pas cette réponse qu’il essayait de prononcer tant bien que mal. Il réussit enfin a bredouiller : « Je…ne sais pas… » Au bout de quelques… « PARFAI ! JA-M’EXCUSE-ACORE-UNE-FOUER, JA-NE-ME-SOUI-PAS-PRESENTE ! JE-SUIS-VOTRE-ARDINATEUR-DE-COTER » Bon, as-tu fini de…« JA-VOULAI-DIRE-ARDINATEUR-DE-BORD » Bon, j’abandonne. Vas-y, dis ce que tu as a dire... « JA-CROI-VOU-ETRE-PRET, J’ENVOUER-LE-RAPPORT-PRIMAIRE-IMMEDIATEMENT ! ». Cet événement était on ne peux plus inhabituel pour notre marin de fortune. Pourtant, à son grand étonnement, il n’en fut pas surpris le moins du monde. Il fut même… « RAPPORT-ENVOYE » Ah non ! La j’en ai marre. Tiens, un des poulpes ailés jaillit de l’eau à cet instant précis, traça une arabesque magnifique dans le ciel, et lâcha une sorte de crustacé sur le bateau, qui atterrit juste sur le système d’ordinateur de bord, qui fut détruit par l’impact.
Le poulpe termina son arabesque a hauteur de l’homme. C’était celui qui lui apportait parfois de la nourriture, mais il paraissait aujourd’hui plus sérieux, moins exotique que d’habitude. Il sortit ce qui semblait être un cor anglais, et se mit à sérieusement en jouer. L’air joué n’était pas celui que l’on pouvait attendre, il n’avait rien d’un vieil air de chasse ou de mélodie d’accueil d’un souverain, mais plutôt d’une de ces petites chansons joyeuses qui vous restent dans la tête pendant des heures. Au bout de quelque secondes, d’autres poulpes ailés sortirent de l’eau, chacun avec une sorte d’instrument complexe (j’en retiendrai particulièrement un, entre le luth et le marimba). La mélodie devint vite très complexe. Puis les poulpes tournèrent soudain sans s’arrêter, formant un cercle au dessus de la « mer ». Et au milieu de ce cercle, l’eau s’ouvrit littéralement.
Voila ! Alors, ce n'est pas d'un niveau littéraire excellent, et je pense accepter certaines modifications. Aussi, n'hésitez pas à être méchant, ça pourra m'être utile...
Je précise que j'ai presque toute l'histoire en tête, ce n'est pas un vieux délire que j'ai écrit pour déconner.
T'as dit pas avoir fait attention au style et ça se voit pas mal. De nombreuses erreurs, des phrases qui manquent de fluidité, notamment au niveau du premier paraf'. Des trucs comme "mais il se disait : j'ai le temps" nique le rythme arce que ça fait une phrase courte au milieu de phrases longues qui sont descriptives. Tu as du mal à mettre l'idée centrale dans tes paraf', à bien expliquer ce qu'il fait là, ect... Une bonne méthode pour être sur d'éviter ça sans trop te prendre la tête, c'est de te demander de quoi tu parleras exclusivement dans ce paraf', cette phrase, ect... avant de la commencer; Ca structurera beaucoup mieux. Même les trouvailles du genre "si vous avez suivi, il était maintenant en situation debout" (qui m'a fait sourire) signifient bien que tu as du mal à enchainer exposition, narration et description. Le style devient un peu meilleur vers la fin, pls léger, plus facile à lire. C'est aussi peut-être du au fait que tu passe entiérement à la narration.
L'humour est pas mal, j'ai vu des clones de Pratchett qui n'ont aucune originalité et qui sont absolument pas drôle, mais là, ça passe. Y a des cotés assez délirant qui me font penser aux planches de Boulet, genre le concert des poulpes volants. L'ordinateur de bord qui peinait dans la traduction est pas mal, mais j'ai regretté que ça soit pas plus percutant: on aurait pu imaginer une voix de Microsoft Sam qui avait traduit l'ensemble avec Voila.fr, et qui aurait des problémes de traduction typique d'un ordi. Ca aurait été plus frappant, je pense, surtout qu'on est entre geek, faut du non-sens geek.
Pas apprécié en revanche le coup de l'ordi qui arrête les pensées, parce qu'à la rigueur, une fois, m'ouais, maois huit fois de suite sur 14 lignes, c'est mort. Surtout que ca semble énerver le narrateur, qui est censé dans ce genre de nouvelles plus faire rire par son flegme et son cynisme que par ses émotions.
L'histoire... J'aime bien le concept du radeau qui avance au milieu de rien, ça laisse pas mal de trucs prometteurs. J'espère que ça se révélera cool, et sans doute un peu moins répetitif que du Sous-pratchett. ![]()
Merci beaucoup pour ton commentaire bien complet. Je suis content de voir que tu as aimé l'idée, et te commentaires sur le style vont, je pense, m'aider un petit brin. Ton idée pour la traduction de l'ordinateur est bonne, je vais peut être revoir ça. En fait, autant poster le chapitre 2 tout de suite, voir ce que tu en penses.
Chapitre 2:
De ce cercle de vide aqueux sortit une sorte de véhicule aérien…on pourrait appeler ça un vaisseau, en fait, sauf que ce serait beaucoup moins solide, et beaucoup plus visqueux. Ainsi, le véhicule s’éleva majestueusement, accompagné par le son de ce que je décide d’appeler l’hymne poulpesque (celui-ci jouait d’ailleurs a ce moment un de ces accords, du genre qui fait vibrer par sa simple beauté). Notre protagoniste, sur son navire, ne s’étonnait toujours pas, il regardait, simplement. De l’engin volant saillit une main, aussi gluante que le susdit engin, et vint s’attacher au bras droit, a moins que ce soit le gauche (il avait oublié cette notion) de notre héros. L’espèce de bras gélatineux tira sèchement, emportant notre ami dans le vaisseau. Il ne passa pas par la porte (d’ailleurs, il n’y en avait pas) mais traversa la paroi dans un bruit peu appétissant.
J’ai décidé d’appeler le héros Lom provisoirement. Ca m’évitera d’avoir à renouveler mes substantifs à chaque phrase. Je m’excuse pour le désagrément occasionné et reprend le fil de l’histoire. De toute façon, j’ai pas à m’excuser, merde, c’est moi qui écrit, je fais comme je veux !
L’intérieur du vaisseau était beaucoup plus grand que l’extérieur ne le suggérait, beaucoup plus propre aussi. Un être humanoïde…même humain, en fait, était assis en tailleur sur le tapis le plus propre que Lom n’avait jamais vu. Il se pencha sur ce dernier avec un air moqueur et lui sortit :
-Saaalut !
On n’avait pas parlé à Lom depuis…sacrément longtemps. Aussi sa réponse mit un peu de temps à arriver :
-Sa…lu…
-Tu te demandes sans doute qui je suis et ce que tu fais la, non ?
-Un…peu…
-Je vais te révéler la vérité. A vrai dire, depuis quelques temps, notre monde est en déclin à cause d’une étrange force que nous ne parvenons à identifier, et nous avions besoin d’un terrien avec une grande force spirituel pour nous aider. Tu devineras sûrement que c’est toi que nous avons, choisi !
Au fond du cervelet embrumé de Lom, une minuscule chose remua. Durant son vivant, il avait lu des histoires, il en était sur, des histoires où des personnes normales, comme lui, devenaient des héros après avoir été choisi pour sauver des « mondes en déclin ». Il allait devenir un héros, lui aussi.
-C’est…vrai ?
-Non ! s’exclaffa le type en face de lui, qui partit d’un rire gras. J’adore faire cette blague aux nouveaux ! T’es mort, mon gars ! C’est pour ça que t’es la !
Là, Lom avait compris ce que ça voulait dire, et bien compris. Mais étrangement, il n’en fut toujours pas étonné.
-Je…suis…mort.
-Et comment, mon gars ! Bon, tu m’énerves, à parler comme un ralenti ! Suis moi !
Et l’inconnu partit. Lom le suivi dans un dédale de couloirs blancs à n’en pas finir. Ils se ressemblaient tous, et Lom se jugea absolument incapable de s’y retrouver ultérieurement. Au bout d’un moment, il entrèrent dans une petite salle. L’étrange individu sortit alors une petite cassette :
-Bon, l’intégralité de ta vie est contenue sur cette VHS. La regarder te redonnera quelques notions intellectuelles, ça m’évitera d’avoir à voyager avec un demeuré. Ca peut te paraître très long, mais t’inquiète pas : ici, le temps ne compte plus, tu vieilliras pas, donc autant te dire que t’es pas pressé.
Sur ce, le noir se fit dans la salle, l’inconnu quitta cette dernière, et Lom contempla sa vie, et sur écran plat, s’il vous plait.
Il vous est sûrement arrivé au cours de votre vie de tomber sur ces ennemis de jeu vidéo, ces ennemis que l’on détruit en masse sans aucune pensée compatissante. Ces ennemis qui arrivent par paquets que l’on descend un à un presque naturellement. Il y en a tant, se ressemblant tous, que l’on aurait jamais le temps de se demander si chacun à une famille l’attendant au coin du feu, les enfants demandant quand est-ce qu’il arrive Papa à leur mère qui, les yeux embués, leur répond lentement que bientôt. Ces personnes, qu’elles aient le passé le plus tragique ou la vie la plus dure de la galaxie, sont vouées à mourir dans la masse, sans que l’on s’en demande rien.
Ce type de personnes peut aussi être présent dans le cinéma, ou en littérature. Par exemple, dans la phrase : « Jean-Denis, de son nom de code, se tapi dans l’ombre et descendit d’un habile mouvement de poignet le garde de la porte. Il fit de même avec celui au bout du couloir, ainsi qu’avec les trois suivants. ». Dans la phrase précédente, on n’a absolument rien à faire du second garde faisant parti des « trois suivants » en question. Autre exemple : « Le pauvre Jean-Denis était cerné par une douzaine de militaires. Par chance, son acolyte Billy débarqua par la grille d’aération et les abattit tous d’une verte rafale de sa mitraillette à…disons plasma. ». La encore, la vie des militaires n’a aucune importance pour le lecteur et ces pauvres hommes sont considérés comme une chair à alimenter un récit d’action.
Lom avait été ce genre de personne. Il fut l’ennemi dont tout le monde se ficherait une fois mort. Il gardait la porte de l’ascenseur d’un building à l’étage de la Pantoufle Ecarlate et devait s’assurer que personne n’entrait à cet étage, mis à part les personnes autorisées. Ainsi, sa vie n’eut que peu d’intérêt, et ce qu’il regarda pendant plusieurs décennies, sans le quitter des yeux, ne valait même pas la moitié d’un des films du Seigneur des Anneaux. Toutefois, il retrouva toutes ses fonctions cérébrales, enfin, presque toutes…
Lorsque Lom sortit de la salle vidéo, de nombreuses années après y être entré, l’homme qui l’avait recueilli était toujours sur le pas de la porte :
-Alors je suis mort, c’est ça ?
-Bah mon gars, content que tu te sois fait à cette idée la, parce que t’en a pour un bout de temps.
-Vous m’avez attendu dans cette pièce pendant tout ce temps ?
-Oh, ben c’est que j’ai pas trop le choix, c’est la seule pièce du vaisseau.
-…
-Qu’est ce qui se passe, mon gars ? T’as une endive de coincée ?
-C’est que d’après mes souvenirs, on a parcouru pas mal de couloirs avant d’arriver ici.
-Les souvenirs, tu sais, c’est pas si génial que ça.
-…
-Bon, OK, il y a un seul couloir dans le vaisseau. Il ne mène à rien, et il est rempli de portes qui occupent à peu près la même fonction. Il m’a suffit de le parcourir dans tous les sens pendant quelques temps, puis de revenir au point de départ. Tu sais, mon seul boulot, c’est de conduire les nouveaux à la salle vidéo, le vaisseau fait tout le reste tout seul. Quitte à faire mon boulot, autant que ça ait l’air compliqué…et grand.
-C’est ça, alors.
-Ouais.
-Et pourquoi j’ai du patienter pendant tout ce temps sur cet…humble navire ?
-Ah, et bien ça, mon pote, c’est pour te blaser ! Comme ça, au bout d’un moment, t’es tellement blasé que tes glandes d’étonnement se désactivent, et ça, c’est pas rétabli par la vidéo. En gros, tu n’es plus étonné de rien. Au lieu de dire « Qu’est ce que…qu’est ce que c’est que ça ? C’est impossible ! », tu diras « Cool, un grille pain qui sert de tremplin à un animal mi-éléphant mi-murène ». Et puis, avec ce qui peut t’arriver ici, tes glandes d’étonnement pourrait exploser si elles n’étaient pas désactivées…
-Et quelles seraient les conséquences si elles explosaient ?
-Des choses très graves, mon gars.
-Je pourrais savoir ce qu’il y a de pire qu’être mort ?
-Rester un légume pour l’éternité, c’est carrément pire.
Un silence passa. Lom eut alors le temps de regarder le vaisseau. Les parois avaient une drôle de façon de remuer comme si elles inspiraient et expiraient. C’était assez étrange, en fait. Sinon, le reste n’était que peu remarquable. La plupart des accessoires étaient blancs (comme dans tout vaisseau qui se respecte, me direz vous) et l’engin n’était que peu meublé, si ce n’est un tapis et des dizaines de portes ne menant à rien. Quand à son occupant, il était difficile de garder en tête une image de lui, tant ses vêtements contrastaient avec son visage et son attitude : il était habillé d’un unique vêtements de ce qui semblait être du latex blanc, avec quelques parties noires (la tenue du bon futuriste) mais se conduisait de manière plutôt désinvolte. Sa barbe était mal entretenue, ses cheveux ébouriffés, il avait l’air du gars qui n’avait pas atteint l’objectif de sa vie, et cachait son malheur sous des airs blagueurs, résigné désormais.
Mettant fin aux regards de Lom, le tapis s’illumina d’un noir étrangement clair, et émit une série de bips.
-C’est du langage organique, dit l’hôte.
-Ah oui ? Et bien, qu’est-ce que ça dit ?
Cette question était une barrière au stratagème du pseudo futuriste.
-…Bon d’accord, c’est une sonnerie de téléphone, mais pas de n’importe quel téléphone, un téléphone avec visualisateur hd² et son de qualité supérieure.
-D’accord. Et comment décroche-t-on ?
-Il faut prononcer ce mot complexe : Haaallooooo.
A ce moment, l’éclairage noir se changea en l’image d’une magnifique jeune fille souriante. A vrai dire, Lom n’avait absolument jamais vu de beauté si pure, si…parfaite. Le désir qu’il éprouva soudain pour la jeune femme dépassa tout ce qu’il avait connu de son vivant. Ce n’était ni de l’amour, ni du désir sexuel, c’était comme si on avait pris ces deux choses la et qu’on les avait multiplié au carré cinq fois de suite. Aussi Lom se tut.
-Halo, c’est moi. C’était juste pour vous dire que le rapport secondaire est arrivé. Je vous le transmets.
Et sur ce, l’image fut remplacé par une feuille, rempli de caractères diverses et variés, que le bouseux saisit en passant sa main à l’intérieur de l’écran. Lorsqu’il eut sortit la feuille, l’image s’éteignis et fut remplacé par le tapis qu’elle était à l’origine.
Lom avait l’impression d’avoir à nouveau perdu ses capacités cérébrales à cause de cette personne. Peut-être allait-il devoir revoir toute sa vie pour les retrouver. Au fond, ce n’était pas grave, il aimait vraiment le passage avec la pharmacienne. Ouais, il aimerait bien le revoir au fond. Mais pour l’instant, une seule question trônait dans sa tête :
-C’était…qui ?
-Ah, ça ? C’était personne, c’était juste la représentation physique de l’unité centrale du vaisseau. Je vais vivre avec toute ma vie, donc autant que je la choisisse agréable à l'œil, hein ?
Cette réponse fit à Lom l’effet d’un glacier à l’état liquide que l’on lui viderait sur la tête. Au moins, il retrouva toutes ses capacités.
-Vous avez choisi cette femme dans une banque de données de personnages disponibles ?
-Non, en fait. Les personnages à défaut sont vraiment exécrables. Pour en avoir un convenable, il faut au moins le customiser soi-même. J’étais assez nul, honnêtement, mes personnages étaient tous pires les uns que les autres. Et un jour, en sélectionnant « Tout aléatoire », m’attendant à une horreur saugrenue, je vois apparaître cette beauté. Chance, non ?
-Oui. Et elle…
-Mais cessons de parler de ça…il y a plus important, j’ai reçu ton rapport. Quel était ton nom, de ton vivant, au fait ?
-Et bien je m’appelais…
-Et bien sache que désormais, tu peux oublier ce nom ! Ici, tu seras désigné par une série de trois lettres. Les tiennes sont S.A.Y. .
-Mais pourquoi ? Ce n’est pas mon vrai nom !
-Estime toi heureux, les tiennes sont prononçables, on peut t’appeler Say. Mes trois lettres sont W.M.X., tu vois ce que je veux dire ?
-A peu près, oui. Quoi qu’on puisse dire ça WeuMeuXeu, répondit Say (oubliez Lom, qui était un nom provisoire) avec difficulté, mais avec compassion.
-Cessons ces âneries, on ne va pas tarder à arriver : souvent, lorsque je reçois le rapport, c’est que l’arrivée approche.
-Mais l’arrivée ou ?
- Au " World of the water hen", répondit WeuMeuXeu en soupirant.
-Heu…
-Les divins créateurs ont le sens de l’humour…j’appellerai plutôt ça « le test terminal ».
-C’est pas très parlant non plus.
Le chapitre devait se terminer comme ça, mais j’ai pas envie. J’ai envie de le terminer sur une note : do."
Voila pour le deuxième chapitre. Je ne sais pas pourquoi j'ai utilisé le substantif "le bouseux" a un moment, il faudra que je change ça.
Juste un petit up pour montrer que je n'ai pas abandonné l'idée^^.
Hello Say.
J'ai lu les deux chapitres. Dans l'ensemble j'adhère plutôt bien à cet univers oniriquo-surréaliste que tu nous invites à partager.
Alors pour le premier para, Negatum a déjà commenté. Je partage son avis pour l'ordinateur qui nous hache les pensées du perso, c'est lourd et y a plus facile pour montrer l'agacement du héros.
En revanche la courte phrase "j'ai le temps." que reproche negatum et qui se perd poétiquement au milieu de ta description, ça me plait. Je trouve qu'au contraire, elle ne casse pas le rythme, elle le ponctue joliment. Je serais par contre passé à un autre paragraphe dans ce cas (et il aurait donc fallu un peu plus de description en amont).
Idem pour le "si vous avez suivi, il était maintenant en situation debout" que j'apprécie. Cette phrase complète un peu l'univers à la Vian que tu nous dresses ici mais aussi cette façon qu'il avait parfois de narrer ses histoires et de s'adresser soudainement au lecteur. L'effet est sympa, comme si le narrateur nous secouait l'épaule pour nous réveiller suite à un récit un peu long et/ou montrer qu'il nous voit à travers cet écran qu'est le texte. Par contre il faut voir à ne pas en abuser.
Ce qui nous amène au deuxième chapitre ; le moment où tu expliques pourquoi tu appelles ton héros Lom me parait déplacé. La tu m'as carrément sorti de l'histoire avec une phrase que je trouve de surcroit mal foutue (grammaire comprise : je... reprendS, moi qui écriS).
Et comme c'est le début du chapitre, ça aide pas à se remettre dedans.
Mais la suite est bonne, fluide et les dialogues bien écrits. Y a des éléments intéressants qui se profilent sur le fond, bref j'attends gaiment la suite
Une tite question : tu prévois d'en faire une histoire longue ou courte ?
A bientôt pour le prochain chapitre m'sieur !
Ah, commentaire qui fait plaisir ! Eh bien, l'histoire sera surement assez longue, étant donné tout ce que j'ai en tête. Je changerai peut etre l'appelation Lom, ou alors je l'introduirai différemment.
Le chapitre 3 est terminé, mais j'attends un moins un com entre chaque chapitre histoire de ne pas poster dans le vide.
Cette suite me plait bien
J'ai l'impression que cette fois-ci, tu as distillé encore plus franchement l'humour loufoque que l'on remarque dans les premiers chapitres. Ca passe ou ça casse. La plupart me fait sourire (du petit au grand rictus, avec parfois les dents oui oui!), les autres... un gros bof bof on va dire. Toujours cette petite manie d'intervenir, idem là aussi, des fois ça m'agace, des fois c'est bien pesé.
L'univers est toujours assez barré pour me donner envie de voir la suite. En revanche le "qui que ce soit qui parle" m'a un peu irrité la pupille. A la limite place un "quelqu'en soit le" + un substantif pas forcément précis, mais pas cette horreur. Après tu as peut-être voulu faire de l'humour (à ce moment là, tu as un aperçu de l'humour auquel je n'adhère pas et dont je parle plus haut).
Mais dans l'ensemble ça reste bon m'sieur ! J'attends la suite
ps : pour les fautes, j'en ai repéré quelques-une mais je suis pas du genre à faire des annuaires, ça me barbe, tu en fais en tout cas suffisamment peu pour montrer que tu sais écrire correctement si tu prends le temps de te relire.
Hey ! Merci, Jesus ! Tes commentaires font toujours plaisir !
Bon, alors j'ai relu hier mon texte, et c'est vrai, certaines interventions sont plutot mal venu, même si j'aime celle des arbouses et celle ou je dis que je suis omniscient.
Alors, tu dis que certains trucs te font sourire et d'autres bof. Pourrais tu me dire quels trucs tu trouve bof (le coup de G.M.P. j'imagine...) ? Ca me permetta d'éviter de refaire ces erreurs. Apres, si c'est des trucs auquel je tiens, je les garderai^^.
le "qui que ce soit qui parle" n'était pas de l'humour, c'était une vieille bourde que j'ai fait.
Sinon, l'histoire met du temps a se lancer, c'est vrai, mais je tenais a ne pas tomber dans le trop rapide. Du coup, je prends le temps de tout mettre en place avant que l'histoire ne commence. Parce que en fait, j'ai des idées sur le long terme, donc j'espere que je ne laisserais pas couler mon truc^^.
fais gaffe aux accents :
- pêcher du poisson (accent circonflexe)
- pécher contre Dieu (accent aigu)
Exact, mais je ne pense pas que ce soit trop problématique.
Au contraire le coup du GMP m'a bien plu ^^. Je sais pas si c'est une expression courante mais j'ai trouvé ça ludique d'en chercher la signification qui de surcroit est amusante.
Alors sinon pour le reste :
La première remarque m'a fait un peu tiquer, je la trouve inutile mais c'est peut-être renforcé par le kikesesoiki.
Idem pour le sol qui rime avec ouverture, bof.
Les auréoles, ça va, la triforce j'aime pas.
Bon point pour les PS que je trouve sympa.
Pour le reste ça passe plutôt bien, notamment les *insérez ici une unité de longueur*, la précision sur les canalisations est peut-être dispensable par contre.
Et en dehors de ces interventions du narrateur, l'idée de l'amalgame pécher/pêcher est bien à l'image de l'humour que tu utilises depuis le début. Reste à voir la suite ![]()
Bon, je pense laisser la premiere en changeant ce que tu m'as dit, j'y tiens, quand même, a la premiere.
Sol-ouverture...a voir. C'est vrai que c'est pas géniale.Les auréoles, je laisse, j'adore cette référence. La triforce, c'est nul, en fait je pensais deja l'enlever mais j'ai oublié avant de poster.
Bon, je suis motivé, j'écris la suite sous peu ! (meme si la, je suis unn peu pris par le truc de la fic collective).
Je viens de tout lire, c'est vraiment pas mal !!
J'aime beaucoup l'univers complètement barré, et j'aime bien ton humour (les habitants du paradis censés manger bio et se balader en string doré
).
En plus, (presque) pas de fautes d'orthographe et un style assez agréable.
Donc j'attends impatiemment la suite ![]()
Bah Hic, t'es un sacré rapide ! Je vais m'y atteler a la suite, je vais m'y atteler.
En tout cas, ton commentaire fait plaisir !
Je suis plus ou moins du même avis que Hic , je trouve ton humour bien grotesque , et ça , j'aime bien ! Genre le vrai pêché c'est de pêcher :p J'attend également la suite avec impatience !
Néanmoins je pense que tu auras une assez grande difficulté à tenir un roman entier avec un monde aussi loufoque
, et je pense que ta santé mentale risque d'en pâtir
Nan je déconne !
Je te ferai un commentaire un peu plus complet une prochaine fois , aujourd'hui je suis D-E-A-D ![]()
A vrai dire, je ne pense pas avoir de mal a tenir un roman entier. Car bien sur, je n'inventerai pas a chaque chapitre un nouveau lieu, et une trame/un scénario va se mettre en place. Bref, je m'inquiete pas trop pour ça.
PS : je sais pas si t'as déja lu H2G2, mais la, l'auteur tiens 6 romans avec un univers méga barré !
Je viens de lire Say. Et j'ai trop apprécié. J'aime bien ton humoour, ton style. Y a pas beaucoup de fautes d'orthographe. J'attends impatiemment la suite.
J'adhère assez au commentaire de JesusQuintana, donc je ne parlerai pas des apartés, de la forme, etc.
Sinon, j'ai passé un bon moment de lecture. Parfait pour se vider la tête. L'univers est pas mal du tout avec cet aspect barré par moments et un humour qui perle ici et là. Mais ce qui fait surtout mouche, ce sont les images tout droit sorties d'un animé que tu distilles. c'est un point de vue complètement personnel mais c'est vraiment l'impression que j'ai eue au fil de ma lecture. Et en fait, c'est assez marrant et ça donne une signature, une vie au texte bien particulières !
Quelques trucs que j'ai aimés en vrac :
- Le méga flash back des lustres en arrière et le petit débat des créatures sur leur oeuvre. J'avoue au passage, ne pas avoir saisi le rapport entre le hen et le ox.
- La façon dont tu fais se déplacer S.A.Y d'un endroit à l'autre : le bras gélatineux, le truc du fil de pêche et lac qui se vide comme un lavabo géant.
- Le personnage WeuMeuXeu. Il est bien rendu dans son ensemble et son attitude sonne assez bien, force l'attachement.
That's all ! Je lirai la suite avec plaisir, tu peux en être certain ! ![]()
Ah, sanphi, merci !
J'attendais ton commentaire avec impatience ! Et il me fait bien plaisir !
Les images tout droit sorties d'un animé ? Je vois pas ce que tu veux dire. Tu peux me donner un exemple ?
"hen" et "ox"^^. A, cette vieille histoire. Je ne savais pas dire "poule" en anglais. Alors au départ, je croyais que c'était "ox", et en fait, c'était "hen".
"World of the Water Hen" : "Le monde de la poule d'eau".