"J'ai juste une question, savoir écrire relève-t-il d'un art ? D'un don ? Où bien on peut l'apprendre ? Car j'aimerai beaucoup écrire un texte convainquant, j'en ai besoin pour ainsi dire. Mais quand je vois que la pluparts de mes écrits subissent un echec, je commence à desesperer "
Ach, eh ben. Je vais m'expliquer.
On ne peut pas "savoir" écrire au sens propre du terme. Écrire ce n'est pas quelque chose d'inné, c'est quelque chose d'acquis, peu importe ce que quelques mecs/poètes/enculés prétentieux pourront éventuellement te dire. L'écriture s'apprend, s'expérimente, s'essaie-et-erreur-rise (essaie de faire un verbe avec ça, shiebe quoi). Je ne vois pas pourquoi certains se découragent après des commentaires assez violents (mais oui, tu es dans le royaume du ch'tit égo artistique ici), car ils croient que justement tu "nais" écrivain ou tu ne "nais pas" écrivain. Faux. Wrong. Nein. Il suffit de s'exercer, de pratiquer, d'engouffrer son temps libre dans cette pratique qu'est l'écriture. C'est ce pourquoi on commente. On aime, ou on aime un peu, ou on aime pas, point.
Quant à mon aperçu du clichay:
En fait les histoires à succès d'aujourd'hui sont souvent écrites "pour des adolescents" (c-a-d, je généralise un peu mais pas tant que ça). Donc dans la plupart des récits, l'histoire commence avec un adolescent qui ignore bien entendu ses véritables pouvoirs, il a une vie misérable, a quelques amis ou très peu, voire pas du tout (touchay). Et inévitablement ce type plus ou moins pathétique s'avère éventuellement être supérieur à tout le monde d'une quelconque manière, comme pour généraliser que "les asociaux de ce monde sont en fait des héros méprisés et toutes ces sortes de conneries". Marre, quoi, j'en ai trop lu de ces trucs. Pourquoi pas simplement commencer une histoire avec un type normal qui évolue et devient quelque chose de bien au lieu de prendre un moins-que-moins-que-rien et de le transformer subitement en demi-dieu. C'est plutôt peu réaliste, et moi personnellement, parce que je suis un des plus enculés des enculés de ce monde, ça me plaît pas. Voilà, c'est bête, c'est méchant, mais j'aime pas cette simplicité presque effrayante de naiveté. Mon opinion, my two cents, ma merde d'avis.
Continue quand même, c'est comme ça qu'on devient bon. On se prenant des baffes. Les écrivains sont de sacrés mazo, tu sais? 