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Les Chevaliers d'Opale

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
12 novembre 2004 à 23:31:24

Cette fic a déjà été posté sur le forum Final Fantasy 7, où elle a rencontré un succès satisfaisant. Je la poste donc sur Fanfictions.

Acte I : L’Armée Noire

Chapitre 1 : Organisation

La Grand-place d’Opale affichait complet en ce premier vendredi de mai, où, comme à chaque mois de mai depuis cinquante ans, s’ouvrait le Festival d’Opale, célèbre dans tout Tierra. Pour l’année de son cinquantenaire, les organisateurs avaient vu grand. Chaque année, c’était quelques millions de visiteurs venus des quatre coins du monde qui procédaient dans les rues de la ville en chantant et en s’amusant. Seulement, cette année, en plus des 50 ans du festival, les tierrans fêtaient l’anniversaire du plus grand évènement de tout les temps. Agée aujourd’hui même de 1000 ans, la victoire du roi humain Opale sur l’Armée Noire du puissant sorcier Armaggedon avait enclenché une restructuration complète de Tierra et des peuples qui y vivaient.
Pour fêter dignement l’évènement, les dirigeants de tous les peuples tierrans avait été invité à se rendre dans la « Cité du Roi ». Evidemment, la nouvelle fut accueillie partout dans le monde comme une véritable révolution. Jamais en effet depuis la victoire d’Opale et de ses troupes cosmopolites, tous les peuples ne s’étaient à nouveau réunis. Révolution d’autant plus importante et symbolique qu’aucun des dignitaires n’avait décliné l’offre de Cid, le maire de la ville.
Comme pour faciliter l’organisation titanesque de l’accueil de ces hauts représentants des peuples tierrans, tous avaient décidé d’arriver aujourd’hui même. L’effervescence qui régnait autour de la Porte d’Ibéria, la porte principale de la ville, était à la hauteur de ce qui avait été fait pour accueillir comme il se devait toutes ces personnalités.
Agé d’une vingtaine d’année, Bruno Gallandre avait du mal à cacher son stress. Habillé d’un ensemble noir qui recouvrait une chemise blanche, le jeune homme, qui n’était autre que le responsable de l’organisation de l’évènement, décroisa les bras et se passa une main dans les cheveux. Noirs comme sa veste, ceux-ci retombèrent implacablement sur un front lisse qui laissait néanmoins apparaître une cicatrice imposante à gauche. Bruno qui ne tenait plus en place décida finalement de partir en ville vérifier que tout ce qui devait être impeccable l’était. Il descendit de l’estrade sur lequel il se tenait, à la grande surprise de Cid :

- Bruno ! !!!! Mais où est-ce que tu vas ? Ils vont arriver dans un instant ! ! s’écria le maire.
- Je sais mais ça fait une heure qu’ils doivent arriver dans un instant et sauf votre respect monsieur le Maire, je ne tiens plus en place. Je vais faire un dernier tour en ville histoire de vérifier que tout se passera bien.
- Bien. Comme tu veux mais si ils arrivent et que tu n’es pas là, je t’appelle et tu auras deux minutes pour revenir. Je ne peux pas accueillir de telles personnalités sans celui qui à tout organisé pour elles.
- Ne vous en faites pas monsieur, je serais revenu à temps, conclut le jeune homme en se dirigeant vers une berline garée sur le côté de l’estrade au volant duquel était assis le chauffeur de Bruno.

L’homme avait une main posée sur le volant de cuir de sa voiture, pendant que l’autre alla chercher ses lunettes de soleil sur le siège passager. Voyant que son patron allait monter, Roberto démarra le moteur et ouvrit sa fenêtre. Bruno ouvrit la porte à l’avant du véhicule et s’installa à côté de son chauffeur. Bien que professionnellement, les deux hommes apparaissaient comme patron et employé, ce qu’ils étaient, ils partageaient une relation particulière, et ce, depuis que Roberto prenait soin de Bruno, et ce, depuis son enfance. Après avoir été le majordome de la famille Gallandre pendant deux décennies, Roberto s’était vu proposé un poste auprès de Bruno qu’il considérait comme son fils.

- Il faut vous détendre Monsieur, esquissa Roberto avec un sourire.
- Roberto, depuis vingt ans que l’on se connaît, je t’ai déjà dit de m’appeler Buno, et pour la détente, on verra plus tard. Là il faut que tu m’emmènes en ville, je ne tiens plus ici.
- C’est parti.
Et Roberto enclencha la première.
- Brunoooooooooo ! !!!!!!! Attends moi ! !!!!
Un jeune garçon, d’une quinzaine d’années, habillé d’un jean classique et d’une chemise bleue courait, sa queue de cheval châtaine virevoltant à droite et à gauche, vers la berline. Roberto remis le point mort et ouvrit la fenêtre du côté de son patron.
« Pfffff pfffff pffffff … Je …. Je viens avec toi frangin, réussi à placer le jeune garçon entre deux inspirations.
- Et pourquoi tu viendrais avec moi Hervé ?

Roberto éclata de rire, ce qui ne troubla en rien les deux frères qui firent mine de ne rien entendre. Seul le regard bref de l’aîné suffit à lui faire comprendre que ce rire intempestif n’était pas réellement utile. L’homme se tu mais ne peut s’empêcher de sourire. Bruno se tourna à nouveau vers son frère.

- Il sait quand tu n’es pas sérieux Bruno, sourit à sont tour Hervé.
- Allez monte et attache ta ceinture, c’est Roberto qui conduit.

Cette fois-ci, ce furent les deux frères qui éclatèrent de rire pendant que Roberto effaça le sourire de son visage et, feignant la vexation, démarra en trombe vers l’avenue principale qui sortait de la place.

L’Avenue des Lys était surplombée d’immeubles commerciaux. Aucun ne dépassait pas les quatre-vingts mètres de hauteur mais tous étaient décorés de banderoles et de fleurs. Quelques baudruches flottaient de ci de là et se rappelaient aux cieux d’Opale. Aucuns de ces immeubles n’étaient ouverts au public. Les seuls commerces qui offraient leurs services aux clients potentiels restaient les marchands de glace et de beignets dont la majorité avaient pris place dans le Parc de Quendzidine, du nom du premier maire de la ville.
Le parc accueillait en effet la plus grande attraction du festival. La Troupe d’Hébus, célèbre dans le monde entier pour la qualité de ses pièces avait en effet choisi ce parc pour y jouer une reconstitution de la Bataille d’Ibéria, qui avait vu la victoire des troupes d’Opale sur les Soldats Noirs voilà mille ans. Les treize Trolls qui composaient la troupe avait d’ailleurs engagé quelques centaines de figurants pour offrir le réalisme le plus saisissant possible aux spectateurs. Un immense amphithéâtre en bois avait d’ailleurs vu le jour sous les coups de marteaux de centaines d’ouvriers et de menuisiers.

- Pourquoi tu n’as pas voulu organiser cette pièce dans l’opéra de la ville ? se demanda Hervé. - Simplement parce que la scène y est bien trop petite pour que la troupe puisse y jouer la Bataille d’Ibéria. Et une reconstitution en plein air est bien plus agréable. Toujours est-il que les tribunes que l’on a monté autour de la scène du parc peuvent tout de même accueillir dix milles spectateurs. Et il aura tout de même fallu quatre mois pour la dresser.
- Et cela force le respect, termina Roberto avant d’accélérer et de s’engager sur le Boulevard de la Cathédrale.

L’imposant édifice surplombait le boulevard de ses cent vingt mètres de haut. Le clocher s’avérait être le plus imposant du continent, d’autant plus qu’il abritait trois énormes cloches. La plus grosse d’entres elles pouvait se vanter de ses trente tonnes de poids. Cent vingt hommes durent être déployés pour la démonter et la nettoyer pour l’occasion, au même titre que ses deux sœurs de bronze. De la chaussée, seule la façade était visible, mais au vu de l’architecture et du soucis de la finition qui semblait avoir habité les bâtisseurs, il ne faisait aucun doute quand à la grandeur de l’édifice, aussi magnifique de l’intérieur qu’imposant de l’extérieur.
Le boulevard prenait fin sur un imposant carrefour giratoire. Les trois voies de la chaussée s’écartaient à l’entrée du rond-point pour laisser place a cinq files circulaires, au centre desquels se dressait une statut de bronze du roi Opale, victorieux. Pas moins de huit sorties différentes s’offraient aux conducteurs. La première, au nord, indiquait le Parc de Quendzidine et la Cathédrale d’Opale, la seconde, indiquait quant à elle, la Bibliothèque Nationale de Centra, suivie par une troisième sortie en direction du stade la ville. Les trois sorties sud indiquaient respectivement, d’est en ouest, « Hôtel de Ville », puis « Muséum d’Histoire Naturelle » au sud, et enfin, la sortie sud-ouest indiquait la fierté de la cité et de ses habitants, le Lycée d’Opale, fleuron militaire et culturel de tout le pays et mondialement reconnu. Il était enfin possible de rejoindre le périphérique par la sortie est, avant de prendre la direction de la « Chambre du Commerce et de l’Industrie d’Opale » par la dernière sortie du rond-point. Suivant l’itinéraire décidé par Bruno, Roberto sortit en direction du stade.

« Stade Orasmo Ruiz » pouvait-on lire à l’entrée du complexe sportif qui, outre les piscines et autres courts de tennis, comptait surtout un stade de quelque cent mille places, lieu des plus grandes victoires des équipes de football ou de rugby d’Opale. On pouvait entendre aux abords du stade les répétitions du gigantesque concert prévu dans l’enceinte de l’édifice qui s’était offert pour l’occasion une pelouse entièrement replantée.

- Orasmo Ruiz fut l’un des plus grands présidents de Centra, si Opale et le pays sont aujourd’hui si développés, c’est grâce à cet homme, entama Hervé, sûr de lui.
- Tous les plus grands artistes chanteront ici ce soir pour l’ouverture du festival. Ce sera fantastique, se félicita Bruno, exalté par la fierté du travail exceptionnel que lui et son équipe avaient fourni pour organiser un tel évènement.
- Pour ma part, tout ce dont j’ai hâte, c’est bien la rencontre entre Opale et Munienne demain soir. Une demi-finale du championnat de football de Centra de cette acabit là, ça ne se refuse pas, remarqua Roberto.
- Ils n’ont aucune chance, nous sommes trop forts pour eux ! !!! s’excita Hervé en frappant du pied le siège devant lui. Siège sur lequel était bien évidemment installé Bruno.
- Mais tu n’en as pas marre de taper dans ce siège à chaque fois que tu montes dans cette voiture ! !!!! fulmina Bruno en se retournant vers son frère.
- Et tu crois vraiment que ça vaut que ça vaut la peine de brailler comme ça ! !!! surenchèra Hervé.
Voyant que le débat fraternel ne mènerait à rien, Roberto pris les choses en main.
- A l’age que vous avez, il est certain que se crier dessus ne résoudra rien. Admirez plutôt ceci, dit-il en pointant le stade du doigt.

Les deux frères fixèrent le doigt du chauffeur et purent voir une gigantesque banderole multicolore flotter dans les airs, surplombant l’entrée du stade. Bien plus imposante que celle de la Grand-place, on pouvait y voir affiché le programme entier des premiers jours de fête, outre le spectacle de la Troupe d’Hébus ou le concert géant, on y lisait aisément :

Demain soir, 21 heures, Stade Orasmo Ruiz d’Opale
Demi-finale du Championnat de Centra
Cercle Athlétique Opalien – Olympique de Munienne

Roberto ne pu s’empêcher de laisser paraître la hâte qui le tenait. Les deux frères en oublièrent leur querelle et Roberto pris la direction de l’Opéra.
Arrivée à hauteur du bâtiment, personne.

- C’est bizarre, le directeur et ses employés devraient être là, s’inquiéta Bruno.
- J’ai un mauvais pressentiment, continua Hervé en ouvrant sa portière.
Les trois hommes sortirent de la berline et se dirigèrent vers l’entrée.
Ils furent accueilli par le directeur de l’Opéra, arrivant en courant vers eux. Terrorisée, ce dernier ne parvint à articuler que quelques mots.
- Les Wolfs, ils sont sortis . ..

Espèce de loup extrêmement dangereux peuplant toutes les plaines de Tierra. Les Wolfs arborent un pelage gris ou marron suivant le sexe, respectivement mâle ou femelle de l’animal, recouvrant une cinquantaine de kilos de muscles. Véritables carnivores, machines à chasser, les Wolfs sont également craints pour leur mâchoire, l’une des plus puissantes des canidés tierrans. Une mâchoire parsemée de quarante deux crocs affûtés, surmontée par deux yeux rouge sangs. Le tout reposant sur quatre pattes suffisamment musclées pour mettre à mal un animal de quatre fois son poids.

- Les Wolfs, …, pour le zoo ? trembla Roberto.
- Oui. Le camion qui devait les emmener au zoo s’est renversé en passant devant l’Opéra et les animaux se sont échappés, parvient à dire Stanislas Lefigier, le directeur de l’Opéra.
Un cri brisa le silence qui venait de s’installer.
- Hervé, on n’a pas le choix, prend ton arme et viens avec moi à l’intérieur. Roberto, appelle le Lycée, qu’ils nous envoient quelqu’un.

Les deux frères ouvrirent le coffre de la berline. Un double fond cachait un fusil à pompe et deux revolvers de type 9 mm que Bruno saisit et s’attacha autour de la taille. Hervé se contenta quant à lui d’ouvrir la mallette qui se trouvait à côté de l’arsenal de son frère. Celle-ci contenait deux dagues de taille moyenne, parfaitement aiguisées. On pouvait lire sur les deux poignées en bronze « Hervé Gallandre » et sur les lames de chaque dague, « Les Deux Jumelles », ainsi que le jeune homme avait baptisé ses deux armes blanches qui ne l’ont jamais quitté depuis que le jeune homme sait se servir de telles armes.
Désormais équipés, ils pénétrèrent dans la salle de l’opéra et y trouvèrent une meute enragée, et un homme, gravement blessé. En s’approchant du malheureux, les deux hommes se rendirent vite compte de la difficulté de la situation. Il s’avérait en effet que la meute qu’ils espéraient maîtriser comptait une quinzaine d’individus, tous plus agressifs et affamés les uns que les autres. Et un malheur ne venant jamais seul, trois autres monstres surgirent derrière eux, leur coupant ainsi toute retraite. Ils n’eurent alors d’autres choix que de se préparer au combat. Bruno sortit ses deux revolvers et les chargea, prêts à faire feu. Son frère s’adossa à lui et sorti ses deux dagues de leur fourreau. Les Wolfs s’approchaient patiemment des deux hommes, le malheureux blessé venait de perdre connaissance.
Le téléphone portable de Bruno sonna.

m0rphee
m0rphee
Niveau 8
13 novembre 2004 à 06:56:27

:ok:

Force-impur
Force-impur
Niveau 10
13 novembre 2004 à 11:22:06

WOW ça a lair super je lirai aujourdhui promi ! la jai pa trop le temps ! :ok:

SkySoft
SkySoft
Niveau 10
13 novembre 2004 à 11:25:21

Beaucoup long quand meme... Le poster en 2 parties n´aurait pas ete inutile(cf le topic de mon Breezounet pour les conseils de ce genre^^), mais bon...
Beaucoup long donc, alors j´attends des commentaires avant de me lancer moua...

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
13 novembre 2004 à 11:39:29

Je me suis dit que si il rentrait dans un seul post, il valait mieux que je le fasse mais je crois que c´est le seul qui ne nécessite pas plusieurs posts.

Ryle87
Ryle87
Niveau 10
13 novembre 2004 à 14:55:08

:cool: bon ben voilat quoi :ok: :-)

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
14 novembre 2004 à 17:41:44

Je n´aime pas beaucoup cet esprit de défaite sur règne sur ce topic :( .

Vince4x4
Vince4x4
Niveau 10
20 novembre 2004 à 13:34:20

:up:

Lisez la plus magnifique fic du forum ff7 ( et n´oubliez pas la mienne ^^)

Où est celle de Nanaki7 ? :question: ^^

Vince4x4
Vince4x4
Niveau 10
21 novembre 2004 à 10:10:16

re :up:

Lisez mince! C´est une super fic j peux vous le promettre :ok:

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
21 novembre 2004 à 16:43:29

Bon, je :up: ma fic une dernière fois, sinon, tant pis, j´irais pleurer seul dans ma chambre :snif: :o))

elfeguerrier
elfeguerrier
Niveau 10
21 novembre 2004 à 16:50:14

j´ai lu le debut, c´est pas l´envie qui m´en manque de tout lire, mais le courage...ça fait un beau paquet de mot quand même! lol mais je lirais promis :ok: :-)))

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
21 novembre 2004 à 16:54:23

C´est le problème des gros chapitres :)

elfeguerrier
elfeguerrier
Niveau 10
21 novembre 2004 à 20:37:47

bon je vais l´imprimer et la lirais demain en géo ou maths.
je ne peux pas manquer a ma promesse, il faut donc que je la lise ( surtout que tu est fidele a ma fic et a lu les premiers chapitres publié qui sont qd meme bien gros) c´est donc une raison de plus pour ne pas faillir a ma parole! ( wah comme c´st beau! lol)

elfeguerrier
elfeguerrier
Niveau 10
21 novembre 2004 à 21:04:14

SPLENDIDE ! !!
une fois en main je l´ai lu, lol j´ai pas pu attendre demain, ça se lit plus facilement sur papier que a l´ecran, j´ai les premieres lignes que j´etait deja a la fin!!lol c´est trop bien! ton style d´ecriture me rend jaloux :-p ! nan franchement, une fic magnifique conseillé a tous! j´ai adoré et vivement la suite!!! a ´tain c´est trop bien fait, trop bien ecrit, trop trop! lol
LA SUITE ! !!

Amicalement, Joan Rockstar de demain.

P.S: juste une question, on pourrait avoir une date, epoque un peu, paske les amres sont du 20è siecle, mais les Wolfs j´en ai encore jamais vu au zoo lol, enfin un peu une epoque, ou l´unviers créer! steuplé
sinon, rien a rd´ire :-d continu c tout!

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
21 novembre 2004 à 23:00:15

L´univers, c´est du copyright :-p C´est du mix, un peu de tout, un nouveau monde germé dans ma tête.

Pour le continu, j´ai les 13 autres chapitres en stock, donc, de ce côté là, il ne devrait pas y avoir de problèmes.

:)

Vince4x4
Vince4x4
Niveau 10
22 novembre 2004 à 08:36:28

oui on est au chaap 14 nous :-p

Ryle87
Ryle87
Niveau 10
22 novembre 2004 à 21:43:56

Oui mais rien depuis tres longtemps mon Capellounet :-d
Bientot vous verrez l´arrivé du plus beaux des personnages :cool:

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
23 novembre 2004 à 20:18:29

Chapitre 2 : L’Arrivée

Le bruit strident de la sonnerie apeura l’un des jeunes loups qui se jeta sur Bruno. Ce dernier n’eut d‘autres choix que de tirer. Le Wolf s’écroula au sol dans un gémissement douloureux et cessa de respirer, immobile, aux pieds du jeune homme. Il n’en fallait pas plus pour exciter les autres animaux qui se décidèrent à attaquer. Comme s’ils chassaient, ils encerclèrent leurs proies.
- Ils sont 17, remarqua Hervé.
- Et nous ne sommes que deux, fit Bruno, en cherchant un moyen de se sortir du piège qu’étaient en train de leur tendre les Wolfs.
- Il faut que l’on arrive à rejoindre la porte.
- Alors allons-y ! termina l’aîné.
Hervé se décida. Il rejoignit le plus vieux, et visiblement le plus faible des trois monstres qui lui faisaient face. Il ne lui laissa aucune chance. Maniant les dagues qu’il tenait fermement avec une telle facilité, le vieux Wolf n’eut le temps de se reculer pour amorcer une attaque, il était mort. Sûr de lui, le jeune homme enchaîna sur les deux autres animaux. Surestimant sa dextérité et sous-estimant la puissance de ses adversaires, il fut surpris par la rapidité de l’un d’eux qui referma sa mâchoire sur le bras gauche du jeune adolescent. Bien qu’il réussit de justesse à sortir son bras de la gueule du monstre, Hervé ne pu éviter la charge du second animal qui le percuta en pleine poitrine. Il décolla et finit sa course dans les fauteuils de la salle qui longeaient la scène au fond de la salle. Bruno, avait pour sa part réussi à éliminer trois bêtes, non sans difficultés mais avec un fusil à pompe adoptant une si puissante cadence de tir, il réussit à se frayer un chemin à travers les survivants et à rejoindre son frère.
- On ne s’en sortira jamais, articula Hervé en se sortant des débris des sièges qui avaient éclaté sous le choc.
- Mais si, mais si, tu vas voir … se rassura Bruno.
Les Wolfs s’étaient rassemblés et se préparaient à lancer un assaut qui ne laisserait aucune chance aux deux frères. Bruno tenait le plus avancé des animaux en joue. Son téléphone ne cessait de sonner mais impossible pour lui de répondre. Il savait que c’était Cid qui l’appelait pour le prévenir de l’arrivée des chefs d’états à Opale mais il se doutait également que le moindre relâchement lui coûterait la vie. Anxieux, il ne vit pas immédiatement que la porte de la salle venait de s’ouvrir. Ce n’est que lorsqu’un jeune garçon survola la meute de loup et atterrit à ses côtés qu’il se sentit soulagé. Le jeune homme fixait les Wolfs.
- Restez là avec votre frère, monsieur Gallandre, je m’occupe de ces Wolfs. De toute manière, vos chargeurs sont vides, lança-t-il à Bruno.
- B…Bien, mais faites tout de même attention. Ils sont affamés.
- Laisse le faire, lança Hervé qui peinait à se relever, il vient du Lycée. Il va nous sortir de là en moins de deux ! !
Le jeune lycéen esquissa un sourire en direction du plus jeune des deux frères et se lança à l’assaut de la meute. Les lames et les crocs fusaient à travers la salle. Les Wolfs avaient tout de suite compris que cet adversaire était bien plus coriace que les deux précédents, tous se jetèrent sur lui. Le jeune homme, dont Bruno venait tout juste de se rendre compte qu’il ne connaissait même pas le prénom, maniait sa longue épée avec une telle facilité qu’il donnait l’impression d’avoir plusieurs décennies d’expérience derrière lui. Chose d’autant plus surprenante qu’il ne semblait pas plus âgé que Bruno. Les Wolfs tombaient lourdement sur le sol les uns après les autres. Certains se relevaient mais ne restaient debout que quelques secondes. Le jeune garçon ne restait jamais en place. Bien plus rapides que ses adversaires canins, il ne mit guère longtemps à venir à bout de la meute, à l’aide de coups d’épée précis et puissant et d’esquives toutes plus efficaces les unes que les autres. Ce fut donc sans mal et sans avoir ne serait-ce été qu’effleuré par les crocs et les griffes de ses adversaires qu’il abattit toute la meute. La salle était recouverte de cadavres. Aucun loup n’avait survécu.
Le garçon s’approcha des deux frères.

- Vous allez bien messieurs ? s’adressant à Bruno.
- Oui ça va, merci beaucoup monsieur … ?
- Patrick. Appelez-moi comme ça monsieur Gallandre. Je crois d’ailleurs que votre téléphone sonne.
- Ah oui excusez-moi … Allo, monsieur le maire … Oui tout est impeccable … Non aucun problème … Ne vous en faites pas, tout s’est très bien passé, on arrive.
- Pourquoi lui avez-vous menti ?
- Si il s’inquiète, ça ne se verra que trop. Et nous n’avons nullement besoin de ça au moment d’accueillir les dignitaires tierrans.
- D’ailleurs, il faudrait peut-être retourner sur la Grand-place, Bruno ! !!!
Roberto venait de faire irruption dans la pièce et ne semblait nullement déranger par les cadavres qui gisaient sur le sol. Il semblait seulement s’impatienter. Bruno acquiesca de la tête et gravit les marches qui les menaient lui et son frère vers la sortie. Hervé se retourna :
- Patrick, tu viens avec nous ?
- Non mais je serais de la fête ce soir, il faut que je retourne au lycée.
Les quatre hommes sortirent de la salle et croisèrent le directeur Lefigier.
- Nous avons réglé le problème des Wolfs, dit Bruno. Il faudrait que vous nettoyiez la salle en revanche.
Le directeur jeta un œil dans la salle et vit le désastre. Il se tourna vers Patrick.
- Ah quand même, vous n’y êtes pas aller avec le dos de la cuillère, s’énerva-t-il.
- Estimez-vous heureux. Nous aurions pu détruire votre opéra monsieur Lefigier, rétotqua le lycéen.
- Contentez-vous de remettre de l’ordre là-dedans avant notre retour et tout se passera bien ! conclut Hervé.
Le directeur ne pu qu’acquiescer. Patrick reparti en direction du Lycée et les trois hommes remontèrent dans la berline et prirent la direction de la Grand-place.
L’effervescence qui y régnait était telle que les trois hommes eurent toutes les peines du monde à se frayer un chemin jusqu’à l’estrade. Ils finirent par rejoindre Cid.
- Ils arrivent enfin, dit le maire tout excité.
- Alors montons sur les remparts pour admirer leurs entrées.
La foule hurlait. Les remparts de la ville qui entouraient la Grand-place étaient décorés sur toute leur hauteur. Des toiles gigantesques en l’honneur des peuples qui allaient entrer dans la ville recouvraient les murs de pierre. Les plus grandes d’entre elles s’étalaient sur quelques dix mètres de longueur et trente-cinq de hauteur. Sachant que trois toiles comme celles-ci s’alignaient sans aucuns problèmes verticalement, les murs d’Opale ne parvenaient pas à cacher leur imposante solidité.

La Porte d’Ibéria n’avait jamais été aussi belle. Les trente mètres de hauteur de cette porte faite d’un habile alliage de bois de chêne et de bronze étaient habillés de peintures et de fleurs qui rendaient l’entrée en ville bien plus accueillante qu’à l’habitude. La devise de la ville, « Opale, Cité des Rois », centrée sur la face extérieure de la porte, s’était également offerte une nouvelle beauté. Les lettres, habituellement argentées et recouvertes de mousses et de lichens, apparaissaient désormais dorées et brillaient de mille feux. Jamais l’habillage extérieur des remparts n’avait offert si beau spectacle aux visiteurs de la ville dont ils étaient l’enceinte.
Déjà, à quelques mètres de la porte, avançait lentement une première caravane. Les portes s’ouvrirent. Le silence n’apaisa aucunement la magie de l’instant. Une fois bloquées contre les remparts, les portes silencieuses laissaient place à l’entrée des invités d’Opale.
Comme un symbole, les premiers à entrer dans la ville furent ceux qui se posent comme le peuple le plus mystérieux de Tierra. Un gigantesque animal faisait face aux remparts de la ville. Les opaliens n’en croyaient pas leurs yeux, stupéfaits par l’imposante masse du diplodocus qui entrait dans la cité en abaissant gracieusement son long cou pour passer la grande porte. Toute la population se demandait quel être pouvait se trouver au sommet d’un tel animal. Et l’orateur, qui, pour l’occasion, n’était autre que Bruno, d’annoncer :

« Opale, accueillez Sa Majesté Julia, Reine des Elfes ! »
Les Elfes entraient donc dans Opale à dos de diplodocus. Le dos de l’animal se trouvait en fait accueillir une sorte de cabane luxueuse. Pas moins de quarante trois elfes processionnaient dans la ville sur l’animal. Habillé de tissus précieux et cordages mythiques, l’animal s’arrêta au centre de la place où la foule ne cessait d’applaudir la spectaculaire entrée des « Etres Immortels ».
Cid était descendu sur la place pour accueillir son homologue elfe. La jeune femme descendit et dévoila enfin son visage. Julia sublima l’assemblée de sa beauté. Des traits fins dessinaient un visage blanc et joyeux. Ils rejoignaient une chevelure blonde qui paraissait interminable et qui pourtant achevait sa course juste au-dessous des épaules de la jeune femme, après avoir fait le tour de deux yeux bleus sublimes qui ne cachaient nullement leur bonheur d’être enfin parvenu à Opale. Bien que jeune d’une quinzaine d’années, elle paraissait néanmoins extrêmement mature. Une maturité certainement due à cette lourde tâche qu’est de diriger un peuple.
Du haut des remparts, Hervé ne pu qu’admirer la beauté de la jeune fille. Roberto vit immédiatement l’effet que la jeune souveraine faisait à l’enfant Gallandre :
- Elle a ton âge en plus, lui souffla-t-il à l’oreille.
- Mais elle est reine et en plus, elle doit certainement avoir quelqu’un … rétorqua le jeune homme, feignant, bien mal, l’attitude de celui à qui la situation ne faisait aucun effet.
Roberto ne répondit rien et laissa Hervé admirer la reine elfe.

Le bruit qui régnait sur la place fut interrompu par une deuxième annonce de la part de Bruno, du haut des remparts :

« Opale, accueillez Lino, Princesse des Aqualys et son père, le Roi Orga »
Un énorme Dragon Bleu fit son entrée dans la ville. Flottant au dessus du sol de la place, on pouvait apercevoir sur l’échine de la créature les souverains du « Peuple de l’Eau ». Bien que vivant dans en milieu aquatique, les Aqualys sont capables d’adopter une morphologie amphibie, leur permettant ainsi de vivre et de se déplacer sur la terre ferme, bien qu’ils ne soient pas capables de conserver cette position bien longtemps, ils restaient le seul peuple capable de vivre dans deux milieux si différents. Immobile au milieu de la place, le dragon d’une vingtaine de mètres de long, parfaitement apprivoisé par son Maître Dragon marchant à ses côtés, abaissa doucement la tête, dans un rugissement magique et apaisant, au niveau du sol pour permettre à la famille royale de poser pied à terre. Cid les accueilli. Le Roi Orga arborait un manteau, qui, bien que constitué essentiellement d’algues et de coquillages, mêlait parfaitement les couleurs et les formes, se rendant agréable à l’œil. Une longue barbe verte cachait la moitié d’un visage écailleux qui ne semblait pas marqué par l’âge du souverain qui du haut de son mètre quatre-vingt approchait sa fille devant le maire d’Opale. La jeune princesse, à l’inverse de son père arborait une robe magnifique, alliant, on ne sait comment, sable fin et algues argentées, qui recouvrait une belle peau lisse et bleue, marque de la jeunesse chez les Aqualys, les plus âgés d’entre eux se contentant d’une peau écailleuse d’un bleu bien plus foncé, frisant le violet. La jeune princesse portait cependant un large foulard violet sur le visage. Il était par conséquent impossible d’apercevoir ne serait-ce qu’un trait du visage de la princesse. Elle portait également un masque qui donnait à ses yeux une teinte blanche. Aucun détails n’échappait à ce visage que nul ne pouvait apercevoir. Personne n’en connaissait la raison. Lino jeta un regard autour d’elle et s’arrêta sur le Maître Dragon de son père resté en retrait. Lui faisant signe de la main, il s’approcha.

- Laissez-moi vous présentez le Maître Dragon de la famille royale, mon meilleur ami, Sasha.

Le jeune aqualys de vingt cinq ans à peine présentait un corps athlétique. Une centaine de kilos de muscles étirés sur presque deux mètres de haut.

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
23 novembre 2004 à 20:18:59

Une chevelure blonde lui recouvrait la moitié du front, sous lequel se fixaient sur la princesse deux yeux marrons. Un visage ferme et droit qui donnait au jeune aqualys une sévérité certaine dont il ne donnait pas l’impression de se servir. Une lance effilée dans le dos, Sasha tendit la main vers Cid pour le saluer. Le maire, tendit la sienne et empoignant celle de son interlocuteur, et la serra aussi fermement que possible. La pression exercée cependant sur ses doigts d’humain lui fit remonter un rictus sur le coin des lèvres. Sasha le remarqua et pointa un sourire narquois sur ses lèvres. Pendant que les trois aqualys rejoignaient les elfes sur l’estrade de la place, Bruno annonçait l’arrivée de nouveaux invités.

« Opale, accueillez Parkko, Roi des Trolls de Tierra »
Cette fois-ci, ce furent à pied qu’arrivèrent les Trolls et leur roi. Accompagné d’une dizaine d’individus immenses et imposants, le roi Parkko foula le sol d’Opale. Les Trolls sont aisément reconnaissables à l’épaisse fourrure qui leur recouvre le corps et par leur grande taille. Rares sont en effet les trolls ne mesurant pas plus de deux mètres. Contrairement aux aqualys où la couleur de leurs écailles permet de définir leur age, la fourrure des trolls ne changent pas de teinte en vieillissant. La longueur de leurs poils, elle, se modifie avec le temps. Plus l’individu est âgé, plus les capillaires s’avèrent être longs. C’était ce qui trahissait l’âge avancé de Parkko. Voila bientôt cent ans que ce troll respecté et apprécié de tous dirige l’immense territoire du Verlandier, patrie trolle par excellence. Le roi avança, appuyé sur son bâton sacré, jusqu’au centre de la place. Face à Cid, il se redressa et écarta la cape pourpre qui lui recouvrait les bras et s’adressa au maire.
- Soyez sûr Cid que j’apprécie l’attention que vous avez porté à mon peuple, et que c’est avec une grande joie que j’entre dans votre ville.
Les paroles du souverain, autant que sa personne, respirait sagesse et grandeur d’âme. De telle sorte que Cid ne pu s’empêcher de s’incliner en saluant Parkko. Ce dernier fit avancer deux trolls qui se tenaient derrière lui. Le premier avait un bouclier accroché au bras gauche et un fourreau d’épée à droite. Grand et fort, il s’approcha le premier.
- Voici Zack, l’aîné de mes deux fils. Il prendra ma succession lorsque mon heure sera venue, dit Pakkco.
Le jeune troll s’inclina en souriant amicalement à Cid. Le second s’approcha plus rapidement que son frère. D’un pas plus lourd et bien moins patient que celui de son aîné, il s’arrêta à côté de son père.
- Et voici mon second enfant, Razzalo. Autant Zack est respecté par son statut de grand guerrier et par sa maturité, autant Razzalo n’est malheureusement pas assez posé pour servir convenablement le Verlandier. Il est vaillant et puissant, certes. Mais trop impétueux et hargneux. Espérons que cela changera avec l’age, présenta Pakko.
Razzalo ne fit aucun mouvement pendant la présentation que son père fit de lui. Il ne jeta un regard ni sur à Cid ni sur la foule. Il remarqua juste un jeune homme assis au fond de la place avec ses amis et habillé d’un magnifique costume. Il le fixa longuement. Hervé remarqua le regard du troll et le suivi pour finalement se rendre compte que le jeune garçon n’était autre que Patrick. Accompagné de ses amis, il était venu assister à l’ouverture du festival. Lui aussi remarqua Razzalo et le fixa à son tour mais détourna son regard pour retourner à la fête. Razzalo sourit, et ignorant Cid, rejoignit les autres trolls installés sur l’estrade.
- En voila deux qui ne vont pas vraiment s’apprécier, rétorqua Roberto, quelques instants plus tard.
- Mouais, n’empêche qu’il m’a pas l’air très sympathique ce troll. Mais Patrick n’a pas l’air de lui porter trop d’attention, répondit Hervé.
- Je ne parle pas de ça. Regarde.
Roberto montra l’estrade d’un signe de la tête. Razzalo avait en effet fait la connaissance rapide et tendue de Sasha. Mais la sagesse d’Orga puis celle de Parkko, avait vite calmé les ardeurs des deux individus.

La tension fut rapidement apaisée par Bruno :
« Opale accueillez le Peuple Nain et leur Souverain Khlaine »
Les nains étaient réputés, certes pour leur petite taille, ne dépassant jamais un mètre, mais également pour leur joie de vivre et leur sens de la fête. Autant dire qu’ils étaient attendus par toute la ville. Khlaine entra dans la ville, bien que Maître Nain, il était suffisamment grand pour se confondre avec un jeune homme Humain. Une taille comme la sienne était extrêmement rare chez les nains. Ce fut d’ailleurs cette grande taille qui permit à Khlaine de prendre le pouvoir à la tête de son peuple après la guerre qu’ils livrèrent face aux Trolls des Bois. Le souverain imposait un certain respect, de par sa prestance naturelle, que par l’énorme épée qui lui ornait le dos. Une épée aussi grande que lui, dont la poignée ne pouvait être saisie qu’à deux mains et maniée qu’avec une force démentielle. Les cheveux blonds de Khlaine, là encore un caractère rare chez les nains généralement châtains, surmontaient un corps dissimulé sous une armure noire et visiblement très légère. Les bracelets de bronze qu’il portait faisaient presque office, de par leur taille, de manches. Accompagnée de soldats lourdement armés mais souriants et visiblement impatients d’entamer les festivités, le roi du « Peuple Nain » s’arrêta face à Cid et le regarda de ses yeux bleus.
- Bienvenu à Opale votre majesté, je vois que n’êtes guère accompagné que par quelques gardes du corps.
- Vous plaisantez ! !!! éclata de rire Khlaine, voyez donc entrer la délégation naine.
Un long bruit de stupeur parcourue la place et ses spectateurs à l’entrée des quelques centaines de nains qui procédaient dans la ville, saluant la foule qui les applaudissait.
- Trois cent vingt quatre, articula avec difficulté Hervé, ébahi.
- Plus Khlaine et ses cinq soldat, on arrive trois cent vingt neuf, ironisa Roberto, souriant.
Cid eu du mal à se remettre de ses émotions.
- Je me suis permit d’amener des amis. Les hommes venant, les femmes voulurent suivre et les enfants par là même. J’espère que cela ne vous pose pas de problème, souri le Maître Nain.
- Non pas du tout, répondit Cid en levant les yeux en direction de Bruno, qui se demandait déjà où allait-il pouvoir logé plus de trois cents nains, alors qu’il n’en avait prévu que cent cinquante.
- Bon, où sont l’alcool et la viande ! !!!!! hurla un homme nain parmi ses congénères en éclatant de rire.
La foule suivit et ria à son tour. La bonne humeur semblait toujours de mise à l’entrée des nouveaux invités.

- Amis Humains ! !!!! Que la ville d’opale accueille ses frères de Fantasia !
Une voix roque provint de l’extérieur, rappelant Bruno à son rôle d’orateur.

« Opale accueillez les Humains de Fantasia »
Habillés de soie et de fourrure et étincelants de leurs bijoux, les fantasians entrèrent dans la ville. De rouge et d’or vêtus, la délégation de la capitale aussi bien économique que géographique que la planète avançait paisiblement derrière un grand homme, imposant de charisme. De sa cicatrice qui lui traversait le visage, il jeta un regard sur le maire d’Opale. Cid s’approcha :
- Squall Leonhart mon ami, te voilà enfin. Voila des jours que j’attends ta venue avec impatience.
Une jeune femme aux longs cheveux bruns s’approcha à son tour. Lorsqu’elle leva la tête et jeta un doux regard sur Cid, celui-ci manqua de s’évanouir mais se rattrapa de justesse au bras de Squall.
- Li … Linoa …, Cid ne pu retenir son émotion et laissa couler une larme le long d’un de ses joues.
- Cid, comment allez-vous depuis toutes ces années. Sept ans se sont écoulés depuis notre dernière rencontre. Vous n’avez pas pris un ride, plaisanta la jeune femme.
Cid sourit.
- Soyez les bienvenus mes amis, le maire de la plus grande ville de la planète est ici chez lui, clama-t-il.
Un jeune garçon d’une quinzaine d’années se faufila entre Squall et Linoa.
- Bonjour Cid, dit gentiment l’enfant.
- Tu te souviens sûrement de notre fils Sylver, Cid.
- Comment l’oublier ? sourit l’homme. Il a rudement grandit.
Le jeune garçon était en effet plus grand que Cid. Dépassant aisément le mètre quatre-vingt, Silver arborait, tout comme son père une cicatrice sur le visage, sur le front, dissimulée sous une chevelure brune. Cid salua à son tour le jeune garçon avant que la famille et la délégation fantasianne ne rejoignent l’estrade.

Bruno pris une dernière inspiration et annonça le dernier peuple entrant en ville.
« Opale accueillez les Mogwys et leur reine Shinobi »
Entrèrent alors en ville de touts petits êtres, charmants par leur simplicité et par la joie qu’ils semblaient procurer aux enfants. Les Mogwys ressemblent à de véritables peluches, dont ils ont la douceur et la gentillesse en commun. Peuple le plus apprécié de Tierra, le « Peule de la Forêt » vivait éloigné de la civilisation dans la Grande Forêt de Trlo, à l’ouest d’Opale. Rares étaient les occasions où les Mogwys quittaient leurs villages. Accompagnée d’un vieil homme, la reine Shinobi alla saluer Cis à son tour, suivit de quelques dizaines de Mogwys, à pied où chevauchant des chevaux ailés magnifiques. Jamais un Pégase n’était entré dans Opale. Ce fut désormais chose faite. Acclamés par la ville, les Mogwys qui, à l’inverse total des Elfes, avaient fait une entrée discrète, gravirent les quelques marches qui les menèrent à l’estrade au centre de la place.
Cid rejoignit alors Bruno sur les remparts et entama son discours.

« Mes amis, voila aujourd’hui mille ans, le Roi Opale, en l’honneur duquel notre grande ville porte son nom, réunissait une armée d’Humains, d’Elfes, d’Aqualys, de Trolls, de Nains et de Mogwys pour faire face à aux ennemis de son monde. Le terrible sorcier noir Armaggedon oppressait nos ancêtres à la tête de son Armée Noire. Mais ceux-ci en ont eux assez. Ils se sont alliés et derrière le Roi se sont battus. Courageux, forts et déterminés, nos aïeux ont libéré leurs terres. Il y a mille ans, Tierra se libérait des Ténèbres et commençait une nouvelle vie. Cette nouvelle vie, nous en sommes maintenant les héritiers. Le Destin a voulu que cette année nous fêtions cette victoire en même temps que la plus grande manifestation de notre monde. Honorons le mémoire de nos ancêtres. Souvenons-nous et amusons-nous ! »
Plus le discours de l’homme d’état avançait, plus il était acclamé par la foule. Cid finit, presque en hurlant : « Je déclare le cinquantième festival d’Opale ouvert. Que la fête commence ! »
Les applaudissements se soulevèrent dans l’espace, presque confiné pourtant immense, de la place. Personne ne restait insensible aux souvenirs de certains, aux rêves d’autres. Tous les peuples semblaient unis dans un seul but, le souvenir. Mais personne n’oubliait non plus le festival et les chants démarrèrent en même temps que la musique de l’orchestre qui venait de prendre place sur l’estrade. Déjà le soleil entamait de se coucher. Laissant sa sœur lunaire prendre place sa dans les cieux.

pm_
pm_
Niveau 10
23 novembre 2004 à 20:23:17

J´ai à peine le temps de lire le premier chapitre et de penser que c´est génial que la suite arrive :-)

Je sais que c´est du hasard, mais bravo Capelle, et merci, j´vais pouvoir continuer à lire directement ^_^

Sinon, très bon premier chapitre en tout cas, pour installer l´action, tu as un don :o))

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