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Liste des sujets

Les Chevaliers d'Opale

pm_
pm_
Niveau 10
23 novembre 2004 à 20:36:36

Et bien, la suite vaut le reste :p)
J´ai normalement du mal à lire les gros textes comme les tiens, j´abandonne souvent à la moitié, mais ici, j´ai tout lu. Rien d´autre à dire, tu écris vraiment bien. :)

elfeguerrier
elfeguerrier
Niveau 10
23 novembre 2004 à 20:42:17

Wouh mes yeux! vais je tenter uen lecture ? !? lol

elfeguerrier
elfeguerrier
Niveau 10
23 novembre 2004 à 20:45:47

au passage capelle, le chap 3 des chroniques est publiée :-p lol je t´oblige a rien, mais t´es mon seul lecteur lol, bon allez, moi je ais imprimer la tienne et me rejouir de ton art de l´ecriture ; -)

amicalement, Aerin le Nécromancien
Joan Rockstar de demain
Moi

elfeguerrier
elfeguerrier
Niveau 10
23 novembre 2004 à 20:56:47

´veut pas etre chiant, lol mais y´a aussi ma parodie de resident evil sur ce forum :-p bon je vais lire mtn ; -)
a demain tout l´monde!!!

LOVEISGREAT
LOVEISGREAT
Niveau 10
24 novembre 2004 à 16:48:26

Un grand bravo, pourtant ce texte n´est pas vraiment mon genre, mais vraiment un énorme bravo pour cet histoire sans faute, bien ficelé :)

Chapeau

elfeguerrier
elfeguerrier
Niveau 10
24 novembre 2004 à 16:55:54

z´ai pas encore tt lu, mais c´est long, juste un detail qui m´a attrapé par la peua du cul, tu dit que l´elfe a une 15aine sd´années, je suis amateure de jeu de role et autres trucs heroic fantastik ( d´ou ma fic :-p) et un elfe de 15 ans, sort du ventre de môman, on va dire que 300ans c´est jeune pr un elfe, tu vois el tableau? lol mais bon, surement encore une idée sortie tout droit de ta tête ( l´idée de diminuetr les ages elfiques)
bon sinon c´est tjrs terrible, faut que je lise la 2è partie...pouuuh lol

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
24 novembre 2004 à 18:20:13

Oui, oui, c´est une idée à moi :peur:

  • Et merde, je me suis fait eu*

En fait, il aurait fallu que je dise qu´il parassait avoir une quinzaine d´années.

:)

elfeguerrier
elfeguerrier
Niveau 10
24 novembre 2004 à 19:19:17

looool :-p

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
24 novembre 2004 à 23:54:15

Chapitre 3 : Premiers Contacts

Les rires et les chants rendaient inaudible toute conversation pour peu que l’on n’en fasse pas partie. Le banquet géant, titanesque même, voyait le ballet des viandes et des légumes, qui croisaient, très, trop peut-être, souvent les verres et les cruches. Rares étaient ceux qui n’étaient remplis que d’eau ou de jus de fruit. Les Elfes, réputés pour leur infinie sagesse, semblaient avoir oublié le temps d’une soirée ce qui les caractérisent depuis des siècles. Les Trolls et les Nains quant à eux restaient à eux-mêmes, chantant et riant, le tout en vidant des barils d’alcools si forts que le jeune Silver, qui venait de s’attabler avec les Nains, eu le malheur de goûter. Quelle ne fut pas la surprise de son père lorsque celui-ci alla le ramasser sous le banc sur lequel il était assis quelques secondes plus tôt. Squall alla coucher son fils qui ne parvenait pas à se remettre de ses émotions, qui comme l’alcool, était bien trop fortes pour un si jeune garçon. Son père éclata de rire à la vue de son fils, réaction ne n’adopta pas sa mère, bien au contraire. Quant aux autres invités, rien en ce qui concerne ni l’art de manger ni celui de boire, ni même celui de festoyer, ne les différenciait de leurs hôtes humains. Voilà certainement pourquoi cette première soirée paraissait si réussie.
Assis avec quelques-uns des ses amis à la table qui leurs était destinée, Patrick remarqua l’arrivée de Bruno qui s’approchait d’eux.
- Je voulais vous remercier pour ce que vous aviez fait cet après-midi à l’Opéra. Sans vous, mon frère et moi serions sûrement morts à l’heure qu’il est. Je vous en suis éternellement reconnaissant.
- Ne vous en faites pas. Je n’allais tout de même pas laissez mourir l’organisateur d’un tel évènement. Asseyez-vous donc et tutoyez-moi.
- Je … Je ne sais pas si je dois accepter.
- Pourquoi hésitez-vous ? demanda un autre lycéen. Bien plus imposant que Patrick, le jeune homme souriait à Bruno en se redressant pour paraître plus imposant. Il vous a sauvé la vie, faites comme si vous lui renvoyiez l’ascenseur et installez-vous à table. Je vais chercher à boire.
Bruno n’osa pas défier celui qui lui céda sa place. Cependant, la gentillesse que dégageait le lycéen rassura en partie le jeune organisateur qui s’installa finalement.
- Voici David, un de mes amis. Rassurez-vous, il ne ferait pas de mal à une mouche. Il préfère se réserver pour demain soir, plaisanta Patrick.
- Demain soir ? Le match ?
- Oui
- Et la visite de la ville que vous avez offerte à nos invités s’est-elle bien passée ?
Un autre lycéen venait de s’adresser à Bruno. Brun et moins trapu que le précédent, le jeune homme, lui aussi dans la vingtaine, se servit un verre de bière et fit le tour de la table avec la bouteille dans laquelle le volume de liquide diminuait à vue d’œil.
- Si tout le monde s’y met, autant faire les présentations, intervint Patrick en prenant une gorgée dans son verre. Voici Jérôme, mon meilleur ami, dit-il en montrant celui qui venait de le servir, lui et moi on est ami depuis qu’on a cinq ans. On en a vingt aujourd’hui, voilà donc presque quinze ans qu’on se supporte plaisanta-t-il.
Jérôme sourit et prit une carafe pleine de vodka que venait juste de ramener David qui s’était à nouveau installé à table. Mélangée à un jus d’orange frais, le verre qu’avait Bruno devant lui adoptait une couleur orangée très attirante. Le jeune homme saisit le récipient et se le porta à la bouche.
- Au bout, vous avez Sébastien. Plus large que David, celui-ci leva son verre en direction de Bruno pour le saluer. Des cheveux noirs lui recouvrait à peine le sommet du crâne et des petits yeux noircis contrastaient parfaitement avec les énormes mains du jeune homme.
Bruno prit une autre gorgée de son verre et Patrick termina :
- Et là, en montrant un dernier lycéen, plus jeune que les autres, installé entre Sébastien et Jérôme, voici Frédéric, le frère de Jérôme. Arborant une fine barbe et de courts cheveux, aussi noirs que ceux de son frère, Frédéric salua à son tour Bruno qui se sentait de plus en plus à l’aise et ne refusa pas le second verre de vodka que lui proposa David.
Les présentations terminées, Bruno commença à parler de la visite que le maire et lui avaient faite de la ville en compagnie des nouveaux arrivants. Mais tout à coup un jeune garçon atterrit dans un violent fracas sur la table dont le bois, pourtant solide, ne résista pas au choc. Le garçon souffla et se releva, indemne.
Patrick et Jérôme se retournèrent et firent face à Razzalo. Le troll paraissait bien plus imposant de près. Cependant les deux amis ne semblaient pas troublés par l’attitude menaçante qu’avait adopté Razzalo. Celui-ci tenait dans sa main droite une amphore brisée à mi hauteur, d’où gouttait le vin qu’elle contenait quelques instants plus tôt. Le torse poilu du jeune troll était quant à lui humide, une forte odeur de raisin fermenté s’en dégageait.
- Aurais-tu eu un soucis avec ton vin ? demanda ironiquement Jérôme.
Razzalo n’apprécia pas la plaisanterie et saisit le garçon à la gorge avec sa main gauche et le souleva à une vingtaine de centimètres du sol. Le geste du prince troll jeta un froid parmi les badauds où aucun ne semblait en mesure de vouloir intervenir. Seul Patrick réagit suffisamment tôt. Il saisit un tabouret et en assena un violent coup dans le bas-ventre de Razzalo qui ne faisait guère attention au jeune homme. La violence du coup qui lui fut porté ainsi que l’effet de surprise firent lâcher prise au troll et le projetèrent à quelques mètres.. Le tabouret quant à lui n’avait pas résisté. Patrick fixait Razzalo d’un air menaçant, qui se relevait, la main droite sur l’estomac et le visage animé de douleur.
- Tu vas me payer cet affront, Humain.
- Approche donc.
Un souffle parcourut l’assemblée. Une aura argentée venait en effet de s’illuminer tout autour du corps de Patrick, dont le visage exprimait une concentration intense. Alors que Razzalo semblait inquiet de la puissance que semblait dégager son adversaire, une voix se fit entendre.
- Arrêtez immédiatement !
Un vieillard, flottant à un mètre du sol venait de sortir de la masse compacte que formait la foule. Assis, les jambes croisés à la manière d’un scribe de l’ancienne Egypte, sur un coussin, fait de velours rouge, autour duquel étaient brodés de fins lacets d’or, il lévitait sans aucun effort au dessus du sol. Petit et marqué par l’âge, le vieil homme portait une barbe, longue et qui s’enroulait devant lui sur le velours de son coussin. Il portait également un couvre-chef impressionnant, une sorte de turban blanc, au centre duquel était brodé l’image d’une opale, pierre précieuse verte symbole du Lycée d’Opale.
A la vue du vieil homme, l’aura disparut progressivement, Patrick se retourna.
- Maître Meirim, veuillez me pardonner.
- Tu sais pourtant qu’utiliser les pouvoirs que te confère ton statut de Chevalier à des fins personnelles t’est strictement interdit Patrick.
Le jeune homme ne répondit pas.
Cid intervint pour détendre l’atmosphère.
- Maître Meirim, vous voila enfin. Joignez-vous donc à nous et oublions cet incident.
- Je ne tolèrerais pas un nouvel écart de conduite de ta part.
Parkko venait de se lever et fulminait contre son fils. Ce dernier ne pouvait aller à l’encontre des volontés de son père et se retira, laissant les morceaux de bois et de terre cuite, stigmates des tensions qui venaient d’avoir lieu.
La fête se poursuivit.
Trois heures plus tard, Cid se leva de son siège.
- Mes amis, afin de fêter comme, il se doit l’évènement millénaire que nous fêtons tous ce soir, je vous invite à vous rendre au parc de Quendzidine. Il est tout à fait possible de s’y rendre à pied puisque bous le trouvez au bas de l’Avenue des Lys. Cependant, pour ceux qui le désirent, des navettes feront le nombre d’aller-retour nécessaire pour que tout le monde puisse assister au spectacle.
De nouveaux cris mêlés aux chants, suivirent le tonnerre d’applaudissement qui saluèrent l’intervention du maire.
L‘Avenue était noire de monde. Seules quelques voitures réussissaient à se frayer un chemin sur les trois voies que comptait la chaussée. Plusieurs centaines de spectateurs étaient déjà installés dans les gradins lorsque les premiers bus entraient dans le parc. Une heure plus tard, tout était fin prêt pour l’entrée des comédiens. Deux heures durant, divers jeux de lumières et de sons émerveillaient les spectateurs. Pas un bruit ne venait troubler le jeu des acteurs. De grands frissons traversèrent l’assistance lorsque débuta la reconstitution de la Bataille d’Ibéria. L’atmosphère qui régnait dans le parc semblait faire ressentir la même émotion, aussi bien au public qu’aux comédiens. Les larmes se retenaient difficilement. A la fois magique et tragique, cette fidèle reconstitution pris fin alors que l’émotion atteignait son paroxysme. Une ovation d’une demi-heure suivit la clôture de la pièce. La Troupe d’Hébus connaissait son heure de gloire. Les figurants furent félicités comme il se devait. La foule se dispersa alors dans les rues éclairées de lampions de la ville. Doucement le silence de la nuit prenait le pas. Seuls quelques insomniaques finissaient quelques concours de beuverie. Opale s’endormit.
Le lendemain matin, Opale se réveillait doucement. Seuls les quelques volontaires pour soulager la Grand-place des stigmates de la veille s’attelaient à la tâche. Seule les douze coups de midi saluèrent enfin la véritable vie, bruyante et dynamique, qu’avait l’habitude de s’offrir la cité en chaque début de week-end. Aucune conversation n’échappait au sujet fatidique du jour, à savoir la rencontre de football du soir. La Grande Foire, qui prenait place sue la Place du Vieux Marché accueillait des milliers de visiteurs, venus acheter ou simplement visiter.

*

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
24 novembre 2004 à 23:54:54

La porte se ferma doucement. Silver se retrouvait seul dans la suite présidentielle de ses parents. Linoa, furieuse d’avoir vu son fils ivre la veille, n’avait pas été aussi indulgente que son mari, et contrairement à celui-ci, elle avait interdit toute sortie à son jeune fils pour les trois jours à venir. Le jeune garçon semblait fort incommodé par cette décision maternelle. Il saisit le téléphone, sur la table de nuit de ses parents et composa le numéro de la laverie.
- Bonjour madame, je suis Silver Leonhart et j’appelle de la part de mon père. Mes parents et moi allons sortir dans quelques minutes, pourriez-vous monter pour changer nos draps pendant notre absence s’il vous plait ? La porte de notre suite sera fermée à clef, vous n’aurez qu’à l’ouvrir. Merci madame.
Silver raccrocha et se dépêcha de se préparer à sortir. Il n’y avait absolument aucun moyen qu’il ne rate la Grande Foire, lui qui passait ses week-ends à chiner chez les antiquaires ou dans les vide greniers, si nombreux à Fantasia. Caché derrière le porte manteau, chargé, il pu apercevoir sans peine la femme de ménage entrer dans la chambre. Cette dernière laissa la porte ouverte, ce qui facilita la tâche du jeune Leonnhart qui se faufila dans le couloir et gagna l’extérieur. Il se rendit dans le métro en direction de la Place du Vieux Marché.

*

Sur ladite place, les gens affluaient encore. Patrick et Jérôme venaient de se rendre à la foire. La perspective du match qui les attendait ne semblait pas les dérangeait. Ils répondaient aux quelques questions des passants avec une telle confiance qu’il était difficile de croire qu’Opale pouvait perdre cette demi-finale. Les deux amis finirent enfin par gagner la zone « Armurerie » de la place. Cinq marches séparaient cette zone du reste de la place. Circulaire, elle était entourée de grandes maisons sur la gauche. Une dizaine tout au plus. Au fond, une boutique. « Le Sésame ». Voilà où se rendaient les deux lycéens. Depuis presque une centaine d’années, cette place forte de l’armurerie opalienne accueillait des clients du monde entier, attirés par la diversité de la marchandise, mais surtout pour la qualité des armes que parvenaient à confectionner les armuriers du Sésame. Ils purent admirer en approchant de la porte a battants du bâtiment le gigantesque manoir d’Opale, le plus grand de tout le pays, installé solidement sur la droite de la place, la dominant de ses trois étages et de son imposante façade de pierre, au milieu de laquelle trônaient trois magnifiques marches en marbre qui conduisaient aux portes, en chêne massif de la demeure.
- Et dire qu’il n’y a personne qui vit la dedans, soupira Jérôme.
- Les proprios ne sont pas encore là, tu sais bien qu’ils ne viennent que pour l’été, lui répondit son ami.
Ils finirent par se présenter à la porte du Sésame, ouverte par un client qui venait de sortir, visiblement satisfait du commerce. Les deux Lycéens entrèrent. Personne n’était au comptoir de la boutique. Jérôme hésita puis fini par faire teinter la cloche suspendue au dessus du comptoir. Un rideau au fond de la salle trembla puis s’ouvrit. Un jeune homme apparu alors derrière le linge. Ses cheveux bruns étaient trempés de sueur. Une chaleur intense semblait régnait derrière ce rideau. Le jeune garçon, visiblement forgeron, se passa un chiffon sur le visage pour en essuyer la sueur, puis dévoila de grands yeux marines.
- Bonjour messieurs, que puis-je faire pour vous ?
- Nous sommes deux lycéens et nous aimerions voir votre dernier stock d’armes, répondit Patrick.
- Suivez-moi.
Le jeune forgeron se dirigea vers l’arrière de la boutique et ouvrit une porte en métal, juste à côté du rideau de la forge. Les trois hommes suivaient le couloir.
- Vous êtes forgeron ? demanda Jérôme.
- Oui, je le suis.
- Vous n’êtes pas un peu jeune pour forger ? renchérit Patrick.
- Quinze ans. Et vous allez comprendre pourquoi je forge à mon âge.

Les trois jeunes hommes finirent par arriver dans un gigantesque entrepôt, visiblement implanté derrière le Sésame. De l’étage où ils arrivèrent, on pouvait apercevoir le fleuve traversant Opale.

- L’Opalien nous sert à refroidir les machines et nous fournit l’eau pour nos forges, dit le jeune forgeron.
- Depuis le temps que je viens ici, je n’était jamais venu jusque là, remarqua Patrick.
Le trio descendit les marches qui les mena au centre de l’entrepôt ou trônait une gigantesque console devant laquelle se plaça le forgeron.
- Qu’est-ce que vous voulez voir comme armes messieurs ?
- Faites voir vos lames, demanda Patrick.
Le forgeron enfonça un levier et pressa un bouton. Une plate-forme se déclanche et se posa doucement su le sol derrière les trois hommes. Ici reposait des centaines d’épées, toutes classées par type et par longueur. Courtes, longues, lames simples, lames doubles, incurvées, droites … Tous les types d’épées étaient représentaient devant lui. Patrick n’en revenait pas.
- Depuis mon entrée au Lycée d’Opale, je viens ici me fournir en armes et je ne savais pas que vous fabriquiez tout ça.
- Ce niveau de production est très récent vous savez. Et j’en suis le principal responsable.
- Comment sa ? s’étonna Jérôme.
- Suivez-moi, je vais vous montrer.
Les deux lycéens prirent le pas et durent retourner dans la boutique. Ils finirent par arriver dans la forge derrière le rideau de l’entrée. La forge était elle aussi immense. Du moins pas autant que l’on pouvait en croire depuis l’extérieur. D’énormes chaînes étaient suspendues au plafond et de gigantesques fours brûlaient des tonnes de bois et chauffaient des centaines de litres de métal fondu. Le jeune forgeron endossa un tablier et s’approcha d’une grande table rectangulaire en plomb. Il saisit une hache tordue et la posa dessus. Il mit ses mains au dessus. Les deux lycéens se regardaient et se demandaient ce que pouvait bien préparer ce jeune homme, si jeune pour un forgeron. Soudain de gigantesques flammes rougeâtres jaillirent des mains du garçon. Elles vinrent caresser gracieusement le cuivre de la hache que frappaient en rythme deux hommes avec de lords marteaux. En quelques minutes, la lame de la hache avait pris forme et prenait la direction du fleuve pour y être refroidie. Le jeune homme plongea les mains dans un grand baquet rempli d’eau. Cette dernière s’évapora dans un flot de fumée opaque et brûlante. Le forgeron se retourna vers les deux amis qui restaient sans voix.
- Voila mon secret, rétorqua-t-il.
Les trois hommes rejoignirent alors la boutique et les deux lycéens en gagnèrent la sortie. Avant de poser pied sur le parvis de la porte, Patrick se retourna et demanda :
- Vous êtes doué, et nous ne savons même pas comment vous vous appelez. Je suis Patrick et mon ami s’appelle Jérôme.
- Acroleo, c’est ainsi que m’a nommé mon père, sourit le forgeron.

*

La rue était bondée et les gens bousculaient Silver sans y prêter la moindre attention. Le jeune garçon parvint tout de même à gagner la Place du Vieux Marché. Ses yeux furent subjugués par la beauté du lieu. Des stands à perte de vue et des antiquités comblaient les trottoirs. Il oublia qu’il avait désobéi à sa mère et s’engagea sur la place. A peine avait-il approché le premier stand qui offrait épices et viandes du Verlandier, qu’un jeune garçon le bouscula et lui arracha son portefeuille qu’il tenait à la main. Le voleur partit en courant à travers la foule compacte. Silver ne se laissa pas impressionner et se lança à la poursuite du voleur. Ce dernier était très rapide mais la vivacité de Silver lui permettait de ne pas perdre de vue son adversaire. Les deux jeunes garçons quittèrent la place et s’engagèrent dans une ruelle au sud de la place. Une charrette, chargée de légumes se posa en travers de la rue. Le voleur glissa dessous sans perdre de vitesse. Silver fut surpris par cet obstacle mais réussi à prendre appui sur un mur pour sauter par-dessus cet obstacle inopiné. Les cris de surprise des passants alertèrent le voleur qui se rendit alors compte qu’il était suivi. Il accéléra et traversa le pont au dessus de l’Opalien à toute vitesse en slalomant entre les passants. Silver perdait de plus en plus de terrain. Le seul moyen pour lui de rattraper celui qui l’avait délesté de tout son argent était de prendre quelques risques. Dans son élan, il s’élança au dessus du pilier qui bordait la jonction entre le pont et la route, y prit appui au sommet et atterrit quelques mètres plus loin, sur la rambarde du pont, longeant le fleuve. Personne ne le gênait, le voleur, quant à lui, avait de plus en plus de mal à avancer et perdait du terrain sur son poursuivant. Arrivé sur l’autre rive, ce dernier se retourna et vit Silver s’approcher de plus en plus de lui. Il se résigna et lança le portefeuille en l’air avant de s’engager dans une nouvelle ruelle. Silver aperçu son argent dans les airs. Il bondit, et la tête levée, saisit son portefeuille au vol. Malheureusement, il négocia mal sa chute et atterrit sur le dos d’un passant. Il s’affala sur le sol mais se releva rapidement et se retourna vers celui sur lequel il avait atterrit. Il faisait face à un jeune homme d’une vingtaine d’années, des lunettes sur le nez et les cheveux relevés sur le front, bruns.
- Ca va comme tu veux ? lui demanda-t-il.
- Oui ça va aller. Excusez-moi.
- Tu allais où comme ça, t’avais l’air plutôt pressé.
- Je poursuivais le voleur qui m’avait dérobé mon argent.
- Et tu l’as récupéré apparemment, répondit le passant en ramassant le portefeuille de Silver.
- Merci.
- Mais … tu ne serais pas le fils de Squall, le maire de Fantasia ?
- Si, je m’appelle Silver. Et vous ?
Le jeune homme fixa Silver avec attention et prononça :
- Je suis Lycéen d’Opale. Je m’appelle Patrick.

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
28 novembre 2004 à 13:20:43

Chapitre 4 : Un Nouveau Danger

« Au sud-ouest de l’Océan Saola, l’île artificielle du Grand Protectorat, entièrement érigée à même les eaux de l’océan par Hommes et Trolls, fait face à l’Ile Noire. Cette île abrite depuis mille ans les restes de l’Armée Noire du déchu Armaggedon. Il fut impossible à Opale et à ses alliés d’éradiquer la menace que représentaient le sorcier et son armée. Vaincus, ils furent emprisonnés dans un sanctuaire en ruine sur une île jusqu’alors déserte, dans le Saola. Les pouvoirs magiques des Grands Sages scellant ce lieu devenu défendu, Tierra entrait alors dans une ère de félicité. Il y a de cela désormais 567 ans, les Ténèbres régnants fluctuèrent sur l’île. Les chefs opaliens prirent alors la décision de condamner définitivement l’île. Ils y érigèrent un gigantesque dôme magique. Chargé de magie sacrée, celui-ci empêchait les Ténèbres de sortir de leur territoire. Inquiet de la puissance éphémère du dôme, le Seigneur Troll Hypponcate suggéra alors d’ériger une gigantesque tour, face à l’île, capable de générer une magie suffisamment puissante pour maintenir le dôme indestructible et infranchissable. Douze années durant, les Trolls, fabuleux architectes, construisirent un immense édifice, monstre de pierre et de métal, prenant racine par cent cinquante mètres de fond et s’élevant dans les cieux à perte de vue, au-delà des nuages. Au sommet fut déposé la Perle des Elfes, source magique sacrée, partageant ainsi depuis plus de quatre cents ans sa puissance avec le dôme. Lucide sur le fait que, malheureusement, désactiver cette tour pouvait s’avérait nécessaire dans les siècles à venir, Hypponcate scella l’indestructibilité de son œuvre dans 13 clefs, désormais reliques des peuples tierrans, et dont le lieu où celles-ci reposent s’est fait oublier de tous, les temps s’écoulant. Ainsi naquit la Tour des Trolls, immense rempart contre la Menace Noire. Dernière pierre apportée à cet garnd édifice de protection des tierrans, véritable bijou technologique et prouesse technique, le Grand Protectorat, immense plate-forme de terre et de métal, fut mis en service voilà douze ans. Doté des appareils de surveillance et de mesure les plus perfectionnés à ce jour, elle surveille sans cesse les fluctuations magiques des Ténèbres sur l’Ile Noire. »
Le livre se referma doucement. Sur la couverture, on pouvait lire « Histoire de Tierra ». Deux mains saisirent la volumineuse œuvre, qui reposait sur une épaisse table en bois, vernie, sur laquelle étaient vissées deux lampes simples, qui éclairaient parfaitement le plan du support. Un jeune humain se leva de sa chaise. Un long manteau le recouvrait, y compris la tête d’une capuche. Bleu, le tissu dans lequel était confectionné le vêtement était sacré et permettait de reconnaître le statut de celui qui le portait. Peu répandu sur les terres de Centra, un tel habit distinguait les puissants Mages Noirs. A Opale, seuls quelques lycéens en étaient habillés. Le nombre de candidats à la « Tunique Bleue » était de moins en moins important au fil des années, avec le nombre grandissant d’échecs. Chez les Mages Noirs, le bleu était symbole d’Apprenti, le vert indiquait une excellente maîtrise de la puissance de tels sorts. Le noir quant à lui distinguait le Maître parmi les mages noirs. Seul l’un d’entre eux avait l’honneur d’arborer une telle tenue sur tout le continent. Meirim, le grand sage d’Opale était ce maître.
Un mètre soixante de haut, le jeune mage se retourna. Son visage laissait paraître un jeune âge, probablement une quatorzaine d’années, mais surtout une profonde et vraisemblablement perpétuelle remise en question. En quittant sa table, il se saisit d’un bâton qui lui arrivait à mi-taille, incurvé au bout, sur lequel on pouvait distinguer une inscription : « Bâton de Sin ». Probablement le nom de cet arme à l’apparence inoffensive mais pourtant si puissante. Il d’approcha de la bibliothèque sur lequel reposait le livre avant son arrivée. La salle était immense, réputée comme la plus grande bibliothèque de Centra, la Bibliothèque Nationale ne semblait pas avoir usurpé un tel qualificatif. Les meubles fournis d’étagères s’élevaient à une hauteur que personne ne pouvait atteindre, le concours d’échelles s’avéraient dans de telles situations inévitable. Les bords recouverts de fines parures dorées semblaient insensibles aux effets du temps. De larges allées se glissaient entre les étagères en bois, et de grands panneaux étaient suspendus au plafond pour indiquer les différentes zones de la bibliothèque. « Histoire ». Le jeune garçon s’arrêta sous le panneau et glissa l’ouvrage de sa main droite entre deux autres volumes. Une fois le précieux ouvrage rangé, il rejoignit l’accueil du bâtiment. Ouvrant la porte de la salle pour rejoindre l’extérieur, sa canne cogna contre le rebord de l’un des battants de la porte et dévoila une nouvelle inscription : « Vivi, Apprenti Mage Noir d’Opale ». Il sorti.

*

Une imprimante venait de se mettre en route. Plusieurs feuilles de papier en sortaient avec une cadence infernale. Le bac de réception de la machine venait de saturer et les feuillets s’échappaient pour aller se poser sur le carrelage de la salle. Exiguë, elle ne contenait qu’une longue console, habillée de levier et de boutons. Un clavier immense trônant au milieu et une énorme baie vitrée donnait une vue imprenable sur l’Ile Noire et son dôme. Juste derrière le fauteuil qui se tenait au centre la pièce, une table en métal restait d’une sobriété affligeante. La porte s’ouvrit si violemment que le tas de papier qui s’amoncelait sur le sol de la pièce s’envola dans toute la salle.

- Mais qu’est-ce que c’est que ce bordel ! !!!

Un jeune homme venait d’entrer. De taille moyenne, le treillis militaire qu’il portait le rendait impressionnant. Sa casquette laissait apparaître quelques cheveux, bruns, visiblement courts, qui surmontaient des yeux marrons dont les sourcils venaient de se froncer à la vue de la folie qui venait de frapper son imprimante. Il approcha et se baissa pour ramasser les quelques feuilles qui avaient résisté au puissant souffle de la porte de son ouverture. Une chaîne visiblement dorée venait de s’échapper de sa veste mais il la remit si vite en place qu’il était impossible de lire ce qui était écrit dessus. Après avoir appuyé sur le bouton d’arrêt de l’imprimante, celle-ci cessa de donner signe de vie. Le jeune soldat se releva en cherchant la première feuille qui avait été imprimé. Il finit par la trouver et ramena son fauteuil au bureau auquel il s’attela. Ses yeux parcouraient le graphique dont les lignes suivaient la longueur de la feuille de papier qu’il tenait. Plus il la parcourait, plus ses mains tremblaient. Comme pour se rassurer, il leva les yeux en haut de la feuille pour y lire le titre de ce graphique qui semblait presque le terrifier. « Fluctuation d’énergie. Alerte ». Ses mains se crispèrent brusquement et la feuille se déchira violemment en son milieu. Le geste fut si violent que l’on aurait pu sentir la douleur du papier. Le jeune homme se leva rapidement de son siège et se retourna pour prendre précipitamment la direction de la porte. Un violent craquement se fit alors entendre. Un sifflement suivit. L’homme s’arrêta net et de demanda ce qui pouvait bien siffler de la sorte. Il se retourna doucement et s’approcha fébrilement de la baie vitrée qui lui faisait face. Plus il en approchait, plus le sifflement se faisait crispant. A peine avait-il posé le pied à terre que énorme sphère noire et vibrante se dirigeait vers lui. Aussi impressionnante que terrifiante, celle percuta la façade du bâtiment dans un vrombissement pénible. Le jeune soldat n’eut pas le temps de réagir, il ne vit que la vitre éclater, une violente explosion se produisit. La salle fut entièrement pulvérisée sous le choc. Une déflagration terrifiante suivit, anéantissant le bâtiment que la mystérieuse sphère venait de percuter. Une épaisse fumée noire prit la place du mastodonte et se dissipa avec peine, laissant derrière elle un cratère béant. Toute l’Ile du Grand Protectorat avait tremblé sous le choc. L’alerte fut immédiatement donnée. Militaires et pompiers arrivèrent sur place aussi rapidement que la sphère avait pulvérisé le bâtiment dont il ne restait plus aucune trace.

- Mais qu’est-ce qui s’est passé dans le secteur D ? ! Il n’en reste plus rien !

Personne n’osait répondre à l’impressionnant général qui enrageait de la destruction de l’un de ses bâtiments. Une réunion de crise avait immédiatement été instaurée.

- Rien ! Personne n’a rien vu. Juste un sifflement puis une explosion. Et le colonel qui était de garde ? On n’a pas retrouvé son corps ?
- Non, Général !

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
28 novembre 2004 à 13:21:15

Le général retourna ses deux mètres de muscles et fixa ses yeux bleus sur la grande fenêtre qui donnait sur le cratère de l’île. Il retira sa casquette, laissant apparaître ses cheveux bruns, trempés de sueur.
- Il faut que l’on sache ce qui s’est passé. Appelez …

La porte de la salle de réunion s’ouvrit violemment. Un jeune soldat entra, essoufflé. Il tenait un dossier dans la main et le tendit au général.

- On sait ce qui s’est passé. C’est une catastrophe mon Général.

Ce dernier saisit le fascicule et, inquiet, l’ouvrit.

- Nom de . ..

Il déposa le livret sur la table et regarda ses hommes assis, anxieux, autour.

- Appelez le Lycée d’Opale. Immédiatement. Nous sommes perdus . ..

*

Le téléphone sonna. Un homme posa la main sur le téléphone et, assis dans son fauteuil, répondit à l’appel.

- Lycée d’Opale, Directeur Hanjy.
- Ici le Général Ryle de l’Armée de Tierra, responsable du Grand Protectorat. Il faut absolument que vous nous envoyiez des hommes ici. Un des nos bâtiments de surveillance vient d’être détruit et nous ne savons pas par quoi. Nous venons d’examiner le d^me et une fissure vient d’apparaître.
- Je . .. Relancez la Perle et refermez-la.
- Nous sommes en train de la faire mais l’activité de l’île vient d’atteindre des sommets sur nos écrans. Il nous faut absolument des Chevaliers d’Opale. Je crains que nous ne soyons en très mauvaise posture, monsieur le directeur.
- Faxez-moi votre rapport immédiatement et prévenez Fantasia. Le maire est à Opale. Si vous dites vrai, je vous enverrai nous meilleurs éléments.
Le fax du bureau se mit immédiatement en route. Le directeur raccrocha et se leva de son fauteuil de cuir. Une baie vitrée parcourait le bureau luxueux, d’où on pouvait apercevoir une plage magnifique, sur laquelle semblait s’entraîner quelques hommes et femmes. Une des fenêtres de la baie était ouverte. Le vent s’y engouffra et atteignit le visage du directeur. Ses longs cheveux blonds s’envolèrent et dévoilèrent des yeux marrons d’où s’échappait l’inquiétude. Il détacha les boutons de son costume et enleva sa cravate. Il paru immédiatement se sentir plus à l’aise. Le fax venait de s’arrêter. Hanjy saisit les feuilles et alla directement à la conclusion du rapport qu’il lu d’une traite. A peine eut-il finit qu’il se précipita sur un interphone posé sur son bureau. Il y appuya sur une touche :

- Appelez-moi tous les Chevaliers qui sont en mesure de partir en mission et Maître Meirim. Faites-les venir dans mon bureau immédiatement !

*

Sur l’île du grand Protectorat, la tension était à son paroxysme. Tous les soldats étaient sur le pied de guerre. Tous étaient réunis devant le siège du bataillon. Le général Ryle en sortit.

- Soldats, une fissure vient d’être découverte dans le dôme. Malgré la montée en puissance de la Perle des Elfes, nous ne semblons pas en mesure de la refermer complètement. De plus, il semblerait que les Ténèbres qui règnent sur l’Ile Noire soit passablement énervées. Nous devons malheureusement nous préparer à une éventuelle attaque. Vous avez l’ordre de rester sur vos gardes. Nous ne savons pas ce qui va se passer. Des Chevaliers d’Opale vont nous être envoyés pour nous aider. Mais d’ici à ce qu’ils arrivent, nous sommes les seuls à pouvoir contenir l’Armée Noire si elle venait à se réveiller.

La stupeur se lisait sur les visages des milliers de soldats qui ne savaient pas quoi penser de cette terrifiante nouvelle.

- Regagnez vos positions et gardez les yeux ouverts. Rompez !

Ryle quitta le palier du siège et pénétra dans le bâtiment. Il traversa le couloir qui partait de l’entrée et rejoignit l’ascenseur. Un colonel voulut le suivre mais il l’arrêta en lui demandant de l’attendre ici. L’ascenseur monta au dernier étage. Ryle sorti et approcha une port sur laquelle était inscrit son nom. Une fois dans sa chambre, il se dirigea vers son lit et s’accroupit. Il tira du dessous une malle qu’il ouvrit. A l’intérieur il prit une hache visiblement très aiguisée qui reflétait la lumière sortant des fenêtres. Il prit une bretelle qu’il attacha en bandoulière autour de son torse. Dans son dos apparurent deux crochets le long de la lanière. Il y posa sa hache qui s’y accrocha. Puis il sorti et reprit l’ascenseur pour rejoindre le rez-de-chaussée. Arrivée à l’entrée du bâtiment, son colonel prononça doucement :

- Belhamel.
- Oui c’est le nom qui a été donné à ma hache par mon arrière-grand-père.

Ryle fixait l’horizon et retroussa ses manches puis ironisa :

- Je ne la sors que pour les grandes occasions.

Le colonel sourit et aperçu un objet qui se déplaçait péniblement sur le sol. Poussé par le vent, il s’arrêta à ses pieds. Il le ramassa précipitamment et y jeta un œil.

- Mon général, c’est le badge du colonel qui était dans le bâtiment du secteur D . ..
- Faites voir . .. Oui c’est bien le badge de ce malheureux . ..

Ryle ferma les yeux, les rouvrit et lu :

- Colonel de Seconde Classe Flipmode.

elfeguerrier
elfeguerrier
Niveau 10
29 novembre 2004 à 20:30:28

:ouin2: t´as rajouté tt plein de mots! comment je vais faire pour lire tout ça moa ? ?!!
bon allez courage!
. ..
. ..
. ..
. ..
euh demain... lol
mais je lirais y´a pas de danger ( sauf si mon ordi explose...mais j´irais au bahut pr la lire :-p )

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
05 décembre 2004 à 21:19:46

Chapitre 5 : Réveil et Premiers Affrontements

L’ascenseur venait de monter les douze étages du Lycée d’Opale. Partis du rez-de-chaussée, il avait franchi les étages avec une vitesse impressionnante, passant la cafétéria au premier étage, les salles de cours aux deuxième et troisième, qui accueillait également la bibliothèque de l’établissement. Les salles d’entraînement avaient été installées sur les trois suivants et jusqu’au onzième étaient installées les chambres. Au dernier étage se trouvait donc l’administration, rouage imposant du lycée, à la tête duquel Hanjy dirigeait ce gigantesque établissement de quelques cinq mille élèves. Son bureau venait juste d’ouvrir ses portes, au bout d’un long couloir sur lequel venait de se séparer les deux battants de l’ascenseur. Quatre jeunes étudiants en sortirent. De grandes statues de pierre ou de métal trônaient dans ce couloir recouvert d’un tapis rouge, bordé de filaments dorés et parfaitement tissés. La propreté qui régnait dans ce lieu donnait l’impression que tous les éléments de ce magnifique décor étaient neufs. David, Vivi, Patrick et Jérôme s’approchaient du bureau de leur principal. Rares étaient les étudiants qui avaient eut l’occasion de fouler le sol du bureau de Hanjy. Autant ce dernier avait l’habitude de rendre visite à ses étudiants dans leurs salles de cours, autant ce douzième étage leur était inconnu. David frappa à la porte. Ils entrèrent. La grande baie vitrée baignait le bureau de lumière. Le ciel de la plage située derrière le Lycée était d’un bleu envoûtant. Aucun nuage ne venait filtrer les rayons du soleil. Derrière son bureau, assis sur un imposant fauteuil de cuir, Hanjy semblait en profonde discussion avec Meirim. Les murs de la salle étaient recouverts de tableaux représentant soit le lycée sous divers angles, soit les grands personnages de la vie d’Opale. On pouvait en apercevoir un de Floran Quendzidine, premier maire d’Opale. Un autre tableau, immense, était fixé à la droite du bureau d’Hanjy. Aucune inscription ne permettait de voir qui il représentait. Les quatre jeunes hommes passèrent sous un lustre gigantesque. Aucun mouvement. L’imposante apparence de cet assemblage d’ampoules et de chaînes de bronze semblait pourtant si légere de par son immobilité. En les voyant s’arrêter devant son bureau, Hanjy se retourna vers eux.

- Bonjour Chevaliers, salua Meirim.

Les quatre lui renvoyèrent un « Bonjour Maître » et tournèrent leur regard vers le directeur qui venait de saisir une télécommande dans l’un des tiroirs de son bureau. Un écran ornait le mur ouest de l’immense salle. La lumière se tamisa et Hanjy enfonça un bouton du petit rectangle de plastique qu’il tenait fébrilement. Une première image apparut à l’écran.

- Voici le dôme de l’Ile Noire, commença Hanjy.
- Vous pouvez y voir une fissure béante, continua Meirim en se rapprochant des quatre chevaliers, déjà absorbés par la situation. Ce matin, jaillit de cette fissure une immense sphère de ce que l’on appelle la Matière Noire. Elle percuta un bâtiment de surveillance du secteur D du Grand Protectorat.

Une nouvelle image, montrant une vue aérienne de l’île venait de faire son entrée sur l’écran lumineux.

- Ce bâtiment fut entièrement pulvérisé. Il n’en reste que le cratère, immense que vous voyez sur cette photo. Le dernier rapport de l’armée fait état d’un mort dans cette explosion, un colonel dont nous n’avons toujours pas retrouvé le corps. Il y apparaît également que cette sphère est due à un sursaut d’activité des Ténèbres sur l’Ile Noire. Jamais les mesures de fluctuation ne s’étaient emballées à un tel point. Le niveau d’alerte maximal nous a été confirmé par le général Ryle ce midi. Depuis, nous n’avons plus ni nouvelles ni relations de communication avec le Grand Protectorat. Il est fort possible que nous devions faire face à un réveil de l’Armée Noire. Si cette terrible nouvelle venait à se confirmer, c’est un cataclysme qui s’abattrait sur Tierra et ses habitants.

Les quatre chevaliers étaient soufflés par la nouvelle. Eux qui avaient fêtés le millénaire de la défaite de cette même armée devaient aujourd’hui faire face à son imminent réveil. L’écran s’éteignit et la luminosité se rétablit comme à l’initiale. Ils se retournèrent. Jamais ils n’avaient vu leur maître aussi inquiet. David se risqua à poser la première question.

- Matière Noire ? . ..
- La Matière Noire fut découverte il y a environ trois cent vingt ans. Pendant la grande guerre, les armées d’Armaggedon semblaient ne jamais souffrir de baisse d’effectif. Plus Opale et ses hommes éliminaient de soldats noirs, plus ils revenaient nombreux. Ne sachant pas pourquoi ils ne parvenaient pas à en éliminer autant qu’ils le voulaient, ils se contentèrent d’avancer vers l’Ile Noire, jusqu’à la victoire finale. On a découvert, il y a plus de trois cents ans donc, de gigantesques puits sur le sol de l’île. Après analyse, on s’est aperçu qu’il s’agissait d’une matière qui nous était inconnue. Les scientifiques qui l’étudièrent parvinrent à la conclusion, après moult expériences, qu’il s’agissait de la matière qui devait constituer les soldats noirs. Tous les écrits font en effet état d’ « êtres sans chair, sans peau, sans âme, avec pour seul et unique but, nous détruire. Chose étrange, ils ne semblent pas ressentir le moindre sentiment, ni même la douleur. Les détruire en devenait presque trop facile et décourageant.». Ces puits ne semblent également n’avoir aucune limite de capacité. On ne sait pas d’où provient cette Matière Noire, ni comment elle est produite. La seule chose dont nous sommes sûrs, c’est que l’Armée Noire possède des effectifs infinis. Jamais, à moins de trouver le moyen de détruire de tels puits, cette armée ne sera éradiquée, repondit rapidement Vivi.

- Comment est-ce que tu sais tout cela, lui demanda Hanjy.
- La Bibliothèque Nationale de Centra monsieur . ...

Hanjy s’en retourna vers son bureau et saisit une feuille. Il s’approcha des quatre chevaliers et prononça :

- Chevaliers d’Opale, voici votre mission. Vous devez vous rendre sur l’Ile du Grand Protectorat pour aider le général Ryle et ses hommes à contenir l’Armé Noire en attendant la réparation du dôme. Vous effectuerez cette mission en tant que Chevalier d’Opale, n’oubliez pas vos pendentifs.
- Malheureusement, continua Meirim, le Pandémonium est encore en réparation après les dommages qu’il avait subit lors de la dernière mission. Un itinéraire vous a été tracé pour vous rendre au Grand Protectorat.

Le Grand Sage sorti un rouleau de son manteau et le tendit à Vivi.

- Tiens mon garçon, prend soin de cette carte de Tierra. Votre itinéraire est le suivant.

L’écran s’alluma de nouveau et afficha un planisphère de la planète. Opale était située au centre d’un petit pays baptisée Centra, dans lequel apparaissait une autre ville, Munienne. D’Opale partait un long tracé rouge que l’on pouvait suivre jusqu’au Grand Protectorat.

- Vous commencerez par vous rendre en Ibéria, au sud d’Opale, en train. Une fois dans la capitale, Esdrid, vous changerez de gare et prendrez celui qui vous emmènera en Caloria au sud. Vous ferez escale à Marager puis à Troie. Ici vous attend un de nos relais sur place avec une voiture pour vous emmener en Amérigo, à Saola où vous prendrez le bateau pour le Grand Protectorat.
- On va devoir passer par Horizon sur le Grand Pont, dans ce cas, remarqua Jérôme, tout en observant avec attention le planisphère lumineux qui lui faisait face.
- Oui, vous avez l’autorisation d’y faire escale, intervint Hanjy, avant de continuer. Tâcher de ne pas oublier que cette nouvelle reste pour l’instant ultra secrète. Seul nous et l’Armée sommes au courant. Du moins, pour l’instant.

Hanjy semblait résigné. Patrick s’approcha.

- Ne vous en faites pas Monsieur. Nous irons au Grand Protectorat et réglerons cette affaire.
- Patrick, tu dirigeras cette opération. En cas de problème quelconque, vous avez carte blanche.

Les quatre chevaliers prirent congé et regagnèrent l’ascenseur.

- Ne vous en faites Hanjy, ils seront à la hauteur.
- Je l’espère, ils sont notre seule chance si jamais . .. Armaggedon . ..

*

elfeguerrier
elfeguerrier
Niveau 10
05 décembre 2004 à 21:36:19

aieuh! et j´ai tjrs pas lu le reste :ouch2: je vasi m´y mettre! demain la je vais faire ma guitare et pioncer...ah nan demain jepourrais p-e pas..bon mercredi au plus tard :-)))

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
14 décembre 2004 à 22:13:52

Chapitre 6 : Prémices d’un conflit

Le sol tremblait de plus belle. Les cratères entaillaient le sol de l’île les uns après les autres. Ryle courait aussi vite qu’il le pouvait. Traversant la plaine à vive allure, il voyait les soldats noirs s’abattre sur ses hommes, toujours aussi nombreux. Certains soldats de l’armée tierranne commençaient déjà à tomber. Des blessures plus ou moins graves mais qui diminuaient inexorablement les effectifs militaires en état de se battre. Exalté par sa victoire sur le Kerr, le général parvint enfin à rejoindre ses hommes, que l’offensive de l’Armée Noire avait poussée à se retrancher devant le siège de leur général. Seul le fait d’apparaître à leurs yeux suffit à ce dernier pour redonner espoir à ses hommes.

- Que les artilleurs arment les « Tempêtes de feu » sur le toit ! cria Ryle en fendant l’air de sa hache qui tournoyait dans les airs avant de s’abattre violemment sur les quelques soldats qui lui faisait face. Les cadavres noirs s’abattaient sur le sol. Ryle maniait son arme de sa seule main droite encore valide mais semblait s’épuiser à chaque coup qu’il portait. Il parvint néanmoins, essoufflé, à rejoindre son colonel devant la double porte du bâtiment.
- Mon général, vous êtes vivant !
- Oui, j’en ai bien l’impression, souria-t-il.

La bataille faisait toujours rage dans le Grand Domaine. Trois jeunes soldats se présentèrent devant le général. Les quelques canons qui étaient posés à même le sol commençaient déjà à cracher leurs puissantes vagues d’obus.

- Vous êtes artilleurs n’est-ce pas ?
- Oui mon général, répondirent les trois jeunes soldats en cœur.
- Bien. Dans ce cas, voici ce que vous allez faire. A l’intérieur du siège de l’armée se trouve une salle au troisième étage. Sur la porte figure un nom de code : « Tempête de Feu ». Elle est fermée à clef. Malheureusement, je n’ai pas pensé à les prendre avec moi, comme j’aurais dû. Vous devrez donc vous rendre dans mon bureau et ouvrir le coffre pour les récupérer. Une fois dans la salle « Tempête de Feu », vous aurez une cabine de verre au centre. Il s’agit en réalité d’un ascenseur. Entrez-y le code « Ecladunga » et il vous emmènera sur le toit. Là vous aurez trois énormes armes. Allumez le panneau de contrôle avec le même code et vous saurez comment faire fonctionner ces engins. Faites extrêmement attention. Prenez cette carte, vous en aurez besoin pour ouvrir le coffre de mon bureau.

Ryle tendit une carte magnétique aux trois soldats. Ces derniers saluèrent leur général et montèrent les marches vers les portes du bâtiment. Tout à coup, de violents cris se firent entendre dans le Grand Domaine. Ryle leva les yeux et aperçut, devant lui, ce qu’il craignait le plus. Quatre mètres de haut pour une dizaine de tonnes de poids, une mâchoire capable de broyer le plus résistant des métaux et une puissance dévastatrice. Deux gigantesques Tyrannosaures venaient de débarquer sur l’île. Terrifiants et belliqueux, les deux créatures n’inspiraient que terreur. Ils étaient accompagnés d’un être, qui n’était pas un soldat, mais qui dégageait une aura noire comme la nuit autour de lui. Il s’éleva dans les airs et se plaça devant les deux Tyrannosaures qui ne faisaient aucun mouvement. Les deux monstres semblaient être sous le contrôle de cet être maléfique. Une grande cape noire recouvrait le corps de l’individu. Seuls ses yeux, rouges et un N majuscule et manuscrit, qui apparaissait sur le diadème qui entourait son front étaient visibles. Il prononça d’une voix résonante :

- Pauvres humains, tremblez devant le réveil du Seigneur Armaggedon, rien de ce que vous pourrez tenter ne l’empêchera de reprendre ce qui lui fut pris. Même vos meilleures armes se retourneront contre vous. Goûtez donc à la puissance du Général Noir Saurya et à ses pouvoirs. Mes deux invités font se faire un plaisir de vous mettre en pièces vous et votre île.

*

Midi. Les deux aiguilles de l’horloge de la gare d’Opale étaient fixées sur le douze du cadran. Point culminant de cet ouvrage troll de deux cents ans, l’horloge dominait une gare gigantesque, la plus importante du continent. Seule les portes qui trônaient à l’entrée de l’édifice n’étaient plus d’origine et donnaient sur un hall dont le plafond, perché à plus d’une dizaine de mètres de haut était recouvert de vitraux qui laissaient le soleil inonder le gare de sa lumière. A cette heure-ci, le hall, ainsi que les quais étaient noirs de monde. Les quatre Chevaliers d’Opale fixèrent le tableau lumineux, cherchant des yeux lequel des cinquante-quatre quais accueillait le train qui devait les conduire à Esdrid.

- Quai numéro trente-sept, Esdrid, douze heures douze, parvint à lire Vivi.
- En effet, maintenant il faut trouver les escaliers qui mènent aux quais impairs, rétorqua Jérôme.
- Depuis le temps qu’on part en mission, tu n’arrives toujours pas à te souvenir de l’organisation de cette gare, sourit Patrick.
- Là-bas, s’écria Vivi, qui, visiblement excité par sa première mission, avait déjà pris de l’avance sur ses compagnons.

Les quatre chevaliers se dirigèrent vers le trente-septième quai de la gare. Sur place, le train était déjà prêt au départ. Les chevaliers cherchèrent alors un wagon de seconde classe et s’installèrent près des portes, sur deux banquettes de trois places chacune qui se faisaient face, sous les fenêtres du wagon. Bien que classique, le train observait néanmoins un certain luxe, avec des tapis de sols et des fauteuils complètement remis à neuf. Même le verre plastifié des fenêtres semblait lui aussi très récent.

- On voit que l’effet festival a également touché la gare, remarqua David en s’asseyant à côté de Jérôme.
- En plus de ça, ce train allant à Esdrid sur une ligne régulière, j’imagine qu’il a bénéficié des meilleurs soins, continua Vivi.
- Es-tu déjà allé à Esdrid ? demanda Jérôme à Vivi.
- Oui, mais il y a longtemps, avec mes parents, répondit le mage noir en baissant les yeux. Avec . .. ma mère et . ...
Le jeune garçon semblait ne pas vouloir finir sa phrase.
- Ton père ? se risqua Patrick.
Vivi secoua la tête la tête. Négatif. Les trois autres chevaliers se regardèrent et décidèrent finalement d’éviter ce visiblement sensible sujet de conversation. Le train démarra et quitta la gare.

*

La berline noire de Roberto s’arrêta devant le complexe hôtelier le Carla. Cet hôtel, le plus grand d’Opale accueillait toutes les délégations qui étaient venus à Opale pour le festival. Hanjy descendit de la voiture, accompagnés de Bruno. Les deux hommes entrèrent dans le hall de l’hôtel.

- La salle de réunion se trouve au fond, messieurs, les accueillit l’hôtesse.

Les deux hommes y entrèrent et y retrouvèrent tous les invités qu’avait accueillit Bruno.

- Bonjour, je me présente. Je m’appelle Hanjy et je suis le directeur du Lycée d’Opale. Si je vous ai demandé de vous réunir ici et très rapidement, c’est parce que nous venons d’apprendre une terrible nouvelle . ..

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
14 décembre 2004 à 22:14:22

- L’Armée Noire s’est réveillée n’est-ce pas ? coupa Parkko, en regardant Hanjy.
- Je . .. Comment le savez-vous ?
- Le Verlandier n’est pas un état comme les autres. Tout ce qui fait le Verlandier vit avec Tierra. Et un troll vieux comme moi vit avec le Verlandier. J’ai sentit la faiblesse de la Tour des Trolls. Une telle tragédie devait bien arriver un jour ou l’autre de toutes les manières.
- La situation ne semble guère vous déranger, et, avec tout le respect que je vous dois, vous faites parti de ceux qui devrait réagir les premiers et non pas de ceux qui devrait s’apitoyer sur leur sort, commença à s’énerver Hanjy.
- Je ne m’apitoie pas sur mon sort jeune homme. Je sais qu’il nous faut réagir mais l’heure n’est pas à la bataille. Je suppose que les Chevaliers d’Opale sont déjà partis pour le Grand Protectorat. Armaggedon veut d’abord anéantir le seul obstacle entre lui et Tierra. Nous avons encore du temps devant nous avant de mobiliser nos défenses. Sauf si . ...
- Sauf si quoi ?
- Sauf si je me trompe, sourit Parkko.
- Je pense que l’on ne devrait pas se baser sur de telles suppositions, Maitre Parkko, intervint Julia.
La jeune elfe passa devant Parkko et le fixa longuement. Les deux individus restèrent longuement silencieux. Seul l’intervention de Meirim qui pénétra dans la salle brisa cet oppressant silence.

- Je ne pense pas que ce soit le moment pour attiser les vieilles tensions entre vos deux peuples. C’est d’union dont nous avons besoin. Vous savez aussi bien que moi que nos Chevaliers d’Opale ne parviendront pas à refermer cette brèche dans le dôme de l’Ile Noire. Quatre d’entre eux sont partis pour le Grand Protectorat, pour aider l’armée à retenir nos ennemis. Cette intervention n’a pour unique but que de retenir suffisamment longtemps les forces maléfiques sur leur île pour vous permettre de regagner vos terres. Plus vite vous rejoindrez vos peuples, plus vite vous pourrez vous préparez au retour d’Armaggedon. Parkko a raison lorsqu’il dit que le sorcier veut d’abord détruire la Tour des Trolls, mais il se trompe en disant que nous avons le temps. Je suis le seul avec Hanjy à avoir vu les relevés des dernières fluctuations des ténèbres sur l’île. Jamais elles n’ont été aussi élevées. Il en faut de la puissance pour fissurer le dôme, vous ne croyez pas ? Ne perdez pas de temps à exprimer vos désaccords et rentrez chez vous. Préparez vos défenses. Nous sommes aux portes d’un terrible conflit duquel seul l’union nous sortira.
- Parlez-vous toujours avec autant de sagesse ? demanda Lino, la princesse Aqualys.
- Les Humains parlent mais ne savant pas se battre, annonça Razzalo, toujours aussi arrogant.
- Vous ne disiez pas la même chose lors du banquet, Razzalo, je me trompe ? nargua Lino avec un léger sourire aux coins des lèvres.

Hanjy dû intervenir.
- Meirim a raison. Retournez dans vos pays. Vous aurez le loisir de vous battre.

Parkko, Orga et Julia acquiescèrent et regagnèrent la porte de la salle. Seul Khlaine restait assis dans son fauteuil, songeur.
- A quoi pensez-vous, Maître Nain ? lui demanda Hanjy.
- Est-il vrai que vos chevaliers sont incapables de refermer cette brèche ? Dans ce cas, pourquoi les avoir envoyer là-bas, au lieu de les garder à Opale pour préparer les défenses de la ville ? D’autant plus que je suppose que ce sont de puissants chevaliers que vous avez choisi d’envoyer là-bas.
- Nous sommes conscients que l’Armée Noire va réussir à lancer ses forces sur Tierra. Meirim l’a dit tout à l’heure, ils ne feront que les contenir. Ils sont partis pour analyser l’état de la situation. Le Grand Protectorat sera certainement évacué.
- Nous n’aurons plus de défenses dans ce cas.
- La Tour des Trolls est toujours debout.
- Etes-vous sûr qu’elle le restera ?
- Je ne suis plus sûr de rien . ..

*

Les arbres défilaient à toute vitesse. Comme s’ils ne formaient qu’un seul et même amas verdâtre. Surplombés d’un ciel bleu azur, l’environnement donnait une impression de sérénité. Dans le wagon dont la vitre offrait ce saisissant spectacle, on attendait l’arrivée en gare d’Esdrid.
- La frontière n’est plus très loin, remarqua Patrick.
- Un passage très délicat lorsque l’on est seul, cette frontière, la faune y est très développée, continua Vivi.
- J’ai comme un mauvais pressentiment, remarqua Jérôme.

Vivi saisit le pendentif que lui avait confié Meirim à son départ d’Opale.
- Dire que tant de pouvoir est contenu dans une si petite chose . ..
- Meirim a dû t’expliquer à quoi servait ce pendentif, dit Patrick.
- Il l’a fait mais j’étais un peu perdu, je ne l’ai pas vraiment écouté.
Patrick sentit que Vivi avait besoin d’en savoir plus.
- Tu as certainement remarqué que le pendentif que tu portes est une pierre. Une Opale plus précisément. Tous Chevalier d’Opale est doté de pouvoirs qui lui sont propres. Chaque chevalier tire ses capacités de ce que l’on appelle une Force Elémentale. Il en existe sept Primaires et deux Secondaires, mais ça tu dois le savoir, non ?
- Feu, Tonnerre, Eau, Vent, Terre, Lumière et Ténèbres, ainsi que la Glace et le Poison.
- Exactement. Les sept forces primaires sont à l’origine des pouvoirs d’un chevalier. Dès son entrée au Lycée, le chevalier est poussé à bout pour permettre à ses pouvoirs de dévoiler sur laquelle de ces forces ils reposent. C’est ce que tu as dû endurer à ton entrée. Une fois sa pré-formation, dirons-nous, terminée, comme ce fut le cas pour toi récemment, son Opale lui est confié. Il s’agit de l’objet le plus important pour un Chevalier d’Opale. Tout ce qui fait de toi un chevalier est contenu dans cette pierre. Jamais il ne te faut la quitter. L’Opale d’un chevalier arbore une couleur symbolisant sa force élémentale. La tienne, par exemple, est verte. Tu es un Chevalier de Vent.

Vivi regarda à son tour les pendentifs de ses camarades. Jérôme avait une opale noire, donnant ses pouvoirs aux chevaliers des ténèbres, celle de David, marron, faisant de lui un chevalier de terre. Cependant, celle de Patrick n’était pas d’une couleur habituelle.

- Rouge pour le Feu, bleu, l’eau, jaune, le tonnerre, vert, le vent, marron, la terre, blanc, la lumière et noir pour les ténèbres, mais la tienne est grise . ..
- J’y viens. Tous chevalier est ainsi rendu maître de l’élément qu’il porte en lui. Tu maîtrises par exemple les forces du vent. David, lui, est capable de se servir de la puissance de la terre comme bon lui semble. Cependant, certains Chevaliers d’Opale se découvre le pouvoir de maîtriser toutes les forces élémentales. Evidemment, il ne les maîtrise pas aussi bien que ceux qui n’en possède qu’une seule mais ce pouvoir fait d’un tel chevalier un Chevalier d’Argent. J’en suis un, c’est pourquoi mon Opale est argentée.
- Je vois. Cette Opale me permet d’invoquer ma magie comme bon me semble.
- En quelque sorte. Elle réagit comme ton organisme. Un Chevalier d’Opale est plus résistant qu’un humain. Mais la fatigue du Chevalier fatigue son Opale. Nombreux sont ceux qui ont voulu en profiter et qui ont perdu leurs pouvoirs. Ne te pousse jamais au-delà de là ou tu ne pourra en revenir, Vivi.

Patrick conclut sa phrase alors que le train passait la frontière entre le Centra et l’Ibéria. Soudain, les freins crissèrent sur le métal des roues de l’engin. Puis une explosion à l’avant se fit entendre. Les Opales des chevaliers se mirent à briller.

- Qu’est-ce que ça veut dire ? s’inquiéta Vivi.
- Un danger. Nous sommes attaqués. Il faut que l’on rejoigne la locomotive, lui répondit David.

Les quatre Chevaliers se levèrent de leur fauteuil et avancèrent, aussi prudemment que possible. Mais les tremblements du train, qui tanguait de plus en plus violemment ne présageaient rien de bon. Vivi tourna la tête vers une fenêtre. Un œil gigantesque, au centre de la vitre le fixait, une pupille noire se dilata. La peur emplit le corps du jeune mage noir. Tétanisé, il vit une gueule béante s’abattre sur son wagon.

*

- Jamais nous ne tiendrons mon général ! !!
- Il le faut, les Tempêtes de Feu seront bientôt prêtes. Tenez bon ! !

La bataille faisait rage dans le Grand Domaine. Jamais un combat n’avait atteint une telle violence. Les corps des soldats volaient dans les airs. Les deux Tyrannosaures ne semblaient guère affectés par les tirs d’artillerie de l’armée tierranne. Ryle parvint à esquiver la charge de l’un des deux sauriens et roula à terre. Le reptile se retourna et lui faisait face. Une demi-douzaine de soldats vinrent au secours de leur général mais furent rapidement balayés par la puissante queue du tyrannosaure. Saurya admirait le spectacle, flottant dans les airs. Un sourire narquois aux lèvres, il savourait son succès. Les deux dinosaures déchaînés ne laisseraient bientôt plus que ruines sur l’île. Comme pour parachever son succès, il se décida à participer à la bataille. Surpris, les soldats humains ne purent que subir l’implacable puissance du Général Noir. D’une main, celui-ci lança une terrible déflagration qui carbonisa les malheureux et pulvérisa les quelques bâtiments restants qui avaient survécu aux acharnements carnassiers des deux sauriens. Rien ne semblait en mesure d’arrêter ce cauchemar. Ryle ne savait que faire. Les trois jeunes artilleurs partis plus tôt étaient leur seul espoir. Seul la puissance de ces mystérieuses Tempêtes de Feu pouvait mettre à mal les deux tyrannosaures. Ryle faisait maintenant face au terrible reptile. « Je vais mourir avant même de voir les Chevaliers d’Opale arriver » pensa-t-il. Le saurien ouvrit la gueule qui s’abattit sur Ryle. Le général ferma les yeux et lâcha sa hache. Résigné.

elfeguerrier
elfeguerrier
Niveau 10
14 décembre 2004 à 22:25:58

. .capelle... :snif: . ..

  • lit le texte et en ressort avec des yeux comme ça O_O *

bon va falloir lire....en plus j´ai tjrs ( et oui encore) pas lu le reste , paske j´avais pas d´internet pdt un court moment......
aie aie aie; je l´imprimeais en quittant tt a l´heure et je lirais ça ce soir! ce coup ci je le ferais!!!!

elfeguerrier
elfeguerrier
Niveau 10
15 décembre 2004 à 17:37:08

trop de mots! lol
c´est pas lisable en un coup!
mais c´est tjrs bien, j´aime ton style! hihi
j´ai passé un bon moment a ecrire et a relire la, j´ai pas trop envie de me coller les yeux sur l´ecran pour lire encore pdt une heure lol, alors je fait un e pause, mais, même si j´ai pas encore tout lu, je te dit: le suite ( quoique d´un autre coté ça va encore me faire plus a lire! :( lol)

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
24 décembre 2004 à 13:38:13

Chapitre 7 : Nouvelle Contrée

Les Portes d’Ibéria s’ouvrirent dans un silence de plomb. Toutes les délégations étaient réunies sur la Grand-Place d’Opale. Mais l’atmosphère qui y régnait n’était pas du tout la même que celle lors de l’ouverture du festival. La joie avait mué en tension. Hanjy et Cid avait accompagné leurs invités à la sortie de la ville.

- Je suis désolé pour vous que ce festival se termine de cette manière, s’excusa Cid.
- Ne vous en faites pas, nous reprendront lorsque la menace sera éradiquée, le rassura Julia.

Hanjy semblait perplexe.

- Que vous arrive-t-il Hanjy ? demanda Julia.
- Je suis inquiet pour les chevaliers . .. nous avons peut-être surestimé nos forces . .. Maître Khlaine a sans doute raison, nous aurions dû attendre . ..
- Je sais que vos chevaliers seront à la hauteur, ne vous découragez pas. Si vous, vous baissez les bras, que nous restera-t-il ? intervint Khlaine.
- Je ne me décourage pas mais je ne serais rassuré que lorsque tous les peuples de Tierra seront fins prêts.
- Sur ce, rejoignons nos contrées mes amis, lança majestueusement Parkko, comme pour conclure la page opalienne et entamer un nouveau chapitre de l’histoire de leur monde.

Tous passèrent les Portes d’Ibéria et prirent leurs routes.

*

Un choc terrible. Ryle subit une secousse si violente qu’il fut projeté sur le côté. « Ca y est, je suis mort », pensa-t-il. Une douleur atroce lui parcouru les côtes, pendant que l’énorme reptile plongeait sa gueule dans le sol. Allongé dans l’herbe, la présence oppressante du tyrannosaure le fit se relever immédiatement. Sans savoir ce qui venait de se passer, il courut vers sa hache, posée sur le sol. Le saurien ne pu suivre les mouvements du jeune général, qui, pour la première fois, semblait prendre le dessus sur son puissant adversaire. Néanmoins ; celui-ci fit volte-face et souleva sa patte gauche pour tenter d’écraser le jeune homme. Ryle plongea en avant, et, saisissant sa hache dans une roulade, parvint à se redresser et à faire face au dinosaure déchaîné. Derrière l’imposante masse du reptile, il pu apercevoir un autre soldat. Qui était-ce ? D’où sortait-il ? Les questions envahissaient la tête du général, qui du fermer les yeux l’espace d’une seconde pour pouvoir se reconcentrer sur le combat qu’il lui fallait maintenant livrer. Lorsqu’il les rouvrit, il vit le tyrannosaure saigner. Sa poitrine venait en effet d’être transpercée par une longue lance. Un manche en bois, terminé par une poignée dorée était fixement planté dans le saurien. La pointe, elle, n’apparaissait pas, du moins, pas à l’extérieur. Du sang coulait doucement le long du bois de l’arme longiligne. Le tyrannosaure était touché. Mais d’où venait cette lance ? Qui, ou quoi, pouvait avoir une force telle pour parvenir à percer la peau si épaisse d’un tel monstre, alors que même les balles de ses hommes ne faisait que ricocher que l’épaisse couche d’épiderme, véritable armure de l’animal ? Ryle entendit.

- Vous avez besoin d’aide, mon général ?

Une voix qu’il connaissait venait de résonner, là, à quelques pas de lui. Il tourna la tête et le vit, cet homme, une chaîne dorée autour du cou, le visage égratigné et les bras sanguinolents.

- F . .. Flipmode, c’est toi ?
- Moi aussi, ça m’a fait drôle, tu sais . ..
Mais la rage titanesque du dinosaure blessé écourta les retrouvailles des deux hommes qui se précipita sur eux. L’un à gauche et l’autre à droite, ils s’écartèrent vivement. Ryle parvint à reprendre un faible appui sur sa jambe droite pour repartir vers la bête. Serrant sa hache de toutes les forces que pouvait lui donner sa main droite, il asséna un terrible coup sur l’arrière de la patte du tyrannosaure. Un claquement sourd se fit entendre. Le saurien hurla de douleur et s’écroula sur le sol, abattu et hurlant. Ryle retomba sur le sol et réussi difficilement à garder l’équilibre, la fatigue le terrassait lentement. Flipmode le rattrapa et fixa le pied de l’animal. Surpris, il constata que Ryle venait de sectionner le tendon d’Achille de la bête, qui, par conséquent, ne pouvait plus tenir debout. Le tyrannosaure se débattait au sol. Impossible pour les deux jeunes soldats de s’en approcher. Ryle était bien trop épuisé et Flipmode était désarmé. Sa lance était encore plantée dans la poitrine du saurien. Sauvés semble-t-il.

- Vous allez me le payer, misérables humains . ..

Flipmode n’eut pas le temps de se retourner . ..

*

- Dépêches-toi, cours ! !!

Vivi venait d’éviter la mâchoire du monstre qui venait de se refermer sur lui par le seul secours que venait de lui apporter Patrick. Ce dernier venait, pour la première fois de dégainer, son épée. Une longue lame argentée partait d’une poignée de cuir marron sur laquelle était tressée une opale. Deux grands appendices ornaient les côtés de cette poignée, identiques et cuirés eux aussi. La lame mesurait aisément un mettre. Vivi se remémora que Patrick portait en effet un long fourreau dans son dos et qu’une telle lame pouvait y entrer. Deux tranchants brillaient. La bête, aussi immense soit-elle, était éborgnée. Dans un violent accès de témérité, le jeune Chevalier d’Argent enfonça le mètre de métal de sa lame dans l’œil du monstre lorsque celui arracha la toiture, plus résistante que prévu, du wagon. Si ce train n’avait pas été remis à neuf, le monstre aurait englouti la façade en une seule fois et il ne serait plus. Vivi frissonna à cette idée. Patrick le prit par le bras et le releva. Ils coururent tous deux vers la porte du wagon qui les menait à l’arrière. Derrière eux, une patte à l’épiderme reptilien, d’un vert foncé, venait d’écraser ce qui restait du wagon.

- Sert-toi de ta magie Vivi. C’est un reptile, enfin, j’en ai bien l’impression . ..

Les reptiles et autres sauriens étaient réputés pour leur puissance mais surtout pour leur sainte horreur de la glace. Au mot « reptile », Vivi fit immédiatement le rapprochement. Il s’arrêta devant la porte du second wagon que lui et Patrick venaient d’atteindre et se concentra. Patick compris ce que Vivi s’apprêtait à faire. Le jeune mage noir leva sa canne en direction du reptile, dont, pour la première fois, on pouvait le nommer. Une Salamandre Géante attaquait le train des Chevaliers d’Opale. Affamée, elle se précipitait vers les deux garçons aussi vite que le métal du train la ralentissait. Une aura blanche entoura Vivi, les yeux fermés, il invoqua :

- Glacier !

Rouvrant les yeux, son aura se concentra au bout de sa canne et forma une boule glaciale avant de se lancer en direction du lézard. Patrick parti en même temps. Fulgurant. Un nuage de glace compressa la salamandre qui grogna de douleur et tourna la tête sur sa gauche. Au même moment, Patrick prit appui sur le dos du fauteuil devant lui et se projeta violemment en avant. Sa lame longeait son corps. A hauteur de la bête, il leva son épée et trancha la face droite du visage reptilien. Le sang gicla et la douleur frappa. La salamandre décida, blessée, de fuir et sorti du wagon en grimpant sur le toit, qui pliait sous le poids de la bête. Elle n’apparaissait plus. L’enchaînement que venait de réaliser les deux chevaliers emplit Vivi de fierté.

- Patrick ! ! Elle approche ! !

Jérôme et David étaient eux aussi sur le toit. Patrick les rejoignit. Le reptile était blessé mais vivant. Il revenait à la charge. L’Opale de David brilla. Le puissant jeune homme se précipita vers le lézard et sauta. La salamandre se hissa sur ses deux pattes postérieures et tenta de happer David au vol. Mais celui-ci esquiva les canines de justesse et retomba sur l’échine de la bête. Il leva sa hache des deux mains, en l’air. Dans un cri de rage, il enfonça aussi violemment que possible le tranchant de son arme dans le crâne de l’animal. La boîte crânienne du reptile explosa sous le coup. La moitié de l’imposante envergure de la lame avait pénétré la tête de la salamandre. Cette dernière ne pu pousser un quelconque grognement. Elle s’écroula sur le wagon, inerte, sanguinolente. David retira sa lame. Une inscription, le nom, sur ce tranchant laissa couler les stigmates du combat. « Adamenkhelone ». Les chevaliers avaient vaincu. Le silence avait repris le dessus au milieu du massif de Bratanke, frontière entre le Centra et l’Ibéria. Vivi se hissa sur le wagon à son tour. Son opale ne scintillait plus. Preuve que le monstre était bel et bien mort. Il se rapprocha des trois chevaliers :

- Je suis désolé, j’aurais dû réagir plus tôt. Si tu n’avais pas été là pour frapper cette salamandre, je serais mort.
- Et si tu n’avais pas été là pour lancer ton sort de glace, je n’aurais pas pu l’attaquer.
- Il est vrai que tu aurais dû réagir plus rapidement, mais le fait que tu t’en rendes compte ne peut être que bénéfique. C’est ta première mission. Si nous somme avec toi, c’est aussi pour palier à ce genre de difficultés, rassura David, en descendant du cadavre du reptile qu’il venait d’abattre.

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