Comme ça, en passant, et parce que ça m´a fait chier de pas avoir le temps d´écrire mon texte pour le sujet éponyme du concours.
Enjoy, or not.
“Now from darkness, there springs light
Wall of Sleep is cold and bright
Wall of Sleep is lying broken
Sun shines in, you are awoken”
- Black Sabbath – Behind the Wall of Sleep -
Les coureurs l’appellent le mur. Dans un marathon, ou tout autre course d’endurance qui implique de courir une longue distance pendant un temps conséquent, le mur peut être considéré comme le point critique du coureur. C’est, en gros, le moment ou la douleur musculaire cesse d’être localisée à des points précis – hanches, jambes, bras – pour devenir la seule et unique chose dont le coureur ait conscience. Une douleur jusqu’ici à peine supportable, retenue avec difficulté aux limites du corps par une volonté de fer et un mental inébranlable, qui se transforme en un océan de souffrance qui vous submerge en moins d’une seconde, vous laissant humainement impuissant. Les pointes de douleur ressenties jusqu’alors devenant merveilleusement séduisantes. Le mur marque, pour beaucoup de coureurs, la fin brutale de l’épreuve. Même si certains arrivent à dépasser leur mur, le corps devient alors véritablement en danger, une course prolongée se soldant parfois, dans les pires des cas, par la mort.
Mais le mur peut bel et bien être surmonté. Si peu y arrivent, c’est que d’une part, peu courent suffisamment longtemps pour parvenir à ce point et que, d’autre part, la plupart de ceux qui y parviennent sont terrassés par ce mur. On ne l’appelle d’ailleurs pas « mur » pour rien ; la sensation, brutale et inattendue, revient à se prendre de plein fouet un mur de brique, à une vitesse moyenne de 8 km/h. Saignements de nez, accélération critique du rythme cardiaque et cérébral, perte des sensations aux extrémités, coagulation du sang dans certaines parties du corps, voire, parfois, oedème cérébral foudroyant ; on lui reconnaîtra au moins ça, le mur ne plaisante pas.
On situe, en moyenne, l’apparition du mur à 30 kilomètres de course. Ça peut être plus, ça peut être moins, mais, immanquablement, tout le monde a un mur.
J’ai depuis peu dépassé le seuil des 1150 kilomètres, à une vitesse moyenne de 11,2 km/h. Je n’ai toujours pas atteint le mur.
Mes muscles ne sont que des poches gonflées à l’extrême, remplies de lave en fusion. Mes jambes sont deux automates sur lesquels toute tentative de contrôle est désormais superflue. Mes bras sont deux métronomes perdus dans leur mesure comme mes yeux sont perdus sur le paysage. Mon cerveau, voilà qui est le plus intéressant. Le simple fait que je m’en rende compte, d’une part, est prodigieux. D’autre part, le fait que cent deux heures non-stop de course pure n’aient que peu altéré mes fonctions cérébrales et vitales relève sans doute aussi du miracle. Sans vraiment le vouloir, sans processus de décision volontaire et réfléchie, mes neurones analysent les informations qui courent le long de mon nerf optique comme celles qui lui sont relayées par les autoroutes de synapses qui s’entortillent dans mon corps.
J’ai ainsi conscience de la perte d’informations visuelles ; sur les côtés de mon champ de vision, les couleurs ont tendance à s’estomper dans une bouillie gris pâle. Au centre, là où la route de campagne a depuis peu cédé la place à une forêt dense et touffue, les choses ondulent comme sous l’effet d’une intense chaleur. Curieusement, la seule chose dont j’ai une conscience aiguisée, ce sont les dizaines de traces de piqûres, qui parsèment mes avant-bras comme autant de tâches de rousseur.
Le traitement mémoriel et sensitif des stimuli visuels étant ce qu’il est, et mes avant-bras passant dans mon champ de vision chaque demi-seconde, mes pensées me ramènent souvent à ce que j’ai pris coutume d’appeler le Point Zéro, adoptant les expressions austères des scientifiques du Complexe. Au lieu des traces d’injections, j’ai revu souvent, au cours de ces cent deux dernières heures, les injections elles-mêmes, réalisées par une tripotée de silhouettes en épaisse combinaison blanche stérile. Comme si je représentais un danger. Force m’est aujourd’hui d’admettre que le produit qui coule dans mes veines, ayant remplacé 63% de mon plasma sanguin, est sans doute loin d’être inoffensif.
Les informations les plus intéressantes, d’un point de vue à la fois strictement scientifique et profondément humain, sont pourtant bel et bien les implications de la Substance sur mon organisme. D’abord, je cours depuis six mille cent vingt minutes. Je ne sais plus exactement de combien est le record du monde, mais je l’ai tout simplement pulvérisé. J’étais parti avec cinq litres d’eau, et je n’en ai plus eu au bout de quarante-sept heures. J’ai pourtant couru les cinquante-cinq heures suivantes. Complètement déshydraté, mais je les ai courues. La fatigue est également un point intéressant de l’ensemble. Elle m’a frappé au bout de seulement douze heures, avec une force que je n’aurais pas cru possible après les mois d’entraînement au Complexe. C’est, je crois, le seul moment où j’ai vraiment dû lutter avec moi-même pour continuer à courir. J’avais mal, j’étais en pleurs, j’avais du mal à aligner correctement mes deux pieds, si bien que j’ai failli renoncer. Et ce n’était même pas le mur.
J’avais un lecteur mp3 avec moi, que j’ai jeté approximativement à la sortie du Nevada, quand sa batterie m’a lâché. Depuis, un sifflement sourd hante mes conduits auditifs, et seul le bruit horriblement répétitif de mes pas sur le sol me prouve que je ne suis pas devenu sourd.
Et puis, soudain, alors qu’une route boueuse croise mon chemin au moment ou un bip émane de mon bracelet, me signalant l’entrée dans ma cent troisième heure de course, je heurte mon mur.
« Heurter » est un terme qui ne pourra jamais traduire avec exactitude l’intensité de ma rencontre avec mon point critique. C’est un peu comme si je venais de croiser la trajectoire d’une pluie de météorites, toutes lancées à plusieurs millions de kilomètres par seconde, et qu’elles m’avaient percuté une à une.
La douleur est insoutenable ; elle se répand en moi, puis me submerge, me noie, mais ne disparaît pas. Et elle grandit, encore et encore. J’ouvre la bouche sur un début de hurlement, mais seul en sort un miaulement rauque. Je crois que j’ai chopé un rhume.
Tout, absolument tout en moi me crie, me supplie d’arrêter. De mes arcades nasales qui explosent en laissant couler un sang anormalement léger, jusqu’aux réseaux des membranes intercellulaires de mon cerveau qui commencent à se gorger de liquide, tout me conjure d’abandonner là cette folle entreprise.
Et pourtant, mes jambes, tisons ardents qui ne me supportent plus qu’avec la plus extrême des difficultés, continuent de se mouvoir. La douleur suit le mouvement, ondulant, s’insinuant partout où elle ne l’a pas encore fait, augmentant d’intensité là où elle est déjà présente.
Et puis je le vois. Je vois le mur. Non pas métaphoriquement, pas dans ma tête, là, sur le chemin. Il se dresse devant moi. Mon mur. Cent trois heures ininterrompues de douces souffrances s’achevant en un crescendo diabolique pour enfin te trouver. Tu te seras fait désirer.
J’ai conscience que ce n’est pas un mur à proprement parler. Devant moi, quelques mètres me séparent d’une espèce de distorsion dans le champ visuel de perception de la réalité. La dizaine de mètres qui part de mes pieds est brouillée, floue, distordue ; plus loin, tout est calme, paisible, et m’invite à rejoindre cette portion de la route. La douleur, elle, m’incite à en rester là.
Dix mètres. Je peux le faire. C’est là que ça devient vraiment intéressant. Je dois le faire.
Huit mètres. Je ne respire plus. Ma gorge est bloquée, ma glotte aussi immobile qu’une stalactite inutile. L’air entre dans ma bouche mais ne va pas plus loin.
Cinq mètres. Mes poumons cognent contre mes côtes. Littéralement. Je sens, avec cette perception inédite de mon propre corps qu’induit la Substance, que la membrane du gauche s’est déchirée.
Deux mètres. Je tends le bras, je peux presque le toucher.
Un mètre. Je peux le toucher. Son contact est doux et apaisant, et aspire toute sensation de douleur hors de ma main tendue. Dans un dernier sursaut, commandant à mes membres un dernier effort, poussant un dernier cri, je franchis le mur.
L’absence de douleur est bien plus déstabilisante que la douleur elle-même, dans le sens où cette dernière est attendue dès le début de la course. Dès que j’ai franchi le mur, je ne sens plus rien. Plus la moindre trace de souffrance. Je n’ai plus soif, je ne suis plus fatigué. Plus essoufflé. Plus voûté. Un homme neuf.
Prudemment, les yeux rivés sur mon bracelet, j’accélère la cadence. Douze kilomètres/heure. Treize. Quinze. Vingt. Vingt-sept. Trente-deux. En une trentaine de secondes, je dépasse la limitation de vitesse en agglomération. Mon rythme cardiaque, selon le bracelet, est à un tranquille 90 bpm. Quoique, après cent trois heures, ce chiffre soit tout bonnement miraculeux. J’étends les bras, les sentant comme neufs, et pousse un long cri triomphal. Même ma voix est revenue. Claire, limpide.
J’accélère.
A cent onze kilomètres par heure se produit le changement. D’un coup, mon champ de vision est empli de deux gigantesques yeux marron et translucides. Emerveillé et terrifié à la fois, je comprends que ce sont mes yeux quand ils s’écarquillent de surprise. Je ne vois plus par eux, je vois à travers eux. Puis, pendant deux secondes, je traverse l’intérieur de mon cerveau, de l’avant vers l’arrière, du pôle frontal au pôle occipital. En moins de dix respirations, je suis sorti de mon corps. Après, je ne respire plus.
Mon corps continue à courir, tandis que mon âme, ravie, l’observe, tout en le suivant par l’espèce de cordon ombilical immatériel qui le relie à lui. J’ai réussi. Ce que dont d’hommes et femmes avant moi avaient rêvé, ce que les scientifiques du complexes n’avaient même pas envisagé, je l’ai fait. L’âme existe, je viens de le prouver. Et je suis en train de le savourer. Un monde entièrement nouveau s’ouvre à moi.
J’entends les oiseaux et les animaux, et je les comprends. Ils me voient, m’observent.
Inquiétude. Inhabituel. Amusant. Effrayant. Nouveau. Humain. Pas humain.
L’assaut de pensées primitives me parvient, et je tente d’y répondre d’un « bonjour » poli.
Communique ! Communique ! Vivant !
D’amusées, les pensées deviennent inquiètes, puis de nouveau amusées, pour finir simplement curieuses. Si seulement je pouvais les rejoindre, m’écarter momentanément de mon corps…
Je tends deux bras devant moi ; ils sont d’un bleu azur légèrement transparent. En me concentrant, j’aperçois le chemin de terre qui défile sous eux, à une vitesse grisante. En me concentrant d’avantage, je perçois mes nerfs, mes muscles, mes veines. Même les atomes de la Substance, qui se sont lancé dans un gracieux ballet avec mes globules blancs.
Je remue mes doigts avec délectation, puis m’empare du cordon ombilical, et tire dessus d’un coup sec. A l’endroit où il disparaît dans mon corps physique, il se rompt. Au même moment, la digue qui maintenait toutes mes sensations dans mon agrégat de cellules se rompt dans mon âme, la submergeant. Je porte des mains qui n’existent pas vraiment à une tête qu’assaillent doute, douleur, surprise et peur, et tombe à genoux.
A quatre genoux.
Devant moi, mon corps s’effondre sur le chemin, à environ 120 km/h. Ses genoux – mes genoux – creusent un profond sillon dans le sol, avant que mon corps ne roule sur lui-même, encore et encore. Mon bras droit est arraché par une racine, et je pousse un cri, bien que ne ressentant pas la moindre douleur physique. Emotionnellement, en revanche, je suis un chaudron en ébullition dans lequel on a jeté les émotions humaines les plus négatives.
Je sens, trois kilomètres plus loin, mon corps être stoppé net par un arbre, qui brise ma colonne vertébrale en deux endroits distincts, les deux ne me laissant aucune illusion sur mes chances de remarcher un jour. J’éclate en sanglots, mais aucune larme ne coule sur mes joues immatérielles.
« J’y comprends vraiment que dalle. »
Le policier souligne sa remarque d’un perplexe grattement de tête. Ses yeux vont de mon corps déchiqueté à mon bras, qu’on a ramené là, en passant par le sillon que j’ai creusé sur quatre kilomètres.
« Vraiment, j’y comprends que dalle.
- Laisse ça au labo, et viens m’aider à l’embarquer, lui rétorque un collègue en attrapant le bas du sac noir dans lequel ils m’ont emballé. Il a dû être traîné par une bande de cinglés en bagnole, voilà tout. »
L’air toujours aussi circonspect, le premier agent vient me soulever les épaules. Il frôle mon corps immatériel en passant, et je renonce à tenter une nouvelle fois d’attirer son attention. Je m’y suis escrimé les deux dernières heures, et rien n’y a fait. Seuls une poignée d’animaux ont conscience de ma présence, et leurs pensées ne sont plus que curiosité.
Le policier referme les portes de son fourgon tandis que son collègue s’installe au volant, puis se tourne vers la forêt. Ses yeux sont plantés dans les miens.
« Je suis là, fais-je d’une petite voix. Juste devant vous. S’il vous plaît ? »
Il se gratte de nouveau la tête, laisse échappé un « bah » qui marque pour lui la fin de l’histoire, et grimpe dans le véhicule au moment où la pluie se met à tomber. Elle ne me touche pas.
Le visage neutre, je regarde le fourgon s’éloigner. A mon tour, je m’éloigne, gagnant le sanctuaire des animaux, répondant à leurs interrogations limitées et redondantes. Un éclair zèbre le ciel, illuminant, plus loin sur la piste, un pan de la réalité qui semble miroiter légèrement. Il y a quelque chose à son sommet.
Dieu est assis sur mon mur, et me regarde. Je n’arrive pas à voir s’il pleure ou s’il sourit.
Qu’importe ?
Très bon
j´apprécie pleinement ton style de texte. Tu as parfois de longues phrases, mais tu sais utiliser les phrases courtes lorsque le ryhtme s´accélère
Bref la forme est très plaisante
Pour le fond, j´ai aussi assez apprécié. Du moins le début, avec cette petite introduction (je l´espère réelle, je ne suis pas un grand sportif), pour finalement arriver à ta propre expérience
Bon après j´ai un peu décroché au moment où tu passes ton propre mur et que tu accélère à 120km/h (la science-fiction ne me dérange pas, tant qu´elle reste un tant soit peu réaliste)
Enfin la chute ceci dit est vraiment très bien. Le coup des policiers souvent dans l´incompréhension face aux mystères des cadavres est bien vu.
Bon peut-être un peu avancé de nous sortir encore une fois le coup de l´âme qui s´envole (oui il me semble que c´est connu comme procédé pour décrire la mort de son héros à la première personne)
Enfin le texte est assez captivant et j´ai bien aimé ce côté "dépassement physique par la volonté", bref ce que tous les sportifs doivent faire un jour. En quelque sorte, ce sont presque des guerriers.
Sinon ton style me fait presque penser à du Werber
Fantastique. Quelle maturité dans l´écriture! Tu es un auteur accompli; plus une once d´amateurisme. Si on me disait que King a écrit ça, je n´en douterais pas un seul instant.
J´adore ce fantastique absurde, cette vision fugitive d´un monde tordu... Ca rappelle évidemment "marche ou crève", mais en mieux, beaucoup mieux.
Ce que j´ai pas aimé dans ce bouquin, c´est sa longeur, sa langeur, sa lenteur... Ses personnages sont creux, vides, prévisibles, clichés. King a fait un roman d´une nouvelle: la tienne. Tu as fait ce qu´aurait du etre "marche ou crève", voilà ce dont j´ai l´impression!
( bon le trip avec l´ame qui ressort du corps c´est ton idée etc, mais la "première partie" a cette ambiance qui ressort des premières pages du roman )
Bon j´arrete la comparaison, parce que je ne peux même pas dire que tu t´es inspiré de marche ou crève: ce serait débile. Tu as juste la même germe d´idée, et tu as fait ta propre histoire, ta propre atmosphère, que je ne saurais décrire. Je ne m´appelle pas Carnavale, et ca me fait chier!
Que dire... Tu maitrises l´art de la nouvelle, et c´est quelque chose qui n´est pas donné a tout le monde. Tu sais etre condensé, tu sais amener ton lecteur a se poser des questions, a etre frustré, a prendre plaisir de cette frustration! On veut en savoir plus, on n´en saura jamais plus: vision éphémère d´une situation impossible étirée dans les extrêmes. Tu maitrises l´ambiance, la narration, pas de maladresses ( oh, juste un ptit truc : "et seul le bruit horriblement répétitif de mes pas sur le sol me prouve que je ne suis pas devenu sourd. " j´enlèverais le "horriblement", ca ne colle pas a ce ton platonique, lucide, de ton héros. Même quand il fait voir sa douleur, on a l´impression d´un calme résolu. Là ca colle pas, j´sais po, caprice ), pas d´errances. Tu as un sujet, tu ne t´en écartes pas ( bon le trip avec dieu est un peu zarb, mais bon ).
Rho j´sais pas quoi dire. Fais toi éditer et nous emmerde plus ![]()
"Sinon ton style me fait presque penser à du Werber"
QUOI
Mais c´est carrément plus intense que du Werber nomdidiou, carrément moins creux! C´est du King, je le jure, du bon King, celui de minuit 4 ![]()
je n´ai lu aucun livre de Stephen King, donc bon...
J´ai pas lu "marche ou créve" et j´ai pas trouvé de véritable ressemblance avec certains textes de King (pour le peu que j´en ai lu) mais pour le reste, je plussoie Amir. Histoire originale, monde étrange, inquiétant, iréel, on a l´impression de ne pas être dans notre univers normal, mais dans celui, parralléle, d´une OutreTerre ou tout est possible. EN ce sens, ça m´a fait penser au Dieu Mouche.
Aprés, le style est bon, clair, net, stylisé, sans bavure, et en évitant les éternels effets de styles et paraghraphe d´ambiance par lequel doit passer encore beaucoup d´entre nous (moi notamment).
Bref, bravo, et c´est ce que t´as fait de mieux. Continue, Blaine le Mono ![]()
Brillamment écrit et parfaitement maîtrisé. Il y a un contraste entre certains points de l´histoire qui semblent un peu fantaisistes et la narration presque "clinique" qui accentue le réalisme à l´envie, jusqu´à atténuer lesdits points. C´est un joli tour de passe passe.^^
Well done ! ![]()
Wow, merci^^ Ca fait plaisir, content que ça vous ait plu
Orkin
oui, la première partie est vraie, le mur existe vraiment, mes explications du phénomènes sont, je l´espère, très proches de la réalité. Le coup des 30 km tout ça, ainsi que certains des effets sont tout à fait exacts aussi.
Pour ce qui est de l´autre partie, c´est pas tant sa mort que je cherchais à symboliser par l´apparition de l´âme, j´essayais de trouver une idée de ce qui se passe quand on se dépasse vraiment, comme il est impossible normalement de le faire. En tout cas, content que cet aspect du texte t´ait plu.
Amir
Ton commentaire me fait immensément plaisir, surtout la comparaison à King^^ Ceci dit, je saurais me prononcer sur d´éventuelles similitudes avec marche ou crève, puisque comme je te l´ai dit, c´est un des rares du King que je n´ai pas lu.
Pour le "horriblement", tu as tout à fait raison, honte à moi.
Sanphi
Merci ![]()
Fallait bien que j´en zappe un, pardon Neg. Merci aussi, je vais tâcher de continuer ainsi (mais Blaine toi même, ceci dit).
![]()
Bon euuh je termine ces satanées maths et je lis ![]()
Rien à ajouter (étonnant, non ?
) Ravie de te retrouver, je me rends vraiment compte après avoir lu cette nouvelle combien tes récits m´ont manqué
Ca fait des années que je répète que ton écriture me rappelle King, je suis contente aussi de ne plus être la seule à le dire ![]()
Bref, je dois toujours chercher quoi dire sur tes textes, à part que c´est excellent et que j´adore
je laisse donc aux autres le soin de commenter réellement celui-ci (ce qui est déjà bien parti ).
Arf moi je suis trop naze, j´ai jamais lu de King, j´ai peu de références dans le genre, je peux pas m´appuyer sur mes connaissances littéraires, je suis un misérable...
Mais par contre, je peux dire ce que je pense. Et ce que je pense, c´est que tu as un style parfait. Le genre de style qui allie avec une perfection si fine qu´on dirait que c´est toi qui a inventé ce théorème les deux styles prépondérants d´écriture (qui s´opposent par ailleurs sur le topic/débat de Yohan), c´est à dire l´écriture réaliste, puissante, claire et nette, que tout le monde comprend et qui fait apprendre tant de choses, et l´écriture poétique, rêveuse, psychédélique, qui en appelle aux sentiments, qui oblige le lecteur à se creuser la tête, à chercher, et donc à rêver lui aussi. Moi sur l´autre topic je dis être friand des gens qui arrivent à allier les deux styles... Mais vertuchoux c´est exactement ce que tu fais !
Un style tout simplement parfait vraiment j´ai rien à dire. C´est tellement clair, tellement limpide, qu´on se sentirait presque fier de tout comprendre tout en sachant qu´en plus le fond du texte est recherché et complexe et qui, s´il était caché derrière un style fumeux serait incompréhensible pour la moitié des gens de ce forum. Mais là non. On lit et comprend tout, et on se laisse glisser sur les phrases avec une facilité tellement grande qu´elle pourrait t´être reprochée.
Et c´est là que survient la parade ! Car cette enveloppe si fine et si parfaite cache un fond vraiment concentré et explosif. J´ai pas trop envie de m´attarder dessus parce que bon je pense pas non plus qu´à travers ce texte t´essaie de transmettre une morale hautement philosophique, mais c´est réellement passionnant et accrocheur comme idée. On est partagé entre l´incompréhension et le désir d´en savoir plus, de savoir le pourquoi du comment, le tout agrémenté par un grand nombre de termes et d´expressions scientifiques qui donnent une structure inébranlable au début du texte.
Et la chute... C´est exactement ce que j´adore. Passer de quelque chose d´intelligent, de profond et de mystérieux à l´expression ahurie d´un flic, c´est un humour que j´adore énormément (à la Gotlib un peu ^^ ah ouais j´ai des références en BD moi faut pas croire). Lorsque l´on a fini de lire, on est partagé entre la rêverie encore en marche en nous et la satisfaction d´avoir lu quelque chose d´instructif, de fort et de didactique, dont la lecture nous apportera quelque chose dans notre vie quotidienne. En tous cas, quand je courrai et serait à peu près dans la même situation insupportable que ton héros, je n´aurai plus l´esprit en léthargie uniquement habité par l´obsession d´être enfin au repos, d´être enfin vivant. Non, je penserai au mur.
Surkiff total (fallait bien le caser c´ui là...). ![]()
Ptit commentaire, je rassure, j´ai lu le texte avant dans l´aprem, juste que flem et autre chose a faire pour le com´. La je le fais quand même mon com´ sinon je vais oublier.
Donc ... pour la comparaison à king, j´aurais du mal, vu que j´en ai lu que deux : le premier tome de la tour sombre que j´ai (non ne me tuez pas) pas aimé beaucoup (a part vers la fin
) et un autre ... les yeux du dragon ou un truc du style, que j´avais bien aimé par contre.
Enfin bon, fini monsieur king, parlons du hobbit joufflu.
Bha, c´est très bien tout ça ma foi.
Pas trop long, pas trop court, c´est bien, surtout pratique pour les gens qui ont pas énorme de temps et qui veulent faire une chtite pause.
Sinon, bien écrit etc. mais bon, j´en rajoute pas, ça fait rabachage après.
Sinon, pas vu de faute (contrairement a blanc comme la nuit
mais chuuut).
Bon, bha j´m´arrête la, j´m´excuse pour les éventuelles fautes d´ortho dans mon message, j´ai des excuses (j´y vois plus très clair notemment
)
Merci bande de fous
(et la folle au-dessus de Mutako, tu m´avais manqué).
Bon, mine de rien c´est dur de répondre un truc constructif après des commentaires pareils, z´êtes chiants quoi^^
Merci encore ![]()
Copiteur de titre de AshNruins. ![]()
Ou de Sartre? ![]()
J´ai trouvé ça très bon (même si l´avis de Wiza_Gab ne vaut rien pour Epitaph mais bon lol), la narration est vraiment fluide et la fin est superbe. ![]()
Ben voilà, tout le monde a posté des bons commentaires ! Il ne me reste plus qu´à dire que c´est génial
Ton style est superbe et tu as un réél talent ! Bonne continuation dans l´écriture.
Wiza, je troue ton avis un peu trop expérimental
Merci de ta lecture^^
Et merci à toi aussi, Lubu ![]()
Youp!