Je rajoute une petite couche vis à vis de ton fameux mot pour en démontrer la stupidité
Le terme est d'un usage courant dans le langage politique, dans tous les partis, pour critiquer les orientations d'une politique : en septembre 2007, Ségolène Royal a ainsi accusé Nicolas Sarkozy de mener une politique « ultralibérale »[14]. A l'inverse, Nicolas Sarkozy a déclaré en conseil des ministres qu'il entendait mener sa politique industrielle « sans se laisser impressionner par les ultra-libéraux », d'après le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez[15]. Marie-George Buffet considére que le Medef propose un « programme économique et social ultra-libéral »[16] tandis que, pour le Parti Socialiste, le programme de François Bayrou est « centré sur l'ultra-libéralisme »[17]. À l’automne 2005, Alain Soral rejoint le Front national qu’il définit alors « comme étant le seul parti qui lutte efficacement contre la déferlante capitaliste et ultralibérale[18] ». Pour d'autres encore, une partie du PS est ultra-libéral[19].
Il n'y a donc pas d'unanimité dans le discours politique pour situer l'ultra-libéralisme. Lors du référendum européen de 2005, la lutte contre l'ultralibéralisme a été revendiquée par les partisans du oui et du non : selon François Bayrou, l'ultra-libéralisme du Traité établissant une Constitution pour l'Europe a été l'une des causes de la victoire du non au référendum français de 2005[20]. A l'inverse, Ernest-Antoine Seillière, président du MEDEF, estime que le texte de la constitution se distinguait de l'ultra-libéralisme, qui « ne se préoccupe guère que de progrès économique et de compétitivité et n'a pas le même degré d'attention et de réglementation en ce qui concerne les transferts pour la solidarité »[21]. Pour Jean-Marie Le Pen, Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal ou François Bayrou se sont fait les partisans de l'ultra-libéralisme en appelant à voter oui au référendum[22].
L'emploi du terme est également courant au sein du courant altermondialiste. L'association Minga, partisane du commerce équitable, plaide pour une « démarche alternative au commerce ultralibéral[23] ». L'organisation ATTAC a qualifié la directive Bolkestein de « projet ultra-libéral[24] ». Quant à José Bové, il affirmait en 1999 : « Ces dernières années, la société a retrouvé le goût de la lutte et de la résistance active contre l’horreur ultralibérale[25] ».