L´opinion publique européenne est majoritairement favorable à une légalisation de l´euthanasie, pourtant seuls les gouvernements des Pays-Bas et la Belgique ont décidé de légiférer sur ce sujet, les autres pays essayent tranquillement d´éviter le sujet, malgré le succès de plus en plus grandissant d´association comme l´ADMD, l´Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité. Pourtant elle se pratique dans tous les pays riches, clandestine et presque honteuse.
Tout d´abord, le problème d´euthanasie est apparu à cause, ou grâce au progrès médical. C´est un fait, les gens vivent plus longtemps. Et qui parle de vieillesse, parle aussi de maladie, parfois très douloureuse.
La mort s´est " médicalisée". Avant on mourrait chez soi, entouré d´un cercle d´amis et de sa famille. Maintenant on meurt à l´hôpital, surtout entouré par des médecins.
Il s´est créé une nouvelle catégorie de patient, les mourants. Les mourants sont peut-être l´échec incarné de la médecine. Ils sont donc oubliés délibérément. Le rôle du médecin est de guérir, pas d´aider à mourir, ce qui entraîne souvent un acharnement thérapeutique sur des patients qui n´ont rien demandés de plus que de partir en paix...
Il faut donc accompagner ces mourants, leur rendre une fin de vie la plus agréable possible, en leur apportant un soutien psychologique, en s´occupant d´eux, en créant de vrais liens fraternels. Mais il faut également les soulager physiquement, en hésitant pas à utiliser des soins palliatifs ( morphine).
Cet argument pourrait servir contre la légalisation de l´euthanasie, hélas la morphine ne peut pas apaiser toutes les douleurs. C´est la que l´euthanasie, ou pourquoi pas le suicide assisté si la personne est en capacité de le faire, doit intervenir.
La mort est aujourd´hui une idée toujours remise à plus tard dans la société, on la rejette, on se voit immortel, " ça n´arrive qu´aux autres"...
Ce refus de la mort freine toute législation au sujet de l´euthanasie, tous les politiques criant à l´immoralité de l´acte pour se décharger d´avoir à légiférer sur un sujet aussi délicat.
Pourtant, une loi permettrait, avec les structures nécessaires, de surveiller les abus ( médecin qui euthanasie son patient pour libérer un lit, ou pour ne plus voir cet échec de la médecine que le mourrant est devenu) d´une pratique qui est quasi-quotidienne dans nos pays.
Être pour ou contre l´euthanasie, la n´est pas le problème, le problème réside dans le fait qu´on devrait pouvoir choisir ce qui correspond le mieux à nos croyances, et à notre volonté.
je suis pour
on ne peut laisser les gens souffir en disant que la vie prime.
Une fin de vie de souffrance, perso c´est ça qui est pas ethique pour moi
salut mrc
pour l´euthanasie il me semble humainement impossible de dire non quand on constate la souffrance de certaines personnes dans un lit d´hopital depuis plusieurs années, d´un autre coté il serait bien évidemment nécessaire d´encadrer strictement ce genre de pratique.
En y repensant, il s´agit tout bonnement d´un suicide assisté ( quel scoop ! ^^ ) , or une personne qui tente de se suicider on essaie de la sauver de nos jours, par tous les moyens possibles.
On fait de même pour les mourrants, pour l´instant il y a une logique commune. Si l´on accepte l´euthanasie, me semblerait logique de laisser faire une personne qui souhaite se suicider...
ce serait un comble qu´une personne qui veuille mettre fin à ses jours doivent attendre d´être mourrante pour que la société l´autorise à mourir conformément à sa volonté.
Tout dépend de l´état psychologique de la personne. Tout comme le suicidaire ou le mourrant, il faut tenir compte de ce qu´il veut vraiment...
L’euthanasie en Europe
. France. – On ne peut disposer librement de son propre corps. Le consentement de la victime ou sa demande ne peuvent donc justifier une euthanasie. Bien que l’euthanasie n’existe pas en tant que tel dans le code pénal, sa pratique peut être assimilée à un homicide volontaire, à un assassinat, ou encore à de la non-assistance à personne en danger.
. Belgique. – Depuis le 16 mai 2002, pratiquer l’euthanasie est légal, sous conditions. La demande doit être « volontaire, réfléchie et répétée » et « actée par écrit ». Il faut aussi qu’elle résulte de la conviction que les souffrances du patient sont constantes, insupportables, et que celui-ci « se trouve dans une situation médicale sans issue ».
. Pays-Bas. – Premier pays à avoir autorisé l’euthanasie. Depuis le 10 avril 2001, il est légal de mettre fin à la vie d’un patient qui le demande, sous des conditions identiques à celles que contient la loi belge. Les mineurs, dès 12 ans, ont la possibilité de recourir à l’euthanasie, avec l’accord de leurs parents. Par ailleurs, le code pénal précise désormais que l’euthanasie est un crime punissable de 12 ans de prison si elle n’est pas pratiquée selon la loi. Le code pénal punit encore l’incitation et l’aide au suicide.
. Grande-Bretagne. – L’euthanasie est illégale. En 2002, Diane Pretty avait pourtant été autorisée à mourir, avant le refus de l’Europe.
. Suisse. – L’euthanasie active est interdite, mais l’aide au suicide, accompagnée par un médecin, est autorisée.
. Suède. – Le pays est contre une légalisation de l’euthanasie, sanctionnée par 5 ans de prison. Mais un cadre juridique existe pour l’assistance au suicide. Dans des cas extrêmes, le médecin peut débrancher les appareils respiratoires.
. Italie. – L’euthanasie est formellement interdite, passible d’une peine égale à celle d’un crime.
. Danemark. – Le patient, atteint d’une maladie incurable, peut décider de l’arrêt des traitements.
. Allemagne. – L’euthanasie est un homicide. Mais en 1998, la cour d’appel de Francfort l’a autorisée pour les patients dans un coma irréversible avec autorisation d’un tribunal des tutelles.
. Espagne. – On admet implicitement le suicide assisté, qui n’est plus un homicide.
ce serait un comble qu´une personne qui veuille mettre fin à ses jours doivent attendre d´être mourrante pour que la société l´autorise à mourir conformément à sa volonté.
au pays bas l´euthanasie n´est valable que pour les gens dont l´etat physique ne leur permet pas de mettre fin à leur jour eux mêmes.
Toi qui est en bonne santé, si tu décide de te suicider, rien ne t´en empeche &... à part ta conscience, mais disons que c´est pas une instance judiciaire lol
Si la personne veut mourir, et qu´elle ne peut pas le faire, je suis pour qu´on l´aide.
Mais attention aux dérives.
je suis d´accord, notament qd on pense à C. Imbert....
C´était un vrai légume : ne pouvoir communiquer uniquement par le pouce, ne plus voir, ne plus pouvoir se mouvoir, c l´enfer. Et le pire de tout, ne pas pouvoir stopper cela.
Quand on voit que les médecins s´acharnaient pour le maintenir en vie, c triste pour lui.
Le prb , amon sens, venait ici de la médiatisation de l´affaire. Car l´euthanasie, comme l´a souligné Mrc007, est pratiqué dans notre pays.
Dans certains cas, cela apparaitrait meme comme un devoir du medecin.
Je serais pour mais a condition que le patient accepte et que les médecins n´en abusent pas...
Pour aussi.
Moi je suis pour leutaniser c´est anti humain que de laisser crévé des personne mourante sur un li d´opital!
Dur sujet que l´euthanasie.
IL est à mon sens impossible de légiférer ( je répondrai donc NON en premier lieu) parce que cela signifie abandonner l´espoir d´une éventuelle guérison.
Parce que les progrès médicaux évoluent chaque jour, qui nous dit qu´un cancéreux en phase terminale qui souhaite mourir aujourd´hui n´aura pas un traitement miracle demain qui le remettrait sur pieds??
De plus, la question de l´euthanasie n´est qu´une façon de cacher la mauvaise prise en charge des malades en fin de vie dans les établissements hospitaliers.
Je vous rappelle à toute fin utile qu´il existe des établissements dits de " soins palliatifs" dont le but est d´accompagner les malades en fin de vie, avec un gros travail sur la prise en charge de la douleur.
Parce que les demandes d´euthanasie émanant de malades ne sont qu´une façon de dire " j´en ai assez de souffrir, il faut que ça s´arrête".
Prendre en charge la douleur efficacement serait la première marche vers la diminution des demandes d´euthanasie.
Evidemment, ma position est partielle, puisque si un jour, j´avais un grave accident, que je me trouve comme un légume, je pense aujourd´hui que je préfèrerais être mort.
Mais on ne peut pas prendre une décision législative sur un sujet aussi complexe...
Tout a fait d´accord avec ozhades,c´est plus une question de bioethique que de politique.
Le problème c´est que les soins palliatifs ne résolvent pas tous les problèmes, puisque certaines douleurs leur résistent. Certaines personne sont également allergique à la morphine.
Me je pense pas qu´on puisse faire souffrir une personne qui demande de mourrir en paix en attendant un hypothétique médicament miracle ou je ne sais quoi.
Oui, l´euthanasie, c´est s´avouer vaincu. Mais vaincu par quoi? Par une mort qui nous est à tous annoncée. Je vois pas pourquoi il faudrait le prendre comme une défaite, c´est la vie après tout. Ou la mort plutôt.
Evidemment qu´il faut faire un gros efforts sur la prise en charge des mourants, leur apporter tout ce dont ils ont besoin, réconfort, soutien psychologique et soins palliatifs. Même si le patient fait une demande d´euthanasie, il faut d´abord le diriger vers l´accompagnement de la mort en bonne et dûe forme, mais si cela ne suffit pas, on doit faire quelquechose.
Qu´on soit d´accord ou pas avec l´euthanasie, je le répète, on devrait avoir le choix.
Bof, l´euthanasie existe depuis toujours, ce débat n´a de sens que pour le grand public, pas pour le monde médical...
On aurait peut-être dû préciser qu´on parlait d´euthanasie moderne... L´euthanasie dont on parle en ce moment est la conséquence du progrès médical, les gens vivent plus longtemps, et les personnes agées sont souvent malades. La technique permet de les garder en vie, mais pas toujours de les soulager.
Et le monde médical est tout autant concerné que le grand public, car la mort nous concerne tous. Si l´euthanasie reste dans l´illégalité, on verra d´autres personnes comme Christine Mallèvre ou comme le médecin qui s´est occuper du jeune qui avait écrit une lettre à Mr. Chirac en lui demandant le droit à une mort digne finir leur vie en prison, pour avoir simplement libérer des gens qui souffraient...
on peut pas légaliser, on peut pas faire une loi claire qui autoriserait les gens à decider que quelqu´un doit mourir ou pas. Rien qu´à cause des dérapages imaginables, comme les gens qui " attendent" la disparition d´un proche dont ils sont les testamentaires. Le personel médical dit être souvent témoin de comportements horribles entres proches...
Il faut faire confiance aux medecins et les laisser agir comme ils l´ont toujours fait. ils y à de nombreuses euthanies faites tous les jours dans les hopitaux sans qu´on en sâche rien et c´est pe mieux ainsi.
On à même surement tous des proches dont le decès à été facilité quand ils étaient en milieu hospitalier et qu´ils etaient en fin de vie.
Il faut laisser les pros agir en leurs âmes et conscience. Les medecins et le personel médical sont des humains qui font un boulôt humain et qui ne supportent pas la souffrance comme tlm. S´il y à des dérapages des deux côtés ( acharnement thérapeutique inutile ou euthanasie injustifiée), il faut agir au cas par cas. l´infirmière qui à refroidi plusieurs de ses patients etait un cas isolée. Elle agissait seul alors que ce genre de décision se prend avec tous le service, les familles et après mûres reflexions.
c´est pareil pour ce qu´on appel ´l´acharnement thérapeutique´. Comme le disait un toubib dans un débat tv, sans cet ´acharnement´, Lance Armstrong serait mort à l´heure qu´il est. sans cette perseverance à lutter contre la mort, la maladie et la douleur, des progrès n´auraient jamais pu être possible.
Comme l´a proposé le Comité d´éthique français y a quelques années, on pourrait placer l´euthanasie au même niveau que la légitime défense, c´est à dire qu´on reconnait qu´il y a eu meurtre, mais si on réussit à prouver que c´est d´une euthanasie qu´il s´agit, on bénéficiera d´aucune sanctions... Une sorte d´exception en fait. Elle ne serait pas légale a proprement parlé, mais elle serait considérée comme une circonstance atténuante.
C´est compliqué...
Si une loi est bien appliquée, y a pas de raisons qui aient des abus. Bien on sûr on est à l´abri de rien, mais si y a des structures compétentes, y a aucune raison qu´on assiste à une vague d´euthanasie forcée. Quand on a légalisé l´avortement, je crois pas qu´on aie vu un raz-de-marée de foetus tués à cause se sa légalisation...
Je suis pour.
C´est inhumain de laisser des gens crever à l´agonie sans rien pouvoir faire pour les aider.
Mrc007
Posté le 25 mars 2004 à 22:03:52
[...] Quand on a légalisé l´avortement, je crois pas qu´on aie vu un raz-de-marée de foetus tués à cause se sa légalisation...
>> l´avortement et l´euthanasie sont deux choses differentes je crois. le fœtus n´est pas reconnu comme une personne, on considère que seule la mère est décisionaire et qu´il ne s´agit pas d´arrêter une vie mais d´interrompre un processus qui se passe en elle. Rien à voir avec le fait de choisir la mort ou non d´un tiers ou d´accompagner un suicide...