Je croyais que c´était l´embryon qui n´était pas considéré comme une personne :/
Sur le plan légal, un foetus n´est peut-être pas considéré comme un personne, il n´empêche qu´il appartient à chacun de lui donner l´attribution qu´on lui trouve le plus juste.
Tu parles d´héritage pour illustrer les problèmes qu´on pourrait rencontrer avec une légalisation de l´euthanasie, le problème pourrait se retrouver également dans l´avortement, à savoir qu´on pourrait délibérément obliger un avortement pour la mort d´un futur héritier, ou que sais-je encore...
Encore une fois, bien sûr qu´il y a des risques, mais si on dispose de structures adéquates, strictes et qui fonctionnent, on ne devrait pas voir de débordement.
" Il ne devrait pas y avoir de débordement..."
C´est faux.
Je bosse dans une structure qui gère plusieurs établissements sanitaires et médico sociaux, donc je sais qu´il y a forcément des débordements.
Laissez moi vous raconter deux petites histoires :
La première s´est déroulée au cours ´une réunion d´un conseil d´établissement de maison de retraite ( représentants des usagers, des familles, et de la direction). Le sujet discuté traitait de l´augmentation du budget alimentation, pour l´unité des personnes atteintes de la maladie d´Alzheimer. Discussions classiques sur l´obligation de lancer un appel d´offre pour trouver le meilleur qualité prix, et tout d´un coup, un représentant des résidents, mari d´une femme dans l´unité Alzheimer a dit :
" Mais pourquoi on cherche à leur proposer des repas variés et équilibrés? Ca coûte cher et de toute façon, ils ne se rappellent pas le soir de ce qu´ils ont mangé le midi...
Je propose de ne leur donner à manger que des patates et des pâtes..."
Voilà le genre de déraparage qu´on rencontre presque tous les jours : un mari " aimant" qui pour faire des économies sur le prix de journée de sa femme était prêt à la nourrir au moindre coût...
La seconde histoire concerne un établissement de personnes en fin de vie. La famille d´une personne a contacté le personnel médical en leur disant de ne pas faire trop d´effort et de ne pas être régulier dans les traitements, parce que la vioque avait un hôtel particulier à Neuilly, et que les héritiers se voyaient bien le revendre pour être à l´aise...
ON ne peut pas prendre de décision sur l´euthanasie légale, en dehors des raisons bioéthiques, parce qu´il y aurait forcément des abus.
Et ce qui est malheureux, c´est que les abus seront pratiquement tous liés au fric.
Mais la légalisation de l´euthanasie n´implique pas forcément la famille de la personne concernée, si ?
En général si, parce que j´imagine qu´il faut un représentant légal pour autoriser la mise à mort.
Je parle dans le cas des euthanasie de " légumes".
Pour les personnes qui font le choix de mourir, en ayant toutes leurx capacités mentales, et les capacités de communication pour se faire comprendre, je ne sais pas.
le foetus n´a pas d´existence officielle, même à 8 mois et 3 semaines. Tant qu´il est pas sorti il n´existe pas civilement. Je parle de la législation bien sûr, pas biologiquement. Il y à d´ailleurs une loi qui vient d´être abandonnée qui voulait donner un droit pénale en ce qui concerne le fœtus en cas d´IVG provoqué accidentelement ou non par un tiers ( accident de voiture par ex. ou coups portés par le conjoint).
Je rappel au fait qu´il y à des gens gravement malades qui reclament la mort pendant leur traitement tellement ils souffrent mais qui s´en sortent très bien, reprennent une vie normale et sont bien content d´être en vie. Si on devait euthanasier tous les gens qui le reclament sur le coup, ce serait l´hécatombe tous les ans ! c´est ce qu´avait fait l´infirmière condamnée apparement, elle avait achevé des malades qui avaient soufflés UNE FOIS ( !!) qu´ils voulaient en finir...
En fait je le redit, je pense qu´on devrait laisser le corps médicale en débattre au cas par cas, avec les proches des malades. Au pire, qu´ils les fassent signer une décharge qui les couvriraient en cas de plaintes ulterieures. Une infirmière racontait sous agnonyma qu´ils avaient décidés dans leur hospice d´euthanasier une personne qui souffrait beaucoup vers la fin de sa vie. Les proches l´avait réclamé mais le matin du jour J ils se pointent en cata à l´hosto et ordonnent au personel d´annuler l´euthanasie : ils se sont aperçus qu´ils leurs manquait une signature pour une formalité concernant la succession ! les medecins on refusés alors la famille à menacé de porter plaintes pour meurtre !
bien sûr toutes les familles ne sont pas comme ça et c´est parfois du côté de l´hopital qu´il y à des abus ( comme le cas de Vincent Humbert qu´on aurait pu, d´après ses proches et les pompiers qui l´on sorti, laisser partir bien plus tôt d´autant qu´on savait qu´il allait devenir un légume à vie) mais c´est quand même une chose qu´on vois trop souvent.
" Une infirmière racontait sous agnonyma qu´ils avaient décidés dans leur hospice d´euthanasier une personne qui souffrait beaucoup vers la fin de sa vie. Les proches l´avait réclamé mais le matin du jour J ils se pointent en cata à l´hosto et ordonnent au personel d´annuler l´euthanasie : ils se sont aperçus qu´ils leurs manquait une signature pour une formalité concernant la succession ! les medecins on refusés alors la famille à menacé de porter plaintes pour meurtre ! "
Quelle horreur...
Je trouve ce débat tres interressant ![]()
Euthanasie: Douste-Blazy veut adoucir la déontologie
Une proposition de loi devrait être examinée à l´Assemblée avant fin 2004.
Par Sandrine CABUT
samedi 28 août 2004 ( Liberation - 06:00)
Pas de «dépénalisation de l´euthanasie», mais la fin de l´hypocrisie. Vendredi, en visite à Antibes ( Alpes-Maritimes) pour une réunion de travail sur les malades en fin de vie, Philippe Douste-Blazy a confirmé son intention de modifier les textes, afin d´instaurer «le droit de mourir dans la dignité». «Nous sommes prêts à légiférer sur vos propositions», avait déjà déclaré le ministre de la Santé début juillet à Jean Leonetti, président de la mission parlementaire sur l´accompagnement en fin de vie et maire UMP d´Antibes.
Toilettage. Cette mission parlementaire avait été mise sur pied après le décès, en septembre 2003, de Vincent Humbert, jeune tétraplégique que sa mère et un médecin avaient aidé à mourir à sa demande. «Chaque année, 150 000 personnes sont " débranchées" de leur machine sans qu´il y ait de cadre juridique. Cette loi le permettra», a affirmé vendredi le Dr Douste-Blazy. Il dit «refuser un statu quo où les médecins essaient de se débrouiller avec un cadre juridique qui n´existe pas».
La proposition de loi, qui devrait être examinée à l´Assemblée nationale d´ici à la fin 2004, ne modifiera pas le code pénal, mais consistera en un toilettage des codes de déontologie médicale et de santé publique. Il s´agira notamment de réformer les articles 37 et 38 de déontologie, relatifs à l´accompagnement et au soulagement des mourants. Une proposition faite dès le printemps par Dominique Perben, ministre de la Justice, lors d´un entretien à Libération daté du 28 avril.
La nouvelle loi va systématiser la consultation des proches, sans toutefois faire reposer la décision sur leurs épaules, a précisé le ministre dans un entretien au Figaro de vendredi. «C´est le corps médical qui décide. Mais cela permettra d´éviter aux familles d´apprendre après coup des décisions trop souvent jugées obscures», a-t-il explicité.
En cas de désaccord entre le médecin et son patient, celui-ci fera appel à un collège d´autres praticiens. Enfin, pour les personnes inconscientes, la nouvelle loi prévoira d´anticiper leur choix par une sorte de testament médical. En l´absence de directives, la décision médicale d´arrêt de traitement devra être collégiale, par au moins deux médecins.
Dubitatif. «C´est une avancée petite mais certaine», a réagi le Dr Frédéric Chaussoy, mis en examen pour «empoisonnement avec préméditation» dans le cadre de l´affaire Humbert. Le praticien voit cette proposition «comme une dépénalisation», mais reste dubitatif : «Je pose la question à M. Douste-Blazy. Que fait-on demain si on a un nouveau Vincent Humbert ? Il n´était pas en fin de vie.» Pour Marie Humbert, mère de Vincent, elle aussi mise en examen, «il va falloir travailler pour qu´on ait un peu plus que ce qui est proposé».
Source: http://www.libe.com/page.php?Article=234449
Comme le dit l´article, c´est une bonne avancée. Reste à savoir si ça sera suffisant. Personellement, je ne pense pas.
On devrait sérieusement se poser la question du suicide assisté, comme il se pratique notamment en Suisse, ou pourquoi pas d´une légalisation de l´euthanasie comme aux Pays-Bas, en Belgique et dans certains Etas américains.
On a pas vu d´augmentation drastique des demandes d´euthanasie dans ces pays. Et on a surtout remarqué une baisse flagrante des euthanasies dites passives, c´est à dire des morts provoquées par l´arrêt d´un traitement ou d´une thérapie. Surtout qu´on avait rien pour contrôler ces situations.
L´argument de la peur d´abus s´il y a dépénalisation ne tient pas la route. Bien sûr qu´il y en aura, une loi est faite pour être transgressée, mais au moins ça sera encadré par des procédures et des contrôles très stricts. Il y a DEJA des abus dramatiques et honteux qui se passent tous les jours dans nos hôpitaux, sauf que la on ne peut rien faire.
Il faut impérativement un cadre législatif pour superviser tout ça.
Sujet : Euthanasie: doit-on la légaliser?
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ANALYSE
Fin de vie et éthique médicale
LE MONDE | 09.03.05 | 14h36
Soulager la douleur d´un malade incurable au risque d´abréger sa vie ne s´apparente pas à de l´euthanasie mais à une " démarche de soins palliatifs". Ainsi en a décidé la justice en ordonnant, mardi 15 février, un non-lieu dans l´affaire de la clinique de la Martinière, à Saclay, dans l´Essonne ( Le Monde du 17 février).
Ce jugement, qui innocente un médecin accusé d´"assassinat" pour neuf de ses patients, permet de clarifier la responsabilité des professionnels de santé, mais aussi de préciser les mots qu´il convient d´employer dans le débat sur l´accompagnement des patients en fin de vie. L´euthanasie - passible de condamnation car interdite en France - ne peut pas être qualifiée de " passive" ou d´"active". Elle est ou elle n´est pas..........
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-400936,0.html
>> ENFIN , un jugement qui va sortir la loi française de son archaïsme
ENFIN
un grand merci à Mme Humbert qui par son acte d´amour pour son fils , a secoué les consciences des législateurs.....
Cette mesure ne doit pas se généraliser,elle doit etre réservé aux patients les plus gravements atteints et le désirant vraiment
Comment voudrais-tu qu´il y aie u nrisque de généralisation? Je ne vois pas un mec ayant un panari demander l´euthanasie... ![]()
L´euthanasie doit rester interdite, car seuls des professionnels sont susceptibles d´être aptes à juger des situations beaucoup plus complexes qu´il n´y paraît.
Un dépressif est dans une souffrance encore plus intense qu´un tétraplégique , et il veut mourrir..
Interdite, non, mais entre les mains des professionnels uniquement... Toute décision d´euthanasie doit être prise après conciliation entre médecins et familles du malade...
Justement, l´avis des professionnels, du malade et de sa famille ne sont pas tojoours les mêmes.
Une telle loi suscitera obligatoirement des abus . N´oubliez pas qu´une lourde législation régie les internements psychiatriques suite aux multiples dérives , politique entres autres. Actuellment, il y a réguliérement des demandes abusives d´internement, infiniment plus fréquentes que le contraire. Les journalistes feraient bien de se renseigner.
Ne confondez pas
perso je suis pour ...
imaginez vous tout simplement dans un service geriatrique a l´hopital pdt le reste de vos jours... vous etes cloitré dans un lit, vous vous pissez dessus, vous mangez de la merde, vous souffrez attrocement , desfois vous péter un boulon car votre cerveau commence a deconné...
et ça pdt plusieurs années... bah franchement jpréfère mourir surtout a 90 piges...
apres si la personne a encore ces capacités physiques et mentales et qu´elle a la volonté de continué a vivre bah ya pas de probleme...
Moi j´ai peur que ca parte a la dérive
Oui.
Dans des cas strictement prévus par la loi ou sur ordonnance du ministre. Quand la vie est une souffrance, elle ne doit plus être portée. La liberté est aussi choisir de mourir.