Il est évident qu´au cours d´une campagne, la présentation et le débat sur les projets des partis en présence sont essentiels.
Mais il est aussi important que le bilan soit présenté, et qu´il soit l´occasion d´un débat public...
Il n´a pas pu en être question pendant la campagne présidentielle, puisque le candidat sortant maintenant élu ne l´a pas souhaité (comme je le comprends)...
Mais l´UMP est bien la Majorité sortante, et souhaite a nouveau avoir la majorité...
Je crée donc ce topic de bilan, que j´abonderais progressivement de données sur des aspects différents.
Pour commencer, le bilan de 5 années de gouvernement de droite sur la fiscalité, l´économie et un peu d´emploi...
• la croissance et le pouvoir d’achat ont été divisés par deux : 1,5 %/an, contre 3 % entre 1997 et 2002 ; la majoration des heures supplémentaires au-delà de 35 heures hebdomadaires a été baissée de 25% à 10%
• les comptes publics ont été lourdement dégradés : + 300 Mds € de dettes depuis la mi-2002
• le commerce extérieur est historiquement déficitaire : - 30 Mds € en 2006 (- 26,5 en 2005), alors que la France dégageait encore des excédents en 2002
• l’emploi a stagné : la France a créé dix fois moins d’emplois (38 000/an) que sous la précédente législature (360 000/an)
• la précarité s’est développée : la part des CDD et de l’intérim représente 78 % des intentions d´embauche en 2006, contre 35 % en 2000
• les prélèvements obligatoires ont augmenté : ils sont passés de 43,1 % à 44 % du PIB, soit une ponction supplémentaire de 17 milliards d’euros par an depuis 2005
Les prélèvements obligatoires sont en hausse de 0,4 point de PIB en un an et de 1,3 point en deux ans : le cumul de ces hausses représente un prélèvement supplémentaire de près de 40 milliards d’euros en à peine deux ans. La baisse des impôts tant annoncée n’a donc pas eu lieu, du moins pour l’essentiel des français qui paient au prix fort la politique économique, social et fiscale injuste de la majorité.
Le bilan de la majorité UMP, est en totale contradiction avec ses projets passés et à venir : une hausse des prélèvements obligatoires de 1,3 points de PIB et de la dette de 8 points de PIB. À titre de comparaison, les prélèvements obligatoires et la dette avaient respectivement baissé de 0,3 et 2,2 points entre 1997 et 2001.
• les inégalités se sont accrues :
– l’impôt sur le revenu a été massivement baissé au profit des catégories les plus aisées : 70 % des baisses de l’impôt sur le revenu ont bénéficié aux 10 % les plus aisés ;
– le bouclier fiscal à 60 % a permis à 17 000 foyers fiscaux imposables à l’ISF de bénéficier d’une baisse de 350 millions d´euros, soit 20 600 euros en moyenne par an ;
– la réforme de l’ISF (exonération de 75 % de la valeur des actions) a permis par exemple au détenteur d’un patrimoine de 15 millions d’euros d’acquitter 100 000 euros d’ISF en moins par an.
-On peut ajouter à cela les conséquences sur les impôts locaux de la décentralisation de la majorité sortante : plus de charges pour les collectivités locales sans les ressources nécéssaires… Si on ajoute les désengagement par rapport aux contrats de plans 2000 - 2006, en particulier sur les volets routiers, que les collectivités locales ont du combler... ça fait beaucoup!