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Les 'réelles' causes du chômage…

Le--Mediateur
Le--Mediateur
Niveau 10
14 mai 2006 à 16:03:23

Chômage ? Vous avez dit chômage ? Situation éhontée que l’on ne nomme plus ? Bien un topic consacré à ses cause ne serait pas un mal… Le chômage est traditionnellement défini comme étant une situation de non emploi, avec pour la personne qui perd sa place un droit, sous certaines conditions, de bénéficier d’une indemnité mensuelle. Le chômage est un des grand problème en France puisqu´il pèse tant sur l’économie globale que sur les déficits de la sécurité sociale. On estime selon les sources un chômage qui atteindrait dans l’hexagone entre 9,5 et 15 % des actifs… La notion même de chômage étant soumise à des considérations très ambiguës. En effet il s’avère en réalité que la définition classique ne soit plus celle la plus en adéquation avec la réalité sociale. En efft certain chômeur travaillent ! Est en fait considéré comme étant potentiellement au chômage toute personne travaillant moins de 78heures par mois soit un peu moins de 20 heures par semaine. Selon certaines sources se serait jusqu’à 1 chômeur sur trois qui travaillerait !
Il faut savoir qu’à l’origine ce que l’on appelle l’assurance chômage est née d’un ministre communiste avec la sécurité sociale. Cette création d’après guerre reposait sur le concept de solidarité de la nation à l’égard des plus démunis.
L’idée directrice de ce genre d’aide et de grand principe est en fait avant tout fondée, philosophiquement sur l’idée du déséquilibre intrinsèque entre le propriétaire, considéré comme étant à l’abris du risque social grâce à sa propriété (industrielle sur le coup) là où le salarié, n’ayant que sa force de travaille comme moyen de subsistance se trouve soumis à de grands risques. Il faut se replacer dans le contexte d’une France industrielle pour comprendre ce genre de théories mais il me semble qu’elle reste encore aujourd’hui, en substance, d’actualité.
En conséquence les dirigeants de l’après guerre retranscrirent prirent en compte dans la constitution de la 4ème république cette composante. Le fondement juridique et textuel reposant, plus spécifiquement sur le préambule de la constitution de 1946 qui reconnaît à l’individu des « droits créances » de l’individu sur l’Etat. Il est d’ailleurs explicitement consacré à l’époque un droit « au travail » que se doit de garantir la nation à toute personne résidant sur son territoire. Tout travailleur à qui l’état ne pourrait pas procurer un emploi pouvant ainsi avoir droit à une indemnité.
Quelques éléments d´informations en vrac:
- Le chômage favorise les employeurs car il permet une pression à la baisse des salaires, en vertu du modèle standard de la loi du marché. L’immigration est aussi souhaitée car elle permet de pallier aux éventuelles carences de natalité ! Beaucoup de demande et peu d’offre est la clé pour garantir des salaires bas !
- On note une tendance à culpabiliser le chômeur en le rendant moralement responsable de sa situation. On l´astreint à des obligations de formation, on fait peser sur ses épaules les conséquences de sa situation et on constate un désengagement progressif de la responsabilité Nationale dans ses questions. D’une logique de solidarité globale on en arrive à une logique de responsabilisation qui permet de servir d’excuse pour exclure les personnes des listes, les radiant pour faire baisser les chiffres de manière artificielle. Le chômeur qui a cotisé peut être amené à ne plus être en mesure de profiter de ses droits en vertu de considérations politiques...
- Les chiffres du chômage ne veulent aujourd’hui strictement rien dire puisque deux facteurs entrent en jeu:
D’une part le chiffre même du chômage est galvaudé. Il faut en effet prendre en compte le fait qu’est au chômage toute personne inscrite à l’ANPE (donc non radiée…) et qui ne travaille pas plus de 78heures par mois soit 19.52 par semaine ( en Corée c’est 5 heures par semaine par exemple ! )
D’autre part en par voie de conséquence parce qu´au vu de ces considérations le chômage ne traduit plus la réalité de notre société car de nos jours avoir un emploi ne veut plus dire que l’on soit à l’abris du besoin. Les « nouveaux pauvres » remplaçant la logique du "sans emploi"…
Reste toutefois à se poser la question du réel pourquoi de cette situation de non emploi!
Mais analyser les causes du chômage c’est surtout se demander ce pourquoi il y a une absence d’emploi d’un point de vue structurel et conjoncturel et c‘est sous cet angle que l‘on doit appréhender les réformes récentes.
Je commencerai tout d’abord par une courte analyse des idées reçues sur le pourquoi du chômage ( I ) pour ensuite parler de ce que l’on peut considérer comme étant des causes crédible du chômage ( II )

I / Les idées reçues & les fausses excuses:

- les feignants qui ne veulent pas bosser: Je ne me permettrai pas de remettre en cause les savants avis prodigués par les rapports (méthode traditionnelle de l’orientation des consciences) nous montrant à quel point le tricheur est vil. Non pas que je veuille dire que cela n’existe pas, loin de là ! Je pense juste que présenter cela comme une cause objective du chômage relève de l’irresponsabilité mentale et du populisme. D’une part parce que sur les millions de sans emplois, même s’il y a en effet des tricheurs, des fourbes qui préfèrent rester au chômage et se rouler dans le far niente,ne forment tout de même pas une large part des gens aux chômages, c’est même au contraire très mineurs sachant comme il a été précisé ci dessus qu’une bonne partie des chômeurs sont en fait des travailleurs et que de plus en plus de radiations sont opérées ! De plus doit-on rappeler que les allocations fournies sont dégressives ? Qu’elles s’élèvent en moyenne à 58% du salaire de référence ? Qu’il faut avoir déjà travaillé et cotisé pour bénéficier des prestations ? Tous ces éléments nous montrent que non, le chômeur n’a aucunement intérêt à rester au chômage passé un certain délai. Dernier argument qui, nonobstant les changements de mentalités reste toujours crédible: lors de la création de l’assurance chômage et jusque dans les années 70 avec la crise pétrolière il n’y avait PAS de chômage, l’homme n’est pas devenu feignant du jour au lendemain…

- Les tricheurs: ceux qui profitent des allocations tout en travaillant au noir. Ca existe, il ne faut pas le nier cependant ici aussi on parle d’allocation dégressive ce qui induit que la situation ne peut pas être gérable sur une longue durée ! Au bout de trois ans vous avez la plupart du temps épuisés votre allocations dégressive et votre allocation de solidarité spécifique ! Ne rêvons pas les tricheurs ne sont le plus souvent qu’un prétexte mis en avant par les politiques pour justifier des réformes répressives à l’égard des chômeurs. On justifie les radiations, les contrôles sous ce prétexte parlant de surcroît le tricheur ça nous parle à tous, ça nous touche… C’est bien pratique…

- L’immigration: Combien de fois n’avons-nous pas entendu cette ritournelle ? « Les étrangers vous piquent votre boulot !  » L’argument fait mouche puisque le schéma d’analyse est on ne peut plus simple à cerner: l’étranger vient et il prend le boulot du français… Mais ce genre d’attitude populiste cache une toute autre vérité. L’immigration est voulue et souhaitée à corps et à cri par le patronat qui y voit là un moyen de faire monter le chômage et d’inonder le marché du travail. On traite ici, ne l’oublions pas d’absence d’emploi et de non création d’emploi ! Nous sommes sur un marché saturé sur lequel il n’y a pas d’emploi qui se crée. Cette responsabilité là n’est pas imputable à un immigré venant chercher du travail ? Alors oui un immigré embauché prend un emplois c’est mathématiquement valable mais il faut nuancer: tout d’abord parce que les jobs pour lesquels sont pris les immigrants sont souvent, voire très souvent des emplois à très basse qualification. Pas de cadres sup’ ou de manager influant il ne faut pas rêver… Ils acceptent les emplois que les Français refusent ! Des emplois totalement vacant selon les secteurs. On a par exemple dans la restauration ou dans le bâtiment une réelle recherche de monde et les places sont parfois, dans le bâtiment tout du moins prises par les gens d’origine étrangère. Pensez-vous que c’est-ce genre de ’vol d’emploi’ qui sont la cause du chômage de masse que connaît la France ? Enfin dernier argument que dire des discriminations à l’embauche ? Qui quoi qu’on en dise font en sorte de foutre sur la touche une partie de ses arrivants. Si le patron embauche l’immigré plutôt que le français c’est que quelque part il y trouve son intérêt ! Il faut ensuite se demander quelle est la part que prennent ces emplois occupés dans le taux de chômage. Aux vues des considérations ci avant développées je me permet de douter fortement de la crédibilité de l’argument…

- le droit du travail: Ce fameux droit du travail qui empêche d’embaucher ? Ce carcan rigide qui fait tant souffrir les chefs d’entreprise. Doit-on encore une fois parler de mauvaises excuses ? J’en ai bien peur… Le droit du travail et ses réformes n’influent pas de manière évidente et c’est surtout à la marge que les embauches auront lieu. Le CPE par exemple aurait crée des emplois mais une entreprise qui a les sous a les sous et une entreprise qui n’en a pas n’en a pas ! Logique implacable, lorsque l’on a l’argent et les fonds ou que le développement de la société le nécessite personne l’entreprise embauche c’est ainsi que fonctionne le marché.. Quel que soit le droit en place. Les réformes ne toucheront que l’extrême marge: de l’entreprise qui hésite et qui va avoir besoin d’un élément psychologique déclencheur par exemple mais ce ne sera pas la réforme qui va lutter contre le chômage.

II / Les causes structurelles du chômage

J’entends par structurelles les causes qui pèsent réellement sur le chômage de masse, celles qui font que nous avons des millions de chômeur en France et que l´idée du plein empois ait été abandonnée, sacrifiée sur l´autel d´une logique de chômage profitable.

A ) Les causes micro économiques:

Les conditions du marché. Je l’ai déjà dépeins en substance tout à l’heure, ce qui fait qu’un entreprise embauche ou non, à grande échelle, ce sont les conditions du marché. Nous sommes actuellement dans un cycle avec des marché qui sont globalement tous saturés, il n’y a pas de grandes marges de manœuvres pour les entreprise de l’économie réelle !

C’est ici un critère très important, voire fondamental à expliquer. On voit aujourd’hui dans l’actualité de que les résultats des entreprises sont parmi les plus exceptionnelles jamais réalisées et que les bénéfices d’accumulent. Pourquoi donc des licenciements et pas d’embauche ? Il faut ainsi expliciter une grande tendance du capitalisme moderne: la distinction entre économie réelle (de production) et celle dite virtuelle, consistant à placer son argent dans une holding ou à spéculer sur les marchés. La plupart des grosses société de production possédant leur holding et c’est-ce qui leur permet de réaliser une forte part de leur rentrées d’argent. Le problème pervers étant qu’elles se trouvent de facto liées à la contrainte des actionnaires institutionnels ( surnommés les zinzins ) qui sont une source de contrainte absolument faramineuse. On assiste donc dans ce glissement d’un chômage non plus lié à l’absence de croissance mais à la rentabilité de la société ! Le schéma classique de l’entreprise qui embauche lorsqu’elle s’étend et vire lorsqu’elle coule tend à s’estomper pour arriver vers un chômage utilitaire. L’entreprise n’embauche pas et licencie alors qu’elle fait des bénéfices ? Incongrue ? Ma foi non puisque c’est la logique du système. On passe d’un « chômage lié à l’échec économique à un chômage lié à une rentabilité insuffisante pour les détenteurs du capital ». On ne peut pas réellement blâmer la société. Pour ses besoin de financements elle a ouvert son capital mais ses actionnaires ont des exigences. Si votre actionnaire vous dit 10% de rentabilité il vous faut les attendre sans quoi il peut menacer de se retirer et faire chuter votre cours… Vous perdez la confiance des banques, votre holding coule, vous devez virer bien plus de salariés que pour le simple plan social que l’on vous demande d’adopter… C’est une réelle logique de système qui est en train de se mettre en plus !
Il faut savoir que confronté à cette situation l’entreprise a plusieurs volets pour renforcer sa rentabilité: On baisse les coûts ou on valorise l’actif . Valoriser l’actif dépendant surtout du marché c’est vers la baisse des charges que l’entreprise va s’orienter… On notera par exemple la présence d’un volet structurel, demandant au manager de réformer la structure, la stratégie ou l’environnement (je ne développe pas) , d’un volet ’l’innovation’ (financement de projets de développement à long terme) mais qui nécessitent une vision à long terme et de pouvoir investir (temps ou argent) ce que toutes les société ne peuvent pas se permettre de faire, mais aussi, et c’est là que l’on en arrive au chômage, l’entreprise a un volet, le plus malléable si on y regarde plus près: le volet Humain ! Avouons qu’il est plus facile de virer une dizaine de salarié que de passer d’une organisation dite simple à une organisation de type matricielle… C’est pourquoi on note une réelle volonté de détruire le code du travail, afin de permettre une encore plus grande malléabilité de l’humain dans le cadre sociétal…
Le fait est que la conjonction de ces nouvelles exigences et de la facilité du choix de jouer la carte des licenciements ouvre une perspective bien terne sur le chômage à l’avenir… « La question étant alors de faire un choix de société privilégiant l’humain ou la pure rentabilité économique »

B) Les causes Macro économiques

- Les mécaniques concurrentielles étendues: l’ouverture de la concurrence au niveau mondial reste une réelle cause de ce chômage structurel. Lorsque vous êtes dans une logique de concurrence avec des pays en voie de développement vous ne pouvez qu’être soumis à une pression globale allant vers la baisse des coûts. Si l’économie résonnait encore en termes franco français il ne ferait absolument aucun doute que nous n’en serions pas arrivé à cette situation (cela n’a pas valeur de jugement ou d’avis, juste d’un constat objectif). Lorsque vous devez faire face à une concurrence chinoise ou indienne, comment voulez vous résister autrement qu’en délocalisant ? Surtout si l’on prend en compte ce que j’expliquais plus haut sur la pression des détenteurs du capital ! On ne peut encore une fois pas blâmer l’entreprise ou le système mais constater ou décrier selon nos positions sur le sujet.

- Les phénomènes de concentration: Nous sommes aujourd’hui dans une période où la concentration est de mise. Les acteurs économiques doivent pour survivre s’adapter et s’organiser de manière à véritablement lutter dans ce marché concurrentiel. Le problème étant que ces fusions et autre partenariats ont eu pour conséquence de créer des groupes particulièrement puissant qui pourront le cas échéant dicter leur propres lois aux politiques. Menacer de délocaliser si telle ou telle concession n’est pas réalisée ? Est-ce un mythe ou une réalité ? On assiste ici à l’apparition de groupe pouvant rivaliser en terme de poids avec les Etat eux même et qui refusent de se voir appliquer de quelconques contraintes. Tout porte à croire que cette tendance n’aura de cesse de s’accentuer tant que la tendance sera à la mise en exergue de la croissance et de l’économie.

Voilà voilà à vous de voir si vous trouvez cohérentes et crédible ces causes de chômage ou, si vous défendez un tout autre point de vue, si vous en envisagez d’autres raison en explication des phénomènes de chômage de masse ?

PS: désolé pour les fautes ou les approxmiations mais j´ai la flemme de tout relire :/

Brochard65
Brochard65
Niveau 8
14 mai 2006 à 16:22:02

pas grand chose à redire

"D’autre part en par voie de conséquence parce qu´au vu de ces considérations le chômage ne traduit plus la réalité de notre société car de nos jours avoir un emploi ne veut plus dire que l’on soit à l’abris du besoin. Les « nouveaux pauvres » remplaçant la logique du "sans emploi"…"

:ok: c´était dans la constitution européenne, l´objectif du plein emploi, mais on voit de nos jours que le problème va plus loin puisque certains doivent cumuler les jobs, notamment dans les pays anglos saxons, mais de plus en plus chez nous aussi

mais ça, personne n´en a rien à foutre, la lutte contre le chomage n´est pas faite pour lutter contre la pauvreté ou la condition humaine de ces gens là, mais pour ne pas accroitre les bénéfices
du coup quand il a un travail, on est bien content et on se fout de savoir si sa condition est meilleure ou pas

Brochard65
Brochard65
Niveau 8
14 mai 2006 à 16:23:06

"mais pour ne pas accroitre les bénéfices "

  • déficits :honte:
Angurwald
Angurwald
Niveau 7
14 mai 2006 à 16:30:17

Je suis plutôt d´accord, avec quelques nuances sur certains points.
Merci de nous faire partager une réflexion interessante, ça nous manque ici.

Il me semble que tu faisais référence aux puissants conglomérats, dont le budjet dépasse celui d´un "état moyen". Je suis d´accord que les fusions provoquent à court terme une réduction des effectifs plus ou moins averée.

Cependant, je dirais que c´est bien ce genre de groupes qui peut généralement financer efficacement les projets de recherche-developpement, d´où la necessité d´en former. De plus, pour résister à des "OPA hostiles", on dit qu´il vaut mieux "grossir pour éviter d´être englouti", comme on l´avait vu pour les négociations entre Mittal et Arcelor.

Je sors un peu du sujet mais je tenais juste à le préçiser. J´ajouterai également que l´informatisation du secteur tertiaire a largement contribué à supprimer des postes devenues désuets.
Mais en bon optimiste, j´espère que le Progrès saura contribuer à créer des emplois en rapport avec l´entretien de machines, d´appareils et d´engins qui ont pris la place de nombreux ouvriers.

toubib38
toubib38
Niveau 7
14 mai 2006 à 16:35:43

Bon deja je vais cassé un argument totalement faux, Plusieur grande multi-national aide les leur employer, meme quand il s´agit d´un licenciment, il participe egalement enormement dans les aide financiere au devellopement et au pays sous develloper.

gijoe080288
gijoe080288
Niveau 10
14 mai 2006 à 17:05:27

Pourtant tu ne peux pas nier que la tendance du patron paternaliste est assez mal en point, et que ça ne constitue pas une attitude de référence pour la majorité ^^.

Le role d´une entreprise c´est de faire du profit, pas du social (qui reste le domaine de la société, et donc de l´Etat)

Très bon post :)

toubib38
toubib38
Niveau 7
14 mai 2006 à 17:18:25

Oui le role basique de l´entreprise, mais certainne aide les pays a se develloper en financeant des projet en cooperation avec des ONG et des OIG, certaine multi national joue d´ailleur un role au nation uni en temps qu´observateur.

SuperMatou
SuperMatou
Niveau 10
14 mai 2006 à 17:26:59

La cause 1ère désormais c´est que virer 50 000 personnes rassure les actionnaires

De plus le chômage modère la revendication sociale

Enfin, la gestion des ressources humaines signifie forcément qu´on va traiter les humùains comme des numéros

8_Solid-Snake_8
8_Solid-Snake_8
Niveau 10
14 mai 2006 à 17:58:51

"Le chômage est traditionnellement défini comme étant une situation de non emploi, avec pour la personne qui perd sa place un droit, sous certaines conditions, de bénéficier d’une indemnité mensuelle"

Attention, la définition traditionnelle du chômage n´est pas la situation de non-emploi. Les inactifs sont en situation de non-emploi mais ne sont pas des chômeurs (ex= une femme au foyer) ; c´est une situation dans laquelle il y a recherche d´emploi (un chômeur est une personne qui n´a pas de travail, qui en cherche un et qui est disponible pour travailler). De plus, le droit à l´indemnité n´est pas inclu dans la définition traditionnelle du chômage comme ta phrase semble le suggérer.

"Est en fait considéré comme étant potentiellement au chômage toute personne travaillant moins de 78heures par mois soit un peu moins de 20 heures par semaine. Selon certaines sources se serait jusqu’à 1 chômeur sur trois qui travaillerait ! "

C´est ce qu´on appelle le chômage officieux, constitué du chômage à temps partiel, des chômeurs en préretraite, des chômeurs en formation et des contrats "borloo" : il représente 2 300 000 personne environ, soit quasiment l´équivalent du chômage officiel. D´ailleurs, la baisse du chômage officiel ne se fait pas parallèlement à celle du chômage officieux, qui lui augmente (3,6% ces derniers mois).

Sinon, je suis d´accord à propos des idées reçues.
Quant aux causes micro-économiques, tu décris le capitalisme actionnarial, ça n´explique que la primauté accordée à l´actionnaire, pas vraiment le chômage.
Pour les causes macro-économiques, les délocalisations ne réprésentent que 2 à 6% des suppressions d´emplois en France, ce n´est pas cette concurrence mondialisée qui explique l´inadaptation d´une frange de la population active aux demandes du marché. N´oublions pas la formation. De plus, les entreprises dont tu parles sont des firmes transnationales, la pressions sur les Etats leur importe guère, puisqu´elle ont le potentiel et la possibilité d´aller voir ailleurs au moindre coût.

Le--Mediateur
Le--Mediateur
Niveau 10
14 mai 2006 à 18:12:45

(merci de ta participation et de ta rectification sur l´extension de ma définition, j´aurais pas du mélanger les deux)

Micro -> Oui ça explique la primauté de l´actionnaire mais ce n´est que le corrolaire et le préalable à la réelle explication, celui du choix de restructuration en interne.

Macro -> On ne compte pas que les suppressions d´emplois mais on parle ici du non emplois. Le pourquoi de ce chômage, pas des fermetures d´usines. Je parlais en fait autant des fermetures d´usines que des choix de les implanter ailleurs, comme tu le dis, à moindre coût. Donc les 2 à 6 % par ans sont en pure perte mais la non instalation due à la concurrence constitue elle une réelle perte, cette fois-ci non chiffrable.

PS: Pour reprendre cette distinction officiel / officieux il ne faut pas oublier les allocataires du RMA... qui sont exclu du chômage mais ont eux aussi la possiblité de travailler.

le_chacal
le_chacal
Niveau 9
14 mai 2006 à 18:39:10

Je suis en general d´accord sur la partie 1, à savoir l´observation des manifestations du chômage.
Sauf sur ce point: tu sembles croire que la situation de chomage, de saturation du marché de l´emploi, interèsse les patrons en ce qu´ils voient la une opportunité d´embaucher à moindre salaire.
Mais c´est faux: on ne peut embaucher en-dessous du tarif du smic. Le patron a le choix entre le smic et le smic, ca ne l´avance pas beaucoup, on n´est pas en Chine ou évidemment la patron embauche au tarif qu´il veut.
Donc premiere chose à rectifier: le patronnat ne fixe pas le smic en France.

Sur l´immigration, tu as l´air de dire que ca n´influe pas sur le chomage, bien sûr que si, puisque le taux de chômage chez les populations immigrées atteint 40 %. Les immigrés qui viennent en France représentent une minorité de l´immigration et tu le sais bien.

Pour la partie 2, tu n´analyses qu´un aspect du problème mais je vais tenter de rectifier: tu parles notamment du rôle joué par les multinationales, celles du CAC 40 qui en effet, ont globalement accru largement leurs rentrées d´argent.
D´abord, comme leur nom l´indique, ces entreprises réalisent leurs benefices non pas en France mais dans le monde entier, il faut relativiser... ensuite, quid des PME, qui représentent la majorité de l´embauche en France ?

Effectivement, les multinationales qui licencient par milliers constituent le cheval de bataille des partis de gauche, plutot, meme, d´extreme gauche.

Mais interroge un patron de PME, pas question de CAC 40, mais plutot de charges et de 35h...
Combien de témoignages de patrons excédés parce que dans l´impossibilité d´embaucher 1 employé de plus à cause de charges trop grandes ?
Combien, à ce jour, d´entreprises proposant un pact à leurs salariés: soit on revient sur les 35h, soit on délocalise ? (la CGT accepte, c´est donc qu´elle reconnait l´absurdité des 35h...)

8_Solid-Snake_8
8_Solid-Snake_8
Niveau 10
14 mai 2006 à 18:52:02

Ce que je veux dire, c´est que le capitalisme actionnarial n´explique pas l´inutilité (dans un sens de coût/avantage) de la main d´oeuvre au chômage (officiel évidemment, mais officieux également dans le sens où leur utilité est réduite donc leur situation précaire) pour l´entreprise.
En gros, on dit qu´on passe d´un modèle de stakeholder à un modèle de shareholder. Le modèle traditionnel – stakeholder – considère l´entreprise comme une communauté d´interêts entre le(s) dirigeant(s), les salariés et accessoirement les actionnaires. Le nouveau modèle – shareholder – donne la primauté au capital-action, donc accorde ses moyens et ses buts en fonction des interêts des actionnaires.
Cela explique les politiques de downsizing (oui je sais, tout ces termes anglais...), c´est-à-dire l´externalisation, la réduction des frais de structure, les plans de réduction d´effectifs. Mais d´effectifs spécifiques, s´il y a une trop grand différence entre la valeur de l´entreprise dans la sphère réelle et sa valeur dans la sphère virtuelle, il y a éclatement de la bulle financière, cela signifie donc qu´on ne peut pas incessement détruire le capital travail de l´entreprise. Je pense aussi que le problème est du à une éducation inadapté aux demandes de travail, à une formation insuffisation tant au niveau de la qualification que de la compétence, il ne faut pas croire que le capital humain est inutile, c´est simplement que ce modèle et la mécanisation font du traditionnel salarié d´usine un salarié dépassé. Uen adaptation n´est pas impossible. Et n´oublions pas que toutes les sociétés ne fonctionnent sur ce modèle de satisfaction de l´actionnaire (lorsqu´il y a concentration des actions, ou lorsque ce n´est pas une société anonyme ou encore lorsque cela concerne des secteurs qui n´ont rien à voir ex= secteur de la recherche en science).

Je parlais des 2 à 6% parce que tu évoquais les délocalisations comme la seule résistance à la concurrence chinoise ou indienne.

Sinon, étant d´accord globalement avec tes constats, quelles solutions? Changer tout le système?

Le--Mediateur
Le--Mediateur
Niveau 10
14 mai 2006 à 19:25:21

Ha oui vu sous cet angle alors d´accord. Non effectivement les deux choses sont indépendante. Mais il fallait expliquer l´autre.

Par contre je suis en partie en désacord sur la manère dont tu définis les concepts de Stakeolder... La stakeolder considère qu´il faille prendre enc compte les parties prenante au premier rang duquel se trouve l´actionnaire ! Il supporte le risque social tout de même... La communauté d´intérêt est très large et englobe bon nombre de personne (Etat, collectivité territoriale(il y a des critères théoriques de sélection d´ailleurs: possbilité d´apporter des ressources, capacité au risque, pouvoir sur l´entreprise).
Bref j´ai aussi un souci sur leur articulation. Le model de Stakeolder est le model traditionnel et le stakeolder me semblait être le nouveau. Mais en france on suit le chemin inverse je crois. Les deux s´entremèlent... On corrèle le tout à la théorie de l´agence etc... La toute dernière tendance serait plutôt à une approche " multi-principaux multi-agents ". Je crois que la confusion vient du rapport Cadbury que l´on associe trop souvent à un retours à la Shair older alors qu´il commande surtout un renforcement de la théorie de l´agence en faveur de l´actionnaire. L´OCDE suit le même cheminement... Mais l´extension aux parties prenantes est autant actuelle car liée au développement des aspects ethique et de responsabilité de la firme...
Tout ça pour dire que oui sur le coup le "downsize and distribute"(opposé traditionnellement au "conserv and réinvest") n´est pas véritablement la cause mais plutôt la traduction des gestionnaires d´un concept existant... Mais là aussi c´est très mouvant selon les secteurs d´activité par exemple, tout dépendant des besoins d´innovation par exemple et du type de société.
Bref j´arrête je vais finir par m´embrouiller toutes ces considérations sont très fluctuante, à chaque changement de cycle tout rebascule... et en plus de ça c´est minime surtout si l´on est d´accord. :/

Pour répondre à ta question, bien des solutions c´est compliqué d´en trouver. Comme disait mon prof tout n´est question que de choix politiques. J´ai bien peur que le mécanisme de concentration et le développement de la coercition économique ne viennent défitivement entérer ces choix...
Je suis pessiste dans le sens où le libre échange ne peut pas être remis en cause et il va falloir attendre la fin d´un cycle ou une prise de conscience générale que l´on va droit dans le mur.

Le--Mediateur
Le--Mediateur
Niveau 10
14 mai 2006 à 19:26:36

L´art et la manière d´oublier le "H" de holder de manière constante, erf...

nshenmue
nshenmue
Niveau 10
14 mai 2006 à 19:34:33

Mais c´est faux: on ne peut embaucher en-dessous du tarif du smic. Le patron a le choix entre le smic et le smic, ca ne l´avance pas beaucoup, on n´est pas en Chine ou évidemment la patron embauche au tarif qu´il veut.

Pas si simple en chine . pas de salaire en dessous d´un certain niveau ( globalement l´équivalent de 600/800 euros ). Sinon le travailleur qui était a la campgane y retourne . Le francais ne peut pas faire ca lui

Sinon il y a de nombreux echelles de rémunération en dessous du SMIC , notament dans la restauration . Il n´y a pas de grande réaction du gouvernement . Et comme l´employé sait que s´il se plaint , il sera dehors et remplacé dans la journée il accpte , en se disant qu´un travail sous payé c´est mieux que pas de travail du tout

Sinon le bilan est trés bon

Le--Mediateur
Le--Mediateur
Niveau 10
14 mai 2006 à 19:48:46

( la patron va en France surtout embauché avec des contrats qui ne font pas l´objet du paiment des charges sociales... )
Pour ce que tu dis sur la restauration bien... C´est le secteur type qui démontre ce pourquoi le levier de la surpopulation intéresse autant les employeurs... Certain secteurs manquent de main d´oeuvre... Mais on s´éloigne un peu du sujet.

Pour reprendre la question de Solid, quelqu´un a une idée de potentiel changement là dessus ?

8_Solid-Snake_8
8_Solid-Snake_8
Niveau 10
14 mai 2006 à 20:10:48

" Le model de Stakeolder est le model traditionnel et le stakeolder me semblait être le nouveau "

Soit c´est mes connexions neuronales, soit y´a un truc bizarre là ^^

D´abord, le modèle fordiste, puis le modèle shareholder et stakeholder (les deux cohabitent "les deux s´entremêlent" comme tu le dis). Le stakeholder se rapproche plus d´une conception fordiste mais seulement à l´égard des salariés. Après, savoir qui est le "vrai nouveau modèle" ou pas, c´est une question d´opinion : selon moi, on reste dans modèle de shareholder pur, avec la maximisation de la valeur actionnariale.

Le rapport Cadbury encourage l´explication des entreprises quant à leur activité interne et la présence d´administrateurs d´après ce que j´ai pu trouver sur Google, c´est bien ça? Le cas échéant, je suis d´accord, c´est profitable aux actionnaires et contribue au shareholder.
Enfin, on va pas s´embrouiller encore plus puisqu´on est d´accord ^^

le_chacal >> "Sauf sur ce point: tu sembles croire que la situation de chomage, de saturation du marché de l´emploi, interèsse les patrons en ce qu´ils voient la une opportunité d´embaucher à moindre salaire.
Mais c´est faux: on ne peut embaucher en-dessous du tarif du smic. Le patron a le choix entre le smic et le smic, ca ne l´avance pas beaucoup, on n´est pas en Chine ou évidemment la patron embauche au tarif qu´il veut.
Donc premiere chose à rectifier: le patronnat ne fixe pas le smic en France."

En fait, la concurrence involontaire qu´instaure un chômage fort entre les travailleurs conduit à une revue à la baisse des salaires, car cela aboutit d´une part à la pression sur les chômeurs de trouver un emploi même précaire, il n´y a qu´à voir les politiques de réduction des indemnités si l´on efuse un emploi, lesquelles aboutissent à cette revue à la baisse. Et puis, tout le monde n´est pa spayé au SMIC hein. Et puis il y a les temps partiels, les réductions de la rémunération des heures sups, on peut considérer que ce smesures reçoivent une grand appui par la situation de chômage de masse.

" Sur l´immigration, tu as l´air de dire que ca n´influe pas sur le chomage, bien sûr que si, puisque le taux de chômage chez les populations immigrées atteint 40 %. Les immigrés qui viennent en France représentent une minorité de l´immigration et tu le sais bien. "

Allez, un peu de lecture. Voici les deuxièmes et troisièmes parties d´une analyse économique des effets de l´immigration.

http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2006/04/13/463-effets-economiques-de-l-immigration-seconde-partie-salaires-et-emploi

http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2006/05/04/529-effets-economiques-de-l-immigration-troisieme-partie-l-economie-politique

Et voici un point de vue libéral :
http://www.fahayek.org/index.php?option=com_content&task=view&id=534&Itemid=1

Je ne dis pas que je suis d´accord avec tout ce qui est écrit dans ces trois lien (surtout pas le troisième ^^), mais il ne faut pas prendre ton point de vue pour le seul possible et logique, surtout lorsqu´il ne fait que 4 lignes et sonne comme l´analyse archétypale du beauf ("3M chômeurs, 3M d´immigrés").

Sinon, je suis d´accord avec le poids des charges sociales sur l´emploi. Mais quel rapport avec les 35h? Elles étaients assortis d´une réduction justement de ces charges pour ceux qui les appliquent et c´était un plan d´emploi (pas un plan d´augmentation des taux de marges certes).

Le--Mediateur
Le--Mediateur
Niveau 10
14 mai 2006 à 22:10:19

Les charges sociales ? Ce doit être une blague. C´est un très grand débat, je ne vais pas l´ouvrir sur ce topic un peu trop spécifique. Mais la protection sociale ne doit pas être considérée comme une ´charge´. Fincancer l´assurance maladie et veiller aux bonne conditions de vie de la société c´est de manière indirecte avoir des salariés plus productifs, moins absent. On assiste ici à une bête logique comptable = baisser les couts par tous les moyens... Dommage.
Ceci d´autant plus que ces charges connaissent deux tendances très importantes: d´une part l´état fiscalise de plus en plus la protection sociale (CSG, CRDS, taxe sur les contrats d´assurances auto, sur le chiffre d´affaire des produits pharmaçotique, etc...etc...) et de l´autre elle passe son temps à exempté de charges sociales les entreprise. Sur l´autel de la compétitivité certain sacrifiraient leur parent, ben nous c´est notre protection sociale: contrats exemtés, zones de revitalisation urbaine, zones franches, emplois des seniors, des jeunes tout est prétexte à ne pas faire payer les charges sociales. Non seulement bon nombre d´exemptions sont cumulées mais en plus de ça elles incident indirectement l´employeur a proposé des salaires bas puisque ces contrats seront exemptés! Tout ça parce que la démocratie sociale de 1946 avec des usagers au commande n´a pas été concervée... et que l´Etat s´est appropriée la gestion de la sécurité sociale.
Bref j´arrête je suis hors sujet.

Snake => Tout ça m´a obligé de reprendre mes cours de gouvernance d´entreprise pour vérifier :/
Rapport Cadbury: crée en 1991 sur suggestion de la banque de londres suites à des affaires de malversations (BCCI, Maxwell) met en exergue de nouvelles raison de baisse de performance en l´expliquant par l´absence de surveillance de l´agent par le principal (ici le manager par l´actionnaire). Ce rapport va proposer aux entreprises d´adopter des condes de bonne conduite ainsi qu´une rationalistion de la gestion autours de quelques principes comme: la sépration des postes de président et DG, la transparence sur la rémunéation des président, une limitation de la durée des mandats et un vote obligatoire des actionnaires et de créer des comités d´audits indépendants composés d´administrateurs indépendants.
Bref voilà ce que j´ai à ce porpos et il faut savoir que le MEDEF a suivi la tendance en commandant un rapport: le rapport Vienot. Bref tout ça a donné lieu si j´ai bonne mémoire à une réforme du droit des société par la suite.

Concernant le débat sur la poule ou l´oeuf je dois dire que je suis dans le flou. Lorsque j´ai étudié ces concepts (je ne suis pas un gestionnaire d´où la maitrise imparfaite de ces notions) le prof nous a d´abord présenté la shareholder puis, comme si cela constituait une évolution, la stakeholder. Pour ce que j´en sais c´est une question assez nouvelle puisque par le passé les parties prenantes tout le monde s´en foutait, d´ailleurs autant que les actionaires qui à l´époque n´existait pas. Ce n´est que lorsque l´on a dissocié la maitrise du capital via une mutation du capitalisme que la question s´est posée. En faisant fi des modèles théoriques pour aborder les choses d´une manière subtantielle je pense que les deux sont mélés, que le concept de prise en compte des parties prenantes est plus récent (né de l´idée que la conception contractuelle de la société en droit anglo saxon n´était pas suffisante), mais que le principe dominant reste très largement le shareholder avec un zest de moralisation, n´influant toutefois pas sur la gestion. Mais c´est difficile à comprendre (pour moi en tout cas) parce qu´il faut je crois en pratique faire attention aux stratégies qui diffèrent selon les secteurs d´activité, entre nouvelle et ancienne économie pour être exact.
Bref on est d´accord sur le fond de toute manière

lekhan
lekhan
Niveau 10
15 mai 2006 à 18:38:35

Trés bonne analyse, mais ça oublie peut être le fait que le marche du travail soit concidéré comme auto regulateur et que notre gouvernement actuel face tout pour que ça le reste.

C´est toujours un problême car pour moi c´est l´état qui doit insuffler la création d´activité, la dynamique créatrice, c´est à l´Etat de créer ces conditions.

La création d´activité c´est la clef du chômage, bon avec la régulation par la monnaie, enfin le fait est qu´ajourdh´ui en France on ne crée pas d´activité et pire on internationalise les activité, relocaliser les économies nécessaire au développement me semble une solution pour créer de l´emploi est résoudre un bout du chômage.

De toute façon le chômage est cyclique et passagé,du moin pour l´instant c´est la démographie qui est en majorité responsable de la saturation du marché.

le_chacal
le_chacal
Niveau 9
15 mai 2006 à 18:43:46

C´est tres étrange, les mêmes causes entrainant les mêmes effets, une contradiction surgit:

L´analyse est lacunaire, et ne fait part que de considerations relatives à l´activité des multinationales, or, on sait tous relativement jeunes que l´emploi en France, c´est pas L´Oréal et Alcatel, c´est les PME. Bref, le principe de la bourse est le même dans tous les pays, les licenciements pour plans de restructuration aussi, alors comment se fait-il que nous ayons un chômage plus élevé que les autres pays cher Médiateur ?
C´est bien la preuve que ton analyse est insuffisante, le phénomène principal, c´est celui que j´ai déja mentionné plus haut, à savoir des charges et des contraintes d´embauche beaucoup trp grande, car CA c´est typiquement Français, contrairement à ton baratin anti-MEDEF...

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