Mais bon, tu vas me dire qu'on vit pas mieux que sous une dictature, que c'est qu'une illusion, etc.
J'avoue que je ne vois pas trop le rapport. Les dictatures ne sont pas des nations ?
Je pense pas qu'on puisse s'entendre sur quoi que ce soit de toute façon.
Ah. dommage.
Mais si il n'y a pas de Nation, je ne vois pas pourquoi il y' aurait une quelconque légitimité dans les hôpitaux publics, les aides sociales, les nationalisations, etc.
Pour les hôpitaux, soigner les gens me parait être une raison d'être assez suffisante. De quelle "légitimité" veux-tu parler ?
Pour les aides sociales et les nationalisations, effectivement ce sont des choses qui n'ont de sens que dans le cadre d'un système à la fois capitaliste et étatiste.
La Nation doit unir le peuple mais ça n'empêche pas la lutte contre les élites en tout genre.
Justement, je pense que les mensonges ne sont pas une bonne option pour essayer d'unir le peuple.
Mettons que je réside à la frontière espagnole. Pourquoi devrais-je me sentir plus "uni" avec un lillois, français comme moi, qu'avec un habitant de l'autre côté de la Bidassoa ?
Je citerai E. Renan (une fois n'est pas coutume
), puisqu'à son époque au moins on n'avait pas honte d'assumer les tenants et les aboutissants de la chose nationale (Renan est pro-nation) :
"L’oubli, et je dirai même l’erreur historique, sont un facteur essentiel de la création d’une nation"
Ou encore : " le progrès des études historiques est souvent pour la nationalité un danger"
(Renan : Qu'est-ce qu'une nation ?, 1882)