Voilà, on en parle régulièrement, surtout cette année avec les fraudes. Faut-il réformer le bac ?
Pour ma part je serais pour. Je proposerais de séparer le bac en deux partiels d'une part, et d'autre part de faire compter un peu de contrôle continu (disons 20% de la note).
En effet, j'ai passé mon bac S cette année et il est évident que de nombreux résultats ne sont absolument pas représentatifs.
Par exemple, il y avait dans ma classe un matheux pur, le genre à faire des maths pour se distraire, à aller en discuter avec le prof à la récré etc. Il était évidemment excellent, dans les 19 de moyenne, et ce sur des sujets d'annales de bac. Et voilà qu'au vrai bac, il perd son temps sur l'erreur de l'énoncé du QCM, fait des étourderies je ne sais comment, en tout cas il se retrouve à 15/20. C'est pas mal, mais ce n'est pas excellent. Moi pendant ce temps, je suis bon en maths, mais pas à ce point-là. Je faisais ce que j'avais à faire, ça me plaisait, mais c'était pas non plus un passe-temps. Résultat : avec une copie très scolaire, j'ai 18/20. Je suis très content pour moi, mais honnêtement si lui a 15, moi je ne mérite pas 18, sachant pertinemment qu'il est bien plus fort que moi.
Ce genre de choses est bien sûr dû au fait qu'un examen unique est faussé par bien trop de paramètres : chance/manque de chance sur le sujet (c'est-à-dire ne connaître qu'une partie du programme et tomber dessus, ou bien l'inverse) ; chance/manque de chance sur le correcteur ; maladie le jour du bac...
Or en sciences, plus on fait d'expériences, plus on tend vers la réalité, car les résultats aberrants sont peu à peu gommés par le nombre. Cela peut également s'appliquer à un examen : plus on le découpe en partiels nombreux, plus on limite l'influence des paramètres évoqués ci-dessus, et donc plus on se rapproche du niveau réel des candidats. Ainsi, dans le cadre d'un examen séparé en deux partiels, si l'on répartit les correcteurs en cinq catégories d'effectifs égaux, mettons Très Sévères, Sévères, Neutres, Indulgents, Très Indulgents, il est évidemment moins probable de tomber deux fois sur un Très Sévère, qu'une fois sur un Très Sévère et une fois sur n'importe quelle autre catégorie.
Bien sûr, ceci reste théorique, et il n'est pas question pour des raisons pratiques d'organiser 50 partiels. Toutefois, un bac en deux temps me semble une bonne chose.
D'autre part, le contrôle continu présente bien sûr des défauts : il laisse davantage de place à la subjectivité des correcteurs, qui connaissent leurs élèves et ont une opinion influençant leur notation. Mais encore une fois, il est très improbable de ne tomber que sur des profs notant mal. Les extrêmes sont relativement gommés. Et finalement, je suis convaincu qu'un peu de contrôle continu ferait tendre les moyennes finales du bac vers le niveau réel de la grande majorité des candidats.
Ensuite, je pense qu'il serait nécessaire d'instaurer des seuils éliminatoires dans chaque série. Il est trop fréquent de voir des gens obtenir un bac S avec de mauvaises notes en sciences. C'est le cas de ceux qui ont plus un profil littéraire, mais qui vont en S parce que c'est la section bénéficiant de la meilleure réputation.
Exemple : avec 8 en maths, physique, SVT, il y a 42 points à rattraper. Un 15 en histoire en rattrape 15. Un 15 en LV1 en rattrape 15 aussi. Un 15 en LV2 en donne 10 et enfin un 11 en philo en donne 3. On arrive à 43 points récupérés. Ce qui veut dire que la personne en question, avec 10 dans les autres matières (sport) a son bac S. Ce n'est à mon avis pas normal, car elle n'a pas le niveau en siences.
Dans ce cas-là par exemple, il ne devrait à mon avis pas être possible d'avoir un bac S avec moins de la moyenne dans les trois matières scientifiques. On pourrait imaginer d'autres seuils éliminatoires. De même en ES, ce seraient les maths, les SES et LV1. En L, philo, français, et LV1...
Vos réactions ?
Un contrôle continu serait ce qu'il y a de plus injuste car le fait que le correcteur connaisse les élèves influencerait sa notation.
Voila, aucun argument fait face à celui la ![]()
Ah et un bac S même si S veut dire scientifique, ca reste un bac général. ![]()
On peut pas bloquer ceux qui ont un profil littéraire et qui ont des mauvaises notes en science qui font un bac S sinon c'est plus une filière général.
Comme si la correction anonyme était juste. Tu tombes sur une enflure remontée, tandis que ton voisin est corrigé par un gentil prof bien désireux de donner le bac à 80% des gens et donc à remonter si nécessaire.
S = Scientifique. Avec ton raisonnement, autant supprimer les filières et garder seulement l'aspect général.
Un système de partiel comme à la fac : quelques notes de contrôle continu et un examen qui compte pour moitié.
En compensant les différents semestres ou trimestre, il faudrait avoir la moyenne ![]()
Ca ressemble à ce que je propose.
C'est à peu près la même réflexion que je me fais depuis quelques mois.
Déjà, le problème majeur d'un examen à la fin du cycle des études secondaires, c'est que beaucoup d'élèves pas vraiment concernés réviseront seulement quinze jours avant le début des épreuves, et encore quinze jours, c'est dans le meilleur des cas. Alors, beaucoup réussiront leur baccalauréat mais peu auront les bases pour réussir dans le supérieur, ou du moins auront monstre de difficultés. Dans ma classe, une quinzaine avait moins de 10 de moyenne générale sur l'année mais seuls 5 ou 6 n'ont pas eu leur bac. J'espère qu'ils n'auront pas de difficultés l'année prochaine mais j'en doute... Enfin, moi, ça me fait peur de voir que certains ne connaissent pas les dates de début et de fin de la IVe République ou d'autres trucs basiques dans les autres matières. Et je ne pense pas être trop exigeant.
Alors, pour avoir des élèves qui se sentent un peu plus concernés (malgré eux pour la plupart), il faudrait instaurer un bac à chaque trimestre.
Difficile d'avoir des corrections uniformes avec des professeurs censés être impartiaux puisqu'ils ne connaissent pas les élèves mais les moyennes que l'on a sur l'année se font parfois sur deux DS ou avec un DS super simple et les profs voudraient sans doute nous favoriser. Donc, pour moi, le bac à chaque fin de trimestre me semble la meilleure solution. Avec un contrôle continu (moyennes) qui pourrait avoir une importance minime, tout au mieux.
Enfin, toujours d'accord avec toi, même si c'est un bac général, moi qui suis en ES, j'ai du mal à accepter que certains aient leur bac avec 7 en SES. Même si j'étais content de voir certains de mes potes l'avoir.
Mais bon, 7, c'est vraiment l'élève qui n'a pas les bases pour moi.
Un coefficient de 7, c'est peu par rapport à la LV2 qui compte coefficient 3. A défaut d'une note éliminatoire, certains coefficients devraient être renforcés (la SES et l'Histoire en ES).
Content de voir que l'on partage les mêmes opinions.
Par contre, un bac en trois parties, ça me semble difficilement réalisable. En effet, à la fin du premier trimestre, les élèves ne seraient généralement pas prêts, pas adaptés aux exercice type bac, surtout en philo, matière nouvelle où il faut des bases avant de pouvoir s'attaquer aux disserts et commentaires.
Je pense donc que les bacs blancs devraient avoir lieu en décembre. Ils seraient suivis d'un premier partiel en mars et d'un deuxième en juin.
"Déjà, le problème majeur d'un examen à la fin du cycle des études secondaires, c'est que beaucoup d'élèves pas vraiment concernés réviseront seulement quinze jours avant le début des épreuves, et encore quinze jours, c'est dans le meilleur des cas."
Tiens, anecdote marrante : une fille de ma classe, arrivée en terminale, a demandé si l'Océan à l'Ouest de la Méditerranée c'était l'Atlantique ou le Pacifique. C'est dire le dire le niveau en H-G. Dans cette matière elle n'a strictement rien fait, n'avait aucune culture pour se rattraper, elle a passé l'année à ricaner (ado cliché tu vois le genre), puis elle a dû réviser juste ce qu'il fallait avant le bac : elle a eu 15 en H-G, meilleure note de la classe.
Oui, c'est vrai, on n'aurait pas encore acquis la méthode pour ce qui est dissertation, commentaire, etc.
Après, on pourrait aussi être mieux préparé en seconde et en première. Ou les notations seraient plus indulgentes. Bon, en tout cas, deux bacs, c'est le minimum pour moi, pour éviter des notes sur-élevées (comme ta camarade en HG) ou inférieurs à la vraie valeur de l'élève (comme ton pote en Maths) et surtout que les élèves soient vraiment obligés de travailler.
Sinon, pour un contrôle continu à partir des moyennes obtenues en cours, t'y accorderais une grande importance sur la note finale ou tu ne la compterais pas du tout ?
Pour moi le contrôle continu ça serait de l'ordre de 20% de la note globale. Suffisamment pour avoir une influence, pas assez pour écraser le reste (deux bacs à 40-40).
Le bac en lui même n'est pas à remettre en cause, par contre ceux qui corrigent oui, faudrait qu'ils s'harmonisent.
+ bien ton topic basé sur ton expérience et ta rage ?
Le système belge est vraiment bon ![]()
Contrôle continu, 2 examens chaque année pendant les 6 années d'humanités. Pas de "bac". La réussite en fin d'année est délibérée par les profs en conseil de classe en tenant compte à la fois des examens et du contrôle continu, et donc de la capacité de l'élève à réussir l'année suivante.
"Le bac en lui même n'est pas à remettre en cause, par contre ceux qui corrigent oui, faudrait qu'ils s'harmonisent."
Faudrait... Je suis d'accord. Sauf que si on pouvait y arriver, ça ferait longtemps que ça serait le cas. Donc, en attendant que les correcteurs se mettent subitement à tous faire preuve de bonne volonté pour s'harmoniser, il faut trouver autre chose.
Mon expérience ? J'utilise des exemples, c'est tout. J'ai également utilisé des arguments rationnellement fondés.
Ma rage ? C'est sans doute pour ça que j'ai évoqué le cas d'une personne qui aurait dû avoir une meilleure note que moi et qui en a eu une moins bonne.
Je préférerais des contre-arguments à mes propositions plutôt qu'un "le bac n'est pas à remettre à cause". Si je ne m'abuse, le rôle d'un examen est d'évaluer le niveau de chaque candidat. Il doit donc se rapprocher le plus possible de son niveau réel. Et comme je l'ai expliqué, une organisation en partiels tendrait à donner des résultats plus fidèles à la réalité.
Curitiba : plutôt d'accord.
Le bac c'est 100% symbolique, c'est pour ça que je le kiffouille et que je le défend, le remettre en cause, c'est remettre en cause la nation.
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Autre chose que la défense du symbole ?
Je suis plutôt d'accord.
Lors de ma terminale, j'étais pas spécialement bon élève, car je bossais pas énormément en cours d'année. Je me baladais entre 10,5 et 12 de moyenne selon les matières.
Et puis arrive la dernière ligne droite : je me mets à bosser intensément, et paf, 13,21.
En glandant toute l'année, on peut faire un résultat, ce qui ne donne aucun intérêt au bac.
Le seul intérêt du bac, c'est de servir de seuil de recrutement aux facs. Point.
Pour les filières sélectives, le bac n'est quasiment jamais utilisé : seul le dossier, le T2/T3 de 1ère et le T1/T2 de terminales comptent. Une belle lettre de motivation, des bonnes appréciations... Ca passe quasiment exclusivement par les bulletins de note.
Quitte à avoir un "seuil" pour les facs, pourquoi ne pas se limiter à "l'avis" du conseil de classe : "Très favorable", "Favorable", "Doit faire ses preuves". Le "doit faire ses preuves" n'est pas admissible à la fac.
Et pis f'est tout !
idée absolument ridicule avec les seuils éliminatoires. Donc si tu es faible dans une matière, hop, tu vas pas dans ta filière? et tu quitte le lycée?
Alors que tu pourrais avoir 12 de moyenne générale? tu te rends compte que c'est ridicule?
Ensuite le bac en lui mm sert juste à continuer ses études ailleurs. Donc pourquoi tout changer pour qu'au final, se soit pareil.
Non, tu redoubles.