Soudain Dario s effaça. Le Prince se sentit secoué, et en ouvrant les yeux il découvrit le visage d Hustouk. L Ork venait de le réveiller. Alexandre était sur le point d exploser, lorsqu il remarqua qu il faisait encore nuit, et que Tarlaq, Vladek et Namâric se tenaient également à ses côtés, habillés et armés.
- Que se passe-t-il ? s enquit le Prince.
- Nous partons, répondit simplement le baron.
- C est encore une de ses idées navrantes, précisa Vladek.
- La situation ne me plait pas du tout, se justifia Tarlaq. Nous devons quitter cette caravane tant qu il en est encore temps.
- Je suis d accord avec lui, déclara Namâric.
Alexandre se tourna vers Hustouk.
- Pour ma part, grogna l Ork, je pense qu il vaudrait mieux rester ici, mais je suivrai les ordres de mon maître.
- C est à vous de trancher, Prince, affirma le capitaine.
- Quelle route voudriez-vous emprunter ?
- Nous allons filer droit vers Dümrist, expliqua Tarlaq. Puis nous ferons un détour par le Sud afin de semer d éventuels poursuivants. Ensuite nous regagnerons la capitale par des chemins peu fréquentés. Nous serons arrivés demain soir, si tout se passe bien.
- Mais comme c est une initiative de notre cher baron, il y aura forcément des complications, indiqua Vladek.
- C est bon, partons, décida Alexandre en se levant.
Hustouk remarqua alors le silhouette d une petite fille penchée au balcon du chariot d Irno Vorgen. L Ork avertit aussitôt ses compagnons
- C est Lida ! Elle nous a entendus !
- Mais non, le rassura Namâric. Elle est sourde, rappelle-toi !
- Mouais...
- Allons-y, maintenant ! ordonna Tarlaq.
- J aurai peu dormi cette nuit, nota Alexandre.
- Désolé, s excusa les baron sans avoir l air particulièrement affligé.
Le Prince et les quatre guerriers enfourchèrent leurs montures et s élancèrent dans les ténèbres sous le regard intéressé de Lida.