Voilà la fin de ce que j´ai écrit jusqu´à maintenant. Il n´y aura donc plus de suite avant au moins Mardi, et au plus le vendredi 29
Le Paladin descendit de son cheval, son arc à la main, prêt à tirer.
- Olaf, souffla-t-il.
- Rectification, déclara le guerrier. Maintenant c est Lord Draxor.
- Ca ne change rien, dit Namâric en ajustant son tir. Je vais pouvoir remplir ma mission.
- Attends ! Tu ne sais pas ce qui passe ! J agis pour le bien de ce monde !
- Et moi j agis selon mes ordres, répondit le Paladin d une voix dure. Donc, tu meurs.
- Tu ne tireras pas. Je le sais. C est pour ça que je ne t ai pas abattu depuis mon abri.
Namâric sembla hésiter, puis lâcha son arc et dégaina son épée.
- C est vrai. Nous avons trop de comptes à régler pour en finir si vite.
Et les deux guerriers se ruèrent l un sur l autre.
Draxor porta un coup latéral. Namâric se jeta en arrière pour éviter l attaque tout en abattant sa propre épée. Son adversaire para de justesse, se dégagea d un grand mouvement de bras, puis repartit à l assaut.
En observant le duel, Alexandre comprit que Namâric n avait pas été sérieux durant leur combat dans la forêt. Le Paladin était à présent bien plus rapide et agressif que la nuit précédente. Mais son adversaire ne déméritait pas non plus. Les coups pleuvaient si vite que le Prince pouvait à peine les suivre, mais les deux combattants, eux, parvenaient toujours à les contrer. Tarlaq, Vladek et Hustouk, trop impressionnés pour intervenir, admiraient les talents des deux duellistes.
Soudain, d un coup de genou, Namâric fit voler la hache de son adversaire près du cheval d Alexandre. Draxor, comprenant qu il n avait pas le temps de dégainer son sabre, se précipita sur le Prince, mais Tarlaq lui barra la route. Le guerrier étourdit le baron d un coup de poing au visage et l empoigna par le cou.
- Plus un geste ! s écria Draxor. Ou je lui brise la nuque !
Talarq tenta de se dégager, mais son ennemi avait une poigne de fer. Namâric s approcha calmement.
- Ecoute, Olaf. Comme à ton habitude, tu as monté un plan minable qui a lamentablement échoué. Alors ne t enfonce pas davantage et laisse-moi en finir.
Lord Draxor étudia la situation. Il était vrai que tout ne se déroulait pas comme il l aurait souhaité. Il avait perdu l avantage de la surprise. Hustouk avait armé son arbalète et la braquait vers lui. Vladek se tenait prêt à intervenir. Tarlaq n attendait qu un instant de relâchement pour se libérer. En plus, Namâric était plus fort que prévu. Mais le guerrier savait que, l arme à la main, il avait sa chance.
Draxor jeta son otage au sol et bondit sur Hustouk. L Ork, surpris, n eut pas le temps de tirer, et les pieds de son adversaire le percutèrent en pleine poitrine. Avant même qu Hustouk n ait touché terre, Draxor l utilisa comme un tremplin et se propulsa avec force. Il exécuta un saut périlleux qui l amena devant Vladek, roula dans la neige pour échapper au coup que lui portait le capitaine et tendit la main vers sa hache. Au moment où il se saisit l arme, Namâric en immobilisa la lame sous son talon. Sans hésiter, Draxor tira sur la poignée, qui se sépara du manche : le bois était en fait creux et dissimulait une fine lame d acier ! Le guerrier fouetta l air, obligeant le Paladin à s éloigner, puis se redressa et dégaina son sabre.
Ensuite tout se passa très vite. Draxor et Namâric s élevèrent en même temps dans les airs, il y eut une série de chocs métalliques, et les deux combattants retombèrent lourdement. Namâric se releva le premier et constata que son adversaire était inconscient. Il leva son épée, prêt à achever sa victime...
- Non ! s écria Alexandre. Vous ne pouvez pas le tuer ainsi ! Nous l avons capturé, nous devons le laisser en vie !
- Cela ne concerne que mon Ordre, affirma le Paladin.
Et il abattit son arme.
La lame était à mi-chemin du cou de Draxor lorsqu elle fut arrêtée par celle de Tarlaq.
- Les volontés du Prince ne sont pas contestables, Paladin, déclara le baron. Ne gâchons pas notre amitié pour un nouveau conflit d autorité.
- Cette affaire ne concerne que mon Ordre, répéta Namâric.
- Visiblement, ce n est pas du tout le cas, dit Alexandre en descendant de cheval. Cet homme nous a attaqués, donc nous aussi sommes concernés. Alors puisque vous sembler connaître notre agresseur, vous allez nous expliquer qui il est et en quoi consiste exactement votre mission.
- Il me semble vous avoir déjà fait part de mes conditions à ce sujet...
- S il ne peut en être autrement... murmura le Prince.
Il défit les lacets qui enserraient ses poignets et releva ses manches, révélant deux bracelets d argent incrustés de pierres rouges.