...Le temps de me préparer, il est à présent 20h00, j'enfile mon long blouson de cuir, les cheveux en bataille, mon paquet dans la poche, un briquet dans l'autre, quoi de mieux. Je sors de ce put*in d'immeuble délabré, je croise quelques clochard que je connais bien, je les salue. Ce que je vous raconte est une sorte d'autobiographie mais en aucun cas une analyse, je ne fais pas sa pour que vous me jugiez, je ne dois rien à personne, personne ne me dois rien, j'évite les problèmes je suis quelqu'un de normal qu'on qualifierez dans la "moyenne" à première vue. Il fait froid en ce mois de janvier, mes mains sont gelés, je fourre mes mains profondément dans mes poches et je marche longtemps, longtemps...je ne sais pas vraiment ou je vais la nuit, je suis seul, une solitude exploité à mon avantage ce qui me permet de me ressourcer, j'aimerais pouvoir transmettre ce que je ressens à d'autres, une impression de liberté quand je marche comme ça, une impression de "vie", les choses les plus banales sont les meilleures. Malgré tout ça, je sais que ça ne durera pas, le rêve, toute cette liberté palpable sera bientôt terminé, mes pulsions vont reprendre le dessus cette nuit, mais j'essaye de me contrôler, j'arrive à peu près à cibler les gens qui vont subir tout ça, j'ai mes endroits je sais ou trainé. Il est à présent 22h00, je marche toujours, je coupe dans un petit parc très fréquenté en journée, mais tellement vide la nuit, un vide qui frôle le nirvana, seul quelques dealer et autres sous produits du système viennent troubler cette solitude, pour vendre du rêve fatal à des pauvres gens qui ne vivent que pour ça. Si j'en suis peut être arrivé à cette situation, ce même train train que je répète chaque nuit, c'est peut être aussi à cause de choses de ce genre, ces personnes qui, au lieux de soutenir certains les détruisent, toutes ces souffrances qui me dégoute, je ne suis rien pour juger ces gens, mais je pense pouvoir me permettre de les évaluer un peu, je me pose alors sur un banc, il est 22h15, je reste là à regarder le ciel pendant près d'une heure et demie. C'est l'heure, l'heure de "chasser", l'heure d'assouvir cette chose qui me hante, ma raison de vivre depuis à peu près d'un an, je pourrais très bien me satisfaire de petit dealer de pacotille mais nan, je vise un plus gros gibier ce soir et je sais ou il se trouve, je me lève, sors de ce parc et prend une rue un peu plus une heure. Après 30 minutes de marche environ, j'arrive enfin à destination, le nirvana pour les sexagénaires refoulés, 10 prostitué au mètres carré, une aubaine pour les mac, un enfer pour les habitants, je marche dans ce quartier sombre ou toutes ces filles m'interpellent pour une petite "passe" mais je ne m'arrête point, je marche pendant 10 bonnes minutes quand soudain...
Suite? 
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