Je rappelle que l'histoire complète est page 9, pour ceux qui ont la femme de refaire toutes les pages
Aller, petite swooïte.
Une fois sortit de mes pensées, je me suis aperçus qu'on se regardait fixement depuis quelques secondes.
« Aller, viens, on va arriver en retard. Lui dis je »
Dans le long couloir qui menait en physique, nous ne nous sommes pas adressés la parole. J'avais du mal à deviner à quoi il pensait, il avait les yeux dans le vide.
Quand nous sommes arrivés devant la salle, toute la classe était déjà présente et attendait le prof.
« Hè Léaa ! »
Hein ? Je me suis retournée et j'ai vu Eva me faisant de grands signes. Je l'ai rejoint.
« Ouais, qu'est ce qu'il y a ?
- Me dit pas qu'Arnaud t'as filé un rencart !!?! »
Ah oui c'est vrai, j'avais rendez vous avec Arnaud samedi prochain. Comment j'avais pu oublier ça ?!
« Oui, enfin rencart. On avait envie de se revoir, c'est tout.
- Mouais, en tout cas t'as pas peur... Si sa copine l'apprend, elle t'étripe.
- Il a plus de copine, il est célib. Et comment t'es au courant, au fait ?
- Au courant de quoi ? Pour le fait que vous aviez rencart, il me l'a dit. Et pour celui qu'il a une copine, je le sais. C'est le genre de mecs qui accumule les meufs de façon à ce qu'il ne soit jamais célib, y en a toujours une au deux de remplacements.
- Ouais, peu importe »
Je me demandais ce qui était passé dans la tête d'Eva pour qu'elle me dise ça. Voulait elle me protéger ou alors faire foirer une quelconque relation entre Arnaud et moi ? Cela ne m'étonne pas qu'Arnaud sorte facilement avec les nanas mais j'avais des doutes sur ce qu'Eva venait de me raconter. En plus, Arnaud m'avait bien confirmé qu'il était célib.
Bon il fallait surtout que j'évite à penser à ça pendant le cours de physique, seule matière scientifique où je m'en sors convenablement.
Le reste de la journée m'a semblé bien calme. Antoine ne m'a pas adressé la parole, et j'avais l'impression qu'Eva prenait un malin plaisir à baver sur mon dos auprès des autres nanas de la classe.
A 18h, comme tout le monde, je suis rentrée. A peine avais je mis un pied chez moi que le vibreur de mon téléphone portable indiquait un appel. J'ai alors sorti mon Nokia de la poche pour y lire « Antoine ». Oh, fais chier. Je me doutais de son appel, mais je n'avais alors aucune envie mais aucune, de me justifier sur le baiser de cet après midi, et je savais très bien que c'était la raison pour laquelle il m'appelait.