J'me suis faite une entorse au doigt donc vous imaginez pas la douleur que c'est pour taper une phrase 
J'ai aussi remis la dernière phrase du précédent paragraphe pour que vous puissiez vous rappeler de la situation.
Oh, fais chier. Je me doutais de son appel, mais je n'avais alors aucune envie mais aucune, de me justifier sur le baiser de cet après midi, et je savais très bien que c'était la raison pour laquelle il m'appelait.
J'ai alors décidé de faire la « morte » et de ne pas répondre. Il fallait tout d'abord que je me prépare aux éventuels questions qu'il pourrait me poser. Non, je ne voulais pas sortir avec lui. Oui, j'étais consciente quand je l'avais embrassé et je n'avais pas pris de substances illicites avant.
Mhh.. dernière question, étais je amoureuse ? Non je ne crois pas, enfin j'étais simplement très attaché à lui, je n'aurai voulu le perdre pour rien au monde, et s'il devait partir loin j'aurais été la plus triste des nanas. Mais...non je n'étais pas amoureuse, il en était de toute façon, hors de question. Nouvelles vibrations sur ma cuisse droite, nouveau coup de téléphone d'Antoine. Cette fois ci, je décrochai :
« Allô
- Resalut c'est Antoine. Je peux te parler ?
- Ouais, bien sûr
- Tu t'en doutes, c'est par rapport à cette aprèm. Je voulais savoir ce que représentait ce bisou pour toi ? »
Aïe. Ce que représentait ce baiser ? Pire qu'une dissert' de français...
« -Bah il représentait tout l'amour que je te porte, enfin euh, l'amour amical, hein.
- Je sais pas quel était ton but, et j'suis pas sûr de vouloir le savoir, mais j'ai pas apprécié. Tu ne peux pas savoir ce qu'un mec qui reçoit un bisous de la fille de ses rêves ressent lorsqu'il sait que rien ne sera possible entre eux. »
Il tappait dans le mille. C'était clair, j'avais fait une gaffe en l'embrassant. Une fois de plus, je culpabilisais de le faire souffrir. C'est vrai que j'ai plus pensé à moi qu'à lui cette après midi. Le fait que ce baiser l'ai déplu ne m'avait même pas traversé l'esprit.
« Excuse moi, je suis désolée. J'ai tout fait capoter. J'espère que tu ne m'en veut pas.
- Non, mais bon, à l'avenir, tu le sauras. Bye. »
Mince alors. Je décidai alors de penser à autre chose, comme les fringues que je mettrai demain pour retrouver Arnaud demain. Il fallait être sexy, sans être vulgaire. Et le nombre qu'Arnaud avait dû avoir de copine, il fallait aussi que je sois originale, sans taper dans l'exentrisme. Cette question de fringues m'a pris une bonne partie de la soirée.