Donc ce soir j'ai mangé du poulet, non pas parce que je suis noir (bien que j'ai un gros cul), ni pour prouver mon antiracisme, mais bien par pur ésotérisme.
Dans l'antiquité romaine le poulet sacré était un symbole des augures, prêtres dont le rôle était d'interpréter les volontés de Jupiter. Le fait que le poulet sacré accepte volontiers le grain était un signe faste, alors que le fait de le rejeter représentait un présage néfaste.
Ainsi, en me nourrissant d'un poulet bien nourri au grain j'accepte en moi une partie de Jupiter, je m'assure d'une protection divine et j'accède d'une certaine manière au supratemporel.
Le poulet est également un coq n'ayant pas atteint l'âge adulte.
Le coq était l'animal utilisé pour les rites sacrificiels en hommage à Mars dans la tradition latine, il était offert chaque premier jour du mois portant son nom au dieu de la guerre.
Dans l'antiquité grecque il était le symbole du courage militaire, et sa plume était en Chine l'emblème du courage guerrier.
En effet, le coq, par sa démarche et son buste fier, est le symbole même de la virilité (d'où l'expression "faire le coq"), et sa détermination à mener les combats jusqu'à la mort en fait le représentant idéal de la bravoure militaire.
Le coq est également traditionnellement un symbole solaire héroico-païen, comme représenté dans le Chantecler d'Edmond Rostand. Le chant du coq annonçait autrefois le lever du soleil et l'arrivée du jour, si bien que l'on pensait qu'il le faisait lui même naître. "Bête solaire surgie des nuits glaciales de l'enfance. Un joyeux clairon." tel le décrivait le poète français Serge Venturini.
Dans la tradition chrétienne, le coq est l'emblème du christ, de la lumière et de la résurrection, du fait qu'il fait renaître le soleil chaque matin (ce qui nous renvoie à la tradition grecque). Il annonce l'arrive du jour après la nuit, c'est-à-dire symboliquement le triomphe du bien sur le mal, de la lumière sur les ténèbres. C'est pourquoi le coq orne le sommet des église, mais aussi l'Yggdrasil, ou l'abre du monde sur lequel repose les neufs royaumes dans la mythologie nordico-aryenne, où il est appelé Vidofnir.