Un genou à terre, mais les yeux vers le ciel, je décide de me relever...Certains auront suivi de près ou de loin ce qui s´est passé avec les admins, d´autres non...J´ai pensé interrompre ce roman, mais cela aurait représenté une trop grande déception chez mes rares lecteurs, alors je reposte ce chapitre d´ouverture avec l´envie de continuer jusqu´au bout...
J´insiste de nouveau sur le fait que ce volume soit indépendant des trois précédents, et donc, vous pouvez lire sans aucun soucis de compréhension ; vous passerez un bon moment 
(je préciserais juste que maintenant, je suis un petit adulte (eh oui, déjà en 1°L, putin !) et que la fréquence jusque là phénoménale de mes post va prendre un sérieux coup !)
VOLUME IV
Féerie
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Un bruit. Une sensation. Une odeur. Un œil entrouvert ; une lumière…Une puissante lumière aveuglante, toute blanche. Quelque chose semblait l’occulter partiellement. Elle bougea un muscle du visage, puis un doigt. Enfin, elle laissa un soupir de soulagement s’évader de sa bouche, puis se releva. Son regard se promena dans les airs, un peu hagard, et petit à petit, la lumière s’estompa étrangement, et elle put prendre connaissance de son environnement. Tout était de verdure et d’humidité, des lianes pendaient du plafond feuillu, des plantes gigantesques grimpaient autour des troncs titanesques des arbres millénaires dont la canopée filtrait une grande partie de la lumière solaire. Au loin résonnaient l’appel de turbulents oiseaux sauvages, mêlé au crissement de l’épaisse végétation sous la course du vent chaud qui brassait l‘air étouffant.
Elle regarda longuement autour d’elle, mais tout ce qu’elle vit, c’était la puissante végétation impénétrable, hostile…Il y avait encore sa trace à l’endroit où elle s’était réveillée, au bord d’un chemin de terre utilisé par les animaux autochtones. Après d’étranges réflexions, elle se dit que le choix le plus raisonnable serait d’emprunter ce sentier qui, après tout, mènerait certainement quelque part, bien que les chances de rencontrer un être humain en ces lieux étaient infiniment petites. Mais ce n’était pas un humain qu’elle cherchait, c’était un indice, une preuve, quelque chose…Mais bien vite, elle suffoqua sous l’assommante chaleur, elle arrêta de jeter son regard de parts et d’autres de la jungle. C’était la fin. Submergée par le désespoir, elle se laissa tomber sur le bas-côté du chemin, sans même se soucier de l’éventuel présence de quelque animal venimeux ou mordeur…
Son front étincelait des centaines de perles de sueur qui lui glissaient dessus, lentement, elle se rendormit. C’est dans son profond sommeil qu’elle se demanda comment elle était arrivée dans cet endroit magique, mais il lui était impossible de s’en souvenir ; quelque chose lui avait ravagé la mémoire et elle était en pleine crise d’amnésie, seule, perdue au plus profond d’une mystérieuse jungle. Dans son esprit défilait des lumières vives, elles se rappelait de silhouettes, beaucoup de bruit…Mais c’était flou, très flou…Rien ne semblait pouvoir justifier son improbable réveil dans un endroit aussi insolite. Elle ne se rappelait plus de son nom. Elle essaya alors de fouiller dans ses poches pour chercher quelque trace d’identité, mais elles étaient aussi vides que ses souvenirs.
Elle se souvint que lorsqu’elle s’était réveillée, elle s’était lancée à la recherche de quelque chose, de quelqu’un. Comme si cette chose qu’elle poursuivait était plus importante encore que sa propre mémoire. Mais là, encore une fois, il lui était impossible de se rappeler ce dont il s’agissait. En songeant à cela, elle s’était rappelée à quel point il tait crucial de le retrouver, et alors, poussée par une force supérieure à sa propre volonté, elle bondit hors de sa couche et fit quelques pas précipités sur le sentier. Malgré cette forte volonté qui ne lui obéissait pas, elle ne trouva pas en elle la force d’aller plus loin et trébucha rapidement, s’écrasant par terre…
Cette fois-ci, elle ne resta pas le regard dans le vide, à songer et à se demander qui elle était ; elle sombra dans le coma…
* * *
Ca sentait le brûlé, il y avait beaucoup de lumière, de mouvement, des gens s’agitaient autour d’elle, et ils faisaient beaucoup de bruit. Le vacarme qui régnait était assourdissant. Elle essaya vainement de regarder par une fenêtre, mais elle semblait opaque ; impossible de savoir où elle était…Puis il y eut une puissante détonation, un flash aveuglant, et c’était la fin du cauchemar car elle sentit qu’on lui posait une main sur le front.
La lumière se tarit lentement et l’obscurité de ses paupières régna. Elle ne dormait plus, elle avait simplement les yeux fermés, et elle sentait une présence non loin d’elle. Des pas légers faisaient craquer en douceur le sol de bois autour d’elle. Après une courte période d’hésitation, elle se résigna à entrouvrir les yeux, et elle constata non sans soulagement qu’elle ne reposait plus au milieu de la forêt car la première chose qu’elle vit fut un mur de bois percé d’une grande fenêtre qui déversait un important flot de lumière dans la pièce qui lui semblait plutôt petite.
Se rendant compte qu’elle avait récupéré des forces, elle ouvrit plus grands encore les yeux pour s’habituer à la luminosité et elle releva un peu sa tête qui s’était logée sur son épaule gauche. Elle vit qu’elle était couchée sur un lit, sur un matelas très confortable, son corps nu et complètement détendu avait été lavé, soigné et bandé, en certains endroits durant son court coma. Elle se regarda un petit instant avant de pousser un soupir, puis elle laissa retomber sa tête sur son épaule droite et se retrouva face à la créature la plus belle et la plus fascinante qu’elle n’ai jamais vue…
C’était une très jeune femme au doux visage plein de bonté et de malice, ses petits yeux bleus inspirait toute la gentillesse et la confiance du monde, de même que son minuscule nez rond. Une abondante chevelure d’or tombait en cascade de bouclettes dans le dos de son corps fin aux formes parfaites. La grande fille, car elle ressemblait d’avantage à une adolescente, portait de petits vêtements tout en feuilles, c’était un original accoutrement qui lui ressemblait beaucoup. Mais au-delà de la beauté inhabituelle de cette fille, ce qui fascina l’amnésique, c‘était les deux grandes paires d’ailes qui prenaient racine au niveau des omoplates. De majestueuses ailes de libellules, aurait-elle dit. C’était une fée.
« -Bonjour. Dit la magnifique créature d’une petite voix.
-Qui êtes-vous ?
-Je m’appelle Léna, je suis une jeune fée. Répondit-elle avec un air détestable puéril.
-Oh…C’est bien…et moi ? Qui ,je suis ? Demanda l’amnésique amère après une période de silence.
-Hem…Tu t’appelles Alice, je crois…j’ai l’ai trouvé dans tes vêtements.
-Alice…Répéta-t-elle. C’est bizarre…J’avais un autre nom en tête pendant mon sommeil… »
En disant cela, Alice s’était levé de son oreiller, et elle vit non loin devant son lit, un miroir. Son reflet lui apparut ; elle se trouvait plutôt belle, elle avait un petit visage rond, une petite bouche à la lèvre inférieure enflée, des yeux en amandes, l’un était marron, l’autre vert, et de longs, très longs cheveux noirs légèrement ondulés. Mais comme elle était gênée de sa nudité, elle se recoucha et reposa son regard sur la fée :
« -Mais où est-ce que je suis ?
-Nous t’avons trouvée dans un sal état dans la forêt, alors on s’est dit que ce serait bien de te ramener au village. Tu as de la chance, ça fait des siècles qu’un humain n‘a pas vu de fée !
-Je dois être au paradis…Fit Alice avec ironie.
-Non, tu es à Féerie.
-Féerie !? !
-Féerie est le nom donné aux forêts peuplées par les fées. Tu verras, si tu y crois, tu seras accueillie comme un reine par ici !
-Non, je ne veux pas rester, je dois repartir ! Fit soudainement Alice en se levant.
-Pourquoi ? Tu cherches quelque chose ? Demanda Léna intriguée.
-Quelqu’un…Une personne, j’ai son nom, je m’en suis souvenu pensant que je dormais…
-Tu ne trouveras pas grand monde par ici…
-Adeline !
-Tu cherches Adeline ?!
-Oui, c’est son nom ! Je viens de m’en souvenir ! Vous la connaissez ?
-Et bien, habits-toi en vitesse. Nous allons voir la reine… »