Euh non, tas mal lu, C pas " Tiny" mais " Titan"
Qu´importe, oublions cette entrée en la matière ratée et
à tous, encore une bonne journée ! !!Voici le 2° chapitre :
CHAPITRE 2 : L’Internat
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Le directeur se promenait comme à son habitude dans les couloirs du collège, les mains dans le dos, un sévère rictus aux lèvres et ses petites lunettes rondes glissant sur son nez. Il aimait faire une halte devant une salle de cours et porter son oreille à la porte pour deviner le cours qui avait lieu ou si les élèves étaient en interrogation. Arrivé devant la salle C23, il colla son oreille contre la porte de la salle et écouta attentivement. Radukuta Kataté, une professeur de lettres, faisait l’appel à la classe de 4°D. Deux élèves manquaient à son cours. Le directeur cru entendre les noms de Dolfi Salinger et de Cid Highwind.
Le nom de ces deux élèves ne lui étaient pas inconnus, « deux jeunes délinquants sans avenir, pensait-il d’eux, ils ont du sécher le cours pour aller faire je ne sais quelle connerie », pensait-il en faisant certainement référence au préservatif déposé dans le cartable d’une prof ou à la vitre d’une salle de maths transpercée par un javelot…
Au milieu d’une heure de cours, il n’y avait personne à se promener dans le bâtiment, le directeur alla donc aux toilettes sans ne craindre de se retrouver à côté de quelque élève satirique, comme en récréation. A peine avait-il ouvert sa braguette qu’il sentit que quelque chose n’était pas normal…Ca sentait le tabac…Le proviseur repéra le panache de fumée qui s’élevait d’une cabine de toilette. Les deux jeune hors-la-loi venaient de se faire remarquer, après avoir remonté sa braguette, le directeur marcha bruyamment vers la cabine suspecte et en ouvrit la porte dans un grand mouvement de rage. Les deux adolescents surgirent de la petite pièce pour se jeter entre les jambes du tyran et partirent en courant dans les couloirs du collège, laissant le directeur hurlant de rage et vociférant toutes les grossiertés connues de son langage au milieu des toilettes pour garçons, un mégot à ses pied.
Les deux adolescents arrivèrent essoufflés dans un coin de la cour. Tous deux se regardèrent et éclatèrent de rire.
« -Ah ! T’as pas entendu comment il a gueulé ? Fit Cid.
-Si ! A mon avis, il est pas prêt de nous aimer ! Répondit Dolfi.
-Il te reste pas une clope ?
-Si, lança Cid en mettant la main à la poche. »
Dolfi était un jeune homme de petite taille, avec des lunettes et une raie au milieu des sa courte chevelure noire. Il avait des airs de premier de la classe, ce qu’aurait parié tout professeur, mais il n’en était rien. Même si Dolfi demeurait raisonnable, sincère et juste, il ne manquait pas une occasion de faire les quatre cents coups avec son acolyte, Cid. Ce dernier était de grande taille, assez fort, son visage souvent mal rasé, ses cheveux bloncs mal coiffés et ses yeux d’un bleu éclatant révélaient une certaine arrogance, et c ‘était vérifié, Cid manquait souvent de respect aux personne qui nuisaient, selon lui, à sa liberté, c’est-à-dire à tout le monde. Depuis quelques mois alors, il avait son trafic de tabac dans le collège et aucun surveillant ni même le directeur n’eut assez de preuves pour le prouver, et ne savait que jurer à longueur de journée…
Cid se distinguait des autres élèves lorsque sonnait la fin des cours. En effet, tous allaient vers les bus pour regagner leur domiciles. Tous sauf une quinzaine d’élèves, dont Cid, restaient au collège qui était en vérité leur chez-eux. C’étaient les internes. Après l’heure d’étude, l’heure de temps libre et le dîner dont il se fichait, Cid rejoignait sa chambre qu’il partageait avec deux garçons, bien sage et terrifiés à l’idée d’avoir une mésentente avec Cid, venus d’un lointain village dont il n’avait aucune idée de la situation géographique. En effet, le collège Nibel avait bonne réputation, on y estimait à quatre-vingt dix neuf pour cent le nombre d’élèves diplômés en phase de réussir leurs études. Mais très peu venaient de loin. Certains de Mideel, d’autres de Utaï…
Lorsque les lumières de l’internat s’éteignaient et que la nuit enveloppait tous les esprits, Cid luttait contre son sommeil et attendait qu’il soit assuré que ses deux voisins dorment à poing fermés pour allumer sa lampe de poche. Alors il sortait de ses draps et marchait discrètement jusqu’à sa valise et en sortait deux photos. La première le représentait entouré d’un homme à lunette et à costume cravate, d’une femme très belle femme et d’une petite fille avec un horrible nœud rouge dans les cheveux. C’était sa famille. Ils vivaient non loin de lui, dans un village nommé Fusée City, mais du peu qu’il la connaissait, il la haïssait, elle l’avait très tôt abandonné dans les internats de ses écoles. Alors il prenait avec émotion et nostalgie la seconde photo jaunie, dont les bords étaient déchirés. Il y avait dessus une belle femme brune aux petits yeux bleus, les mêmes que les siens. Cette femme était très belle au goût de Cid avec ses belles dents et son petit nez. Cette photo restait pour lui un grand mystère car il l’avait depuis son plus jeune âge dans ses affaires et semblait vouloir lui parler, lui annoncer un terrifiant secret…