Bolga la Vieille ouvrit les yeux. Noire. Plus encore. La caverne était l´incarnation même de l´obscurité. Même si ses yeux de Nain habitués aux ténèbres des grottes de Silara, elle ne voyait pas grand chose dans ce Temple d´Orrgart, unique déesse du Panthéon Nain. Pourtant au centre s´élevait un pilier immaculé, mais il était recouvert par la noirceur de l´endroit et on le distinguait guère plus que le reste de la " pièce". Ellé était assise sur une chaise de bois robuste, parfaitement taillée pour acceuillir le derrière d´un Nain. Elle se leva et domina de sa petite hauteur un ballot de linge gris et le ramassa avec précaution. C´était un enfant de sa race.
-Balgor, dit elle d´une voix assez caverneuse mais tendrement, Orrgart m´a parlé, tu sais, et notre avenir n´est pas brillant. Mordran, Seigneur des Seigneurs Nains de l´Ouest, a pris sa décision. Et par la même occasion il a décidé de l´avenir de notre Race... Les trois autres dynasties naines ne s´opposeront pas à lui. Elles n´en n´ont ni la force, ni la volonté. Quand tu seras grand...
-Vos invités, grande prêtresse! tonna la voix d´un héraut nain de l´autre côté de la caverne.
-Entrez donc dans le Temple de la déesse de la Fécondité mes amis, elle vous acceuille les bras ouverts!
Six ombres approchèrent, vêtues de longue robe noires, leur capuchons rabbatus. Elles étaient de tailles moyennes, sauf l´une d´elle plus petite, probablement un Nain, qui faisait contraste avec le plus grand du groupe à côté de lui.
-Je suis si contente de vous voir, poursuivit elle, approchez.
Ils firent un pas en avant.
-La traversée des Plaines d´Hort n´a pas été trop difficile?
Etonnée de voir qu´ils ne parlaient pas, elle entra dans le vif de sujet.
-Emmenez l´enfant loin, à Yvulia si vous avez le temps, il sera en sécurité là-bas. Oh, vous voulez peut être un peu de lumière? Habituellement on ne fait ça que tous les deux ans mais... BURGAS ORRGATH! entonna-t-elle de sa voix grave.
Le pilonne central s´illumina légèrement et lança sur la grotte de timides rayons lumineux bleus. Les ombres du héraut, de la Prêtresse et des six étrangers devinrent immenses et s´étalèrent sur les paroits. Les yeux de la naine s´écarquillèrent, elle devint livide, comme si une peur mortelle avait fondue sur elle.
-Oh, dieux, non... fit elle simplement.
L´un des membre du groupe enleva sa capuche, dévoilant un visage malsain, chauve, avec d´étrange tatouages et des yeux couleur cendre. Il eu un rictus. Un autre sauta tel un félin dans les airs, chassant la cape brune de ses épaules en vol, pour retomber derrière la disciple de Orrgart. C´était un Elfe Noir, appelé ainsi du fait de sa peau tanée, ses cheveux blancs craies tombant avec raideur sur son dos musclé. Il sortit un couteau dont la lame était presque aussi fine qu´une aiguille et la planta avec une aisance déconcertante dans les reins de la naine.
-DRAN! cria-t-elle à l´intention du héraut, un filet de sang coulant sur ses lèves.
-On a envouté ton copain, chienne, fit la voix du plus grand de la bande, il t´entendra pas!
-Les... démons... ici..., gémit Bolga.
Alors l´homme au tatouages leva la main, une boule de flammes apparut au creux de celle ci, grandissante. La Vieille laissa tomber l´enfant, l´Elfe fit un bon de côté et le démon chauve lança la comète. Ce fut tout. Bolga était morte calcinée au pied de la statue d´Orrgart dont la lumière de la boule de feu avait révellé la présence. Ce fut comme si la représentation figée de la déesse naine avait parlée, on entendit distinctement : " Tu me le paieras Morgl".
Le leader répondit avec un mépris écrasant :
-Je n´ai pas peur de toi, Déesse...
Une des autres silouhettes encapuchonnées marcha avec grâce jusqu´au bébé silencieux, elle tira un coutelas d´un fourreau de cuir et le planta sans hésiter dans le nouveau né.
-C´est fait... dit la silhouette d´une voix de femme, neutre et un soupçon sensuelle.
Alors le chef approcha, pris le nourisson par la jambe, l´enleva des langes et l´examina.
-Noir...
Il rit froidement.
-Le mome est noir...
-Et alors? fit le plus grand. J´ai écorché plus d´un Nain qui avait la peau bronzée.
-SAUF QUE LES NAINS NOIRS VIENNENT DES MONTS DE BRAISE IMBECILE! vociféra-t-il. ET BALGOR EST LE PRINCE DES MONTAGNES DE L´OUEST!!!
c´est pas mal, j´ai pas relever de faute, l´histoire on la connait pas encore alors je peut pas juger sur se point la, mais sa a l´aire prometteur, par contre oublie pas les alinéa à chaque nouveau paragraphe ![]()
Oh, un commentaire! ^^
Oki j´y penserai, merci!
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Une fiction que je lirais sûremment à mon retour de vacances, et encore c´est pas sûr, faut voir combien tu me paieras Pow ![]()
fo surtout voir la longueur des chapitres pour parkko, d´ailleur parkko tu as jamais lut le dernier chapitre de mon autre fic
toi POW tu la jamais commencer ![]()
Parkko
Euh, d´accord! Je ferais en sorte que Sith Lys devienne le Roi du Monde, ça va?
Khlaine
Moi z´veux la suite de " L´enfant"! ^^ Dis, c´est quoi ta fic?
Khlaine Posté le 13 juillet 2004 à 15:32:59
fo surtout voir la longueur des chapitres pour parkko, d´ailleur parkko tu as jamais lut le dernier chapitre de mon autre fic
Ne t´inquiète pas, je le ferais ![]()
ma fic a moi cetait Un royaume oublier, je l´est fini il y a deux jours, et la je suis entrain d´en tapé une autre.
Est ce que j´écris la suite maintenant? That is the question...
Non, pas de suite ce soir.
Pas mal. C´est bien écrit et on veut bien savoir ce qu´il se passe ensuite^^
Intéressant. Le vocabulaire est bien choisi, le style posé, enfin j´ai rien à dire pour le moment, j´attends la suite
Tarvol, Capitaine de la garde personnelle du Grand Duc, sortait de la salle principale du château. C´était un grand gaillard de trente ans, il avait les cheveux chatains foncés, presque brun, de larges épaule et se tenait droit, marchant d´un pas sûr. L´entrevue avec la Cour s´était plutôt bien passée. Ce n´était plus qu´une question de mois avant qu´il ne remplace le vieux Commandant Zarl, chef des troupes de la Capitale - autant dire du Grand Duché entier. Mis à part Utra, la plus grande ville, il n´y avait que des fermes et des champs sur le petit domaine. Il entra dans une salle de gardes. Deux d´entre eux dormaient affallés sur la table, entre deux chopes de bière. Tarvol fit claquer fortement la porte. Les deux autres sursautèrent. L´un d´eux braqua sur lui un regard courroucé, puis étonné pour finir avec un curieux mélange de crainte et d´escuse affiché sur son visage.
-Escusez nous Capitaine, on...
Le soldat lança un regard insistant à son compagnon d´arme.
-On méditait, fit le second à défaut d´avoir une meilleure justification.
-Et bien, répliqua le Capitaine, vous aurez tout le temps de méditer en faisant le tour des remparts...
-Mais...
-Exécution! coupa sèchement l´officier.
Les deux hommes partirent l´air penaud de la petite salle. Le soleil descendait lentement vers l´horizon et Tarvol aurait bientôt fini sa journée, il pourrait enfin revoir sa femme et sa fille. Pourtant, il avait un étrange pressentiment, comme une rumeur sourde et lointaine. Menaçante... Le lendemain, il irait superviser l´entrainement des archers, puis il fairait un tour aux écuries afin de s´assurer que les chevaux étaient près à être montés... L´homme s´endormit sans s´en rendre compte.
Il fit un étrange rêve où il courait dans une prairie, poursuivit par des ombres. Quand enfin il se retourna pour leur faire face et les combattre, il vit sa femme et sa fille ; mais il était trop tard, il ne pouvait plus retenir son coup. Son épouse cria, puis il y eu des flammes, il était dans un moulin en feu. Il faisait chaud, si chaud... Et ce feu qui crépitait... Il se réveilla en sueur. Par la fenêtre il pouvait voir un immense incendit envahir la ville. Il l´ouvrit et entendit les cris de la population désemparée en contre-bas. Il sortit en trombe de la pièce, la panique dans le château était la même, des gens courraient dans tous les sens en hurlant. Il se précipita vers l´un de ses hommes qui essayait de discipliner le flot continuel des courtisants.
-Hargo, qu´est ce qui se passe? cria-t-il pour couvrir le bruit.
-L´armée royale assiège la cité Maitre! Ils ont emmené des catapultes et la ville se noie dans les flammes!
-L´armée royale? Du Royaume d´Ylores? C´est impossible! s´exclama Tarvol.
-Ils ont fait parvenir un messager il y a deux heures, qui demandait que les portes de la cité soient ouvertes aux hommes du Roi. Mais au même moment on a prévenu le Grand Duc que l´armée royale était déjà entrée sur nos terres sans permission, il a donc refusé, expliqua le soldat. Du coup ils nous ont attaqué!
-Où sont ma femme et ma fille?
-N´ayez crainte, elles sont avec l´Archi-Duc.
-Mais que fait l´armée bordel?
-Les troupes de réserves n´ont pas pu intervenir, nos archers sont aux murailles et la cavalerie va tenter une contre attaque!
-Allons-y!
Tarvol et Hargo coururent dans les couloirs du château qui tremblaient furieusement dès qu´un projectile s´abattait sur la ville. Il descendirent un grand escalier de pierre et se retrouvèrent près des écuries. Bientôt ils étaient tous les deux à cheval et rejoingnaient le théâtre des opérations. La cavalerie était regroupée derrière la porte septentrionale de la muraille. Les chevaux paniquaient à la vue des flammes qui rongeaient la cité - la fumée n´arrangeant rien - et leur propriètaires ne semblaient pas plus rassurés.
-Je suis le Capitaine Tarvol de Mir, je prend la direction de se groupe armé! Parat! hurla-t-il en direction du mur, ouvre les portes pour nous laisser passer et referme-les immédiatement!
Il entendit un vague " A vos ordres" se perdant dans le tumulte. Mais il n´eut pas le temps de mettre son plan à éxécution : les portes étaient enfoncées par un bélier des troupes d´Ylores. L´officier vit alors la formidable armée du Royaume, cinquante fois plus importante que la sienne.
-Eridie... murmura-t-il.
-Quoi? demanda Hargo.
-Seule la fédération éridienne peut nous aider...
-Vous n´y pensez pas? Il faut au minimum une vingtaine de jour pour traverser la Mer du Zénith et rejoindre le litoral des Pays éridiens!
Tarvol se tut un moment fixant l´infanterie adverse, puis rugit :
-CHARGEZ!
Ce fut un massacre, surtout du côté des troupes ducales. Bien qu´à cheval, les hommes du Capitaine ne pouvaient lutter efficacement contre la vague de guerriers sanguinaires du Roi Gol Tauréass. Tout à coup, l´officier tomba nez à nez avec un étrange individu, le Colonel s´il en croyait sa cape rouge rayée d´une unique bande noire et retenue par des attaches d´argent. Son armure était aussi argenté, mais sous certains angles on aurait parié la voir noire. Si le soleil était caché par les panaches de fumée, le feu se chargeait d´éclairer le visage balafré à plusieurs endroits et pourtant encore jeune du Commandeur. Enfin ses yeux plus sombres qu´une nuit sans étoile et son sourire arrogant et terrifiant à la fois aurait terrorisé n´importe quelle personne doué de raison. Même ses hommes semblaient avoir peur de lui. Tarvol vit alors avec horreur qu´il tenait dans sa main gauche la tête du Commandant Zarl.
-Salaud, jeta simplement le Capitaine.
L´autre avait immobilisé sa créature, moitié chevale, moitié démoniaque, et le dévisageait.
-Qui es tu? demanda Tarvol.
-On m´appelle le Septième Démon, répondit le Colonel d´une voix qui glaçait le sang.
Un combat sans merci s´engagea. Si à trente ans Tarvol s´apprêtait à prendre la tête de l´armé du Grand Duché c´était en partie grâce à son charisme et à son sens des responsabilités, mais aussi parce qu´il maniait l´épée mieux que personne. Pourtant son adversaire était d´une souplesse et d´une rapidité bien supérieures. Même lorsqu´ils furent tous les deux à terre, le Septième Démon menait encore le jeu. L´officier du Duc n´allait plus tenir longtemps. Puis une flèche vint se planter vers son omoplate.
-IMBECILE! cria le maléfique personnage à l´archer, un soldat allié.
Ses yeux devinrent rouges et deux éclairs écarlates foncèrent sur le pauvre homme qui mourrut sur le coup. Puis il enleva la flèche de l´épaule de Tarvol, maintenant à genoux, et dit :
-Du poison... on dirait que notre duel ne devaient pas finir aujourd´hui. Mais les ennemis de taille sont rares. Tiens.
Il lança une fiole noire, opaque.
-Un contre poison. A bientôt j´espere.
Le sang de Tarvol semblait être devenu de la lave, il n´avait pas d´autre choix. Il but le contenu amère du flacon et sombra dans l´inconscience. Les derniers mots qu´il entendit furent :
" Pour la sécurité du Royaume contre les Orcs, Sa Majesté Gol Tauréass doit établir ses troupes ici-même, ne résistez pas..."
pareil c bien ecrit, les fautes sont rare vois inexistante, on sais pas encore grand chose du scénario. alors bon j´atten de voir la suite.
Je ne peux pas m´arrêter une fois que j´ai commencé à lire... C´est bien écrit, même très bien. Donc tu vois que tu n´as pas besoin de cours de ma part ^^
Oui j´ai vu deux fautes seulement je crois et vraiment, peu visible.
Malheureusement le mot " bordel" gâche un peu la lecture car c´est un mot complètement paradoxal dans ce texte pour le niveau de langue.
Merci vous deux! ![]()
C´est vrai que j´ai compris que " bordel" c´était décallé juste après avoir posté
Merci de me le signaler ^^ . Quant aux cours, je n´en suis pas si sûr, je pense que je vais mettre looonnngtemps avant d´arriver à ton niveau - si un jour j´y arrive. Pour Khlaine, encore une partie qui ne vous dira pas grand´chose et pis la brume se dissipera un peu ![]()
Je tiens aussi à dire que j´ai mis les alinéas, mais ils n´y sont pas...
là il devrait y en avoir un, mais je suppose qu´il n´y est pas... ![]()
ouais c pas grave car en fait JV les prend pas en compte.
Ma générosité me perdra...
![]()
La Forêt des Elfes-Sylvestres était grande, elle s´étendait à des dizaines de lieues. Pourtant, deux cent ans en arrière, elle avait été bien plus grande - et ses habitants bien plus nombreux, mais ce temps là était révolu... La communauté elfique avait perdu son ampleur et laissé au fil des âges le respect et la crainte qu´elle aspirait auparavant. Ils étaient devenus simplement de farouches gardiens des traditions cachés au fin fond de la nature, et non plus l´une des Races qui avait vaincu les légions du Chaos. La civilisation s´éteignait lentement, comme un feu mourrant dans la nuit, qui n´a plus d´utilité après avoir cuit la nourriture, comme si les Elfes n´en avaient plus après avoir défié le Seigneur du Mal...
Sa Majesté Llorändon se réposait dans sa demeure construite au sein même d´un arbre gigantesque en centre de la Grande Forêt. Il portait des vêtements décontractés, fin et léger, ainsi que quelques bijoux d´argent. Ses tresses brunes tombaient sur son visage fatigué et le masquait en parti. La nuit était douce, il n´y avait pas de nuage et son Peuple dormaient paisiblement à l’abris de Dame Nature. Seuls les Druides dévoués à Shäläa, l´une des trois déesses du Panthéon Elfique, Maitresse de la Nuit, priaient celon les rites du Printemps. Des larmes coulaient sur les joues du Roi, tandis qu´il voyait l´avenir qui attendait la Race Elfe.
-Pourquoi pleures-tu, Père? fit la voix cristaline de sa fille, brisant le silence nocturne.
-Mylëssie? Tu devrais dormir à l´heure qui l´est.
-Je n´y arrive pas. Pas plus que toi, on dirait?
Il dévisagea la petite Elfe. Elle allait avoir quatre vingt deux ans et elle avait l´apparence d´une jeune humaine de dix ans. Elle ressemblait tant à sa tendre et défunte épouse... Ses cheveux noirs, ses joues comme deux demi-pommes vertes et ses grands yeux violets...
-Pourquoi pleures-tu Père?
-Il est temps que tu sache certaines choses Mylie... Viens, suis-moi.
La petite fille obéït à son père et ils montèrent en haut de l´arbre. Deux gardes se tenaient sur les côtés d´une porte, dans leur tunique bleue foncé. Il s´inclinèrent et le Monarque l´ouvrit. Il y avait un enchevêtrement de branches noueuses. Ils montèrent. Le père et son enfant se trouvaient désormais en haut de l´immense arbre. Ils dominaient toute la Forêt et apercevaient même au lointain la lisière.
-Papa, on voit tout t´on Royaume d´ici!
-Oui Mylie, la Forêt de Myrell comme l´appelaient nos anciens. Et bien dis-toi qu´il y a quelques siècles, quand j´avais ton âge environ, on ne voyait d´ici même pas le quart du Royaume.
-Parce que l´arbre était plus petit?
Il secoua la tête en signe de dénégation.
-Parce que la Forêt était plus grande.
Ils ne prononcèrent plus un mot pendant une douzaine de minutes et contemplèrent la nature.
-Pourtant la l´Ultime Guerre contre les Orcs était finie, déclara la Princesse, sûr d´elle.
-Ce ne sont pas le Orcs qui sont à l´origine de cette régression, mais certains Humains.
A cette révélation, le coeur innocent de la petite fille s´emplit d´une haine soudaine contre la Race Humaine entière.
-La plus importante déesse pour notre Peuple, nous, Elfes-Sylvestres, est sans conteste Cin Dïmylielle, la déesse de la Nature, et c´est ici que son culte est le plus fort, mais il disparait peu à peu, à l´image des bois de Myrell.
-Il faut arrêter ça! lança la fille du Roi d´une voix tremblante de rage.
-Bien sûr, nous pourrions recourire à Gallax, déesse de la Guerre, mais seuls nous ne ferons rien contre les Humains, ils se multiplient, ne se contentent plus des plaines pour établir leurs Etats et empiètent sur les territoires des autres Race pour construire leurs cités fortifiées.
-Il y a forcément un moyen! ragea Mylëssie. Demandons l´aide des autres Peuples Elfes!
-Deux de nos Huit Clans ont disparut mon ange, les Elfes Noirs des Landes Désolées sont nos ennemis et nous ne pouvons nous fier aux Elfes Gris des Marais. Sans parler des Hauts Elfes qui se sont retirés sur nos terres immortelles...
La voix manqua au Souverain. Tout à coup de petits points lumineux attirèrent l´attention de la Princesse. Ils entraient dans la Forêt par l´ouest. Mylëssie les regarda attentivement en plissant les yeux et finit par demander à son père, assis le visage dans mains, qui ils étaient.
-Des Farfadets. Ils s´en vont rejoindre le Pays des Hauts Elfes. La dictature des Hommes ne leur laisse pas le choix, toutes les Races qu´ils disent inférieurs vont disparaitent où rejoindre le Pays immortel.
-Des Races inférieures? s´étouffa la petite elfe, choquée par ce terme.
-Celles qui n´ont pas participé à l´Ultime Guerre contre le Chaos. Il n´y a déjà plus que deux villes Gnomes, c´est désatreux. Ma chérie, nous entrons dans l´Ere Désanchantée...
-Hem... Majesté?
C´était Exoëlelores, un vieux conseillé qui approchait des neuf siècles et que Mylëssie aimait beaucoup. Si son père ne lui parlait presque jamais de sa mère, le vieux druide s´en chargeait ; il l´avait très bien connu. Sa barbe argentée tombait sur son éternelle robe de soie aux motifs célestes : étoiles, astres...
-Puisque sa Majesté est levée je devrais peut être faire mon rapport matinal dès maintenant, le soleil se levera dans trois heures...
-Bien sûr Exoëlelores, allez-y..
-Le Régent Nain des Montagnes de l´Ouest a pris sa décision... Mordran a décidé de rapatrier tous les Nains qui lui obéïssent pour seller à jamais leur Royaume et empêcher tout le monde d´entrer dans leur Royaume caverneux... à jamais.
-Les autres dynasties naines vont faire de même?
-Probablement.
-Quelle catastrophe! Finallement, ils prennent la même décision que les Hauts Elfes. Je ne porte pas les Nains dans mon coeur, mais nous voilà livrer à nous même... Exoëlelores, que faire?
-Envoyez immédiatement des messagers aux Elfes des Dunes et aux Elfes des Rivages et dîtes leur que...
Mais la Princesse n´écoutait plus. Une odeur de fumée parvenait jusqu´à elle. Puis des flammes brillèrent dans ses yeux. Au Nord, la Forêt prenait feu.
-MAJESTE!
Un Elfe en cote de maille fit irruption sur le " balcon". Il bouscula le viel Elfe.
-Pardon, Grand Sage. Des Gobelins sur le Domaine!
-Exoëlelores, ramené ma fille à ses appartements.
-Des Gobelins? questionna Mylëssie. Il va y avoir une nouvelle Grande Guerre?
-Non ma chérie. Les Gobelins sont probabelement traqués par des Humains. Ils doivent vraiment avoir peur pour tenter de se cacher dans les bois...
Puis il partit avec le garde. La jeune fille se retourna vers la Forêt et se jura intérieurement que les hommes le lui paieraient.