Maus tu vois on trouve que de ça sur le forum et ça devient très lassant à la longue ! Voici la suite :
Chapitre 2
En y réfléchissant bien, je me rendis compte qu´il y avait pas mal d´avantages à partir en colonie de vacances. Pas de parents, pas de Zoé, pas de corvées sur le dos durant 2 longues semaines ! C´est très motivant !
Pour mon petit déjeuner, je ne pris qu´une tartine beurrée. Intérieurement, je ne pensais plus qu´à cette nouvelle peu agréable au premier abord mais plus qu´intéressante au dernier ! Je me disais que ce serait cool de ne vivre qu´avec des enfants de mon âge et des animateurs qui ne devaient sûrement pas dépasser la vingtaine ! Pas de parent à l´horizon ! Et pouvoir faire tout ce que je souhaitais sans aucune interdiction ! Enfin presque.
Après ce léger repas, je m´apprêtais à aller m´installer confortablement et regarder la télévision. Mais Zoé était déjà assise sur Pompon, notre merveilleux fauteuil de cuir noir ! Généralement, elle prétexte un programme à ne manquer en aucun cas. Or, je doute fortement de l´intérêt que peuvent lui apporter les émissions consacrées à la plantation des cactus orientaux. Heureusement, elle cède souvent pour aller caresser Diabolo, mon mignon petit chat d´un roux étincelant ! Il est, d´après moi, le plus coquin des chatons à des kilomètres à la ronde. Il est d´ailleurs, une des rares solutions me permettant de me débarrasser de Zoé ! Bien que Diabolo m´ait été offert pour mes 11 ans par papa et maman, je la laisse lui rendre visite afin de retrouver mon cher Pompon ! Si éventuellement, elle ne cède par après ma récitation des multiples qualités de Diabolo, je m´en vais le retrouver de mon propre chef. Ou lui. Il le peut en sautant sur le rebord de ma fenêtre et en tapotant de ses petites pattes délicates sur la vitre. Je tiens à préciser que ma chambre se situe au premier étage car je ne voudrais pas que vous croyiez que j´oblige Diabolo à dormir dans un nid dans le chêne centenaire.
En fin de compte, je préférai aller voir mon petit chaton plutôt que m´affaler devant la télévision et regarder des niaiseries. Zoé devait encore attendre avant de venir m´agacer. Je le trouvai tentant de griffer une fourmi et il en avait bien du mal. Dès qu´il me vit arriver, il se détourna de son occupation qu´il devait commencer à trouver ennuyeuse. Je me baissai et le pris dans mes bras. Il me regardait de ses minuscules yeux marrons et avait l´air préoccupé par mon attitude. Je me rendis compte que j´aurai du mal à ne plus voir caresser sa petite tête pendant quelques jours. Il était tellement mignon. L´idée de l´emmener dans mes bagages me traversa l´esprit mais je ne la retins pas, sachant que c´était impossible. Je restai, à mon grand étonnement, deux longues heures à méditer sur mon départ. Je me rendis compte de ceci lorsque maman me convia au déjeuner. Elle avait dû prévoir mon chagrin puisqu´elle avait cuisiné un hachis-parmentier au gruyère à première vue délicieux, mais au goût encore plus.
Je passai l´après-midi à préparer les affaires nécessaires à mon voyage. Zoé ne manquait pas cette occasion pour me déranger dans cette tâche que je ne trouvais pas particulièrement simple. Dans la soirée, Claudie ma cousine et confidente m´appela pour me souhaiter bon voyage ayant été prévenu de mon départ par sa mère contactée par la mienne. Les nouvelles vont vite. Malgré que ce soit mon dernier véritable repas, et les restes du hachis-parmentier, je ne mangeai guère. Mes parents commençaient à regretter que je doive partir et j´étais du même avis. Je fus pris d´une idée débile : m´endormir le plus tard possible afin de manquer le bus qui m´emmènerait en colonie de vacances. Ceci était voué à l´échec car j´étais fatigué par cette journée lourde en émotion. Avant de m´endormir complètement, je fus pris d´un rire nerveux : Pourquoi étais-je aussi stressé ? Ce n´était que des vacances ordinaires et j´étais sur que je m´amuserai beaucoup ! Sur ces pensées réconfortantes, je m´endormis.
Le lendemain matin, je me réveillai d´excellente humeur malgré la triste mine que je possédais la veille. Je m´habillai en vitesse et sortis de ma chambre. Dans la cuisine, mes parents avaient l´air de s´inquiéter de la tête que j´aurai, avant le départ à 10 heures du matin. En me voyant arriver la mine réjouie, je vis nettement leur visage s´éclaircir et j´en fus ravi : " Bonjour Papa, bonjour Maman ! "
- " Bonjour mon chéri, répondit ma mère sur un ton d´étonnement complet .
- Salut fiston, continua mon père, pas moi surpris de mon attitude, tu as l´air d´aller bien !
- Oh, oui très bien ! répondis-je sur un ton enthousiasmé .
- C´est parfait, ton père et moi redoutions que...
- Ne vous inquiétez pas, tout va pour le mieux ! "
Mes parents échangèrent un regard complice !
Zoé était assise devant son assiette et était la seule à ne pas être réjouie. Elle avait l´air triste de mon départ et j´en fus le premier étonné. J´aurai tout de même pu me douter que malgré ses capacités d´énervement supérieures à la moyenne et 1er prix de l´agacement, elle serait triste de voir son grand frère partir. Elle leva enfin la tête et je lui fis un sourire, lui faisant comprendre que je ne partais pas longtemps. Elle me sourit à son tour et j´en fus très content. C´est fou comme les humeurs et les sentiments changent rapidement ! Je pris le chocolat en poudre posé sur la table et en versa quelques cuillérées dans mon bol suivies d´une bonne dose de lait demi-écrémé et je mis cet onctueux mélange dans le micro-ondes. La minute de cuisson ne fut occupée que part des regards complices et des toussotements attendant en retour le tournement de tête du destinataire. J´en fus très amusé en pris la parole : " Il ne faut absolument pas vous inquiéter ! Je ne pars que 2 semaines, ça passera très vite ! J´étais le premier attristé par mon départ mais je me suis rendu compte que ce n´était pas la fin du monde ! Au contraire, ce voyage m´apprendra un peu l´autonomie et j´en suis ravi !
Ma mère protesta :
- Mais nous ne sommes pas...!
- J´étouffai un rire et elle me répondit par un autre tout aussi gai.
La matinée passa rapidement ! Je me lavai, mis mon nouveau jogging noir à bandelettes orange et jaunes ressemblant à des flammes ! Je l´aimais beaucoup ! Après ceci, je rejoignis Diabolo pour un dernier au revoir ! J´eus un pincement au coeur de devoir le laisser. Mais j´avais apporté une photo de lui pendant qu´il me léchais la joue prise le jour de mes 11 ans, je l´avais rencontré il n´y avait que quelques minutes ! Diabolo se rendait compte que quelque chose se passait mais je en voulais pas l´inquiéter. Le temps de lui dire à bientôt et je devais déjà partir pour l´arrêt de bus. On partit à 9h45. Durant le trajet, je regardais fixement ce paysage passer rapidement devant mes yeux éblouis. Je ne pensais à rien et me laissait emporter par cette nouvelle aventure.
Nous arrivèrent sur un parking désert et je remarquai immédiatement, une vingtaine de parents qui disaient au revoir à leurs enfants et qui voulaient plus que leurs enfants les ramener chez eux et oublier cette histoire de colonie de vacances. Ah, les parents ! Quelques enfants se connaissaient déjà et discutaient mais la plupart partait pour la première fois. Je fus soulagé de constater que je n´étais pas le seul sans antécédent dans le domaine. Je dis, sur un ton attristé à mes parents et Zoé un dernier aurevoir et leur promis de leur écrire le plus souvent possible. Le chauffeur debout sur une marche du bus, fumant une cigarette cria qu´il était l´heure du départ. Il y eut autant de protestations que d´enjouements, d´au revoir que d´à bientôt, de baisers que d´embrassades et pour finir, tous les enfants embarquèrent dans le bus en faisant des signes de la main aux adultes. Commençait une grande et belle aventure !