J'en profite pour changer discrètement de sujet et je n'hésite pas à copier/coller sans vergogne mon précédent post.
Sweeney Todd et un peu d'HP7*.
J'ai moi aussi vu Sweeney Todd.
Mercredi 23 janvier 2008, 20h00. UGC, V.O. 9,90 Euros, quand j'ai reçu la monnaie et pris le billet, je vous avoue avoir eu très très mal au cul.
Mais je ne regrette pas.
Et je suis juste entièrement d'accord avec Ptit-Bisounours, Neo-Link et big__kik, ce film est juste génial.
C'est sanglant ! Sans non plus tomber dans l'ultra-gore inutile, c'est immoral mais si beau ! C'est baroque, le sang se répand sur la scène, y'a de l'humour noir, des ruelles sombres, c'est le dernier conte macabre du père Burton.
Et si on parlait casting ?
Johnny Depp - ce salopard était à cinq mètres de moi la s'maine dernière à l'avant première de Sweeney Todd et il même pas signé mon DVD d'Edward Scissorhands, putain ! Heureusement que Burton m'a accordé ce privilège... euh, bref - ben ce mec aura décidément tout joué (lui manque plus qu'un rôle de travesti à la Travolta dans Hairspray, bref, passons. Ben le Johnny, ne passons pas par quatre chemins, ben c'est un mort-vivant. Il n'a plus rien d'humain, c'est avant tout un personnage qui ne vit que pour la vengeance, d'ailleurs, ses seuls amis sont ses rasoirs et Sweeney leur dédie même une chanson, My Friends. Superbe interprétation où ce salop' de sans coeur ne prête pas la moindre attention à la pauvre Mrs. Lovett.
Il n'a pas d'coeur, oui, mais il s'y force. Sweeney s'est forgé ce masque impitoyable et fait abstraction de tout ce qui peut s'avérer être obstacle à son projet (ici, l'amour de mrs. Lovett).
Et ça, le Johnny sait très bien nous le faire ressentir.
Et puis (pour reprendre les termes de big__kik) retrouver not' Harry Potter Crew, ça m'enchante putain ! Non mais sans déconner, deux mangemorts et demi* qui bossent pour Burton, j'adhère ! Et quels mangemorts !
Helena Bonham Carter est génialement dingue ! Tout dans la démesure, la nana sacrifie sa morale pour un homme, d'ailleurs, c'est sa vénération envers Todd qui causera sa perte.
Timothy Spall en bailli ou en rat amputé d'un doigt reste le best servile ever et Alan Rickman... c'est juste que j'l'adore ce mec.
Et le reste... ben, on a Borat en barbier, un gamin tueur de monstre et un couple de tourtereaux.
J'ai trouvé Sacha Baron Cohen vraiment comique, et il a l'accent italien ! Je m'inquiétais à ce sujet, après avoir visionné la BA.
Symbole même de la vanité, le destin du signor Pirelli reste quand même sujet à morale. Ne pas se reposer sur ses acquis, la vie reprend ses droits, toussa...
Pour Toby, l'icône de l'enfance déchue lui va à merveille, on lui voit une porte de sortie, ben non. Devenu meurtrier de sang froid, comme quoi, les innocents ne le restent pas éternellement.
Et là, on a le matelot Anthony et la jeune captive Johanna, ben c'est deux là contrastent vachement avec l'ambiance du film et c'est fait exprès. T'as l'impression de voir un couple tout droit sorti d'un conte de fées et lâchés dans un Londres fétide où la corruption y est reine. Le truc c'est qu'ils ont tellement accentués sur leur pureté respective qu'ils en deviennent niais.
Un couple mièvre opposé à un couple démoniaque, j'adore.
Bref, j'me suis surtout attardé sur le casting, concernant les autres points, c'est très bon. La mise en scène est très bonne. Visuellement, on aime ou on aime pas, perso', j'ai adoré bien que t'as des moments où t'as envie de gueuler NUMÉRIQUE !
Et les musiques... je me lamentais de l'absence de Elfman mais bon, je suis bien content d'avoir découvert ce que pouvait donner le compositeur original, à la base de tout.
Rien que le début où Sweeney débarque à Londres avec la caméra qui parcoure le quartier, thème général à l'appui met dans l'ambiance !
Les chansons sont de qualités variables, mais je les ai toute trouvés bonnes, et le duo Depp/Rickman avec Pretty Women est juste magique, quoi.
Bref, le film reste vertigineux, un peu comme ce final où le monstre réalisant qu'il a tué sa propre femme, accepte de mourir de la main d'un jeune gamin, gamin qu'il a senti arriver.
Générique.