En fait, c'est pas tellement le mysticisme qui me dérange. C'est surtout que je l'ai trouvé assez mal utilisé dans l'Étrusque. L'opposition entre les Romains brutaux et les Étrusques ultra spirituels, à un point tel qu'ils semblent tous capables d’interpréter les signes des Dieu, ne mène pas à grand chose, d'autant plus que je ne vois pas très bien en quoi ça fait le lien avec la moitié du livre qui parle des guerres médiques, des conflits en Sicile, desquels les Étrusques sont quasiment absents. Nouvelle ère, je veux bien, mais c'était quand même ultra bordélique pour en arriver là.
J'avais vraiment aimé tout le conflit entre Aton et Amon dans Sinouhé, peut-être à cause de l'échec de la chose justement. Maintenant, c'est aussi vrai que Sinouhé n'était pas un mystique, ne s'en sortait pas en invoquant des tempêtes, mais uniquement par ses connaissances et surtout son vécu (quelque chose que j'aime beaucoup et qu'on ne retrouve pas vraiment dans l'Étrusque) ses voyages à travers le monde, qui accréditaient sa foi dans le nouveau dieu. Ce qui manque à l'Étrusque au final, c'est une véritable structure, j'avais reproché à Sinouhé d'être trop carré, et de reprendre tous les codes qu'on attend d'un roman historique, mais ça n'en demeurait pas moins un très bon roman grâce au style de Waltari.