a fait effectivement plaisir de te revoir, l´ami!...
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Notre cher Schyzophrène revient parmi nous ! ![]()
eh bien à bientôt crancrelat ( haha)
Bonjour vous, dites, où est passé le vieux Zob ?
Aussinon ca va pas trop mal, mais je n´ai pas de connection fixe, donc mes venues risquent d´être aléatoires...
La je dois vous laisser, j´ai rdv.
A bientôt
Et au fait, oublier pas de faire ou de dire des trucs inutiles... ca trouvera sans doute son utilité plus tard..
Hmmm bonne nuit a vous, alors comme ca, ce topic est mort encore une fois ? M´en fous il remonte...
Vous connaissez le probleme de la route ? Pour le vieil habitue comme le jeune temeraire, un danger guette... la chiasse.
J´ai chie de l´eau pendant des semaines, j´ai laisse 8 kilos dans des dizaines de toilettes. Quand chaque bouchee de nourriture vous rappelle qu´elle va devenir un infame liquide qui vous tordra le bide avant de demolir votre fierte en s´insinuant mechamment dans votre pauvre pantalon de toile...quand chaque pulsion de votre estomac vous jette dans cet enfer noir des toilettes pourries, a ces odeurs inssuportables, et cette douleur...
J´ai fini par guerir, deux bouts d´opium, 26h de delire, et un beau stronc tout dur 3 jours apres, j´en ai pleure...
Bref, le jour apres, je deposais un fardeau sympathique, meme pas douloureux, puis tout fonce, mais pas trop, juste assez pour etre sain, vous comprenez...
J´avais trouve important de vous informer...bouffez pas n´importe quoi, votre estomac vous le rendra...
Puis finalement, c´est un peu ca la route non ?
Ou bien c´est les vomis, laisse sur les trottoirs des plus belles villes d´europe ?
Mais ca, c´est une autre histoire...
Merde, on va peut-etre me censurer...s´il vous plait, pas ici, pas chez moi dans mon topic, meme si vous comprenez pas, ayez pitie...c´est de l´art voyons...merdique, mais quand meme...
Hmmm
Je vais aller dormir, je suis trop bien parti pour dire des betises, regrettables, vous comprendriez pas, pas tous en tout cas, peut-etre les insectes, et encore...
Je pressens ( je le sens par encore avec l´acuité voule et crainte)que la vie ressemble a un long et douleureux accouchement.
voila, la maîeutique du voyageur, avant tout exposé au ciel changeant de son propre ventre.
Tout ce qui s´appuie sur le ventre tient de l´obscession chez moi. Ton message me va dc droit au . .. ventre!
Nan mais cest vrai en plus. Avant même d´étrenner la littérature, je sentais quelque chose en moi monter, descendre, comme un étrange roulis qui devait m´instruire sur la pente a donner à ma propre vie. Le long jusant des jours qui nous descendent le long du corps comme une étoffe usée, et la profonde nausée d´être entièrement
nu. Voilà ce qui nous empoigne , avec toutes nos racines et nous transpose on ne sait où avec une force implacable.
Certains se sont " suicidés en littérature " ( on ne devrait pas s´arrêter sur ce genre d´expression )
D´autres y ont pris pied et s´y sont cramponnés comme au bras d´un homme ou d´une femme.
Certains s´en sont sorti, en voyant jusqu´où le chant , dans la gorge, pouvait descendre, jusqu´à quel point la clarté pouvait se faire.
Tout cela ne tient pas forcément dans le voyage au sens où peut l´entendre. Mais la littérature et le voyage , quand on les greffe à notre vie, à notre ventre, finissent toujours par éclater l´espèce d´écorce qu´on a laisser pourrir à notre entour, fracasse la vitre où nos yeux, petit à petit, meurent en buée.
Le ventre est définitivement ouvert à celui déplace un peu ses entrailles pour y voir un peu clair .
C´est là que les helminthes font leur nid, c´est là que la vie fermente et opère ses douleureuses mutations. Et c´est là l´aube essaie de poindre .
Ya pas ke les filles ki tombent enceinte koi merde.
oh une résurrection... légérement puante mais bon... on est un cancrelat ou pas?
comment ça je n´aie rien d´interessant à dire?
ben vi, zavez raison...
la loghorrée n´est pas mon fort...
" oh une résurrection... légérement puante mais bon" ![]()
je crois que toutes les mouches du net ( et dieu sait qu´elles pullulent ) vont nous prendre en chasse
TAILLLOOOO
vs admirerez la pureté et la linéarité de cette phrase " Pour aboucher l´innocence avec qui sont comme deux lèvres ou deux rives trop loin l´une de l´autre "
t1 keskelle a ma connection
Snif, c´est emouvant, quelqu´un rempli l´inutile... les deux d´avant, vrai, mais quelqu´un quand meme...
Globe-trottoir, l´expression est charmante dis-moi...
Hmm j´ai envie de m´etendre et de me detendre dans le glauque. Car finalement, je me rends compte que de mes voyages, c´est encore ce qui passionne le plus les foules, entre vomi et diarrhee, ca fait bander les gens les belles contrees...
A Istanbul, au consulat, ils ont jamais voulu me croire que j´avais 17 ans, quand je gueulais pour qu´on m´apporte un pantalon.
La femme apres, elle m´insultais, que j´etais trop jeune, et que a quoi y pensaient mes pauvres parents, et elle couinait comme ca, pendant que je chialais pour avoir un pantalon.
- Et qu´est-ce qui t´es arrive ?
- J´aimerais bien avoir un pantalon propre.
- Mais pourquoi ?
- Ben.. je me suis chie dessus, je croyais que c´etait evident, vous sentez rien vous ? Moi ca fait 24h que je vis la dedans.
Et je rigole, et elle rigole, A que c´est marrant.
Ma premiere rencontre a Istanbul, j´arrivais en stop, ils sont arrives, sympas. Il m´ont dit qu´il y avait une piaule pas chere pas loin, j´etais creve alors forcement, puis ce gars, y parlait francais, mais c´est l´autre qui m´a donne le buiscuit. Puis plus rien, de la merde et du vomi, c´est tout ce dont je me souviens, puis un patron de restaurant pas content, et moi qui hurle en francais que mon pantalon est plein de merde et que j´aimerais me changer.
J´ai jamais retrouve mon sac.
Quand j´ai recommence a penser, je me suis d´abord pas bien rendu compte, on m´a emmene prendre une douche, j´avais la tete pleine de sang, une dent en moins, pas beau quoi. J´en ai eu mal au ventre tellement ca m´a fait rire, puis le lendemain, au consulat, cette connasse, elle a mis 1h30 a comprendre que j´avais besoin d´un froc propre...
Puis y a eu l´hopital, et les jolies infirmieres turque. Surtout celle de l´accueil, un tresor cette fille, et des hanches...
Celle qui faisait les piqures aussi, avec ses mains...j´ai toujours eu une fixation sur les mains, ses mains donc, un beau souvenir. J´en oubliais presqu´a quel point j´etais moche avec mes cicatrices et ma dent en moins quand elle me faisait aurevoir gentillement, le soir.
Puis un hotel, pourri, tout luxe, tout froid, puis l´avion, puis plus rien.
En deux mois je venais de faire 10,000 km par voies de terre. Et si je me souviens bien de l´aspect scatologique du periple ( un jour je vous parlerais des trains indiens par jour de colique intestinale) je dois bien avouer qu´il y avait de beaux paysages...
Dommage que ce qui interesse les gens, c´est de savoir de quel couleur etait le corsage de l´infirmiere.
Rouge, et exquis, je le lui ai dit.
En francais, puis meme, t´facon, elle parlait pas anglais.
Mais des seins...
Comme y a qu´une infirmiere qui vous fait la piqure en se penchant largement sur vous peut avoir, vous voyez, ceux dont on reve la nuit en remuant la couverture quand nos amours sont loin...
Non vous voyez pas ?
Vous comprenez rien a la poesie...
Hum.
Et je vous ai parle des jambes de la fille de l´accueil ?
A non, de ses hanches...bah, les hanches, les jambes, geographiquement, ca vous situe le centre d´interet, non ? et souriante avec ca, et des yeux qu´en finissait pas de sourire tout le temps, un tresor, vraiment.
Elle parlait anglais celle la...
Mais je la reverrais pas. Jamais. C´est triste.
Voyager dans le fond, c´est triste.
C´est jamais que de la merde dans le pantalon, de la drogue pour se calmer, et des filles qu´on reverra jamais.
Ouais.
C´est triste de voyager...
" tu as les hanches angulaires " ( Cendrars )
putain...
un caprice ca pourrait bien suffire a faire le tour du monde
géographiquement, je te suis pas du tout.
Sur un autre plan pourtant , je saute a pieds joints ds tes empreintes d´enfant morveux.
La vie te charrie dans ses veines éclatées
Eluard est parti sans dire a personne , comme ca sur un coup de tete ( mem sil sest trouvé bête au retour ) , faire le tour du monde.
Baudelaire et beaucoup d´autres ont vautré leur ennui ds les torpeurs étranges et molles des tropiques, ou ailleurs, au temps de leurs 20 ans.
Larbaud , pas plus vieu, passait son temps ds les gdes métropoles européenne.
Ils étaient soient des enfants bourgeois pété de thunes et capricieux comme pas possible ( valéry Larbaud par ) , soit engagé ds la marine ou autre corps ( Baudelaire ) . Les autres étaient de jeunes hommes ivres, superbes et titubant dans le " vin de leur vingt ans", qu´il recrachaient à grands flots sur ts les océans du monde.
( Cendrars )
ah . .. ce besoin de classifier ki remonte en moi.
Fi! ( bruit du crachat entre les dents )
tu mintrigues... pélerin des prismes éclatés, qui voit , qui voit sans cesse, et qui peut dire , comme Blaise Cendrars ou Rimbaud " J´ai vu " en révulsant leurs yeux, tant de fois exorbités et comme jetés de leurs orbites afin de mieux ricocher sur le monde, dans leur mémoire illuminée de tessons de verre et d´astres médusés;
qui peut dire " j´ai vu " , en ayant l´immense fresque déjà déployée longuement ds leurs cerveau comme un train , et qui le poème pret à apareiller sur la page blanche .
et qui peut rire, peut-être, devant la page blanche tant son sang est déjà mélé d´encre et de poésie.
" poete de la vie et des sentiments " , comme le Vautrin de chez Balzac , sur un otre plan sans doute, mais kan meme . ..
" un soir de demi brume a londre
un voyou qui ressemblait a mon amour
vint a ma rencontre et le regard
qu´il me jeta me fit baisser les yeux de honte
je suivis ce mauvais garcon
qui sifflotait mains dans les poches " ( Apollinaire )
tu me fais penser a ce garçon , vautré ds les vapeurs de l´outre mer , de l´outre terre et de l´autrement.
jaimerais bien te rencontrer
et comme tu me fais penser , aussi, à ce personnage pressenti par Rimbaud ds sa SAison en enfer : " je reviendrai tordu avec des membres de fer "
pourvu qu´on t´ampute pas trop tôt la jambes. ; )
jour´
voir´
Skyz07 Posté le 16 juin 2005 à 18:22:29
A non, de ses hanches...bah, les hanches, les jambes, geographiquement, ca vous situe le centre d´interet, non ? et souriante avec ca, et des yeux qu´en finissait pas de sourire tout le temps, un tresor, vraiment.
Elle parlait anglais celle la...
Mais je la reverrais pas. Jamais. C´est triste.
Pareil... Kate, qu´elle s´appelait... ![]()
Elle était anglaise, native de Bristol... Je la revois au bord de la piscine...
Ahhh...
C´était le bon vieux temps...
ne cherchez plus . la douleur git au fond de mon lit, elle porte un caleçon bleu et gris.
C´est moche le chagrin.