" si vous rencontrez vous 2, j aimerais bien êter une blatte pour assister à cet évenement depuis une fissure, bien cachée dans le sol héhé"
--> le trajet Marseille sur les pattres grouillantes d´une blatte doit être plutot long
et je suis pas sur qu´on prenne une blatte en stop
tu ^pourrais peut etre y arriver, collée, aplatie, sanglante ( le sang d´une blatte doit etre fait cette couleur étrange, jaune , verte , ou autre, qu´on découvre svt av une vague répulsion quand on vient d´écraser malencontrueusement un insecte ) sur le pneu d´une voiture.
" c´est vrai que skyz a changé, du coup, on a l´impression d´être rester assis dans notre trou, a ressaser les mêmes idées, avec notre petit opinion ( fondé sur quoi finalement?). tu parais tellement désabusé mon p´tit cancrelat. "
--> quelque chose déferle dans ma mémoire, quelque chose comme un poème que je devais retrouver un jour, plus limpide et plus percutant, plus clair à mes yeux , plus sonore à mes oreilles, quelque chose comme un poème prêt à mordre avec encore plus de rage et de venin.
Il s´agit d´un texte de Valéry Larbaud, repris sur lèvre moqueuse et que je hale jusqu´à vous
" Ils sont là de nouveau, et réels, devant moi,
Comme une grande boîte pleine de jouets sur le lit
d´un enfant malade...
Je reverrais aussi des gens que j´ai connus
Sans les aimer; et qui sont pour moi bien moin
Que les palmiers et les fontaines de la ville;
Ces gens qui ne voyagent pas, mais qui restent
Près de leurs éxcréments sans jamais s´ennuyer,
Je reverrais leurs têtes un temps oubliées, et eux
Continuant leur vie étroite, leurs idées et leurs affaires
Comme s´ils n´avaient jamais pas vécu depuis mon départ...
Non, je n´irai pas à terre, et à demain
Au lever du jour la " Jaba " lèvera l´ancre;
En entendant je passerai cette nuit avec mon passé,
En attendant je passerai cette nuit avec mon passé,
Près de mon passé vu par un trou
Comme dans les dioramas des foires. ( Nuit dans le Port , extrait des POemes de Barnabooth , Larbaud )
C´est incroyable comme cela colle à ce que blattos vient d´écrire ,
et c´est incroyable comme tout adhère aux plaies.
La vie différée...
et le sang comme un sable mouvant